Secession Orchestra

 photos : Sophie Crépy

Artiste résident de 2014 à 2023

Clément Mao – Takacs directeur artistique & musical

Clément Mao-Takacs est l’une des étoiles montantes de la nouvelle génération de chefs d’orchestre.

Diplômé du CNSMDP ainsi que de l’Accademia Chigianade Sienne, il est lauréat du Festival de Bayreuth et a reçu le Prix « Jeune Talent » 2008 décerné par la Fondation del Duca (Institut de France / Académie des Beaux-Arts). En 2013, il est le premier chef d’orchestre à devenir lauréat de la Fondation Cziffra .Comme chef invité, il a dirigé Norwegian Radio Orchestra, Stavanger Symphony, Oslo Philharmonic, Odense Symphony, Orchestre des Pays de La Loire, Orchestre Symphonique de Bretagne, Festival Orchestra of Sofia, Avanti! Chamber Orchestra Finland, ICE Ensemble New York et Bit 20 Bergen… Il a fait ses débuts avecl’Orchestre de Paris en mai 2018, dirigeant cinq concerts au pied levé.

En 2011, il fonde Secession Orchestra, dont il est le directeur musical et artistique. Avec le metteur en scène Aleksi Barrière, il a co-dirigé la compagnie de théâtre musical et opéra de chambr eLa Chambre aux échos. Il a également créé et dirige deux festivals, INTERVALLES (Paris) et TERRAQUÉ (Carnac, Bretagne). Spécialiste de la musique de Kaija Saariaho, il a dirigé la création mondiale et plusieurs créations nationales de la version de chambre de son opéra/oratorio La Passion de Simone (Bratislava, Saint-Denis, Lublin, Clermont-Ferrand, Copenhagen, New-York, Bergen et Nantes). Il a créé la version de chambre du cycle de mélodies Quatre Instants qui lui est dédiée, la première danoise du concerto pour violoncelle Notes on Light et dirige régulièrement de nombreux opus de son catalogue.

En 2018, il dirige les concertos Aile du Songe et Graal Théâtre, ainsi que la première discographique de son cycle pour grand orchestre Circle Map. Clément Mao-Takacs a enregistré la pièce Adieu d eStockhausen (Crystal Classics), ainsi qu’un disque consacré à Jacques Ibert (Timpani) qui a reçu 5 «Diapasons» par le magazine du même nom.

Ses prochains projets concernent la musique de Debussy, Zemlinksy et Saariaho. Clément Mao–Takacs est également pianiste concertiste et compositeur

Secession Orchestra

SECESSION ORCHESTRA est une formation d’élite composée d’une quarantaine de musiciens, qui se produit aussi bien en ensemble de chambre qu’en grande formation symphonique. Placé sous la direction musicale et artistique de Clément Mao-Takacs,son large répertoire privilégie les 20ème et 21ème siècles : si Wagner, Mahler, Schönberg, Berg, Webern, Debussy, Ravel, Bartók, Sibelius…forment le cœur de ses programmes, SECESSION ORCHESTRA travaille toujours avec les compositeurs de son temps, s’attache à redécouvrir des compositeurs oubliés, et propose des incursions dans le grand répertoire symphonique avec des interprétations radicales.

Ses qualités le conduisent à être engagé immédiatement dans de grands festivals en France et en Europe : Lisztomanias (Scène nationale Équinoxe à Châteauroux), Centre européen de musique (Bougival), CIMA (PortoErcole, Italie), Chopin-Sand (Nohant),Tons Voisins (Albi), Rencontres musicales de Calenzana (Corse), Mélos-Éthos (Bratislava), Floréal (Épinal), Codes (Lublin), Maestri eBambini (Montercarlo di Lucca, Italie), MÉTIS et Saint-Denis, Classique au Vert, Les Athénéennes (Genève)… De 2015 à 2016, SECESSION ORCHESTRA a été en résidence au Festival de Saint-Denis ; il a reçu à plusieurs reprises le soutien de la Fondation La Poste. Depuis 2014, SECESSION ORCHESTRA est en résidence à la Fondation Royaumont/ Médiathèque musicale Mahler de 2017 à 2019 : dans ce cadre, il se produit chaque année au Festival de Royaumont dans des programmes emblématiques : Jardins d’amour (Zemlinsky, Mahler, Wagner en 2017) ; La Nature est un temple (Debussy, Cras, Duparc, Adamsen 2018). En 2015, SECESSION ORCHESTRA ouvre le festival de Deauville dans un programme Webern/Wagner/Mahler loué unanimement par la presse musicale et fait sensation à Bruxelles, investissant l’ensemble du bâtiment et jouant pendant plus de cinq heures lors de l’Opening Nightde BOZAR. A Paris, SECESSION ORCHESTRA concerte régulièrement à l’Auditorium du Louvre (Une jeunesse viennoise, Debussy et la danse); il est le premier orchestre à se produire dans la cour Marly du Musée du Louvre.

En 2019, il sera ensemble associé à la programmation de l’Auditorium du Musée d’Orsay. Créant chaque année plusieurs œuvres de notre temps, SECESSION ORCHESTRA a été invité par le festival Présences de Radio-France (créations de Saariaho, Motsch, Vincze, Koskinen), le festival NOVALIS(Croatie), et collabore étroitement avec la compositrice Kaija Saariaho. SECESSION ORCHESTRA donne également de nombreux concerts dans lecadre des festivals INTERVALLES et TERRAQUÉ. Multipliant les collaborations e tles passerelles entre les arts,SECESSION ORCHESTRA se produit souvent en compagnie d’autres artistes (Thomas Hampson, Renaud Capuçon ,Marion Lebègue, Edwin Fardini, Elsa Dreisig, Stéphane Degout, Jonas Vitaud, François Dumont, Jean-François Heisser…) et comédiens (Charles Berling, Didier Sandre, Antoine Duléry, Claude Jamain, Laurence Cordier, Julie Depardieu, Renan Carteaux, Brigitte Fossey, Michel Fau…).Il collabore avec la compagnie La Chambre aux échos pour les spectacles Tu ne dois pas garder la nuit en toi (musiques de Wagner et Mahler, 2013), Violences (Henze et Koskinen), Graal Théâtres et La Passion de Simone (musiques de Kaija Saariaho).

Considérant tout acte culturel comme un acte social, SECESSION ORCHESTRA choisit de repenser la forme du concert classique à travers des programmes-concepts e tde réinventerle lien entre musiciens et publics au cœur de la cité: leur recherche del’excellence,leur attention à latransmission etleur volonté d’aller au-devant de tous les publics (du jeune public aupublic en situation de handicap ou souffrant depathologies lourdesjusqu’aux personnes en soins palliatifs)incarnentleur démarche fondée surl’éthiqueetun enthousiasme communicatif.

Vidéos

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert hors les murs : Baudelairiana | 19 octobre 2018

Concert de saison : Baudelairiana | 18 octobre 2018

Concert hors les murs : Autour de la 5e symphonie de Mahler | 20 octobre 2017

Concert de saison : Autour de la 5e symphonie de Mahler | 19 octobre 2017

Concert d’atelier : La Nature est un temple | 13 octobre 2016

Concert de saison : Odes à l’amour | 23 juin 2016

Concert de saison : Métamorphose symphonique | 16 avril 2015

Trio Messiaen

  • David Petrlik violon
  • Volodia Van Keulen violoncelle
  • Philippe Hattat piano

Artiste résident de 2014 à 2021, ont bénéficié d’une carte blanche de 2022 à 2024

C’est par la rencontre de quatre jeunes solistes que l’ensemble Messiaen voit le jour en 2014. Tous diplômés du CNSM de Paris et lauréats de prestigieux concours (Concours Félix Mendelssohn, concours Jascha Heifetz et concours Rodolfo Lipizer, concours de la societa umanitaria de Milan, concours Gabriel Fauré et Young Concert Artists de New York), ils accordent chacun leur personnalité musicale dans ce projet commun scellé par une amitié née entre les murs du Conservatoire.

La présence si particulière d’une clarinette dans cette formation prend comme référence le célèbre Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen. A l’image des huit pièces à géométrie variable qui structurent ce chef d’œuvre, la caractéristique saillante de l’ensemble Messiaen est bien son essence amovible, pouvant constituer diverses formations de chambre dont le noyau central reste celle du trio. La souplesse d’une telle constitution offre ainsi la possibilité d’aborder un vaste répertoire tout en gardant une même complicité.

Dans sa formation trio violon, violoncelle et piano, l’ensemble Messiaen remporte brillamment en 2018 le 1er Prix du Concours International de Musique de Chambre de Lyon, ainsi que 5 prix spéciaux, formulant ainsi la promesse d’une carrière internationale pour ces jeunes interprètes.

