Trio Cantor

En résidence de 2016 à 2019

Shuichi Okada violon

Gauthier Broutin violoncelle

Jean-Paul Gasparian piano

Amis de longue date, diplômés du CNSM de Paris et lauréats de plusieurs concours internationaux, Shuichi Okada (violon), Gauthier Broutin (violoncelle) et Jean-Paul Gasparian (piano) décident à l’automne 2015 de fonder le trio Cantor. En janvier 2016, ils sont invités par Gaëlle Le Gallic à son émission Génération Jeunes interprètes, où ils jouent, en direct sur France Musique, le Trio en sol mineur de Chausson. Quelques semaines plus tard, ils obtiennent le Prix des anciens lauréats au concours Musiques d’Ensemble de la FNAPEC. En août ils sont invités en tant qu’ensemble en résidence à la Roque d’Anthéron, ce qui leur permet notamment de jouer le Troisième trio de Brahms sur la grande scène du festival. Le trio Cantor entre en résidence à la Fondation Singer-Polignac à partir d’octobre 2016 tout en poursuivant sa formation auprès de Claire Désert et du trio Wandrer. Shuichi, Gauthier et Jean-Paul ont eu l’occasion de se produire dans des festivals tels que les Musicales d’Arradon, Les Solistes du Festival de Deauville, le Festival du Périgord Noir, ou encore le cycle Jeunes Talents à Paris.

Concert à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : Trio Cantor | 21 septembre 2017

Proust et la musique

Programme

Reynaldo Hahn (1874-1947)

Le Rossignol éperdu poèmes pour piano (extraits)

  • Première suite
    • Frontispice
    • Gretchen
    • Liebe ! Liebe !
  • Orient
    • Narghilé
    • Les chiens de Galata
    • Rêverie nocturne sur le Bosphore
    • La Rose de Blida
    • Oasis
  • Versailles
    • Adieux au soir tombant
    • Hivernale
    • Pèlerinage inutile

  • Camille Saint-Saëns (1835-1921)

    Sonate n° 1 pour violon et piano en ut mineur opus 75

    • Paloma Kouider piano
    • Mi-Sa Yang violon

    Gabriel Fauré (1845-1924)

    Quatuor à cordes en mi mineur opus 121

    • Allegro moderato
    • Andante
    • Finale : Allegro
    • Quatuor Hanson
      • Anton Hanson, Jules Dussap violon
      • Gabrielle Lafait alto
      • Simon Dechambre violoncelle


     Paloma Kouider piano

    Nommée Révélation classique de l’Adami et lauréate de la Fondation Groupe Banque Populaire, Paloma Kouider s’est formée auprès de Sergueï Markarov et Elisso Virssaladze à Fiesole, avant d’intégrer la classe d’Avedis Kouyoumdjian à l’Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne en 2012. Une formation qu’elle enrichit auprès de Claude Helffer pour la musique contemporaine et Stéphane Béchy pour la musique ancienne sur instruments d’époque.

    Invitée très jeune à se produire au sein de programmations prestigieuses en Europe, en Russie, au Kazakhstan et au Japon, Paloma n’en oublie pas pour autant une autre passion, la littérature, qu’elle cultive en intégrant une classe préparatoire au Lycée Louis-le-Grand.

    Parallèlement à ses activités de concertiste, Paloma a créé, aux côtés d’Alexandra Soumm et Maria Mosconi l’association Esperanz’Arts qui organise des manifestations artistiques pour les plus démunis.

    Son premier enregistrement discographique consacré à Beethoven et Liszt a été salué par la presse musicale française (5 Diapasons et 4 étoiles Classica).

    Paloma est co-fondatrice du trio Karénine formé en 2009, avec la violoniste Fanny Robilliard et le violoncelliste Louis Rodde. Le trio a récemment fait paraître un disque consacré aux deux premiers trios de Robert Schumann chez Mirare.


    Mi-Sa Yang violon

    Violoniste d’origine coréenne, Mi-Sa Yang est née et a grandi au Japon. Elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en musique de chambre après avoir terminé ses études avec Olivier Charlier et Jean-Jacques Kantorow.

    Mi-Sa est primée de divers concours internationaux : 1er prix au concours international Yehudi Menuhin pour jeunes violonistes en 2000, 3e prix et prix spécial du jury au concours international de musique de Sendaï en 2001, 1er prix au concours international de musique Maria Canals de Barcelone en 2009. Depuis que Mi-Sa a fait ses débuts avec orchestre à l’âge de douze ans au Japon, elle joue avec de nombreuses formations (Suk Chamber Orchestra, London Mozart Players, Sendaï Philharmonic Orchestra, Tokyo Symphony Orchestra, New Japan Philharmonic, Osaka Philharmonic Orchestra, Kyôto Symphony Orchestra, Kansai Philharmonic Orchestra, Century Orchestra Osaka), tout en se produisant également en récital.

    En mars 2008, elle a fait ses débuts de soliste en Europe en interprétant le concerto de Reynaldo Hahn avec l’Orquesta Ciudad de Granada.

    Son talent de chambriste s’épanouit par sa participation à divers festivals : l’Académie Maurice Ravel, Fêtes musicales en Touraine, la Roque d’Anthéron, musique de chambre à Giverny, Musique sur Ciel à Cordes-sur-Ciel, le festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le festival de l’Epau, Kuhmo Chamber Music en Finlande, La Folle Journée à Tokyo, la saison musicale du musée de l’armée à l’hôtel national des Invalides.

    Elle a fondé avec Adam Laloum et Victor Julien-Laferrière le trio avec piano Les Esprits avec lequel elle se produit au théâtre des Champs Elysées, à la Folle Journée de Nantes, au théâtre d’Arras, au théâtre de la Criée à Marseille, à Radio France dans le cadre de l’émission de Stéphane Goldet « Lettres Intimes », au théâtre de Saint Nazaire, aux soirées musicales de Tours, au festival de Menton, aux nuits musicales du Morbihan.

    Leur premier disque est paru en 2014 pour le label Mirare.

    Mi-Sa Yang est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Les Esprits depuis 2012.


