Ensemble Marilou

en résidence depuis 2025

  • Gabrielle Rubio traverso, théorbe
  • Samuel Bricault traverso
  • Agnès Boissonot-Guilbault viole de gambe
  • Hélène Richaud violoncelle, chant
  • Cécile Chartrain clavecin, hautbois


Marilou est un ensemble constitué de cinq musiciens métamorphes et poly-instrumentistes. Passionnés par les tensions et les détentes harmoniques, les dissonances, les sanglots et les « hélas », l’ensemble est spécialisé dans la musique des XVIIème et XVIIIème siècles.

A géométrie variable, les musiciens explorent des répertoires variés allant de deux à cinq instruments. Partant d’une formation à deux dessus, clavecin et deux basses, leur polyvalence leur permet de jouer également avec théorbe, chant et dessus de viole. Ils peuvent ainsi varier à l’infini les combinaisons sonores et le répertoire, et proposer ainsi une grande richesse de timbres et de couleurs.

Marilou tient à mettre à l’honneur des compositeurs trop peu connus tels que André Chéron (claveciniste à l’Opéra de Paris), Honoré d’Ambruys (disciple de Michel Lambert) ou encore Jean-Baptiste Quentin (violoniste à l’Opéra de Paris).

L’ensemble se produit en France (notamment à La Folle Journée de Nantes, au festival Bach en Combrailles…) ainsi qu’à l’étranger (Albacete, festival Midis Minimes à Bruxelles). Leur premier disque « Doux Silence » est paru en février 2024 via le label Les Belles Écouteuses.

 

Ensemble Irini

en résidence depuis 2025

Basé à Marseille, fondé en 2015 par Lila Hajosi, l’Ensemble Irini est spécialisé en musique ancienne sacrée d’Orient et d’Occident, entre Rome et Constantinople, et reconnu internationalement pour son exigence et ses propositions uniques, hors-normes et audacieuses, loin des codes habituels de la musique ancienne.

L’Ensemble Irini impose aujourd’hui un son à part dans la musique vocale : en effectif polymorphe, sans soprano, l’ensemble illumine pourtant le répertoire orthodoxe ou les compositions de la Renaissance de couleurs nouvelles, chaudes et profondes. De Maria Nostra (2015, disque Choc de Classica en 2018) à JANUA (2023-24) en passant par O Sidera (2019, disque en 2021) et Printemps Sacré, vivre, mourir, (re)naître (2022-24 TTTT de Télérama, 5 étoiles de la Libre Belgique) l’Ensemble Irini ouvre dans ses programmes des dialogues entre l’Orient et l’Occident sacrés, entre la sagesse d’hier et les bouleversements d’aujourd’hui, fidèle en cela à son nom qui signifie “la Paix” en grec.

En 2025-2026, l’Ensemble Irini entre dans une nouvelle ère avec POST TENEBRAS (spero lucem), son programme le plus ambitieux, proposant désormais un répertoire aux prémices du Baroque vénitien et byzantin, en double chœur avec cuivres. La création d’INVICTAE, programme féminin revenant aux sources médiévales de l’ensemble, lui permet de proposer pour la première fois un spectacle total, pluridisciplinaire, avec voix, danse, et mise en espace. Friand d’ouvertures et de collaborations, l’Ensemble Irini co-crée PROPHITISSAI en 2024 avec Tom de Cock, mêlant Lassus, Xenakis et musique grecque antique et byzantine, puis en 2025 THE BOOK OF WOMEN, porté par l’orchestre Ictus. Ces deux créations joignant musique contemporaine et ancienne sont des commandes du MAFestival de Bruges.

Si l’ensemble est aujourd’hui invité dans des lieux et festivals prestigieux en France comme à l’international et soutenu par la Fondation Société Générale et la Caisse des Dépôts c’est grâce à l’énergie de sa directrice, Lila Hajosi et à une solide équipe de chambristes chevronné·e·s. D’abord chanteuse avant de devenir cheffe, Lila Hajosi parvient à incarner ses réflexions musicologiques et esthétiques dans des concerts fascinants, qui nous emportent presque malgré nous.

Lila Hajosi directrice musicale et artistique

D’abord artiste lyrique et musicologue spécialisée dans les musiques anciennes, c’est grâce à l’Ensemble Irini qu’elle a fondé en 2014 que Lila Hajosi prend en 2021 le chemin de la direction de choeur et prochainement d’orchestre. L’Ensemble Irini lui permet de s’affirmer comme directrice artistique au fur et à mesure des programmes qu’elle crée puis dirige.

Elle est formée dès 2012-13 aux Conservatoires d’Aix-en-Provence (Prix Jeune Espoir Dussurget) et Marseille (Premier Prix d’Art Lyrique) en chant, musique ancienne, théâtre, art lyrique et musique de chambre, puis à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (2018-2021) dont elle est boursière. Elle est diplômée en musicologie médiévale à l’Université de Montpellier.