Le succès reste d’ailleurs au rendez-vous pour cet ensemble qui se produit entre autres aux festivals de la Roque d’Anthéron, de Deauville, de Bélaye, de Povoa de Varzim, aux Folles Journées de Nantes et Tokyo, à la Folle Nuit de Grenoble, et se fait l’invité de France Musique pour l’émission Plaisir du Quatuor animée par Stéphane Goldet.

Le premier enregistrement du trio est paru en 2018 aux éditions Mirare et est naturellement consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès.

Vidéos

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Festival Singer-Polignac #5 : Trio Messiaen et Trio Xenakis | 8 juin 2024

Festival Singer-Polignac #3 : Les compositeurs soviétiques | 1er juin 2022

Festival Singer-Polignac #1 : Trio Messiaen | 11 novembre 2020

Rencontre musicale : Camille Saint-Saëns et la musique de chambre | 27 février 2020

Concert de saison : Carte blanche à Bertrand Chamayou | 15 juin 2017

Concert de saison : Clavier orchestral | 23 février 2017

Concert de saison : Nase Vlast | 20 octobre 2016

Concert d’atelier : Prix des Muses 2016 | 31 mars 2016

Concert d’atelier : Ensemble Messiaen | jeudi 15 janvier 2015


David Kadouch

en résidence de 2008 à 2016

Né en décembre 1985, David Kadouch débute le piano au Conservatoire national de région de Nice dans la classe d’Odile Poisson. Il entre à l’âge de 14 ans au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il est reçu à l’unanimité dans la classe de Jacques Rouvier. Après un Premier prix obtenu avec la mention Très Bien en juin 2003, il rejoint la classe de Dimitri Bashkirov à l’Ecole Reina Sofia de Madrid où il poursuit actuellement sa formation.

Remarqué par ltzhak Perlman, il joue, à l’âge de 13 ans, sous la direction du Maestro au Metropolitan Hall de New York. A 14 ans, il est invité à se produire dans la salle Bolchoï du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. En 2008, il joue le quintette de Schumann avec Perlman au Carnegie Hall de New York.

David Kadouch fait partie de la famille musicale illustre des Académies de Salzburg et de Verbier dont il est Prix d’Honneur en 2009. Grâce à cette nomination, il participe de nouveau au festival de Verbier en 2010.

En décembre 2005, il est finaliste de la Beethoven Bonn Competition, et en 2009, finaliste de la Leeds International Piano Competition. Depuis janvier 2007, Kadouch est lauréat de l’ADAMI et de la Fondation Natexis Banques Populaires

David Kadouch participe à de nombreux festivals parmi lesquelles le Festival de musique contemporaine de Lucerne sous la direction de Pierre Boulez, le Klavier-Festival Ruhr, le Festival de Gstaad, le Festival de Montreux, le Festival de Santander, le Festival de Jérusalem, le Festival de Montreux, les Flâneries Musicales de Reims, la série de musique de chambre à Gstaadt, le festival de la Roque d’Anthéron, la Tonhalle de Zurich, le Louvre à Paris… Il fera également une tournée en Chine.

David Kadouch est invité par Gaëlle le Gallic pour son émission Dans la Cour des Grands sur France Musique en juin et en novembre 2006, et par Alain Duault dans Toute la musique qu’ils aiment sur France 3.

Parallèlement à ses études auprès de Dimitri Bashkirov, Kadouch se perfectionne auprès de grands maîtres tels que Murray Perahia, Vitaly Margulis, Elisso Virsaladze, Emanuel Krasovsly, Maurizio Pollini, Maria-Joao Pires, Itzhak Perlman et Daniel Barenboim. De plus, il se produit en musique de chambre avec des musiciens tels que le Quatuor Quiroga, le Quatuor Ebène, le Quatuor Ardeo, Radovan Vlatkovic, Frans Helmerson, Nikolaj Snaider, Antoine Tamestit, Renaud Capuçon, etc.

Daniel Barenboïm le choisit pour participer à l’enregistrement du DVD Barenboim on Beethoven au Symphony Center de Chicago. Il invitera Kadouch à remplacer Murray Perahia, à Jérusalem, puis à être le seul artiste invité à jouer lors de l’émission que France 2 lui consacre (Thé ou Café). Le 12 novembre 2009, Barenboim l’invite à nouveau à remplacer Lang Lang à Ramallah, en Palestine.

Arte l’a suivi et réalisé un documentaire diffusé à la sortie du DVD, en février 2007, dans son émission hebdomadaire Maestro.

« Révélation Jeune Talent » des Victoires de la Musique 2010, David Kadouch a également été nommé « Young Artist of the Year » aux Classical Music Awards 2011.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : Adam Laloum & David Kadouch | 3 décembre 2015

Concert d’atelier : Récital de piano | 26 février 2015

Concert de saison : Exaltée et tragique, l’âme russe | 14 janvier 2008

Trio Karénine

en résidence de 2010 à 2016

Fanny Robilliard, violon

Louis Rodde, violoncelle

Paloma Kouiderpiano

Déjà maintes fois récompensé, le Trio Karénine formé de Paloma Kouider (piano), Louis Rodde (violoncelle) et Fanny Robilliard (violon) remporte en 2013 le concours international de l’ARD de Munich, un des prix les plus courus de la planète musique de chambre.

Le Trio Karénine s’est déjà produit dans les salles incontournables que sont la salle Pleyel et l’Auditorium du Louvre à Paris, le Wigmore Hall à Londres, la Salle Bourgie à Montréal, la Herkulessaal et le Prinzregententheater à Münich, la Leiszhalle à Hambourg et le Palazetto Bru-Zane à Venise. Il fait aussi ses débuts dans des festivals réputés comme ceux de la Roque d’Anthéron et Mecklenburg-Vorpormmern. ARTE invite également le trio à participer à sa série « Stars von Morgen » présentée par Rolando Villazon à Berlin.

La saison 2014/2015 inclut une tournée en Asie pour la Folle Journée du Japon et le Festival « Croisements » en Chine, une tournée avec la Neue Philharmonie de Westphalie dans le Triple Concerto de Beethoven sous la direction d’Evan Christ ainsi que des concerts au Festival Radio France et Montpellier.

Tous trois diplômés du CNSM ou de l’Ecole Normale Alfred Cortot, les trois musiciens se sont perfectionnés individuellement dans les classes d’artistes internationalement reconnus à Leipzig, Vienne et Berlin.

Fondé en 2009, le Trio Karénine a choisi de porter le nom de l’héroïne du célèbre roman de Tolsoï pour l’élan vital qui l’habite. Formé par le Quatuor Ysaÿe au conservatoire de Paris, le jeune ensemble reçoit les précieux conseils de Menahem Pressler, Hatto Beyerle, le Trio Wanderer, Jean-Claude Pennetier et Ferenc Rados lors de master-classes.

1er prix du Concours Charles Hennen aux Pays-Bas, lauréat de la bourse de la Fondation Banque Populaire, de celle du Festival Musique&vin du Clos Vougeot et du Prix de la Fondation Oulmont, le trio a également remporté le prix spécial de la meilleure interprétation de la pièce contemporaine au Concours International de musique de chambre Joseph Haydn à Vienne ainsi que « Prix International Pro Musicis ». Intéressé par la recherche musicale contemporaine, le Trio Karénine joue régulièrement les oeuvres de Wolfgang Rihm, Philippe Hersant, Hans-Werner Henze, Graciane Finzi… Il est le dédicataire du trio « Les Allées Sombres » du compositeur Benoît Menut et reçoit le prix spécial de la meilleure interprétation de l’œuvre de Fazil Say « Space Jump » à l’ARD de Münich.

Le Trio Karénine était en résidence à la Fondation Singer-Polignac de fin 2010 à 2016 et a été nommé « ensemble ECMA ».

Fanny Robilliard violon

Nommée « Révélation Classique de l’Adami » et diplômée du CNSM de Lyon dans la classe de Marianne Piketty, Fanny Robilliard se perfectionne en Allemagne dans la classe de Ingolf Turban à Munich, puis à la Universität der Künste de Berlin chez Nora Chastain, où elle poursuit actuellement son cursus en Konzertexam.

Parallèlement à ses études elle est admise à l’académie du Bayerisches Symphonieorchester de Munich, puis à la prestigieuse académie Karajan de la Philharmonie de Berlin. Elle joue régulièrement dans l’orchestre, tout en se produisant dans divers concerts de musique de chambre au sein de l’académie. Au cours des ces quatres années elle a la chance de travailler auprès de personnalités telles que Simon Rattle, Mitsuko Ushida, Reinhard Goebel etc. Fanny Robilliard remporte le premier prix du concours « Apassionato 2006 » de la ville de Caen, ainsi que le premier prix au concours international Ginette Neveu en 2007. Elle se produit de nombreuses fois en soliste avec l’orcheste de Caen et l’orchestre du théâtre d’Avignon.