    Quatuor Hanson

    Remarqué grâce à son extraordinaire présence scénique, le quatuor Hanson remporte en avril 2015 le 3e Prix ainsi que le Prix du Public au 11e Concours International de Quatuor à Cordes de Lyon – CIMCL. Il est également Lauréat du Concours européen « Musiques d ’Ensemble » de la ‪Fnapec 2014 où il remporte la Bourse de l’Académie des Beaux-Arts.‬

    Né en 2013 au Conservatoire Supérieur de Paris, le quatuor Hanson obtient sa licence de quatuor à cordes à l’unanimité dans la classe de Jean Sulem (quatuor Rosamunde) et poursuit actuellement son cursus en Master de quatuor à cordes. En 2015, il se perfectionne à l’Université des Arts de Vienne auprès de Johannes Meissl.

    Les quatre musiciens prennent à cœur le travail de recherche et de compréhension du langage musical. Grâce à leur parfaite maîtrise du répertoire fondateur du quatuor à cordes, et en particulier des quatuors de J.Haydn, le quatuor Hanson se forge une identité de discours où intelligence et humour se mêlent à la finesse et la sensibilité de leur jeu.

    Le quatuor est membre de l’ECMA (European Chamber Music Academy) après avoir été invité aux sessions de Manchester puis de Grossraming (Autriche) et travaille auprès de grands maîtres tels que Hatto Beyerle (Alban Berg Quartett), Johannes Meissl (Artis Quartett), Miguel Da Silva (quatuor Ysaye), Avo Kouyoumdjian… Il a également l’occasion de se perfectionner auprès de Claire Désert, du trio Wanderer et reçoit régulièrement les conseils du quatuor Ebène.

    Familiers de grandes salles de concerts tels que l’Auditorium de la Maison de la Radio, l’Opéra de Lyon, l’Amphithéâtre de la Cité de la Musique, la Salle Cortot, le Grand Salon des Invalides, ou encore les Archives Nationales, ces quatre musiciens sont également les invités de prestigieux festivals tels que La Roque d’Anthéron, le Festival Pablo Casals, le Kalkalpen Kammermusik Festival en Autriche, Les Vacances de Monsieur Haydn (IN), Les Chaises Musicales, le Festival de La Baule. Ils se produisent régulièrement à l’étranger (Allemagne, Norvège, Angleterre, Autriche, Italie, Suisse… ).

    En 2014, ils sont sélectionnés en temps qu’Ensemble en Résidence au Festival International de La Roque d’Anthéron où l’on a pu les entendre en direct sur France Musique, notamment lors de l’émission « Le Magazine des Festivals ».

    Ils se produisent en quintette avec Jean Sulem aux Grand Salon des Invalides dans le cadre des concerts Quinte et Plus. Artistes engagés en faveur de la musique contemporaine, ils interprètent Figura IV de Matthias Pintscher au Festival Manifeste de l’IRCAM. Ils sont actifs auprès de plusieurs ensembles orchestraux tels que l’ensemble Appassionato (direction Mathieu Herzog, quatuor Ebène) et l’ensemble Erasme, où l’on a pu les entendre en temps que chefs d’attaque.

    Le quatuor Hanson est depuis 2015 en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

    La nature est un temple – Secession Orchestra

    Avant-propos

    Ce concert propose un portrait de Secession Orchestra à travers ses répertoires d’élection, autour d’une mosaïque de musiques inspirées par la Nature comme autant de reflets : cette Nature chante, bruisse, gronde, murmure, tour à tour calme ou mouvementée, fascinant les compositeurs qui tentent d’en saisir l’essence.

    Loin d’une simple mimesis, cette Nature en musique nous livre une série impressions, d’images, comme autant de fenêtres ouvertes sur le monde – un monde où l’être humain trouve une forme de paix devant la révélation du « sublime », où tourments et joies de l’âme entrent en résonance avec ce que l’œil contemple, où paysages extérieurs et intérieurs ne font plus qu’un.

    Au printanier Blumine répond la floraison mystique de L’Enchantement du Vendredi Saint ; la sensualité agreste du Prélude à l’après-midi d’un faune forme pendant avec les esquisses « sur le motif » de Sibelius ; les éléments s’unissent à travers l’aérienne évocation de la montage par Webern, les danses chthoniennes de Bartok, les incantations enflammées de Falla et l’ivresse de la mer immense qui entoure l’Isle Joyeuse… Là, racines folkloriques, ombres mythologiques et rêveries bucoliques se mêlent harmonieusement ; là, voix ancestrales et expressions de la modernité s’unissent sans heurts

    Laissons résonner ces chants mystérieux et profonds de la Nature, temple à ciel ouvert évoqué par Baudelaire dans son célèbre sonnet intitulé Correspondances, et souvenons-nous des mots émus de Debussy : « je me suis fait une religion de la mystérieuse nature »…


    Programme

    La Nature est un temple*

    Claude Debussy (1862-1918)

    Prélude à l’après-midi d’un faune (églogue d’après Mallarmé)

    Jean Sibelius (1865-1957)

    Metsälmpi / Lac de Forêt ; Metsälaulu / Chant de Forêt extrait des Viisi luonnosta / Cinq Esquisses op. 114 (n°3 et 4)

    Bélà Bartok (1881-1945)

    Trois danses extraites de la Petite Suite

    Gustav Mahler (1860-1911)

    Blumine

    Anton Webern (1883-1945)

    Trois pièces extraites des cinq pièces pour orchestre opus 10

    Robert Nathaniel Dett (1882-1943)

    Prélude (Night) & Juba Dance extraits de la suite In the bottoms

    Richard Wagner (1813-1883)

    Karfreitags-Zauber / Enchantement du Vendredi Saint extrait de Parsifal

    Manuel de Falla (1876-1946)

    Danza Ritual del Fuego

    Claude Debussy

    L’Isle Joyeuse

    *d’après Charles Baudelaire

    Interprètes

    Marion Lebègue mezzo-soprano

    Secession Orchestra

    • Elena Mineva, Shuichi Okada violon
    • Eva Sinclair alto
    • Alexis Derouin violoncelle
    • Alexandre Baile contrebasse
    • Eduard Sabo flûte
    • Quentin D’Haussy hautbois
    • Hugues Soualhat, Bertrand Laude clarinette
    • Jérémie Da Conceicao basson
    • Remi Gormand, Harmonie Moreau cor
    • Johan Nardeau trompette
    • Vicent Buffin harpe
    • Guillaume Le Picard percussion