Avant même de commencer ses études musicales elle se découvre une passion pour la direction. En 2011 chantant dans le choeur amateur servant aux élèves de la classe de Roland Hayrabédian à Marseille, elle est fascinée par la finesse et la profondeur du travail de chef et glane secrètement les leçons précieuses auxquelles elle assiste. Cette passion complétée par ses études et enrichie par les enseignements tirés de sa carrière de chanteuse auprès de chefs comme Marc Korovitch, Lluis Vilamajó & Jordi Savall et nourrie par des rencontres comme celles de Teodor Currentzis en master-classe devient, finalement sa vocation. Depuis Septembre 2021 elle se forme auprès du chef d’orchestre Sergio Monterisi.

Après Maria Nostra un premier disque de l’Ensemble Irini sorti en 2018 chez l’empreinte digitale (Choc de Classica), Lila Hajosi crée O Sidera, dont le disque sorti en 2021 et salué par la critique sera son premier opus en tant que cheffe. Lila Hajosi et l’Ensemble Irini collaborent à deux reprises avec le compositeur Zad Moultaka. Depuis 2015 elle emmène son ensemble dans des festivals nationaux et internationaux prestigieux. En 2022, elle dirige notamment l’Ensemble Irini à la Philharmonie de Paris (studio) et devient lauréate du programme REMArkables du REMA. Sa création Printemps Sacré est finaliste des REMA awards de 2022. En 2024, elle collabore avec le percussionniste et chef Tom de Cock pour une version augmentée de O Sidera mêlée d’oeuvres de Xenakis et d’une création à 4 mains basée sur L’hymne delphique à Apollon, première oeuvre écrite connue (-138 av. J-C). En 2025, c’est avec ICTUS et Riccardo Nova qu’elle collaborera pour une création commune. Militante, référente VSS, elle a cofondé le réseau #EllesDirigent destiné à promouvoir le leadership féminin dans la Musique classique. Que ce soit pour l’égalité, la diversité et l’inclusion ou pour la défense du Service Public de la Culture, Lila Hajosi s’exprime régulièrement dans les médias pour porter un idéal de mutualisation des ressources, d’entraide et de résistance à tous les obscurantismes. Passionnée de radio, elle concrétise un rêve en produisant l’émission Agnus D.E.I pour Forum Opéra.

Ensemble Ecoute

en résidence depuis juillet 2024

Créé en 2015 à l’initiative de Fernando Palomeque et d’Alex Nante, l’Ensemble Écoute a pour mission principale de créer et de diffuser la musique de jeunes compositeurs et compositrices. Dans le cadre de résidences artistiques de longue durée, l’ensemble les invite à participer à plusieurs types de projets : concerts, installations, opéras, projets pédagogiques et enregistrements. Dans ces projets, la création dialogue toujours avec le répertoire historiquement célèbre de la fin du XXe siècle en incluant des œuvres de Grisey, Murail, Birtwistle, Stockhausen, Saunders, entre autres.  Actuellement, il accueille Manon Lepauvre et Alexandre Jamar, ayant précédemment invité Dahae Boo, Naoki Sakata et Mathieu Bonilla.

Au-delà de ces résidences, l’ensemble intègre dans chacune de ses productions la commande d’une création d’un jeune compositeur ou compositrice. À ce jour, de nouvelles pièces de Sofia Avramidou, Imsu Choi, Omer Barash, Sara Caneva, Alex Nante, Nikolet Burzyńska, Tomás Bordalejo, Dzovinar Mikirditsian, Charles Peck,  et Nicolas Roulive, parmi d’autres, ont été programmées.

Pour élargir son champ d’action dans la création contemporaine et s’adresser à un public plus large et divers, l’Ensemble Écoute crée de nombreux projets pluridisciplinaires. Grâce à des collaborations avec le GMEM, POUSH, Compagnie Ficta, ainsi qu’avec des chorégraphes et des danseurs, l’ensemble propose des projets mêlant musique, vidéo, arts plastiques, théâtre, danse et cinéma.

En 2025, à l’occasion des célébrations de ses dix ans, l’ensemble mène deux de ses projets les plus marquants : FURRER70, incluant la création française de la pièce de théâtre musical Begehren, diffusée par France Musique, ainsi que l’organisation de Live Act, une académie trinationale de musique contemporaine à Görlitz (Allemagne). Cette académie accueille une trentaine d’interprètes et de compositeurs autour d’un lieu historique, le Stalag VIII-A, et de la figure d’Olivier Messiaen, captif dans ce camp où il composa le Quatuor pour la fin du Temps.

