Quatuor Marto

en résidence depuis 2026

  • Aude-Liesse Michel, Ezequiel Castro piano
  • Louis Domallain, Félix Leclerc percussions

Réunissant piano à quatre mains et percussions, MARTO est un quatuor singulier né du désir d’explorer de nouvelles textures sonores et de renouveler l’écoute du répertoire orchestral à travers une formation de musique de chambre rare. À la croisée de la transcription, de la création et de l’interprétation, la démarche artistique de l’ensemble vise à révéler autrement des œuvres majeures du répertoire, en en proposant une lecture à la fois fidèle à leur essence et résolument contemporaine dans leur incarnation.

À travers le travail de la transcription, le quatuor cherche non pas à réduire l’œuvre, mais à en proposer une nouvelle mise en lumière : faire émerger des lignes, des rythmes et des timbres parfois insoupçonnés, offrir une expérience d’écoute plus intime, presque tactile. C’est par ailleurs l’un des avantages de l’ensemble MARTO : permettre à des structures plus modestes que les grandes salles de concerts de se ré-approprier un répertoire symphonique – le plus souvent réservé aux orchestres massifs. Le choix du piano à quatre mains permet de restituer la densité harmonique et la continuité du flux orchestral, tandis que les percussions apportent une dimension à la fois rythmique, coloriste et dramaturgique essentielle. Ce dialogue entre les instruments ouvre un espace sonore hybride, où l’énergie primitive des percussions rencontre la profondeur et la nuance du clavier.

Aude-Liesse Michel, Ezequiel Castro (piano), Louis Domallain et Félix Leclerc (percussions) sont issus des écoles supérieures françaises et européennes (CNSMDP, CNSMDL, HEM de Genève) au sein desquelles ils effectuent de brillants parcours. Récompensés de divers diplômes (master en interprétation, master en musique de chambre, master en musique ancienne, master en improvisation générative etc.) , les quatre musiciens explorent largement les possibles de leur pratique artistique avant de créer l’ensemble MARTO à la suite de leur rencontre au festival les Bestivités en 2023.

Chacun apportant son lot de connaissances spécifiques (musique contemporaine, composition, arrangement, édition de partition, scénographie, peinture etc.) le quatuor MARTO devient rapidement un nid créatif, un laboratoire bouillonnant pour ses membres fondateurs. La démarche artistique de l’ensemble n’est jamais figée; selon les projets et les contextes, le quatuor peut proposer de « simples » concerts, mais aussi de la composition de spectacle pensé sur mesure, axé autour d’un travail de création plus ambitieux. Au delà de la conception musicale , le groupe accorde toujours une importance particulière à l’élaboration d’un “imaginaire” autour de chaque concept, à la création d’un monde visuel allant de la série d’illustrations à la scénographie, en passant par une colorimétrie en accord avec l’identité des thèmes choisis.

Guidé par le désir de s’ancrer dans son époque et de valoriser la musique composée de nos jours, le quatuor tend ses bras à la création contemporaine et souhaite en particulier mettre en avant le travail des jeunes compositeur.ice.s. La diversité de ses propositions lui garantit également de riches ressources pour animer des ateliers, des actions culturelles et des interventions pédagogiques ludiques pour des publics variés.


Les Kapsber’girls

en résidence depuis 2026

  • Alice Duport-Percier soprano
  • Axelle Verner mezzo-soprano
  • Garance Boizot viole de gambe, dessus de viole
  • Albane Imbs archiluth, guitare baroque, tiorbino et direction

Depuis sa création en 2015 par la luthiste/théorbiste et cheffe artistique Albane Imbs, l’ensemble Les Kapsber’girls s’attache à redonner vie aux musiques prébaroques et baroques en leur insufflant une liberté de ton résolument contemporaine. Leur nom, clin d’œil au compositeur italien Girolamo Kapsberger, symbolise d’emblée leur volonté de se réapproprier le répertoire ancien avec fraîcheur, humour et exigence.