    Clément Mao-Takacs direction

    Secession Orchestra © FSP JFT


    Biographies

    Clément Mao-Takacs direction

    Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi que de l’Accademia Chigiana de Sienne, Clément Mao-Takacs est lauréat du Festival de Bayreuth et a reçu le prix « Jeune Talent » 2008 décerné par la Fondation del Duca (Institut de France / Académie des Beaux-Arts). En 2013, il est le premier chef d’orchestre à devenir lauréat de la Fondation Cziffra. Sa carrière de chef commence très jeune puisque c’est à l’âge de quinze ans qu’il dirige son premier concert à la salle Gaveau (Paris). Il devient l’assistant de Janos Komives à l’Opéra national de Budapest (2002) ainsi que pour plusieurs productions et enregistrements en France. Il est ensuite engagé par le directeur musical de l’Opéra de Rome, Gianluigi Gelmetti, dont il sera l’assistant durant cinq années (2003-2008). Il a été invité par la Camerata Strumentale « Città di Prato », l’ensemble à vents du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le festival Orchestra de Sofia, les ensembles Aquilon et Initium. Parallèlement, il reprend la direction musicale (2004-2010) de l’Orchestre Sérénade.

    En 2011, il fonde Secession Orchestra, dont il assure la direction musicale et artistique.

    Clément Mao-Takacs est le dédicataire et le créateur d’œuvres de Bargielski, Ballereau, Komives, Feldman, Sikorski, Svensson, Letouvet, Adams, Saariaho. Très proche de la musique de Kaija Saariaho, il a dirigé les créations de la version de chambre de La Passion de Simone aux festivals Melos-Ethos (Bratislava – Slovaquie), Codes (Lublin – Pologne), à Saint-Denis (basilique) et Clermont-Ferrand (La Comédie – Scène nationale). Il en a dirigé, en avril 2015 à Rome, la création italienne, ainsi que la danoise, à Copenhague en 2016.

    Le répertoire lyrique est important pour cet amoureux de la littérature et de l’art dramatique. Sa rencontre avec Peter Sellars est déterminante et il entretient des liens d’amitiés avec acteurs et metteurs en scènes aux univers variés parmi lesquels Aleksi Barrière avec lequel il a créé et codirige la compagnie La Chambre aux échos.

    Clément Mao-Takacs vient d’enregistrer la pièce Adieu de Stockhausen (Crystal Classics), ainsi qu’un disque consacré à Jacques Ibert (Timpani) qui vient de recevoir cinq diapasons par le magazine éponyme.

    Clément Mao–Takacs poursuit aussi une carrière de pianiste, soliste et chambriste. Partenaire de nombreux instrumentistes et artistes lyriques, il a accompagné la soprano Omo Bello dans le cadre de la tournée européenne Rising Star 2014/2015.

    Compositeur, Clément Mao–Takacs écrit principalement pour voix et pour orchestre. Il réalise également de nombreuses orchestrations. Titulaire d’un DEA de littérature comparée, il parachève un doctorat en arts du spectacle et publie régulièrement textes et articles.


    Secession Orchestra

    Secession Orchestra est une formation d’élite composée d’une quarantaine de musiciens. Placé sous la direction musicale et artistique de Clément Mao-Takacs, cet orchestre privilégie le répertoire des XXe et XXIe siècles, travaillant avec les compositeurs de son temps, multipliant les collaborations et les passerelles entre les arts.

    Salué par la critique comme par le public pour son excellence, Secession Orchestra propose depuis plusieurs années une programmation ambitieuse et exigeante : à partir des figures tutélaires de Debussy et Mahler, les musiciens interprètent Bartók, Kodály, Berg, Schönberg, Webern, Reger, Ravel, Falla, Mompou, Chabrier, Holmès, Viardot, Komives, Adams, mais aussi Liszt, Wagner et Mozart.

    Secession Orchestra s’est produit en France et en Europe aux festivals Lisztomanias, aux Tons Voisins, Maestri & Bambini, Bougival, Nohant, CIMA, Floréal et aux Rencontres musicales de Calenzana. Presque systématiquement réinvité, Secession Orchestra a été en 2015 l’hôte de nombreux festivals : Deauville, Métis (Saint-Denis), Épau, Classique au vert, Novalis (Croatie). Depuis 2013, Secession Orchestra collabore régulièrement avec la compagnie de théâtre musical La Chambre aux échos et crée en Europe la version de chambre d’un opéra de Kaija Saariaho La Passion de Simone au festival Melos-Ethos (Bratislava, Slovaquie), Codes (Lublin, Pologne), à Clermont-Ferrand et au festival de Saint-Denis.

    Secession Orchestra travaille régulièrement avec des solistes de renom – tels Renaud Capuçon, Gérard Caussé, Jean-François Heisser, Denis Pascal – et de nombreux artistes lyriques. Les concerts-lectures sont une autre de ses spécialités : soigneusement conçus et pour des comédiens tels Charles Berling, Michel Fau, Brigitte Fossey, Antoine Duléry, Didier Sandre, Laurence Cordier ou Renan Carteaux.

    Considérant tout acte culturel comme un acte social, Secession Orchestra choisit de repenser la forme du concert classique à travers des programmes-concepts, de réinventer le lien entre musiciens et public au cœur de la cité, et de s’impliquer activement dans la formation du public de demain à travers de nombreux projets à caractère didactique et pédagogique, dont les Musicales de Bretonneau, qui se déroulent en hôpital, des concerts et ateliers en établissements scolaires ou en collaboration avec des institutions (Philharmonie de Paris) et l’Université Populaire en partenariat avec la Mairie du 18e arrondissement de Paris.

    Secession Orchestra reçoit le soutien de la Fondation La Poste et de son cercle de mécènes privés.