Sa production discographique comprend le disque Creo (Scala Music), dédié à la musique de ses compositeurs en résidence, paru en octobre 2023, ainsi que Souffles I : Anima (B.Records, 2026), disque monographique dédié à la musique d’Alex Nante. Les deux albums ont été chaleureusement accueillis par la presse spécialisée (5 Diapasons par le magazine Diapason).

L’ensemble a été invité à participer à plusieurs festivals tels que : Action ! Création ! (France Musique), Aux Armes, Contemporains !, les festivals Singer-Polignac, de l’Épau, Messiaen-Tage, le Festival Européen Jeunes Talents, la Scène ouverte de l’Orchestre de Chambre de Paris et les Journées européennes du Patrimoine. Il a été l’un des cinq ensembles à être invité à Ia 1e Académie-Résidence organisée par l’Ensemble Modern à Francfort.

La collaboration avec des compositeurs et des institutions à l’international est toujours au cœur des activités de l’ensemble. Il a réalisé des tournées aux États-Unis, en Allemagne, en Pologne, en Corée du Sud, au Royaume-Uni, en Irlande et en Argentine. Des tournées sont prévues pour les prochaines saisons en Corée, au Canada, au Brésil et au Japon.

Son implication en faveur de la création musicale contemporaine l’a conduit à créer en 2016 le Concours de composition Ensemble Écoute. Chaque année, il convie plusieurs personnalités du monde musical contemporain à intégrer le jury du concours (Gérard Pesson, Martin Matalon, Alessandro Solbiati, Stefano Gervasoni, Bernard Cavanna, Jean- Philippe Wurtz en ont fait partie parmi autres) qui compte un nombre grandissant de candidats depuis sa première édition. 

L’ensemble est constitué de jeunes musiciens de nombreuses nationalités, issus principalement du programme Diplôme d’Artiste Interprète (DAI) — répertoire contemporain du Conservatoire National de Musique de Paris (CNSMDP), ainsi que d’autres grandes institutions de formation musicale supérieure européenne.

Il a été ensemble en résidence à la Cité Universitaire pendant quatre ans, puis à la Cité internationale des Arts de Paris entre 2018 et 2020. 

Depuis juillet 2024, l’Ensemble Écoute est accueilli en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

L’Ensemble Écoute est soutenu par la Caisse des Dépôts (mécène principal), la DRAC, la SACEM, la SPEDIDAM, Ernst von Siemens Musikstifftung, les Fonds Impuls Neue Musik, Diaphonique, le Centre National de la Musique (CNM), ProHelvetia, la Maison de la Musique Contemporaine, la Mairie de Paris, la Kagel-Burghardt Stiftung, et la Fondation Peter Eötvös, parmi autres.

Il est sous la direction artistique de Fernando Palomeque.

Fernando Palomeque directeur musical et artistique

Pianiste et chef d’orchestre, né à Buenos Aires en 1990, il est un des musiciens argentins les plus reconnus de sa génération. Son vaste
répertoire au piano et à la direction d’orchestre s’étend des sonates de Scarlatti à la musique d’aujourd’hui, pour laquelle il consacre une grande part de son travail. Diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris en DAI (Post-Master), il a obtenu le Master en direction d’orchestre à la Robert Schumann Hochschule à Düsseldorf sous la direction de Rüdiger Bohn. Par ailleurs, il a fait une spécialisation en direction de répertoire contemporain auprès de Jean-Philippe Wurtz au Conservatoire de Strasbourg. Son engagement pour la musique
contemporaine l’a amené à travailler avec les plus importantes formations du monde comme l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Musikfabrik et l’Ensemble Modern. Entre 2021 et 2024, il sera un des Young Promising Conductors du projet Ulysses Network. 
Récemment, il a reçu le 3ème Prix au Concours International de Direction « Città di Brescia »
Directeur musical et artistique de l’Ensemble Écoute de Paris, il a dirigé l’Orchestre Symphonique Argentine, la Danubia Orchestre Obuda de Budapest, l’Orchestre Académique du Théâtre Colón, le Divertimento Ensemble, l’Orchestre OTM de New Jersey et la Filarmonica Dinu Lipati (Roumanie). En Allemagne, il a dirigé l’Ensemble Musikfabrik, l’Ensemble Modern, la Dortmunder Philharmoniker, la Staatsorchester Rheinische Philharmonie, l’Anhaltische Philharmonie, la Neue Philharmonie Westfalen et le Bergischen Sinfonikern. En plus, il a été au podium des ensembles Sargo et Nomades (Suisse), l’Ensemble DAI du Conservatoire de Paris, l’Orchestre Symphonique de Bolivar (Colombie)
et l’Orchestre Symphonique San Martin (Argentine).
Au fil de sa carrière, Fernando Palomeque a reçu le soutien de diverses institutions, dont le Centre International Nadia et Lili Boulanger, le
Mécénat Musical Société Générale, le Mozarteum Argentino, le Ministère de la Culture de l’Italie, Stiftung Kagel-Burghardt, la Fondation Meyer, et les Fonds Terrazi (France).