En mars 2015 elle rejoint le trio Karénine composée de Louis Rodde au violoncelle et Paloma Kouider au piano. Le trio se produit régulièrement dans des festivals de renom tels que les Flâneries Musicales de Reims, Festival Radio-France de Montpellier, Festival d’Auvers-sur-Oise, la Folle Journée de Nantes, le Festival Chopin à Nohant, ainsi qu’à l’étranger, en Espagne, Allemagne, Italie, Japon, Chine, Canada.. Récemment lauréat du Nord-Metall Ensemble Prize pour son interprétation du quintette de « la Truite » auprès de l’altiste Krzysztof Chorzelski et de la contrebassiste Laurène Durantel, le trio Karénine est depuis peu « artiste en résidence » du festival Mecklenburg-Vorpommern en Allemagne.

Fanny Robilliard a travaillé au sein du London Symphony Orchestra en tant que chef d’attaque des seconds violons, ainsi qu’avec le London Philarmonia. Elle est régulièrement invitée à travailler avec la European Camerata, ainsi que dans l’ensemble des Dissonances de David Grimal.

Elle joue un violon de Jean-Baptiste Vuillaume qui lui est prêté par le Fonds Instrumental Français.


Louis Rodde violoncelle

Nommé révélation classique de l’Adami et lauréat de la Fondation Cziffra en 2011, Louis Rodde s’est formé auprès de Philippe Bary, puis au CNSM avec Roland Pidoux et Xavier Phillips avant de recevoir les conseils de Peter Bruns à la Hochschule de Leipzig.

Parallèlement à ses activités au sein du trio Karénine, Louis se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre dans la plupart des pays d’Europe, dans des salles telles que le Musikverein de Vienne, la Cité de la Musique et le théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Il se produit également avec orchestre dans les concertos de Haydn, Saint-Saëns, Dvorak…Ses concerts sont régulièrement retransmis sur France Musique et sur Radio Classique.

Louis est l’invité de nombreux festivals, parmi lesquels l’Encuentro de Santander, les Chorégies d’Orange, le Festival International de La Roque d’Anthéron dans le cadre des ensembles en résidence, le Festival Pablo Casals àPrades, le Festival Cziffra à Unieux, les Rencontres de violoncelle de Belaye, le Festival Sen’Liszt, le Festival Jeunes Talent…

Egalement féru de musique d’ensemble, Louis s’est produit au sein de l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam où il a effectuéune académie et participe régulièrement à des projets au sein des ensembles Les Dissonances, le Concert Idéal, Le Balcon, et les Violoncelles Français.

Louis Rodde a reçu le soutien des fondations Meyer et SYLF, ainsi que celui de l’Académie de Villecroze. Lauréat du DAAD (Deutscher Akademischer Austausch Dienst) pour l’année 2011-2012, il devient en 2012 filleul de la Fondation Accenture, qu’il remercie pour son généreux soutien. Il est lauréat des concours d’Epernay (1er prix) et Flame (2ème prix). Il joue un violoncelle fait pour lui par le luthier Jean-Louis Prochasson.


Paloma Kouider piano

Nommée « Révélation classique de l’Adami 2008 » et lauréate de la Fondation Groupe Banque Populaire, Paloma Kouider donne son premier concert à dix ans. Diplômée de l’Ecole Normale Alfred Cortot de Paris, elle a reçu régulièrement les conseils de la pianiste géorgienne Elisso Virssaladze à Florence avant d’intégrer, en 2012, la classe d’Avedis Kouyoumdjian à l’Universität für Musik und Darstellende de Vienne. Parallèlement à ses études musicales, ponctuées de rencontres avec des personnalités musicales telles Jean-Claude Pennetier, Menahem Pressler, Ferenc Rados, Leslie Howard et Claude Helffer pour la musique contemporaine, et à la suite d’un Premier Prix au Concours Général des Lycées en Musique, elle poursuit ses études littéraires en intégrant une classe préparatoire au Lycée Louis-le-Grand.

Paloma est régulièrement invitée à se produire à l’étranger, tant en soliste qu’avec orchestre : Europe, Kazakhstan, Russie, Japon. Invitée par les Festivals d’Aix-en-Provence, Radio France et Montpellier, Pablo Casals, Polignac, Menton, Jeunes Talents à Paris, Piano folies du Touquet…, elle fait des débuts remarqués en soliste dans les salles Cortot et Gaveau et la grande salle de l’Unesco à Paris, au Théâtre de la Criée à Marseille, ainsi qu’à la Salle Pleyel et au Wigmore Hall en trio. Elle fera ses débuts en Chine en 2014.

Sélectionnée par Thierry Beauvert pour représenter la France dans le concours de l’Union européenne des radios 2009, elle est régulièrement invitée sur les plateaux de France Musique, France Culture et France Inter.

Son premier enregistrement discographique (Lyrinx N°271), consacré à Beethoven et Liszt, paru en septembre 2010, a reçu 5 Diapasons et 4 étoiles Classica.

Chambriste passionnée, entrée toute jeune dans la classe de musique de chambre d’Eric Le Sage et Paul Meyer au CRR de Paris, elle fonde en 2009 le Trio Karénine, avec la violoniste Anna Göckel (puis Fanny Robilliard en 2015) et le violoncelliste Louis Rodde.

En mai 2012, Paloma a créé, aux côtés d’Alexandra Soumm et Maria Mosconi l’association « Esperanz’Arts » qui organise des manifestations artistiques pour les plus démunis.

 

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : Trio Karénine | 29 octobre 2015

Concert d’atelier : Trio Karénine | 4 février 2014

Concert d’atelier : Prix des Muses | 1er avril 2011

Trio Dali

en résidence de 2010 à 2016

Amandine Savary, piano

Jack Liebeck, violon

Christian-Pierre La Marca, violoncelle

Né d’une amitié doublée d’une passion pour le répertoire de musique de chambre, le Trio Dali est révélé à l’attention internationale en remportant successivement de grands Prix aux Concours Internationaux d’Osaka au Japon (1er Prix et Medaille d’Or), de Francfort en Allemagne (1er Prix), de New-York aux Etats-Unis (2nd Prix) et de Vienne (3e Prix, Prix du Public et Prix Spécial). Dans le même temps, il reçoit le prestigieux Chamber Music Award par le Philharmonia Orchestra à Londres. Le Trio Dali est depuis lors devenu l’un des jeunes trios les plus demandés, adoubé par la presse et comparé aux légendes que sont le Beaux Arts Trio ou le Trio Stern/Istomin/Rose.

Le patronyme du trio fait référence aux précieux marbres asiatiques de Dali, ce matériau que l’on taille progressivement et minutieusement de façon à confectionner des œuvres d’art. Ce travail, cette construction réfléchie et créative, symboles des marbres de Dali, reflètent les valeurs musicales essentielles du trio.

Formé auprès du Quatuor Artemis, d’Augustin Dumay et occasionnellement avec Menahem Pressler à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles, puis à l’Universität der Kunste à Berlin. le Trio Dali se produit dans de nombreux pays européens, en Scandinavie, aux Pays Baltes, aux Etats-Unis, Australie (Musica Viva) et en Asie. Il reçoit les invitations de centres musicaux réputés comme la Philharmonie de Berlin, le Konzerthaus de Vienne, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Southbank Center à Londres, le Tsuda Hall à Tokyo, le Kauffman Hall 92nd à New York, l’Alte Oper de Francfort, l’Auditorium du Louvre, Radio France ou la Salle Pleyel à Paris, the Great Guild à Riga, le Palais des Beaux-Arts et la Salle Flagey à Bruxelles, le Izumi Hall à Osaka, le Sydney City Center, l’Opéra Garnier de Monaco… et a joué dans les festivals de Verbier, Aix-en-Provence, Radio France à Montpellier, Les Folles Journées, La Roque d’Anthéron, Wallonnie, Saintes, Riga, Menton entre autres.

Il collabore aussi avec d’éminents artistes tels que Maria Joao Pirès, Augustin Dumay, Leif Ove Andsnes, Daniel Hope, Lawrence Power, Elisabeth Leonskaya, Jiang Wang, José Van Dam, Gabor Takacs-Nagy, Thierry Escaich ou Gyorgy Kurtag et se produit avec le Philharmonia Orchestra (Londres), l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le London Chamber Orchestra (LCO) , le Latvian National Symphony Orchestra, le Sinfonia Varsovia ou le Symphonieorchester Vorarlberg (Autriche).

Les deux premiers enregistrements du Trio Dali paru sous le label Fuga Libera/Outhere (Harmonia Mundi) ont reçu un succès critique international. Le premier disque consacré à Ravel en 2009 fut couronné d’un Diapason d’Or, Choc du mois et de l’Année 2009 de Classica, Choix France Inter, Clef de Resmusica, « Disco esceptionnal » de Scherzo, Selection BBC Music Magazine. Le coffret Schubert de 2011 se voit décerner un Editor Choice de Gramophone, Jocker de Crescendo, Supersonic Award de Pizzicato, 5 Diapasons, 4 Etoiles Classica, 5 Stars Das Ensemble, Choix France Musique… Son nouvel opus paraîtra en 2013/14 pour le label Alpha/Outhere.