    Secession Orchestra est depuis 2014 en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

    Quatuor Brahma

    en résidence de 2016 à 2018

    Guillaume Chilemme violon

    Guillaume Chilemme débute le violon à l’âge de trois ans. En 2010, après avoir obtenu ses masters de violon et de musique de chambre avec les félicitations du jury dans les classes de Boris Garlitsky et Pierre-Laurent Aimard au Conservatoire national supérieur de musique Paris, il part se perfectionner auprès de Stéphane Picard et d’Eckart Runge (quatuor Artemis) à Berlin, puis auprès de David Grimal à Saarbrücken.

    Sélectionné par Seiji Ozawa de 2008 à 2013 pour participer à l’International Music Academy Switzerland, il bénéficie de l’enseignement de Nobuko Imaï, Pamela Frank, Sadao Harada, Robert Mann et Seiji Ozawa.

    Il remporte le 1er prix du Swedish International Duo Competition avec le pianiste Nathanaël Gouin en août 2010, et le 3ème Grand Prix ainsi que prix spécial des élèves des conservatoires de Paris du concours international Marguerite Long-Jacques Thibaud en novembre 2010.

    Passionné par le répertoire du quatuor à cordes, Guillaume fonde avec Marie Chilemme, Matthieu Handtschoewercker et Bruno Delepelaire, le quatuor Cavatine avec lequel il remporte la même année deux prix au Concours international de musique de chambre de Hambourg (ICMC).

    En août 2013, le quatuor remporte le deuxième Grand Prix du prestigieux Concours international de quatuor à cordes de Banff (Canada).

    Il se produit régulièrement en sonate avec le pianiste Nathanaël Gouin. Les deux musiciens ont bénéficié de l’enseignement des quatre membres du quatuor Artemis dans le cadre de leur cursus à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles. Après avoir remporté de nombreux prix au Concours international de musique de chambre de Lyon en 2014 (notamment le 3ème Prix et le prix du public), ils enregistrent leur premier disque consacré aux sonates de Maurice Ravel et Marguerite Canal en 2014.

    Guillaume est invité dans de nombreux festivals : Les Folles Journées de Nantes, Musique à L’Empéri, Les Schubertiades de Schwarzenberg, les Folles Journées de Varsovie, le festival de Pâques à Aix en Provence, le festival de l’Orangerie de Sceaux, le Julitafestival en Suède, le festival des Serres d’Auteuil, les Folles Journées de Tokyo, le Festival des sonates d’automne, La Roque d’Anthéron, le festival des Arcs, le festival de Pâques à Deauville. Il s’y produit aux côtés de musiciens tels Frank Braley, Edgar Moreau, Renaud Capuçon, Gauthier Capuçon, Raphael Pidoux, Michel Portal, Lise Berthaud, Paul Meyer, Emmanuel Pahud, le Quatuor Voce, Deborah Nemtanu, Christian Ivaldi, Pierre Fouchenneret, Claire Désert , Adrien La Marca, Adam Laloum, Nicolas Baldeyrou, Xavier Gagnepain, Florent Boffard, Emmanuelle Bertrand, Juliette Hurel.

    Guillaume Chilemme se produit régulièrement en tant que soliste dans divers concertos du répertoire. Il a notamment été invité par l’orchestre du Capitole de Toulouse à interpréter le concerto de Bruch sous la baguette de Tugan Sokhiev. Il fait partie du collectif d’artistes Les Dissonances de David Grimal.

    Depuis 2016 Guillaume Chilemme est le nouveau violon solo de l’orchestre d’Auvergne.

    De 2015 à 2018, il prend part au “Adolph Busch Project”, quatuor créé par Renaud Capuçon avec Edgar Moreau et Adrien La Marca. Les quatre musiciens se produisent dans les plus grandes salles d’Europe (Concertgebouw d’Amsterdam, Musikverein de Vienne, Wigmore Hall de Londres….)

    Guillaume Chilemme est lauréat de la fondation Safran (2015).

    Il joue le « quatuor Château Pape Clément » un violon de Nicolas Lupot (1795), généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez.


    Marie Chilemme alto

    Marie Chilemme débute l’alto à l’âge de trois ans. En 2005 elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean Sulem. De 2008 à 2013 Marie Chilemme est sélectionnée pour l’Académie Ozawa en Suisse. Elle se perfectionne dans le travail de quatuor à cordes auprès de Paméla Franck, Sadao Arada, Nobuko Imai, et bénéficie des conseils de Seiji Ozawa. Marie Chilemme fait partie du Gustav Mahler Jugendorchester pendant la saison 2007/2008. En juin 2010, elle obtient son diplôme de Master au Conservatoire national supérieur de musique de Paris avec les félicitations du jury.

    De 2010 à 2012, elle suit l’enseignement de Tabea Zimmermann à la Hochschule Hanns Eisler de Berlin. En parallèle, elle étudie le quatuor à cordes à la Universität Der Küste de Berlin dans la classe du quatuor Artemis. En 2012, elle fonde avec son frère Guillaume Chilemme, Matthieu Handtschoewercker et Bruno Delepelaire le quatuor Cavatine qui remporte la même année deux prix au prestigieux Concours international de musique de chambre de Hambourg. L’année suivante le quatuor remporte le 2e grand prix au Concours international de quatuor à cordes de Banff au Canada.

    Elle se produit fréquemment en concert en tant que chambriste et soliste dans de nombreux festivals comme le : Festival de Pâques d’Aix en Provence, Festival Musique à L’Empéri, Festival de Besançon, Colmar Festival de printemps, Musique à Deauville, 3 jours en Mai (France), Villa Musica (Allemagne), Folles journées de Bilbao (Espagne), Arte Amanti (Belgique), Kuhmo Festival (Finlande) ,Davos Festival (Suisse) , Arties Festival India (Inde)… avec des partenaires de musique de chambre tels que : Tabea Zimmermann, Éric Le Sage, Paul Meyer, Emmanuel Pahud, Frank Braley, Renaud Capuçon, Lise Berthaud, Sacha Sitkovetsky, Sarah et Déborah Nemtanu, Pierre Fouchenneret, Christophe Morin, David Grimal, Olivier Patey, Miguel Da Silva, Natasha Tchitch, Michaela Martin, Franz Helmerson, Boris Garlitsky, Vadim Gluzman…

    Elle est régulièrement invitée par l’ensemble Les Dissonances, le Mahler Chamber Orchestra , l’orchestre de Paris, l’orchestre National du Capitole de Toulouse, ainsi qu’en Allemagne au sein du Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin (RSB) et à l’Orchestre Philarmonique du Luxembourg.