Ensemble Noun

en résidence depuis 2024

Noun est un jeune ensemble dynamique fondé par Sasha Verner, chanteuse lyrique et productrice de spectacles.
Noun est une lettre hébraïque et phénicienne et un dieu égyptien. Elle symbolise le poisson et l’océan primordial duquel émerge toute chose. L’ensemble Noun explore cet univers de l’ombre, du mystère, joue avec l’émergence et le rapport à la découverte.
Noun est un ensemble de chambre à géométrie variable. Nous explorons principalement le répertoire du 19ème siècle à nos jours. Nous proposons des concerts et des installations sonores. Nous aimons mélanger les époques au sein d’un même concert, marquant notre volonté d’abolir les frontières entre les styles. Noun accorde une place toute particulière à la création, accueillant des compositrices et compositeurs en résidence afin de développer ensemble des projets. Nous sommes également en recherche de lieux atypiques et undergrounds comme le Consulat ou la Galerie Studio Rens Lipsius afin de développer et conquérir un public plus large.
Sur cette dynamique, nous avons créé les Concerts allongés notamment lors de la Nuit des Châteaux et à l’Espace Quartier Latin, durant lesquels le public est allongé sur des couettes avec des mobiles suspendus, cela afin de proposer une autre perspective d’écoute de la musique live.
Nous avons créé Si tu ne m’aimes pas je t’aime, mais si je t’aime…Prends garde à toi, à la Coupole de Combs-la-Ville, à l’occasion du Mois Molière 2023, ou à L’Imprimerie de Nemours (une salle underground au public très éclectique) un concert mêlant lecture d’extraits littéraires des airs choisis et extraits d’opéra. Présenté de manière légère, ludique et humoristique, notre public non averti a été conquis par cette approche moins conventionnelle.
Particulièrement attachée à la cause des violences faites aux femmes, en tant qu’ancienne victime de violences conjugales et intra-familiales, Sasha Verner a créé le festival Ce que peuvent les femmes au sein duquel se trouve la production Carmen 2.1, adaptation de l’opéra de Bizet (arrangements de Fernando Fiszbein) pour dénoncer les violences faites aux femmes et joué à la Coupole de Combs-la-Ville.
Sur l’impulsion du compositeur Pedro García Velásquez, nous avons crée le cycle Extrasymphonique, qui lie la musique traditionnelle à la musique contemporaine, explorant leurs liens ou leurs différences avec la pensée musicale extra-européenne. Ces concerts sont particulièrement destinés à être joués dans des lieux atypiques comme Le Consulat, favorisant la connexion avec un public très différent de celui des salles de concert classiques. Pour ce cycle, des commandes sont passées à des compositrices et compositeurs.
La saison prochaine, nous produirons deux nouveaux concerts dont l’un avec une commande à la compositrice Imsu Choi.


The BanXhies

Photo : Alexia et Ferdinand

En résidence depuis juillet 2024

  • Yaoré Talibart, Roxana Rastegar violon
  • Suzanne Wolff violoncelle
  • Louise Acabo clavecin

Dans la mythologie irlandaise, la Banshee est une messagère d’un autre monde. Les quatre musiciennes de The BanXhies ont ressenti le besoin de former leur propre ensemble afin de créer un lieu sûr qui leur permettrait d’expérimenter librement. La musique y est passeuse du texte à l’émotion, du corporel au mystique.

L’ensemble évolue comme une boule de glaise, se façonnant au fil des sensibilités de chacune, des connexions et des complémentarités, en abolissant tout sens de hiérarchie. Les violons passent tour à tour au premier plan ou accompagnent le violoncelle ou le clavecin, et s’effacent parfois pour offrir toute la place à une pièce pour violoncelle seul. L’univers des BanXhies se nourrit de leurs échanges, ceux de complices partageant leurs différentes cultures et passions : intérêts musicaux larges, lectures, arts visuels et arts appliqués auxquels elles sont sensibles.

Leurs programmes s’articulent autour d’un modèle central, qui consiste à raconter une histoire pendant le concert. À chaque performance, elles créent un itinéraire, alternant des œuvres du grand répertoire baroque, des airs traditionnels et des transcriptions. Elles proposent des programmes qui se transforment et s’adaptent, comme « Let thy charms », programme anglais avec mezzo-soprano, qu’elles ont également donné en version instrumentale puis sans clavecin et enfin à deux violons. Cette souplesse leur permet de partager leur univers musical dans des contextes et publics variés, notamment dans les hôpitaux aux côtés de l’association Live Music Now.