Le Trio Dali est en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris. La « Leverhulme Fellowship » de la Royal Academy of Music de Londres a accordé aussi au trio une résidence et une charge d’enseignement au sein de la prestigieuse institution de 2008 à 2010.

Jack Liebeck joue le violon “ Ex-Wilhelmj » de J.B. Guadagnini daté de 1785 et Christian-Pierre La Marca, le violoncelle d’Antonio Stradivarius “Le Vaslin” créé à Crémone en 1725, généreusement prêté par Louis Vuitton Moët Henessy / LVMH.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : Trio Dali | 24 septembre 2015

Concert d’atelier : Olivier Greif | 5 novembre 2013

Concert de saison : Formes nouvelles | 9 février 2012

Quatuor Ardeo

En résidence de 2010 à 2017

  • Mi-Sa Yang violon
  • Carole Petitdemange violon
  • Noriko Inoue alto
  • Joëlle Martinez violoncelle

Si Ardeo – en latin : je brûle – est le nom de ce quatuor, c’est aussi la devise avec laquelle les quatre jeunes femmes abordent leurs répertoires ; le succès leur donne raison. Constitué en 2001 au sein du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le quatuor Ardeo fait aujourd’hui partie des formations françaises les plus louées par les médias et les plus applaudies par les publics.

Entre 2004 et 2009, le quatuor remporte notamment le second prix et deux prix spéciaux au Concours international de quatuor à cordes Chostakovitch à Moscou, le 2ème prix ainsi que le Prix de la presse internationale au prestigieux Concours international de quatuor à cordes de Bordeaux, le premier prix de la FNAPEC, les 3ème prix au Concours international de musique de chambre de Melbourne et au Concours international de quatuor à cordes « Premio Paolo Borciani » ainsi que, de nouveau en Italie, le Prix du public du festival de Bologna.

En plus de sa formation au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le quatuor Ardeo se perfectionne auprès de Rainer Schmidt du Quatuor Hagen à la Escuela Superior de Música Reina Sofía de Madrid, et bénéficie également, lors de master-classes, des conseils de grands maîtres comme le Quatuor Hagen et le Fine Arts Quartet, P.L. Aimard, W. Levin, G. Pichler, P. Katz, A. Meunier, E. Feltz, G. Takacs, A. Keller et A. Brendel.

Ces acquis et leurs victoires aux concours conduisent le quatuor Ardeo sur les grandes scènes et festivals en Europe : Santander en Espagne, Kuhmo en Finlande, Concertgebouw d’Amsterdam aux Pays-Bas, Casino de Bâle en Suisse, Lockenhaus en Autriche, Schleswig-Holstein Musikfestival et Beethovenfest Bonn en Allemagne, Festival Elba isola musicale d’Europa de Youri Bashmet, Festival de Bologne et Amici de la Musica Firenze en Italie, Prussia Cove en Angleterre, Noël au Kremlin en Russie.

En France, on a pu les entendre à la Cité de la musique, au Musée d’Orsay, au Théâtre du Châtelet, au Théâtre Mogador, à la Salle Cortot, à l’Orangerie de Sceaux, ainsi que lors des Festivals de Radio France à Montpellier, de Comminges, de Deauville, d’Entrecasteaux, de Colmar, du pays de Faïence, des Moments Musicaux de La Baule, des Flâneries de Reims, du Septembre musical de l’Orne, de Cordes-sur-Ciel, de Musique en Périgord.

Le quatuor Ardeo aime partager la scène avec ses partenaires de prédilection : David Kadouch, Bertrand Chamayou, Jérôme Ducros, Renaud Capuçon, Henri Demarquette, Jérôme Pernoo, Alain Meunier, Vladimir Mendelssohn, Evgeni Koroliov ou encore Mario Brunello, Christoph Richter, Paul Katz, Reto Bieri, Michel Portal.

Investi dans la création de notre temps, le quatuor a travaillé en étroite collaboration avec des compositeurs comme Jonathan Harvey, Edith Canat de Chizy ou Kaija Saariaho.

Le quatuor Ardeo est soutenu fidèlement par Mécénat Musical Société Générale depuis 2005 et sélectionné en 2006 par Culturesfrance pour le programme Déclic. En résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris depuis 2008, le quatuor Ardeo jouit également d’une résidence chez Pro-Quartet depuis l’année 2010. S’alternant au premier violon, Carole Petitdemange et Olivia Hughes jouent toutes les deux des violons qui leur sont prêtés respectivement par la fondation Grumiaux et le Fonds instrumental Français.

Salué largement par la critique internationale, le quatuor Ardeo a présenté son premier disque en 2007 avec la première mondiale des deux premiers quatuors de Charles Koechlin. En 2010 est sorti, chez Transart Live, le disque Chostakovich avec le pianiste David Kadouch. Cette heureuse collaboration a donné suite à un autre enregistrement avec le même pianiste : le quintette de Schumann, qui a paru récemment chez Decca.

Parmi les autres projets du quatuor figure aussi la sortie du premier volume de l’intégrale des quatuors de Bartók, en CD audio pour le label Aparté, ainsi qu’en version film chez ClassicAll.tv.

Carole Petitdemange, violon

Carole Petitdemange a obtenu un premier prix de violon mention très bien à l’unanimité au CNSM de Paris dans la classe de Jean Jacques Kantorow.

Elle suit ensuite un cycle de perfectionnement de musique de chambre dans la classe de J.j.Kantorow et P.l.Aimard.

Elle se forme auprès d’artistes tels que avec Veda Reynolds, Ana Chumachenko, Joseph Silvertstein, Rainer Schmidt… à Rotterdam, Madrid, Bâle et Salzburg.

Elle remporte plusieurs prix de concours de violon et de musique de chambre sonate, trio et quatuor: : Pinerolo (Italie), Katerinholm (Suède), Schostakovitch (Moscou), Melbourne (Australie), International Music awards..

Son intérêt prononcé pour la musique de chambre l’amène à participer à de nombreux festivals de musique de chambre : festival de Santander, festival de Kuhmo, Prussia cove, Great Lakes festival, Beethovenfestspiel(Bonn), Musicades de Lyon, festival de Colmar…

Parmi ses partenaires de musique de chambre on trouve J.j.Kantorow, J.Silvertsein,V. Mendelssohn, F. Salque, C.Richter, A.Meunier, D.Kadouch, P.Katz..

Carole Petitdemange est membre fondateur du quatuor Ardeo avec lequel elle a enregistré plusieurs disques, le dernier pour le label Decca , quintette de Schumann avec David Kadouch.

Elle joue un magnifique violon de J.B Vuillaume prêté par la fondation A.Grumiaux.

Mi-Sa Yang, violon

Violoniste d’origine coréenne, Mi-Sa Yang est née et a grandi au Japon. Elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en musique de chambre après avoir terminé ses études avec Olivier Charlier et Jean-Jacques Kantorow.

Mi-Sa est primée de divers concours internationaux : premier prix au concours international Yehudi Menuhin pour jeunes violonistes en 2000, troisième prix et prix spécial du jury au concours international de musique de Sendaï en 2001, premier prix au concours international de musique Maria Canals de Barcelone en 2009.

Depuis que Mi-Sa a fait ses débuts avec orchestre à l’âge de douze ans au Japon, elle joue avec de nombreuses formations (Suk Chamber Orchestra, London Mozart Players, Sendaï Philharmonic Orchestra, Tokyo Symphony Orchestra, New Japan Philharmonic, Osaka Philharmonic Orchestra, Kyôto Symphony Orchestra, Kansai Philharmonic Orchestra, Century Orchestra Osaka), tout en se produisant également en récital.

En mars 2008, elle a fait ses débuts de soliste en Europe en interprétant le concerto de Reynaldo Hahn avec l’Orquesta Ciudad de Granada.

Son talent de chambriste s’épanouit par sa participation à divers festivals : l’Académie Maurice Ravel, Fêtes musicales en Touraine, la Roque d’Anthéron, musique de chambre à Giverny, Musique sur Ciel à Cordes-sur-Ciel, le festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le festival de l’Epau, Kuhmo Chamber Music en Finlande, La Folle Journée à Tokyo, la saison musicale du musée de l’armée à l’hôtel national des Invalides.

Depuis 2009 Mi-Sa Yang forme, avec beaucoup de succès, le trio Les Esprits avec Adam Laloum et Victor Julien-Lafferière et a rejoint en 2014 le quatuor Ardeo, tous deux en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Joëlle Martinez, violoncelle

Née en 1983, Joëlle Martinez débute la musique à Castres (Tarn) dans sa ville natale puis intègre en 1996 le CNR de Toulouse dans la classe d’A.Cochet et P.Muller.