    Depuis janvier 2015, Marie Chilemme suit l’enseignement de Miguel da Silva à la Chapelle musicale Reine Élisabeth de Bruxelles. Elle enregistre son premier disque en juin 2015, le sextuor op. 18 de J. Brahms (Onyx), aux côtés d’Augustin Dumay, Svetlin Roussev, Miguel da Silva, Aurélien Pascal et Henri Demarquette dans le sextuor opus 18 de Johannes Brahms.


    Astrig Siranossian violoncelle

    Astrig Siranossian commence le violoncelle à l’âge de quatre ans et entre à l’âge de huit ans au Conservatoire national de Lyon dans la classe de Patrick Gabard, puis elle suit l’enseignement d’Yvan Chiffoleau au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon. Après avoir obtenu son diplôme d’études supérieures en 2008 avec les félicitations du jury, elle part en Suisse achever sa formation dans la classe d’Ivan Monighetti à la Hochschule für Musik de Bâle. Elle obtient ses masters de concert et soliste avec les hautes distinctions.

    Elle remporte le concours international de violoncelle Penderecki (ainsi que deux prix spéciaux) et le Concours en duo de Bâle, Basel Duo Competition 2013, aux côtés du pianiste Andriy Dragan. Elle est lauréate de la Fondation d’entreprise Banque Populaire.

    Astrig travaille en 2015 et 2016 avec Irina Brook au théâtre national de Nice où elle joue le rôle principale d’une adaptation des Quarante jours du Musadagh de Franz Werfel.

    Elle a été l’invitée de nombreux festivals tels Annecy Classique, Viva Cello, La Roque d’Anthéron, Auvers-sur-Oise, le festival de musique de chambre de Bâle, le festival de Cully et le festival de Menton, ce qui lui a permis de jouer aux côtés de Bertrand Chamayou, Jacques Di Donato, Yo-Yo Ma (elle interprète l’octuor pour violoncelle de Philippe Hersant à ses côtés en 2014), ou encore Adrian Oetiker, les frères Bruno et Régis Pasquier, Daniel Ottensamer, Michel Taddei, Bruno Schneider et Daniel Schnyder. Elle travaille régulièrement avec Janos Starker, Miklos Perenyi, Conradin Brotbeck, Anner Bylsma, Gary Hoffmann, Jens Peter Maintz, Truls Mørk, Roland Pidoux, Ferenc Rados, et Tibor Varga.

    Elle a joué avec l’orchestre symphonique de Bâle, l’orchestre de chambre de Lyon, l’orchestre philharmonique de Gießen, l’orchestre national de chambre d’Arménie, les Solistes de Zagreb et l’orchestre philharmonique de Zabreb.

    Jean-Luc Darbellay, Rudolf Kelterborn, Bechara El-Khoury et Daniel Schnyder ont composé des œuvres à son intention. En 2016, le compositeur Krzysztof Penderecki lui confie la transcription pour violoncelle et violon de son double concerto pour alto et violon qu’elle crée en sa présence.

    En 2016, elle enregistre avec le pianiste Théo Fouchenneret pour le label Claves un disque consacré à Francis Poulenc, Gabriel Fauré et Komitas.

    Depuis la rentrée 2015, Astrig est artiste en résidence à la Chapelle musicale Reine Elisabeth.

    Astrig Siranossian joue un violoncelle Ruggieri de 1676.


    Nathanaël Gouin piano

    Nathanaël Gouin commence l’étude du piano et du violon à l’âge de trois ans. Formé au Conservatoire de Paris, à la Juillard School de New York, mais également aux Hochschule für Musik de Freiburg et de Munich, il fut aussi en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elizabeth de Belgique, auprès de Maria Joao Pires, qui le présente ainsi au public depuis 2014 dans le cadre du projet Partitura, concept qui allie différentes générations de musiciens dans le partage de la scène.

    En 2016, l’enregistrement du concerto pour piano et orchestre d’Edouard Lalo avec l’orchestre symphonique de Liège placé sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (Label Outhere) reçoit les meilleures critiques. Nathanaël Gouin a également formé un duo piano violon avec Guillaume Chilemme, dont le premier enregistrement remarqué des sonates de Ravel et Canal est paru en 2014 (Maguelone). Un album Schubert est également attendu en 2017 sous le label Aparté.

    Nathanaël Gouin est lauréat de nombreux concours internationaux, tel le Concours « Johannes Brahms» à Pörtschach -Autriche – (1er prix), le concours de duos de Suède (1er prix), ou encore le Concours de musique de chambre de Lyon. Il est lauréat de la fondation d’entreprise Banque Populaire et de la Fondation Meyer.

    Nathanaël Gouin est invité à donner des concerts dans le cadre de festivals tels les Folles Journées de Nantes ou la Roque d’Anthéron, ou dans des salles telles que le Palais des Beaux Arts de Bruxelles, la Cité de la musique à Paris, ou encore la salle Rameau à Lyon ; il se produit fréquemment avec orchestre ainsi qu’en récital. Nathanaël Gouin collabore par ailleurs avec de nombreux ensembles tels le Philharmonique de Liège, l’orchestre national d’Ile-de-France, le Brussels Philharmonie, ainsi que le Chœur de Radio France. Passionné de musique de chambre, il partage l’affiche avec de brillants musiciens tels Maria-Joao Pires, Gary Hoffman, Augustin Dumay, Jean Claude Pennetier, les quatuors Voce et Cavatine, Bruno Delepelaire, Michel Dalberto, Francois Salque, José Van Dam, Raphaël Pidoux, Raphael Severe ou encore Fabrice Millischer.