The Banxhies a fait partie de la promotion 2024 de EEEMERGING. Elles se produisent au festival de la Chaise-Dieu, au festival d’Ambronay, au festival de Maguelone, à la radio dans l’émission « Générations France Musique », mais aussi en Europe, au festival MA de Bruges et de la Catalogne à la Croatie en passant par la Lettonie.

Elles sont lauréates du fonds Cadets en Scène. Leur premier album, « 47°Nord », qui explore les influences esthétiques réciproques entre Venise et Vienne à travers la figure marquante d’Antonio Caldara, sortira en septembre 2026 chez le label Alpha Classics.


La Néréide

en résidence depuis 2023

  • Julie Roset soprano
  • Camille Allérat soprano
  • Ana Vieira Leite soprano

La Néréide

Julie, Ana et Camille se rencontrent lors de leurs études de chant à la HEM de Genève. Toutes trois passionnées de musique ancienne et plus particulièrement baroque, elles construisent ensemble plusieurs programmes à voix égales leur permettant d’allier leurs trois voix de soprano, assumant tour à tour les différentes tessitures en solo, duo ou trio. Dans une volonté de découverte artistique et de transversalité, elles collaborent avec différents musiciens ou ensembles déjà constitués selon les programmes joués.

Pour son premier enregistrement paru en 2023 sous le label Ricercar, l’ensemble se consacre au répertoire dédié aux dames de Ferrare, un trio de voix féminines placé sous la responsabilité de Luzzasco Luzzaschi, maître de musique de la cour de Ferrare à la fin du XVIe siècle. Le prochain disque de l’ensemble Le Coeur et la Raison paraîtra fin 2025 sur le label Alpha Classics.

Julie Roset soprano

Lauréate des concours Operalia (2023) et Laffont du Metropolitan Opera (2022), Julie Roset s’est illustrée dans des rôles tels que Valletto et Amour (Le Couronnement de Poppée) au Festival d’Aix-en-Provence, Eurydice et La Musica (L’Orfeo) au Teatro Real de Madrid, ou encore Papagena (La Flûte enchantée) à l’Opéra de Toulon.

En concert, elle a brillé dans Il re pastore (Tamiri) au Festival de Salzbourg, La Création au Festival de Saint-Denis, et Acis et Galatea avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, parmi d’autres.

En 2023-2024, elle interprète Zémire (Zémire et Azor) à l’Opéra-Comique, participe à une tournée européenne d’Elijah avec l’Ensemble Pygmalion et se produit au Carnegie Hall avec Elemental (Twelfth Night). Côté discographie, citons l’enregistrement Salve Regina aux côtés du Millenium Orchestra, Lamenti e Sospiri de d’India sous la direction de Leonardo García Alarcón et plus récemment Le Quatro Stagioni avec Théotime Langlois de Swarte et l’orchestre Le Consort (harmonia mundi, 2025).

Julie Roset est nommée dans la catégorie Révélation Artiste Lyrique aux Victoires de la Musique Classique 2025.

Ana Vieira Leite soprano

Ana Vieira Leite est diplômée de la Haute école de musique de Genève et lauréate de l’Académie Le Jardin des Voix des Arts Florissants. Au Portugal, elle a remporté le premier prix du Concurso internacional Cidade de Almada, le premier prix du Prémio Helena Sá e Costa et le premier prix du Concurso da Fundação Rotária Portuguesa. Elle obtient également le premier prix du Concours international de chant baroque de Froville.

Ana s’est notamment produite au Grand Théâtre de Genève, à l’Opéra-Comique, au Festival de Lucerne, au Festival de Ludwigsburg, au Palais des Arts Reina-Sofía de Valence, au Teatro Real de Madrid, au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, à l’Opéra Royal de Versailles et à la Philharmonie de Paris.

Elle travaille en étroite collaboration avec William Christie et les Arts Florissants et est aussi fréquemment invitée par les ensembles Cappella Mediterranea, Concerto 1700, Divino Sospiro et Los Elementos. Ana Vieira Leite est soutenue par la Fondation Gulbenkian (Portugal), la Fondation Mosetti (Suisse) et la Fondation GDA (Portugal).

Camille Allérat soprano

Camille découvre la musique par le violon et les chœurs d’enfants avec lesquels elle se produit à l’international depuis son plus jeune âge. Elle étudie ensuite le chant à Lyon, puis à Genève, où elle sera lauréate de plusieurs distinctions pour son parcours. 

Sa passion pour la musique d’ensemble l’amène à collaborer avec Pygmalion, Holland Baroque et les chœurs de l’Opéra de Lyon et du Grand Théâtre de Genève, mais aussi à participer à la création de jeunes ensembles comme Les Argonautes. 