Les Kapsber’girls se forment autour d’une complicité artistique profonde entre quatre musiciennes issues d’univers variés, réunies par une passion commune pour les musiques anciennes, les sources rares et les voix oubliées. L’ensemble devient très vite un espace de recherche, de réinvention, de jeu. Leur interprétation mêle rigueur musicologique, intuition scénique et influences issues des musiques traditionnelles ou populaires. Les quatre musiciennes revendiquent un regard transversal sur le répertoire. Loin de reconstituer un passé figé, elles créent des ponts : entre les époques, les esthétiques, les disciplines. Leur approche valorise les dynamiques de l’oralité, les couleurs des instruments anciens, et la puissance émotionnelle des voix féminines.

Leur premier disque Che fai tù ? (Mars 2020, Muso), qui met à l’honneur leur compositeur fétiche, Kapsberger, a obtenu plusieurs récompenses : Diapason d’Or, ffff Télérama, Jocker Découverte Crescendo Magazine (Be.). Leur deuxième album Vous avez dit Brunettes ? dédié aux Brunettes, chansons françaises du XVIIIe siècle d’inspirations populaires (2021, Alpha Classics), a reçu lui aussi les critiques enthousiastes de la presse (5 étoiles Classica, 5 Diapasons, Gramophone, Le Figaro .) et du public ! Depuis leurs débuts, Les Kapsber’girls ont à cœur de remettre lumière des compositeur.trice.s marginalisé.e.s, des formes oubliées et des répertoires rares. En 2025, leur album Vox Feminae (Alpha Classics), consacre cette démarche : il rend hommage à six compositrices italiennes du Seicento, figures de talent, de courage et de singularité dans un monde dominé par les hommes. L’album est Diapason d’Or, Gramophone Editor’s Choice, Télérama TTT, Limelight Editor’s Choice, Coup de Cœur Le Monde .

Depuis leur création, Les Kapsber’girls bénéficient du soutien de nombreuses structures culturelles qui accompagnent leur démarche artistique, fondée sur la recherche, la création et l’interprétation vivante des musiques anciennes. Accueilli en résidences de recherche-création dans des lieux emblématiques – l’Académie Bach (Arques-laBataille), la Cité de la Voix (Vézelay), Sinfonia en Périgord, les Centres Culturels de Rencontre d’Ambronay, de la Ferme de Villefavard et de l’Abbaye aux Dames à Saintes– l’ensemble a pu affiner son identité musicale au fil des projets. Leurs concerts sont régulièrement applaudis par la presse (Le Canard Enchaîné, OpéraCritiques, ResMusica, Classicagenda…) et se sont fait entendre sur les scènes et festivals européens les plus réputés : London Festival of Baroque Music, Brighton Festival (GB), Les Nuits de Septembre, Bijloke (Belgique), Fora do Lugar (Portugal), Festival Radio France, Opéra de Lyon, Festival de Sablé, Festival de la Chaise Dieu, Les Musicales de Normandie, Festival de Saintes, Heinrich Schutz Music Festival (Allemagne), Les Riches Heures Musicales de la Rotonde, parmi de nombreux autres.

L’ensemble est régulièrement soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre National de la Musique, l’ADAMI, la SPEDIDAM et bénéficie également du mécénat de la Fondation Orange en 2024 et 2025. Les Kapsber’girls sont membres de la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés).

crédit photo : P. Morales


Le Printans

en résidence depuis 2026

  • Vincent Gailly direction artistique et accordéon
  • Hélène Richaud soprano
  • William Shelton contreténor, traverso et théorbe
  • Noé Nillni cornet
  • Marie Boichard flûtes et basson
  • Valentine Pinardel violon et alto
  • Iris Guémy violoncelle
  • Jeanne Bonnet contrebasse
  • Morgan Laplace Mermoud percussions

Le Printans est un ensemble pour la création et les musiques anciennes dirigé par l’accordéoniste Vincent Gailly et qui réunit un assortiment inédit d’instruments étranges. Convaincu que les œuvres sont des organismes vivants, en constante mutation, l’ensemble cherche à en rendre toute la puissance émotive grâce à une appropriation inventive et exigeante, qui permette de retrouver quelque chose de la surprise qu’elles ont suscitée lors de leur première découverte.