Elle obtient un premier prix d’instrument avant d’être nommée en 2001 au CNSM de Paris où elle reçoit l’enseignement de R.Pidoux , X.Phillips et Bruno Cocset (violoncelle baroque).

Très tôt, elle se passionne pour la musique de chambre et l’orchestre. Elle participe à la tournée 2000 de l’Orchestre Français des Jeunes et joue sous la direction de M.Plasson, Myung-Whun Chung, Jesus Lopez Cobos… Elle est invitée régulièrement au sein de l’Orchestre de Chambre « Les Dissonances » dirigé au violon par David Grimal.

La musique de chambre occupe une part centrale de son activité. Elle est membre fondateur du quatuor Ardeo depuis 2001.

Formation française reconnue et louée par les médias, cet ensemble remporte en 2004 le second prix et deux prix spéciaux au Concours International de Quatuor à Cordes Chostakovitch à Moscou. En 2005 le premier prix de la FNAPEC lui est décerné par la Fondation Polignac.

En 2005, le quatuor reçoit le 2ème prix ainsi que le prix de la presse internationale au concours international de Quatuor à Cordes de Bordeaux. En 2007, le quatuor se distingue au Concours International de Musique de Chambre de Melbourne : sélectionné pour la finale, il a remporté le 3ème prix des quatuors à cordes. Puis en juin 2008, le quatuor a remporté le 3ème prix lors de sa participation au Concours International de Quatuor à Cordes « Premio Paolo Borciani ».

Au sein de son quatuor, elle a ainsi reçu l’enseignement de Rainer Schmidt (quatuor Hagen) à l’Escuela Superior de Musica Reina Sofia de Madrid, de Walter Levin à la Horchschule de Bâle, et du quatuor Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Cette formation a participé également à de nombreuses master-classes avec G.Pichler, Fine Arts Quartet, A.Keller, E.Feltz, G.Takacs et est invitée à se produire dans de nombreux festivals et salles de concerts (Concertgebouw d’Amsterdam, festival de Kuhmo en Finlande,Orangerie de Sceaux, Festival de Lockenhaus, musée d’Orsay, Casino de Bâle, Bologna festival…)

En mars 2007, le quatuor a présenté son 1er disque (C.Koechlin) salué par la critique ; en janvier 2010, il enregistre le quintette de Chostakovitch avec le pianiste David Kadouch. En septembre 2011, en collaboration avec ce dernier, il sort un disque Schumann chez Decca.

Parallèlement à sa carrière de quatuor, Joëlle Martinez se produit régulièrement en France dans les Suites de Bach. Elle est également invitée au séminaire de musique de chambre de Prussia Cove (IMS Festival) et au festival de Kuhmo (Finlande). Elle joue alors avec Svetlin Roussev, Hartmut Rohde, David Geringas, Carsten Schmidt, Alasdair Beatson, Manuel Hofer, Reto Bieri, James Boyd…

En 2011 elle est invitée par Marc Minkowski à se joindre aux Musiciens du Louvre Grenoble en tant que violoncelle solo.

Noriko Inoue, alto

Originaire de Kyoto au Japon, Noriko Inoue commence son apprentissage du violon à 4 ans. A l’âge de 20 ans, elle choisit de se consacrer à l’alto et c’est avec cet instrument qu’elle obtient sa licence, puis son diplôme à l’Université Toho Gakuen, dans la classe de M. Tanamura.

Elle commence à se faire connaître en remportant le prix de l’Académie Maurice Ravel en 2002 puis le prix du 16ème Festival des Arts de Kyoto, le prix Sonderpreis des Generalmusikdirektor à l’Académie Carl Flesch, le troisième prix d’alto au Concours de violon d’Avignon.

Elle poursuit parallèlement ses études et entre en cycle de perfectionnement au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon dans la classe de Tasso Adamopoulos. Après avoir obtenu son certificat de perfectionnement, elle décide de parfaire sa formation en Allemagne, et entre à la Staatliche Hochschule für Musik de Freiburg, où elle suit l’enseignement de Wolfram Christ.

Passionnée par la musique de chambre depuis toujours, elle suit les master-classes de Robert Mann, Valentin Erben, Sadao Harada, Atar Arad, le quatuor Emerson, Nobuko Imai, Bruno Pasquier, Bruno Giuranna et Jean-Claude Pennetier.

Elle a participé à l’enregistrement de La Truite de Schubert avec le trio Chausson pour le label Mirare.

Elle participe à de nombreux festivals parmi lesquels La Folle Journée Nantes, La Folle Journée au Japon, l’Orangerie de Sceaux, Les Moments Musicaux de La Baule, Les Flâneries de Reims et le festival Saïto Kinen organisé par Seiji Ozawa.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert de saison : Conquêtes formelles et expressives du quatuor à cordes | 16 octobre 2012

Concert d’atelier : Concert de résidents – Quatuor Ardeo | 1er février 2012

Concert d’atelier : Quatuor Ardeo | 21 décembre 2010

Rencontre musicale : Pour ou contre Wagner | 17 novembre 2009

Aedes

© Sylvain Gripoix

L’ensemble est artiste associé, en résidence depuis 2008

Considéré comme « l’un des meilleurs choeurs de France » (Le Figaro), capable de « tout faire, chanter et jouer à la perfection » (Le Monde), Aedes figure parmi les grands ensembles européens, acclamé pour la justesse et l’intensité de ses interprétations.

Fondé en 2005 par Mathieu Romano, l’ensemble à dix-sept voix a forgé sous sa direction une sonorité unique, à la fois précise, charnelle et puissante, d’une vibrante énergie qui va droit au coeur. De la renaissance à la création contemporaine, en passant par des incursions dans d’autres univers, Aedes aime surprendre, inventer, brouiller les frontières : la danse, le théâtre, les arts visuels se mêlent au chant, ouvrant sans cesse de nouveaux horizons. Invité des plus grandes scènes françaises et européennes, Aedes est également le partenaire d’orchestres prestigieux dans l’interprétation des chefs-d’oeuvre du répertoire choral. Sa riche discographie, essentiellement consacrée à la musique des XXe et XXIe siècles, est récompensée de nombreux prix.

Ancré en région Hauts-de-France, reconnu « pôle culturel ressource » dans le département de la Somme et en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Aedes place la transmission au coeur de son engagement. L’ensemble forme les chefs de choeur de demain, chante pour les publics les plus divers et sensibilise élèves et enseignants à la pratique du chant.

Au cours de la saison 2025/2026, Aedes célèbre ses 20 ans d’existence autour de deux projets phares : la sortie de l’intégrale des oeuvres a cappella de Francis Poulenc (Aparté) et une vaste tournée de son programme « Résonances » qui retrace vingt années d’une aventure chorale hors du commun.

Aedes bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France au titre de l’aide aux compagnies conventionnées. Il est soutenu par la Région Hauts-de-France ainsi que par le Conseil départemental de la Somme dans le cadre du dispositif « Pôle culturel ressource ». Il est également en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing.

Fondation d’entreprise Société Générale est le mécène principal de l’ensemble. Aedes bénéficie du soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et reçoit des aides du Centre National de la Musique. La Fondation Crédit Mutuel Nord Europe est mécène associé aux actions en région Hauts-de-France.

Aedes est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant qu’artiste associé. Il est Lauréat 2009 du Prix Bettencourt pour le chant choral, membre de la FEVIS, de Scène Ensemble et de Tenso (réseau européen des choeurs de chambre professionnels).

Mathieu Romano, direction

Mathieu Romano place l’expressivité et le partage au centre de sa direction : unir les musiciens dans une même émotion pour mieux la transmettre au public.

Nourrie par la recherche historique mais tournée vers une interprétation vivante et intense, son approche met toujours en lumière le sens et la force émotionnelle des textes musicaux. Il travaille tout autant avec les voix qu’avec l’orchestre ; cette versatilité, cette connaissance intime de la voix, ainsi que la clarté de son geste et son écoute lui permettent d’être aussi familier sur une scène qu’en fosse d’opéra.

Personnalité en quête perpétuelle d’expériences nouvelles, son répertoire s’étend ainsi de la musique baroque jusqu’aux créations d’aujourd’hui. Il s’empare également régulièrement de projets transdisciplinaires : électronique en temps réel, ciné-concerts, théâtre musical, performances in-situ…

Ces dernières saisons, il a collaboré avec des orchestres et ensembles comme Les Siècles, l’Orchestre de Chambre de Paris, L’itinéraire, l’Orchestre National de Lille, le Yellow Socks orchestra, L’Orchestre National de Pays de la Loire, l’Orchestre de l’Opéra de Genova, l’orchestre symphonique de la Garde Républicaine, Les Frivolités Parisiennes, le Choeur de Radio France, le RIAS Kammerchor, le Netherlands Chamber choir.