En soliste, elle incarne Gretel (Hansel et Gretel), Donna Anna (Don Giovanni) et la Comtesse (Les Noces de Figaro), et s’illustre dans le répertoire sacré (Dixit Dominus de Handel, Stabat Mater de Pergolese, Requiem de Verdi et Petite Messe Solennelle de Rossini…).

Avec Les Argonautes, on peut l’entendre au disque dans le rôle titre de Didon & Enée (Aparté, 2022) et dans le Dixit Dominus de Handel & Lotti (Aparté, 2024).

Par ailleurs, Camille est diplômée d’une licence de philosophie et d’un master en management. 

Discographie

Photo : Jean-Baptiste Millot


Les Illuminations

en résidence depuis 2023

Les Illuminations, c’est d’abord un ensemble instrumental fondé en 2015 par des musiciens issus du CNSMDP. Le choix d’emprunter son nom à un recueil d’Arthur Rimbaud mis en musique par Benjamin Britten affiche sa volonté d’associer ces deux arts.
Les Illuminations, c’est un projet porté à maturité en 2021 sous l’impulsion de sa nouvelle directrice artistique, Aurélie Allexandre d’Albronn, qui le redéfinit en approfondissant son rapport à différents formats de concert et au répertoire à géométrie variable.

Les Illuminations, c’est la création d’un espace autre : celui d’un rapport au temps et au lieu singulier où le public peut accéder à un imaginaire musical et à une utopie sonore.
Les Illuminations, c’est un univers étroitement lié à la création contemporaine qui a pour ambition de commander une série d’oeuvres, collection de pièces concertantes pour violoncelle solo et ensemble.
Les Illuminations, c’est un projet collaboratif ouvert aux aspirations des musiciens qui composent l’ensemble, ambassadeurs des répertoires du patrimoine et forts de propositions tournées vers la création musicale et littéraire -en particulier poétique.
Les Illuminations, c’est un ensemble citoyen engagé qui fait d’une médiation rigoureusement ciblée sa pierre angulaire.
Un défi réfléchi mû par le désir de transmettre :

  • En créant des opportunités d’échange pensées par des professionnels de la médiation sous des formats uniques et ce, en devançant le public.
    Parce que nous pensons que partager une oeuvre c’est révéler au public sa propre créativité et par réflexion inviter l’artiste à réinterroger son oeuvre.
  • En investissant tous types de lieux sous forme d’ateliers adaptés à différents âges et en partenariat au long cours avec des institutions et des « artistes-enseignants »
    Parce que nous pensons que partager une oeuvre, c’est la donner à entendre et à déchiffrer avec de vrais outils élaborés sur un temps long pour accéder à son sens et l’habiter ensemble.

En mars 2022, l’Ensemble crée et coproduit avec France Musique, dans le cadre de l’émission Création Mondiale, Nuits d’Othman Louati, qui a remporté la sélection de la Tribune Internationale des Compositrices et Compositeurs en 2023.
En janvier 2023, l’Ensemble joue en formation octuor de violoncelles des arrangements des Nocturnes de Debussy et Liberté tiré de Figures Humaines de Francis Poulenc dans l’émission Génération France Musique.
L’Ensemble enregistre Messagesquisse de Pierre Boulez, pour violoncelle solo et six violoncelles, inscrit dans un projet de monographie des compositeurs français des XXe et XXIe siècles autour du violoncelle concertant, avec notamment, prévue en 2024, une commande à la compositrice Claire-Mélanie Sinnhuber.
L’Ensemble a remporté l’appel à projet 2023 Résidence Tremplin de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, où il sera en résidence en novembre 2024 pour créer la version opéra de chambre du Jardin d’Afrique de Benjamin Attahir, mis en scène par Victoria Duhamel.
En 2024, L’Ensemble sera en résidence à la scène conventionnée ScénOgraph, où il créera en mars son spectacle tout public Le Carnaval de Toumaï pour violon, violoncelle, accordéon et acteur, sur une musique de Pascal Zavaro, mis en scène par Coralie Salonne et avec Elene Usdin aux décors et costumes.
L’Ensemble est soutenu par la Casa de Velázquez, la Drac Ile-de-France et la SACEM, et compte dans ses coproducteurs l’Institut du Monde Arabe, le CACCV Espace Jean-Legendre du Théâtre Impérial de Compiègne et la scène conventionnée ScénOgraph.