C’est là l’identité que revendique le Printans. Un son d’ensemble immédiatement reconnaissable, une approche personnelle de fonds musicaux qui sommeillent, une science de l’interprétation au service d’une liberté et d’une énergie collective. Fondé en 2023 à l’Académie musicale de Villecroze, l’ensemble s’est produit au Festival Radio France Occitanie Montpellier, au Théâtre de Draguignan et dans les jardins de l’Hôtel de Sully à l’invitation de l’Orchestre de chambre de Paris. L’Académie de Villecroze, puis la Cité de la Voix l’année suivante et l’Abbaye aux Dames de Saintes en 2025, accueillent en résidence les musiciens du Printans pour la création de « Sans collerette ni fraise », un tissage d’œuvres anciennes et nouvelles de Dowland et Pesson, et « En robe des champs» autour des bergères baroques. Outre ces partenaires, Le Printans est soutenu par la Tokyo Foundation grâce au parrainage du Conservatoire National de Paris.

Passionnés, sensibles, curieusx, nos musiciennes et musiciens perpétuent un savoir faire de très haut niveau. Leur jeunesse, leurs personnalités attachantes, n’en font pas moins des musiciens de métier, dont la liste des salles parcourues vous apprendrait qu’ils ont aussi une bonne connaissance des gares de France et d’ailleurs. Nos musiciens proviennent de mondes artistiques différents, musiques anciennes, création contemporaine, culture de l’orchestre, musiques de tradition orale, et c’est de la rencontre entre ces mondes, d’une volonté de faire ensemble, qu’a éclos Le Printans. Nous sommes fiers de compter dans l’ensemble des musiciennes de l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National, Les Arts florissants, Pygmalion et Le Consort.

crédit photo : Cité de la Voix


Quatuor Lunaris

en résidence depuis 2026

  • Matthieu Perraud violon
  • Cassandra Teissedre alto 
  • Maïa Xifaras violoncelle
  • Thom Poirié piano

Fondé en 2024, le Quatuor poursuit actuellement un master de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans la classe de Claire Désert, François Salque et Louis Rodde. Il a suivi des masterclasses auprès de Bertrand Chamayou, Jean-François Heisser, Jean Sulem ou encore Pauline Sachse. Son répertoire s’étend de Mozart à Donatoni, traduisant un intérêt pour des styles et esthétiques variés. Il gagne le concours le prix d’honneur (premier prix à l’unanimité avec les félicitations du jury) et le grand prix « super finale » au concours Bellan 2025. Sélectionné à l’académie du Festival Ravel 2025 ainsi que pour la saison 2025-2026 de l’association Jeunes Talents, il est également invité à se produire par Pierre Bleuse, Bertrand Chamayou et d’autres personnalités du monde musical.

Ophélie Gaillard

en résidence depuis juillet 2026

Un esprit d’une curiosité insatiable, le goût du risque, un appétit immodéré pour tout le répertoire du violoncelle concertant sans frontières ni querelles de chapelle, un engagement citoyen et un amour inconditionnel de la nature : voici sans doute ce qui distingue très tôt cette brillante interprète franco-helvétique.

Élue « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique 2003, elle se produit depuis en récital aussi bien en Asie qu’en Europe et est l’invitée des orchestres les plus prestigieux comme l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National de Metz, le Royal Philharmonic Orchestra, le Czech National Symphony Orchestra ou le New Japan Philharmonic. Elle est aussi l’interprète privilégiée de compositeurs actuels et développe une politique de commandes.

Elle enregistre pour Aparté plusieurs intégrales récompensées par la presse internationale : Bach, Britten, Schumann, Fauré, Chopin, Brahms, CPE Bach, Strauss, Boccherini, ainsi que des albums thématiques qui ont conquis un très large public, Dreams, Alvorada et Exils, Vivaldi/ I colori dell’ombra, a Night in London, Napoli!, Cello tango.

Passionnée de rencontres, elle partage régulièrement la scène avec Lambert Wilson, le danseur hip-hop Ibrahim Sissoko, les chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, les danseur·euse·s Étoile Hugo Marchand et Ludmila Pagliero, ou encore le chanteur star de la bossa nova Toquinho (album live Canto de sereia, enregistré pour Aparté au festival MiTo en 2017).