    Le Consort

    • Théotime Langlois de Swarte, Sophie de Bardonnèche violon
    • Hanna Salzenstein violoncelle
    • Justin Taylor clavecin et orgue

    Artiste résident de 2016 à 2023

    Le Consort réunit quatre jeunes musiciens qui font renaître le répertoire de la sonate en trio et s’emparent de ce genre, véritable quintessence de la musique de chambre baroque, en interprétant les œuvres de compositeurs célèbres tels que Corelli, Vivaldi, Purcell et moins connus comme Reali ou Dandrieu. Le dialogue entre les deux violons et la basse continue déploie une richesse de contrastes que les quatre musiciens aiment à souligner dans leurs interprétations de la musique de chambre du XVIIème et XVIIIèmes siècles.

    Entre 2022 et 2024, l’ensemble se produira en France et à l’étranger : Sommets Musicaux de Gstaad, Rheingau Musik Festival, Cologne Philharmonie, Innsbrucker Festwochen der Alten Musik, Musikfestspiele Mecklenburg-Vorpommern où les musiciens ont reçu le « Ensemblepreis de la Fondation Nordmetall », Philharmonie de Paris, Auditorium de Radio France pour un grand week-end Vivaldi à l’occasion de la sortie de leur prochain CD consacré au maître vénitien, La Seine Musicale, DeBijloke Gent, Llums d’Antiga in Barcelona, Sevilla (ICAS), Milano Arte Musica, Settimane Musicali Meranesi, Unione Musicale Torino, Settimane Barrocche di Brescia, Teatro di Verona, Wonderfeel festival à Amsterdam et une tournée des Pays-Bas orchestrée par OudeMuziek.
    L’ensemble effectuera deux tournées en Amérique du Nord, avec pas moins de 20 concerts programmés entre autres à Berkeley (Cal Performances), Boston (Early Music Festival), Chicago (University), Vancouver Early Music, San Diego et New Orleans.

    En juin 2017, Le Consort avait remporté le Premier Prix et le Prix du Public lors du Concours International de Musique Ancienne du Val de Loire, présidé par William Christie. Il a été depuis Ensemble-résident à l’Abbaye de Royaumont, à la Banque de France, et aux Festivals de Wallonie pendant l’été 2021.

    Pour leurs enregistrements, en exclusivité pour ALPHA Classics, les musiciens du Consort affirment leurs choix artistiques avec Opus 1, réunissant des sonates inédites de Jean-François Dandrieu, couplées avec Corelli (Diapason d’or de l’année 2019), suivi de Specchio Veneziano, mettant en regard deux compositeurs vénitiens, Vivaldi et Reali. Leur collaboration avec la mezzo-soprano Eva Zaïcik a fait naître deux enregistrements : un recueil de cantates françaises, Venez, chère Ombre (CHOC de Classica) et un hommage à Handel du temps de la Royal Academy à Londres (Royal Handel). Le prochain projet discographique fera la place belle au célèbre directeur artistique du Teatro San Angelo qu’était Vivaldi avec comme invitée la mezzo-soprano, Adèle Charvet (sortie prévue en mai 2023).

    photo : Julien Benhamou

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    Max Gallo

    Membre du conseil d’administration jusqu’en 2014

    Commandeur de la Légion d’honneur – Grand officier de l’ordre national du Mérite

    Né le 7 janvier 1932 à Nice (Alpes-Maritimes).

    Études au collège technique et au lycée du Parc Impérial à Nice, Faculté des lettres et Institut d’études politiques de Paris.

    Agrégé d’histoire, Docteur en histoire contemporaine, Docteur ès lettres.

    Professeur au lycée de Nice (1960-1965) puis maître assistant à la faculté des lettres de Nice (1965-1970), maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (1970-1975), directeur des collections « Ce jour-là », « L’Histoire que nous vivons », « La vie selon… », « Le temps des révélations » aux éditions Robert Laffont, collaborateur de divers journaux, éditorialiste à L’Express (1971-1981), auteur de l’émission télévisée Destins du siècle (1973), député des Alpes-maritimes (1re circonscription : Nice 1er, 2e, 3e) (1981-1983), secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement (1983-1984), rédacteur en chef du Matin de Paris (1985-1986), parlementaire européen (1984-1994).

    Élu à l’Académie française, le 31 mai 2007, au fauteuil de Jean-François Revel (24e fauteuil).

    Quatuor Hanson

    Artiste résident de 2015 à 2022, a bénéficié d’une carte blanche de 2023 à 2024

    • Anton Hanson, Jules Dussap violon
    • Gabrielle Lafait alto
    • Simon Dechambre violoncelle

    Le Quatuor Hanson se fonde en 2013 à Paris. Depuis, les quatre musiciens n’ont de cesse d’explorer la richesse du répertoire du Quatuor à cordes et la force de cette formation qui offre des possibilités de recherches musicales et humaines essentielles et inépuisables. 

    Ils enregistrent leur premier album au sein du Label Aparté en 2019, un double disque consacré à Joseph Haydn. Ce compositeur qui représente le point d’ancrage du répertoire pour quatuor accompagne les Hanson depuis ses débuts, et l’inventivité de sa musique est pour eux un terrain de jeu sans cesse renouvelé. Ce double album en forme de portait éclectique de Haydn met en relief sa modernité et la diversité de ses quatuors ; ce premier disque est récompensé d’un Diapason d’Or, du Choc de Classica, du Qobuzissime et du Choix de France Musique et a été vivement salué par la presse internationale ( The Strad, Ongaku Geijutsu, The Classic Review…)

    Le Quatuor Hanson a créé son identité en explorant des horizons différents en travaillant notamment avec des maîtres autrichiens comme Hatto Beyerle et Johannes Meissl, mais aussi fortement inspiré par l’école française auprès des Quatuors Ebène et Ysaye. Ensemble à la curiosité aiguisée, le quatuor Hanson se passionne également pour des compositeurs de son temps tels que Toshio Hosokawa, Wolfgang Rihm, ou encore Mathias Pintscher dont ils interprètent la première française de Figura IV au Festival de l’IRCAM. Ils enregistreront en live la pièce saisissante « Black Angels » pour quatuor amplifié de George Crumb en août 2020 au Festival de Deauville. Ils se plaisent également à provoquer des rencontres anachroniques entre des compositeurs de différentes époques et aiment proposer des programmes où ces contrastes éclairent les œuvres d’une manière nouvelle et inattendue. 