Dans le domaine de l’opéra, il a entre autres dirigé Breaking the waves (Mazzoli) à l’Opéra-Comique, Don Giovanni (Mozart) au Théâtre des Champs-Élysées, et dirige cette saison Orphée aux enfers (Offenbach) au CNSMD de Paris et L’Arche de Noé (Britten), à l’Atelier Lyrique de Tourcoing avec Les Siècles.

Avec Aedes, dont il est fondateur et directeur artistique, il se produit dans les plus grandes saisons musicales. Cet ensemble et sa riche discographie sont saluées par le public et la critique.

Pour ses réalisations en tant qu’artiste, il est nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2020.

Discographie sélective


L’hôtel actuel conçu par Grandpierre (1903-aujourd’hui)

Après la mort du prince Edmond de Polignac, le 8 août 1901, Winnaretta Singer mène une période de deuil et met ses activités à l’arrêt pendant plusieurs mois.

En 1903, elle décide de remplacer son hôtel par un nouvel édifice plus spacieux et plus adapté aux réceptions. Elle s’adresse à l’architecte Henri Grandpierre qui a déjà travaillé pour ses amis Forain et Jean de Reszké. Grandpierre s’inspire des bâtiments parisiens érigés dans les années 1770 par Brongniart. Le permis de construire est déposé le 4 août pour un édifice de 750m2, soit quatre fois plus grand que le premier bâtiment.

En février 1905, on apprend que « le gros oeuvre est fini » et que les derniers travaux consacrés à la décoration intérieure durent jusqu’au début de l’année 1906. Dans le numéro du journal L’Echo de Paris daté du 2 janvier 1906, on apprend que « la princesse Edmond de Polignac est venue à Paris pour surveiller les derniers travaux du bel hôtel qu’elle fait construire rue Cortambert, sur l’emplacement de celui qu’elle a fait démolir. » Le 6 février, on rapporte dans les Chroniques mondaines du Jockey que « la reconstruction de son bel hôtel est à présent achevée et, dès ce printemps, les salons pourront en être inaugurés. » Effectivement, même si Winnaretta continue d’organiser des événements musicaux pendant les travaux dans son atelier du pavillon attenant, l’inauguration de l’hôtel et de son salon de musique prend place le dimanche 1er avril : « la princesse Edmond de Polignac ouvrira dimanche prochain ses salons pour une grande soirée musicale. » (La Presse, 30 mars 1906)

L’architecture du nouvel hôtel Singer-Polignac allie l’esprit du XVIIIe siècle aux nouveaux concepts de confort du début du XXe siècle. La nouvelle propriété se compose de quatre étages, d’un sous-sol, d’une terrasse et d’un jardin. Deux portes cochères permettent aux véhicules de déposer leurs occupants directement à l’intérieur de l’hôtel. Ces derniers se retrouvent ensuite dans le vestibule, au pied d’un grand escalier d’honneur. Par ce même vestibule, le personnel de maison rejoint le couloir de service, la cuisine, la salle des gens et les escaliers de service conduisant aux étages supérieurs et inférieurs.

Le premier étage rassemble quatre salons de réception et l’office depuis lequel sont réceptionnés les repas préparés dans la cuisine grâce à un monte-plat. La hauteur sous plafond des pièces de ce niveau est si haute que le deuxième étage est quasiment inexistant, seule une petite pièce appelée « salle à manger d’été », donnant sur le jardin, s’y trouve.

Au troisième étage, au sud, se situent les appartements de la princesse avec vue sur les extérieurs. Au nord, se trouve l’aile des invités donnant sur l’avenue Henri Martin (aujourd’hui Georges Mandel). Ces deux ailes sont reliées par une coursive ouverte sur le grand escalier au centre de laquelle est accessible une bibliothèque où Winnaretta installe son bureau. Cette bibliothèque de forme ovale est la réplique du salon ovale au premier étage. Elle est ornée de boiseries Louis XVI que la princesse léguera à sa mort au Musée des arts décoratifs de Paris.

Le quatrième étage abrite les chambres du personnel de maison.

Les salons de réception

Le grand escalier d’honneur, orné de colonnes et de niches, couronné par un dôme percé d’une ouverture zénithale conduit aux salons de réception du premier étage. Sur le palier, à droite, on accède au salon de musique qui donne sur l’avenue et sur la terrasse côté rue Cortambert à l’époque. Habillé de miroirs et décoré de piliers, de panneaux et d’entourages en trompe-l’œil qui imitent le marbre noir, son plafond est peint d’un ciel en trompe-l’œil. Les grandes fenêtres disposent de volets intérieurs roulants, couverts de miroirs, qui permettent de plonger la salle dans le noir. Une petite tribune peut accueillir deux ou trois musiciens (comme ce fut le cas pour les Tréteaux de maître Pierre, de Manuel de Falla en 1923).

Le salon de musique de l’hôtel du vivant de Winnaretta Singer, au début du XXe siècle.

Pour décorer les parties hautes et les voussures du salon, la princesse Edmond de Polignac commande une fresque à l’artiste espagnol José Maria Sert qu’il réalise entre 1910 et 1912. À cette période, le peintre abandonne la polychromie au profit de peintures noires sur fond doré. Le thème choisi pour cette fresque est Le Cortège d’Apollon, dieu de la musique et du chant, et se décline en onze tableaux représentant le dieu et ses muses : Clio (l’histoire), Euterpe (la danse et la musique), Erato (la poésie lyrique et érotique), Melpomène (la tragédie et le chant), Thalie (la comédie) Calliope (la poésie épique), Terpsichore (la danse), Uranie (l’astronomie céleste), Polymnie (la rhétorique et l’éloquence), suivies de Clythia la jalouse et de Leucothoé la bien-aimée. Apollon tient sa lyre dans sa main gauche et est coiffé d’une couronne de laurier.

Le dieu Apollon peint par José-Maria Sert visible au plafond du salon de musique de l’hôtel.

À une extrémité du salon, deux grandes compositions verticales représentent des allégories réunissant architecture et paysage du Nord et du Sud. Sur les murs, douze médaillons en bas-relief de stuc doré, surmontés de guirlandes de fleurs et de rubans et soulignés de branches de feuilles de laurier, regroupent des instruments de musique.

A l’arrière du salon de musique, une autre porte permet d’accéder à un salon ovale qui fait face aux escaliers. Au plafond en trompe-l’œil on distingue deux tableaux issus d’une fresque de Giandomenico Tiepolo que Winnaretta Singer a acquis à Venise en 1901 sur les conseils de son amie Augustine Bulteau. Cette grande pièce s’ouvre sur les terrasses et sur un salon plus petit orné de charmants panneaux de bois peint du XVIIIe évoquant les loisirs. Il conduit à la salle à manger, inspirée du salon de la paix du Château de Versailles, entièrement revêtue de marbres polychromes, qui donne sur le jardin. Partant d’une porte dissimulée dans un panneau de marbre, un corridor traverse le jardin pour relier la salle à manger à l’atelier.

Winnaretta Singer qui soutiendra tout au long de sa vie les sciences et la recherche, est aussi une grande amatrice de nouvelles technologies. Elle dote son nouvel hôtel des meilleurs équipements : un ascenseur, une cuisine flambant neuve équipée de cuisinières et de réfrigérateurs les plus récents. Le toit était doté d’un solarium combiné à une serre. Au sous-sol, à côté de la cave à vin était aménagée une piscine chauffée.


Sources

Le premier hôtel (1887-1903)

Le 7 mai 1887, deux mois et demi avant son mariage avec le prince Louis de Scey Montbéliard, Winnaretta Singer achète son premier hôtel particulier, situé au 3, rue Cortambert – alors rue des Sablons – à Paris, pour la somme de 350 000 F.

Cet hôtel a été construit à la demande du diplomate Eugène Pelletier vers 1869 puis a été racheté par le Britannique William Thomas Wright en 1881 qui le revendra ensuite à Winnaretta.

Nous n’avons pas connaissance de plans détaillés, de photographies ou gravures représentant cet hôtel. Cependant, l’annonce de mise en vente de cette propriété nous donne quelques éléments :

Cet hôtel, avec jardin et dépendances, occupe près de 2 000m2.
L’hôtel comprend : au sous-sol, cuisines et dépendances diverses avec distribution d’eau chaude et froide à volonté dans toute la maison. Au rez-de-chaussée, élevé de 4 mètres, grand et petit salon, salle à manger et salle de billard. Le grand salon, avec plafond et portes peints par un de nos meilleurs artistes ; la salle de billard, en décor japonisant, donnant sur un jardin d’hiver orné de vitraux de même style. Toutes ces pièces peuvent se réunir pour composer un immense appartement de réception.
Au premier étage, cinq chambres de maître avec dépendances et salle de bains pourvue d’appareils d’hydrothérapie complets […].
Au second étage, nursery comprenant sept pièces.
Enfin auprès de l’entrée se trouvent le logement du concierge et les écuries, aménagées entièrement à l’anglaise. […] Ajoutons un jardin merveilleusement planté, avec rochers, kiosque, potager, deux serres etc.