En 2005 elle fonde et dirige du violoncelle le Pulcinella Orchestra, une des phalanges européennes les plus récompensées par la critique internationale et avec laquelle elle explore les répertoires des 17eme et 18eme siècles sur instruments historiques.

Après un double album consacré à Boccherini en 2019, enregistré avec la complicité de Sandrine Piau, Ophélie Gaillard et Pulcinella remportent un large succès public grâce à un double album Vivaldi, I colori dell’ombra, gravé au plus fort de la crise sanitaire avec les mezzo-sopranos Lucile Richardot et Delphine Galou.

Début 2021, toujours chez Aparté, Ophélie Gaillard propose un voyage à travers 100 ans d’airs d’opéra avec son enregistrement Cellopera, accompagné par le Vienna Morphing Orchestra sous la direction de Frédéric Chaslin, grâce à des transcriptions pour violoncelle et orchestre d’œuvres de Mozart, Verdi, Tchaïkovski, Offenbach et Puccini. En mars 2022, avec A Night in London, elle nous amène à la rencontre des compositeurs qui tentèrent l’aventure à Londres dans les années 1730, tels Porpora, Geminiani ou Bononcini.

Pour 2023, cap sur Naples avec Sandrine Piau, Marina Viotti et Luan Goes pour un double-album haut en couleurs, reprenant des inédits de Porpora, des concertos de Leo ou Durante, des gigues de Matteis ou encore des Tarentelles traditionnelles.

Nommée chevalière des Arts et Lettres par le Ministère de la Culture et Chevalière de l’Ordre National du Mérite, elle est professeure à la Haute Ecole de Musique de Genève depuis 2014 et donne des master- classes sur tous les continents. Elle est invitée comme membre du jury de grands concours internationaux (ARD de Münich, Bach a Leipzig, concours de Genève, Isang Yun en Corée, Concours de la Reine Elisabeth.)

Depuis 2026 Ophélie Gaillard joue un violoncelle de Andrea Guarneri généreusement prêté par la Fondation Boubo, un violoncelle contemporain de David Léonard Wiedmer et un violoncelle piccolo anonyme flamand.

crédit photo : Christian Mewly


Raphaël Merlin

en résidence depuis juillet 2026

Raphaël Merlin a toujours exploré la musique sous différents angles, par différents prismes : de sa curiosité pour tous les styles et de sa gourmandise pour toutes les pratiques résulte une remarquable vision d’ensemble et une grande polyvalence. Violoncelliste du Quatuor Ebène de 2002 à 2023, compositeur, chef d’orchestre et pédagogue, il fonde en 2014 les Forces Majeures, est nommé en 2020 professeur de musique de chambre à la Hochschule für Musik und Theater de Munich, en 2023 Directeur Artistique et Musical de L’Orchestre de Chambre de Genève, en 2025 professeur à la Haute Ecole de Lausanne (HEMU) et directeur musical de L’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine. Né en 1982, il débute à six ans au CNR de Clermont-Ferrand : violoncelle, musique de chambre, piano, composition, piano-jazz. Il intègre en 1997 le CNR de Boulogne-Billancourt où il étudie le violoncelle avec Xavier Gagnepain, la musique de chambre avec Hortense Cartier-Bresson et la direction d’orchestre avec Janos Komives. Fort d’un 1er prix dans chacune de ces disciplines, il est reçu en 2001 1er nommé dans la classe de Philippe Muller au CNSM de Paris dont il sort quatre ans plus tard avec un diplôme de formation supérieure, mention TB à l’unanimité.