    Le Quatuor Hanson a remporté de nombreux prix internationaux notamment aux Concours de Genève, J. Haydn à Vienne et Lyon. Il est soutenu par la fondation Singer-Polignac où les musiciens sont en résidence, par la Fondation Corde Sensible (Fondation de France) et ils sont lauréats de la Fondation Banque Populaire.

    Ils poursuivent une carrière internationale en se produisant à l’Auditorium du Louvre, au Wigmore Hall à Londres, à la Philharmonie de Paris, au Victoria Hall de Genève, à l’ORF Kulturhaus à Vienne et jouent régulièrement en Asie. L’enrichissement qui résulte de la rencontre avec d’autres artistes est pour eux primordial ; ils partagent régulièrement la scène avec des musiciens comme Edgar Moreau, Adam Laloum, Pierre Genisson, Bruno Philippe, Vadim Kholodenko, ou encore Guillaume Bellom.

    Photo © Rémi Rière

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    Quatuor Arod

    • Jordan Victoria, Alexandre Vu violon
    • Tanguy Parisot alto
    • Jérémy Garbarg violoncelle 

    Artiste résident de 2015 à 2022, a bénéficié d’une carte blanche de 2022 à 2024

    Quel est donc cet Arod ? Un compositeur oublié, une ville mythique, un mystérieux acrostiche ? Pas du tout. Le Quatuor Arod s’est donné comme figure tutélaire un cheval imaginé par Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux. Symbole de force et de fougue (son nom signifie « agile, rapide »), il incarne aussi un esprit de liberté et de compagnonnage puisqu’il est monté à cru, sans rênes, par l’elfe Legolas. Cette communauté de l’archet naît en 2013 au Conservatoire de Paris. Tous les membres du quatuor y ont étudié, bénéficiant notamment de l’enseignement de Jean Sulem. D’abord groupe d’élèves cherchant à poser les doigts sur de belles pages du répertoire, l’ensemble choisit comme galop d’essai le concours de la FNAPEC, qui a couronné quelques grands comme les quatuors Modigliani et Ysaÿe. Le Quatuor Arod y remporte le plus haut prix (2014), ce qui lui ouvre les portes de la résidence ProQuartet – Centre européen de musique de chambre.

    Travaillant au Conservatoire avec le Quatuor Ébène, puis de façon très régulière avec le Quatuor Artemis à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Bruxelles, le quatuor désormais résident à la Fondation Singer-Polignac se donne un nouveau défi ambitieux avec le Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen à Copenhague de 2015. Pour le préparer au mieux, il se tourne vers celui qui devient son véritable mentor : Mathieu Herzog, altiste du Quatuor Ébène devenu chef d’orchestre. Avec lui, il affine sa technique et sa musicalité mais apprend aussi à mieux apprivoiser un quotidien constamment partagé. Ce concours abordé avec sérénité et plaisir demeure l’un des grands souvenirs d’Arod, qui y remporte le Premier Prix et deux Prix d’interprétation.

    Lorsque le quatuor décide de s’attaquer à l’Everest des concours, l’ARD de Munich, c’est tout naturellement que Mathieu Herzog revient lui mettre le pied à l’étrier. Le travail et l’audace paient puisqu’il remporte le Premier Prix, récompense suprême accordée sept fois seulement entre 1959 et sa victoire en 2016. Du haut de ses trois ans, il marche ainsi dans les pas de ses maîtres lauréats avant lui, les Quatuors Tokyo, Artemis et Ébène. Poussé dans la lumière par ce coup d’éclat, le Quatuor Arod nommé BBC New Generation Artist de 2017 à 2019 et ECHO Rising Star pour la saison 2018-2019 poursuit sur sa flamboyante lancée. Cinq ans seulement après ses premiers accords dans une salle de répétition du Conservatoire, il est demandé sur tous les continents et dans les plus prestigieuses salles de concert : Philharmonie de Paris, Wigmore Hall de Londres, Philharmonie de Berlin, ElbPhilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d’Amsterdam, Bozar Bruxelles, Oji Hall de Tokyo et pas moins que le Carnegie Hall de New York pour sa première tournée aux États-Unis.

    De Gramophone au Monde en passant par The Strad et Diapason, les critiques saluent aussi bien la rare énergie du Quatuor Arod en concert que la qualité de ses enregistrements, le premier consacré à Mendelssohn, le second créé comme un kaléidoscope musical dont le centre serait Mathilde Zemlinsky.
    Le quatuor se fait volontiers le complice d’artistes comme Elsa Dreisig, Adam Laloum, Jérôme Pernoo, Antoine Tamestit, Alexandre Tharaud et Camille Thomas. Plus que simple interprète, il se fait aussi moteur de la musique de demain : il crée en 2017 Al Asr, premier quatuor à cordes de Benjamin Attahir, qu’il a commandé avec La Belle Saison et ProQuartet.

    • Jordan Victoria joue un violon de Giovani Battista ROGERI – 1710
    • Alexandre Vu joue un violon de Francesco GOFFRILLER – 1728
    • Tanguy Parisot joue un alto composite LANDOLPHI, MANTEGAZZA – 1775
    • Jérémy Garbarg joue un violoncelle de RUGGIERI – circa 1700

    Les violons et l’alto joués par le Quatuor AROD sont gracieusement prêtés par la Fondation Boubo-Music (Suisse).

    Photos : Julien Benhamou


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      Augustin Dumay

      Augustin Dumay est artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

      La critique internationale compare Augustin Dumay aux grands violonistes du XXe siècle, et souligne sa place particulière de «grand classique-styliste», confirmée par ses enregistrements incontournables pour Deutsche Grammophon : l’intégrale des sonates de Beethoven avec Maria João Pires « à classer sûrement aux côtés de Grumiaux-Haskil, Menuhin-Kempff, ou Perlman-Ashkenazy » (International Piano), les trios de Brahms où « l’héritage de Milstein dans le jeu de Dumay est admirablement évident » (Gramophone), ou encore les concertos de Mozart avec la Camerata Salzburg, « sans exagération l’un des plus beaux enregistrements des concertos pour violon de Mozart jamais réalisés » (Classic CD), où il « confirme qu’il est un merveilleux interprète mozartien, comme le furent jadis Stern ou Grumiaux » (Classica).