Maisonneuse, Le Figaro le 30 mars 1887

Dans le jardin de la propriété, un grand chalet abrite un atelier d’artiste que Winnaretta transforme en atelier de peinture et de musique. Pour le rendre plus confortable, Winnaretta commande à Maple des boiseries de chêne naturel qui sont toujours en place aujourdhui. Dès la fin de l’année 1887, elle achète deux Steinway, un piano à queue et un demi-queue. Et en 1892, elle ajoute, sur la coursive, un orgue de salon de Cavaillé-Coll.

L’orgue de la princesse

Commandé à Aristide Cavaillé-Coll, l’orgue est installé en août 1892 dans l’atelier. À la mort de la princesse, l’instrument est légué à la comtesse Jean de Polignac qui le cède ensuite au séminaire de Merville (59).

Ont joué sur cet orgue : Winnaretta Singer, Louis Vierne, Albert Decaux, Alexandre Guilmant, Jules Bouval, Eugène Gigout, Nadia Boulanger, Marcel Dupré…


Sources

  • Cendron Philippe, L’hôtel Singer-Polignac, Cahiers de la Muette, mars 2025
  • Kahan Sylvia, Winnaretta Singer-Polignac, princesse, mécène et musicienne, Les Presses du Réel, 2018

Escadron Volant de la Reine

En résidence de 2012 à 2018

Eugénie Lefebvre soprano, Josèphe Cottet, Marie Rouquié violon, Benjamin Lescoat alto, Antoine Touche violoncelle et viole de gambe, Thibaut Roussel théorbe et guitare baroque, Sanne Depreterre contrebasse, Clément Geoffroy clavecin & orgue.

L’Escadron Volant de la Reine désigne les dames de compagnie recrutées par Catherine de Médicis. Par leur présence et leur conversation, elles étaient chargées de pacifier les relations humaines au sein des Cours européennes. Ce nom évoque une organisation non hiérarchisée alliant rigueur et fantaisie, deux qualités qui tiennent à cœur aux musiciens de l’ensemble dans le travail musical.

Premier Prix et Prix du public du Concours international du Val de Loire (2015, président de jury William Christie) et lauréat de l’International Young Artists Presentation 2013 d’Anvers (Belgique), l’Escadron Volant de la Reine est créé à l’initiative du violoncelliste Antoine Touche. Tous issus des Conservatoires supérieurs européens (Paris, Lyon, La Haye, Bruxelles), les musiciens sont liés par une profonde amitié et c’est naturellement qu’ils se rassemblent en janvier 2012.

L’Escadron compte sur les divers talents qui le composent, partageant une énergie commune et une recherche toujours plus approfondie. En musique de chambre ou en orchestre, l’ensemble se démarque par l’absence de directeur artistique. Cette démarche, mûrement réfléchie, permet à chaque membre de s’impliquer dans la réflexion musicale et l’organisation des projets. Désireux de faire découvrir des œuvres méconnues des XVIIe et XVIIIe siècles, ils concentrent particulièrement leurs recherches sur la musique italienne.

L’ensemble s’est produit dans différents festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), le Festival de Ribeauvillé…

Biographies

Eugénie Lefèbvre soprano

Lauréate au concours international de musique baroque de Froville en 2013, Eugénie obtient son diplôme au Centre de Musique Baroque de Versailles en 2009, et se perfectionne par la suite à la Guildhall School of Music and Drama de Londres auprès de Susan Waters.

On la voit régulièrement avec des chefs d’orchestre tels que Emmanuelle Haïm, René Jacobs, Leonardo Garcìa Alarcòn, Vincent Dumestre, Jean-Claude Malgoire, Olivier Schneebeli, Pierre Cao et Peter Shreier. Sa passion pour la musique baroque lui fait aborder des oeuvres comme Actéon de Charpentier (Hyale), Rinaldo de Haendel (Armida), L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi (Néron, Valetto),Teseo de Haendel (Medea), Les Plaisirs de Versailles de Charpentier (la Conversation), Cadmus et Hermione de Lully (Hymen), Les Amants Magnifiques de Lully (Caliste), le Pouvoir de l’Amour de Pancrace Royer (L’Imagination, Hersilie), Hippolyte et Aricie de Rameau, Giulio Cesare de Haendel, Médée de Charpentier, Orfeo ed Euridice de Gluck, Castor et Pollux de Rameau.

On l’entend également dans de la musique sacré comme La Passion selon Saint-Jean de Bach, les Grands Motets de Pierre Robert, Jephté de Carissimi, le Reniement de Saint-Pierre, la messe de minuit et le Transfige dulcissime de Charpentier, le Maddalena a piedi di Cristo de Bononcini et celui Caldara.

Son plaisir de la scène l’amène à participer à la production et tournée française du Bourgeois Gentilhomme avec l’ensemble la Rêveuse dirigé par Benjamin Perrot. Cette aventure dure près d’un an et demi (de 2011 à 2013) et permet donc à Eugénie de se produire dans de nombreuses salles et théâtres à travers toute la France.

Elle apparaît en concert avec le Concert d’Astrée, l’ensemble Sagittarius, l’ensemble La Rêveuse, Les Symphonistes, le Poème Harmonique et l’Académie für Alte music de Berlin. Eugénie collabore aussi régulièrement avec de jeunes ensembles talentueux tels que L’Escadron Volant de la Reine, Le Vertigo, Stravaganza et Les Surprises.

En 2014 Eugénie enregistre son premier CD en tant que soliste avec l’ensemble Le Vertigo, et participera à l’automne 2015 au nouvel enregistrement de l’ensemble Les Surprises sous le label d’Ambronay. Cette saison on la verra sous la direction d’Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille et de Dijon ainsi qu’au festival de Saint-Michel en Thiérache dans les rôles d’Oenone et Proserpine dans la Descente d’Orphée aux Enfers, et dans le rôle de la Conversation dans les Plaisirs de Versailles de Charpentier.


Josèphe Cottet violon

Après un DEM et un prix de perfectionnement d’alto moderne au CRR de Versailles dans la classe de Jacques Borsarello, Josèphe Cottet poursuit ses études au CRR d’Aubervilliers-la Courneuve dans la classe d’Hélène Houzel en violon et alto baroque où elle obtient un DNSPM. Elle complète sa formation instrumentale par des masters classes avec Odile Edouard, Patrick Bismuth, Amandine Beyer ou Enrico Onofri. Elle se spécialise alors en musique ancienne et joue dans différentes formations orchestrales comme l’ensemble Pygmalion (Messe en si de Bach, Dardanus et Hippolyte et Aricie de Rameau…), les Musiciens du Paradis (Vénus et Adonis de John Blow), le Parlement de Musique de Strasbourg, Opera Fuoco, les Ombres, l’ensemble Correspondances…

Une large pratique de la musique de chambre lui permet d’aborder des répertoires très différents : la musique Renaissance avec « La Bande de violon » et la Compagnie Outre Mesure avec laquelle elle enregistre, le répertoire baroque grâce l’Escadron Volant de la Reine, dont elle est la co-fondatrice depuis 2012, et des styles plus tardifs, classique et romantique avec Les Curiosités Esthétiques.

Elle participe deux fois à l’Académie d’Ambronay ; en 2010 sous la direction d’Hervé Niquet pour Les Indes Dansantes de Jean-Philippe Rameau, puis en 2011, sous la direction de Sigiswald Kuijken. Grâce à ce projet, elle enrichit sa pratique orchestrale en jouant la partie de basse continue de la Messe en si de Johann Sebastian Bach au violoncello da spalla.

Passionnée de recherche en musicologie, elle étudie les musiques anciennes jusqu’en Master à la Sorbonne.


Marie Rouquié violon

Brillamment diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et du Koninklijk Conservatorium de La Haye, Marie Rouquié se spécialise dans l’interprétation des répertoires anciens sur le violon depuis plus de dix ans.

Ses prestations remarquées lui ont valu d’être nommée Lauréate Juventus 2009, aux côtés de musiciens tels qu’Alexandre Tharaud ou encore Benjamin Alard. Elle est invitée à se produire en soliste ou en leader dans de nombreux festivals : Festival Bach à Pâques (Saint Maixent), festival du Haut-Jura, festival d’Ambronay, festival de musique et d’eau fraîche (Brest), Brezice Festival (Slovénie), festival Oude Musik Niew (La Haye), festival Monteverdi-Vivaldi (Venise) ….