© Létizia Le Fur

Aurélie Allexandre d’Albronn direction artistique

La violoncelliste Aurélie Allexandre d’Albronn appartient à une génération de musiciens qui n’oppose plus ni les styles ni les répertoires. Elle aime à se retrouver au croisement de différentes formes, du répertoire soliste à la musique de chambre, et conserve un rapport privilégié à l’orchestre qui demeure le lieu d’une aventure collective hors normes, collaborant notamment avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France et les Dissonances.
Elle a étudié avec Marc Coppey au CNSM de Paris, avec Peter Bruns à la Hochschule für Musik de Leipzig, ainsi que dans la classe du Trio Wanderer au CRR de Paris. Intéressée par toutes les esthétiques musicales, elle a suivi l’enseignement de Bruno Cocset en violoncelle baroque (CNSMDP).
Elle a également eu l’opportunité de se perfectionner avec Philippe Hersant, Tôn-ThâtTiêt, Gustav Rivinius, Gary Hoffman, Anne Gastinel, Philippe Muller, Roland Pidoux, Valentin Erben, les membres des quatuors Ysaÿe et Debussy.
Elle a eu l’occasion de jouer dans les plus grandes salles françaises, mais aussi au NCPA Beijing, Sejong Center for the performing Arts, National Library of China, Shanghai Grand Theatre, Hong-Kong Cultural Center Hall, Wiener Konzerthaus, Smetana Hall de Prague, Liszt Academy de Budapest, Reduta Bratislava Concert Hall, etc. On compte parmi ses partenaires de musique de chambre le clarinettiste Raphaël Sévère, le pianiste Clément Lefebvre, la violoniste Eva Zavaro, l’altiste Léa Hennino ou encore le Quatuor Hermès.
En 2023 elle enregistre et joue Messagesquisse de Pierre Boulez sur l’invitation de Clément Rochefort dans son émission Génération France Musique, crée une oeuvre lyrique pour trois violoncelles et soprane de Benjamin Attahir à l’Institut du Monde Arabe et publie son premier livre aux Éditions Al Manar.
Elle assure depuis 2021 la direction artistique de l’ensemble à géométrie variable Les Illuminations qui développe une importante activité tournée vers les répertoires du patrimoine et de la création, sans oublier la médiation avec tous les publics.


Ensemble Théodora

en résidence depuis 2023

  • Mariamielle Lamagat soprano
  • Louise Ayrton violon
  • Alice Trocellier viole de gambe
  • Lucie Chabard clavecin

Décrit comme « un des ensembles les plus prometteurs de la jeune scène baroque française » (Resmusica, août 2025), THÉODORA est un collectif de musique ancienne formé à la Royal Academy of Music de Londres, qui se réunit d’abord autour d’un amour partagé pour la musique française. Cristallisé autour d’un quatuor féminin, l’ensemble explore les liens entre nations européennes à l’époque baroque, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés. Cette approche prend tout son sens au regard de son propre parcours : quatre Françaises vivant en Angleterre, touchées par l’expérience du déplacement et la richesse de rencontres interculturelles.

Aujourd’hui basé à Paris, l’ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, ainsi qu’à la Banque de France.

Depuis sa création, l’ensemble s’est illustré dans plusieurs rendez-vous majeurs de la scène musicale européenne : Festival Radio France de Montpellier, MA Brugge, Festival de La Chaise-Dieu, Oude Muziek Utrecht, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Brighton Early Music Festival, La Folia, London Handel Festival. 

L’ensemble enregistre pour le label Alpha Classics, chez lequel un premier album paraît en février 2026. L’année 2026 verra également l’ensemble revenir vers sa passion initiale du répertoire français, à l’occasion d’un projet autour de Jean-Philippe Rameau en partenariat avec la Fondation Royaumont et les Saisons Baroques du Jura.

Engagé dans la médiation culturelle, THÉODORA collabore avec l’Université Paris Cité, organisant des concerts pour étudiants pendant leur pause déjeuner, afin de rendre la musique baroque accessible au plus grand nombre.

Discopgraphie

Tranquilles Coeurs

Alpha Classics, 2026


Photos : Mirza Durakovič

Le Furor Poetico

Artiste résident depuis juillet 2021

Le nom de la compagnie est en lien avec la colère, moteur de créativité, d’énergie et de passion, comme force pour faire bouger notre monde. La colère permet d’accéder à une intensité émotionnelle qui élargit l’espace pour l’imaginaire. La colère créatrice des êtres féminins est largement sous-exploitée.

Furor Poetico met en lumière des écritures scéniques féminines et pense la création d’imaginaires comme émancipatrice pour modifier le quotidien. La manière d’agir sur scène ou dans la vie compose un même geste afin que création et transmission puissent se répondre et se nourrir. Le travail de la compagnie repose sur la concrétisation scénique de nouvelles réalités, pour faire prendre conscience au spectateur de sa propre capacité à développer son imaginaire.