      Augustin Dumay prend ses premières leçons de violon à l’âge de cinq ans, après avoir assisté à un concert de Nathan Milstein. À dix ans, il entre au Conservatoire de Paris. Récompensé du premier prix à l’âge de treize ans, il donne l’année suivante son premier concert au Théâtre des Champs-Élysées et se produit au Festival de Montreux devant Joseph Szigeti et Henryk Szeryng. Ce dernier propose alors au jeune violoniste de le remplacer pour une tournée en Amérique du Sud. À son retour, Augustin Dumay travaille à Paris avec Nathan Milstein, qui dira de lui : « Je pense qu’il prendra sa place parmi les grands violonistes de l’an 2000 ». Il travaillera ensuite à Bruxelles avec Arthur Grumiaux pendant cinq ans.

      Très rapidement, il devient connu du grand public en France, mais sa carrière internationale prend un véritable essor grâce à sa rencontre avec Herbert von Karajan. Ce dernier, l’ayant entendu par hasard au cours d’une séance d’enregistrement dans un studio où il venait lui-même travailler, l’invite immédiatement à jouer avec l’orchestre philharmonique de Berlin. Il enregistre ensuite pour EMI les concertos de Mendelssohn, Tchaïkovski, Saint-Saëns et Lalo. Parallèlement à sa carrière de violoniste, il a développé au cours des dix dernières années une intense activité de chef d’orchestre. Il est régulièrement invité à diriger des orchestres tels l’English Chamber Orchestra, le New Jersey Symphony Orchestra ou le Sinfonia Varsovia. Il occupe depuis 2003 le poste de directeur musical de l’orchestre royal de chambre de Wallonie, et a été nommé en 2011 directeur musical du Kansai Philharmonic Orchestra (Osaka, Japon).

      Depuis 2004, Augustin Dumay est Maître en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Bruxelles), où il enseigne à des jeunes violonistes de très haut niveau, la plupart lauréats de grands concours internationaux. Sa discographie – une quarantaine d’enregistrements, la plupart récompensés par des prix prestigieux (Gramophone Awards, Audiophile Audition, Preis der deutschen Schallplattenkritik, Grand Prix du Disque, The Record Academy Award) – est disponible chez Warner, Deutsche Grammophon et Onyx Classics.

      Après deux enregistrements à la tête du Kansai Philharmonic Orchestra et deux CD avec le pianiste Louis Lortie – Franck & Strauss Violin Sonatas, par « l’un des grands violonistes d’aujourd’hui » (The Strad) et Brahms Sonatas, « un immense bonheur » (La Presse, Montréal), Augustin Dumay revient aux concertos : il a récemment enregistré le Concerto de Beethoven avec le Sinfonia Varsovia et le Concerto n° 2 de Bartók avec l’orchestre symphonique de Montréal et Kent Nagano.


      Ensemble Ouranos

      © Edouard Bressy

      • Mathilde Calderini flûte
      • Philibert Perrine hautbois
      • Amaury Viduvier clarinette
      • Rafael Angster basson
      • Nicolas Ramez cor

      En résidence depuis 2014. Artiste associé depuis 2020.

      C’est sous l’impulsion du clarinettiste Amaury Viduvier que se réunissent en 2014 cinq jeunes solistes issus du conservatoire supérieur de Paris, afin d’explorer le passionnant répertoire du quintette à vent. 

      Mûs par leur volonté de placer leur virtuosité instrumentale – récompensée par de nombreux prix internationaux – au service du jeu d’ensemble, les membres du quintette multiplient rapidement les collaborations artistiques de haut vol et proposent une interprétation résolument personnelle des grands classiques du répertoire. 

      L’ensemble Ouranos entre en résidence à la Fondation Singer-Polignac en septembre 2014. Il est depuis un invité privilégié de nombreux festivals en France et à l’étranger, au sein desquels il collabore avec d’exceptionnels chambristes tels que Renaud Capuçon, David Grimal, François Salque, Nicholas Angelich, Bertrand Chamayou, Robert Levin ou encore le Quatuor Hermès. 

      En 2017, le quintette accède à la reconnaissance internationale en remportant le 1er prix, le prix du public, le prix de la Fondation Bullukian et le prix des internautes au Concours international de musique de chambre de Lyon. Cette victoire permet l’enregistrement d’un premier disque pour le label NoMadMusic, consacré aux quintettes à vents de Ligeti, Nielsen et Dvorak, paru en novembre 2018, unanimement salué par la critique et récompensé par la clef ResMusica ainsi que le label « le choix de France Musique ». 

      En 2019, l’ensemble mène une première tournée internationale couronnée de succès durant laquelle il se produit à Macao, Taiwan et Hong-Kong.

      Dans la foulée, il remporte le Premier prix et le prix de la meilleure interprétation de l’oeuvre commandée au Concours international de musique de chambre Carl Nielsen de Copenhague. 
      En 2020, l’ensemble Ouranos est devenu artiste-associé de la Fondation Singer-Polignac. 


      En 2021 paraît chez NoMadMusic leur second album, consacré à la musique pour quintette et piano de Jean Françaix, Francis Poulenc et Richrd Strauss en collaboration avec Guillaume Vincent.
      L’ensemble a depuis multiplié les apparitions dans de prestigieux festivals en France et en Europe, et continue de partager la scène avec de nombreux artistes de tous horizons.
       
      Parallèlement à son travail en quintette, l’ensemble réunit régulièrement autour de son noyau certains des meilleurs instrumentistes à vent de sa génération pour faire découvrir au public la grande richesse de la musique pour ensemble à vents. Ayant à coeur de transmettre son enthousiasme pour la musique de chambre, l’ensemble crée en décembre 2023 la première édition de son Académie de quintettes à vents, en collaboration et avec le soutien de la Fondation Singer-Polignac.

      Discographie


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