Passionnée par la diversité des styles musicaux, leur application sur un instrument aussi complexe que le violon et les multiples techniques d’expression qui en découlent, Marie collabore à plusieurs projets artistiques, chacun lui permettant d’approfondir et d’affiner sa connaissance d’un compositeur ou d’un style.

Elle a d’ores et déjà plusieurs récitals à son répertoire : l’intégrale des sonates pour violon et clavecin de Bach avec Pascal Dubreuil, ou encore un programme centré sur l’œuvre de Joseph Touchemoulin, élève chalonnais du grand Giuseppe Tartini, avec Patrick Ayrton.

Marie est fondatrice de l’ensemble Pointes et Contrepointes au sein duquel elle explore le répertoire italien pour ensemble à cordes. Elle a également, depuis 2011, intégré le Quatuor de Paris, spécialisé dans l’interprétation du répertoire classique viennois, aux côtés de François Fernandez, Gabriel Grosbard et Jérôme Huille.

Chambriste appréciée, elle est régulièrement invitée par de nombreux ensembles spécialisés dans l’interprétation des répertoires anciens : Les Ombres (dir. Margaux Blanchard et Sylvain Sartre) avec qui elle a enregistré l’intégrale des Nations de François Couperin, Concerto Soave (dir. Jean-Marc Aymes), les Musiciens du Paradis (dir. artistique Alain Buet) ou encore l’ensemble Amarillis (dir. Héloïse Gaillard). Elle est membre régulière du Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet), de l’ensemble Pygmalion (dir. Raphaël Pichon) et de Mensa Sonora (dir. Gabriel Grosbard et Matthieu Boutineau).

Marie collabore avec Federico Marri à l’élaboration du catalogue des œuvres de Pietro Nardini, autre grand élève de G.Tartini (à paraître en 2015). Titulaire du C.A. de musique ancienne, elle est professeur référent de violon ancien au Centre d’Études Supérieures de Musique et Danse de Poitou-Charentes depuis 2010.


Benjamin Lescoat alto

Né en 1984 dans sa chère terre picarde, Benjamin Lescoat commence ses études musicales par un heureux hasard avec l’alto au conservatoire d’Amiens. Après avoir obtenu de nombreux premiers prix dans diverses disciplines en France (dans les conservatoires d’Amiens, Rueil-malmaison et Paris) , et voyagé en Espagne, Suède, ou encore en Chine avec l’orchestre philarmonique de l’Orquesta Sinfonica de Galicia et l’Orchestre de Picardie, il décide de rejoindre Mira Glodeanu à Bruxelles avec qui il développe son goût pour la musique ancienne et obtiendra en 2011 un Bachelor d’alto baroque au Conservatoire Royal de Bruxelles. La découverte de ce « monde » lui permettra de se produire avec des artistes comme Hervé Niquet, Leonardo Garcia Alarcon, Peter van Heyghen, Marcel Ponseele, Sigiswald Kuijken, Sophie Gent, au sein d’ensembles tels que Clématis, Pygmalion, Ausonia, la Chapelle Rhénane, Le Concert Spirituel, Octopus Barokorchester, Les Muffatti etc… Mais ne l’empêchera pas de parfaire ce par quoi il débuta la musique, puisqu’il obtiendra en 2012 un Bachelor d’alto moderne dans la classe de Paul de Clerck au Koninklijk Conservatorium Brussel, et continue de se produire sous la direction de Michel Tabachnik, Heinz Holliger, Guy van Waas, Helmut Lachenmann, etc…


Antoine Touche violoncelle

Né en Bretagne, il commence le violoncelle à l’école de musique de St Malo dans la classe d’Aldo Ripoche. Il poursuit ensuite ses études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt dans la classe de Xavier Gagnepain. C’est durant cette période qu’il se découvre une passion pour la musique baroque en participant à divers projets de musique chambre au sein du département de musique ancienne. Après avoir obtenu son DEM à Boulogne, il étudie le violoncelle baroque à la Hoschule de Leipzig dans la classe de Balázs Máté.À son retour, il décide de se consacrer entièrement à la musique ancienne et intègre le conservatoire de Versailles dans la classe d’Ophélie Gaillard. Il participe tout au long de cette période à de nombreux projets avec la maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles. La même année, il commence également l’étude de la viole de gambe avec Emmanuelle Guigues et Guido Balestracci.En 2011, il entre au conservatoire du 7ème arrondissement où il travaille avec le violoncelle avec Emmanuel Balssa et la viole de gambe avec Christine Plubeau. Actuellement, Antoine Touche est au CNSMDP où il étudie avec Christophe Coin et Bruno Cocset. Il se produit régulièrement en concert en région parisienne et en Bretagne avec différentes formations : Pygmalion, Correspondance, Capricio Stravagante, les Surprises…

Il est membre fondateur de l’ensemble L’ Escadron Volant de la Reine


Thibaut Roussel théorbe

Après des études de guitare et de son, il se spécialise dans l’interprétation de la musique ancienne avec l’étude du théorbe, de la guitare baroque ainsi que du luth au CRR de Versailles dans la classe de Benjamin Perrot et obtient en 2010, un DEM à l’unanimité avec félicitations. Il se produit aujourd’hui en tant que continuiste au sein de plusieurs ensembles tels que Europa Barocca, l’Ensemble du Rosaire, l’ensemble La Rêveuse (dir : Benjamin Perrot, la Canopée (dir: Ruth Unger), la Compagnie du Mage (dir : Jean-Paul Bouron), La Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles (dir : Olivier Schneebeli), Les Fringantes Crapules, l’Ensemble Alcyone, l’Ensemble Opalescences, l’Ensemble Artemis, le Théâtre de l’Incrédule (Benjamin Lazar), le Consort Project, l’Ensemble XVIII-21 (dir : Jean-Christophe Frisch), le Concert Etranger (Itay Jedlin avec Isabelle Desrochers et le conte Poucette (JMF), la Camerata Vocale (dir : Jean-Michel Hasler) et les Festes d’Euterpe (dir. Jean-Miguel Aristizabal), Maîtrise de Radio France (dir : Sofi Jeannin), L’Eclat des Muses (Christine Bayle).


Sanne Depreterre contrebasse

Sanne Deprettere a étudié la contrebasse aux conservatoires de Gent et Bruxelles avec Frank Coppieters et avec Niek de Groot à l’Université de Folkwang où elle obtient un master. Elle a également appris le violone avec Margaret Urquhart au conservatoire d’Amsterdam. Sanne est la contrebassiste de l’Orchestre Symphonique des Flandres (Bruges) et de la Nouvelle Philarmonie d’Utrecht. Elle joue également avec Ausonia, le Bach Orchestra of the Netherlands, Currende, Van Wassenaer ensemble, Concert d’Anvers,….

En 2005 elle est lauréate de la compétition Dexia Classics. Elle a participé à plusieurs mastercalsses telles que le NJO orchestra of the 17th century, Freiburger Barokorchester, le Séminaire International de Musique Ancienne en Wallonie (Namur) et l’académie de musique ancienne de Vannes.


Clément Geoffroy clavecin & orgue

Clément Geoffroy commence le clavecin à 8 ans au CRR de Nantes dans la classe de Jocelyne Cuiller. Après avoir obtenu son DEM, il part étudier à Paris auprès de Bertrand Cuiller et de Frédéric Michel. Il intègre ensuite la classe de clavecin d’Olivier Baumont, de basse continue de Blandine Rannou et de musique de chambre de Kenneth Weiss du CNSMDP. Il obtient son Master en 2013 et se perfectionne actuellement au CRR de Paris dans la classe de chef de chant de Stéphane Fuget.

Curieux par nature, il a étudié la viole de gambe pendant 6 ans, s’intéresse au piano-forte et au clavicorde, et n’hésite pas à monter à la tribune d’un bel orgue quand l’occasion se présente.

En novembre 2011 il remporte le 1er prix au Concours de Clavecin Paola Bernardi de Bologne.

Continuiste très demandé, Clément Geoffroy a déjà eu la chance de collaborer avec plusieurs ensembles comme Le Concert d’Astrée, La Rêveuse, Stradivadia, La Chapelle Rhénane, les Surprises, Les Caractères… il a également joué sous la direction de Paul Agnew, René Jacobs et Lionel Saw. Il est membre fondateur de L’Escadron Volant de la Reine, ensemble actuellement en résidence à la fondation Singer-Polignac, et s’ouvre à de nouveaux horizons en jouant régulièrement à deux clavecins avec Loris Barrucand.

Il est aussi professeur de clavecin aux conservatoires de Vannes et Franconville et accompagnateur au Pôle Sup’93 de La Courneuve.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : L’Escadron Volant de la Reine | 16 juin 2016

Concert d’atelier : Du Stabat au Miserere | 9 octobre 2014

Concert d’atelier : Les larmes de Maddalena | 4 juin 2013

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