Furor Poetico a le projet dramaturgique et social de développer une série de spectacles et d’actions. La musique et son incarnation physique est le point de départ des réflexions animant la compagnie. Elle défend un médium sonore autonome et indépendant des mots et du langage écrit, afin que ses propres imaginaires naissent sur un plateau. La rencontre entre l’artiste sonore et les objets auquel il fait face, produit une parole autre. La capacité du corps à mettre en mouvement des images, par la fusion de la danse, du son et de la matière, est libérateur pour s’émanciper du monde.

Furor Poetico est une compagnie transdisciplinaire. Elle a le projet d’explorer les limites d’un corps avec un instrument de musique et souhaite exploiter les possibilités chorégraphiques, théâtrales, et plastiques afin de développer son univers. La compagnie place l’artiste dans une zone incertaine, qu’iel ne connait pas, afin que naisse une poésie singulière. C’est ce regard autre, en-dehors, sur une pratique artistique qui l’intéresse.
Elle souhaite qu’une confusion se créée sur scène : la.e spectateur.ice ne doit plus savoir s’il est venu voir de la danse, de la musique, de la performance plastique ou du théâtre.


Lili Gomond direction artistique

Née en 1999, Lili GOMOND débute le saxhorn à 7 ans et se promet de donner à son instrument méconnu une place au-devant de la scène. Elle est diplômée du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris en 2017. Une double opération pulmonaire fera l’objet d’une remise en question instrumentale, musicale et artistique importante en 2016. Ce réapprentissage la conduira à construire son rapport à la scène et à la création.

Elle prend conscience du statut de créateur et interprète qu’elle souhaite développer par une approche transdisciplinaire. Elle réalise son monde artistique de façon autodidacte. En 2019, elle créée avec le soutien de Xavier DELETTE, un Opéra à partir du texte de la Machine Infernale de Jean COCTEAU. Sa mise en scène fait l’objet d’un regard bienveillant de la part d’Armelle HELIOT dans le Figaro (5 mai 2019). A la suite de spectacle, la direction de la compagnie Le Furor Poetico lui est confiée, afin de développer sa quête d’«art total».

Elle écrit depuis juin 2019 son spectacle [Ceci est un adieu au langage] dont elle imagine la dramaturgie, la mise en scène, la scénographie, la chorégraphie, les lumières et la musique. La création est prévue pour l’automne 2023 au Collectif 12. Elle est soutenue par le 104 Paris, le Collectif 12, le Théâtre à Durée Indéterminée et Mains d’œuvres. En septembre 2021, elle est lauréate de la Bourse FoRTE Talents Émergents d’Ile de France pour cette création et est parrainée par la compagnie Le Balcon. Elle est également artiste-résidente à la Fondation Singer-Polignac.

En parallèle du travail pour sa compagnie, elle approfondit ses connaissances à travers la pratique du jazz Conservatoire de Montreuil. Elle se nourrit également de cours de théâtre à L’École du Jeu et de cours de danses (Centre de danse du Marais, Micadanses et La Ménagerie de Verre). Lili est également artiste-intervenante chez Démos. Elle a participé aux spectacles « L’œil et l’Oreille » et « Femme Capital » avec l’Orchestre de spectacle de Montreuil, « Les Pièces Manquantes » et « Toute la vérité » avec Adrien Béal ; ainsi qu’à L’Autre Festival, le Classical Beat Festival et sur des productions du Balcon (cycle Licht Stockhausen). Lili participe au projet Opéra De-Ci De- Là » du Festival d’Aix-en-Provence en tant qu’académicienne en 2021 et comme artiste invitée en 2022. Enfin, elle travaille avec Camel Zekri et Okba Soudani durant l’Académie de musiques transculturelles 2022 de la Fondation Royaumont.

Collectif G.

Artiste résident depuis juillet 2021

Le Collectif G, est constitué des pianistes Maroussia Gentet et Matvey Zheleznyakov, la soprano Marie Soubestre et la violoniste Apolline Kirklar. Musiciens investis dans la musique d’aujourd’hui, ils sont attachés à développer leur propre répertoire en collaboration avec des compositeurs : des œuvres qui intègrent dès leur conception la dimension gestuelle et performative des musiciens.

S’interrogeant sur la perception de la gravité et comment elle influe sur la présence scénique, l’interaction entre les interprètes et le rapport au mouvement, il propose au public une remise en perspective de l’écoute gestuelle et musicale. Cette exploration les mène à développer un langage sans frontières entre sons et gestes où la résonance devient le matériau théâtral. Telle une entité, elle est support de points de rencontres, redéfinissant l’espace sonore et la vision de la relation et de l’interaction musicale et artistique. Le geste est exploité comme élément initiateur de l’interprétation, provoquant l’intention, l’échange dans un positionnement scénique renouvelé par une écoute théâtralisée par le mouvement.


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