La musique de chambre, d’abord pratiquée en famille, occupe la part centrale de son activité depuis son entrée, en 2002, dans le Quatuor Ebène (composé de Pierre Colombet, Gabriel Le Magadure et Marie Chilemme,), 1er prix 2004 du concours international de l’ARD de Münich, Victoire de la Musique 2010 et 2020. Riche d’une discographie foisonnante et reconnue pour Erato/Warner, invité sur les plus prestigieuses scènes du globe, (Philharmonie de Berlin, Wigmore Hall de Londres, Concertgebouw d’Amsterdam, Tonhalle de Zürich, Library of Congress de Washington, Carnegie Hall à New York, Suntory Hall Tokyo, Sala San Paolo, Théatre des

Champs-Elysées et Philharmonie de Paris), le Quatuor qui a pour partenaires réguliers Nicholas Angelich, Elisabeth Leonskaïa, Menahem Pressler, Mitsuko Ushida, Matthias Goerne, Renaud et Gautier Capuçon, Michel Portal… sort d’un d’un tour du monde enregistré et filmé avec l’intégrale des quatuors de Beethoven en 2019, et donne en concert le cycle complet pour les célébrations des 250 ans du compositeur.

Raphaël Merlin s’est produit comme soliste avec les orchestres de Massy, du conservatoire Tchaïkovski de Moscou, d’Auvergne, de Paris-Sorbonne, Sostenuto, Ut5, des Dômes. De 1997 à 2002, il est le pianiste du Wildflower Quartet (jazz); il enregistre le trio op. 114 de Brahms (Accord-Universal), le trio de Philippe Hersant (Triton),) et un album de tango, « Café 1930 » (Zig-Zag),l’intégrale de la musique de chambre de Fauré (Aparté).

Il a dirigé successivement l’orchestre du lycée Racine, le Sérénade Orchestra, l’Orchestre des lauréats du Conservatoire et l’orchestre Opus 93, a cofondé « Le Petit Lion », dont il assure la direction musicale de 2008 à 2012, l’orchestre-école Ostinato, l’orchestre de l’opéra de Rouen, Orchestres nationaux d’Auvergne, de Bordeaux, Avignon, Philharmonia de Londres, Toulon… Il fonde en 2014 les “Forces Majeures” collectif de chambristes, réunissant des ensembles de musique de chambre pour des projets d’orchestre. Le disque Rossini paru chez Aparté avec la mezzo Karine Deshayes a rencontré un vif succès, suivi par un album avec le violoncelliste Edgar Moreau (Offenbach-Gulda, Erato/Warner, 2019). En residence à l’opéra de Vichy en 2018, Raphaël dirige en version scénique Le Barbier de Séville, ainsi que divers programmes programmes symphoniques. Les Forces Majeures se distinguent par leurs tournées à vélo, promouvant une réflexion sur notre mode de vie carboné.

Passionné d’enseignement, Raphaël Merlin est titulaire du CA et a enseigné le violoncelle au CRR de Boulogne-Billancourt. Il donne régulièrement des masterclasses de musique de chambre au CNSM de Paris et dans diverses universités et écoles à travers le monde.

Compositeur, ses œuvres comprennent « Eléa », un concerto pour quatuor à cordes et orchestre créé en 2011, « Pas de Deux » pour violon et violoncelle créé en 2012 au Concertgebouw d’Amsterdam, et « See: Sea & Seeds. Si ! », un concerto pour violoncelle et cordes créé en 2016 au Lockenhaus Festival.

crédit photo : Co Merz


Journées européennes du patrimoine 2026

Visites commentées le samedi 19 septembre 2026

La Fondation Singer-Polignac ouvre exceptionnellement les portes de son hôtel particulier au public le samedi 19 septembre 2026 uniquement dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Cet hôtel était l’ancienne demeure de Winnaretta Singer, princesse de Polignac (1865-1943), grande mécène des arts et des sciences. La fondation qu’elle a elle-même créée y siège depuis sa mort.

Vous pourrez y découvrir son salon de musique et ses salons d’apparat au 1er étage ainsi que l’ancien atelier de la princesse où elle peignait et jouait de l’orgue le jour et y organisait ses salons musicaux le soir. Gabriel Fauré, Vincent d’Indy, Nadia Boulanger, Igor Stravinsky, mais aussi Marcel Proust, Jean Cocteau et Colette ont régulièrement arpenté les couloirs de cet hôtel. Le circuit de la visite commentée vous permettra également de découvrir quelques rares archives de la princesse encore conservées.

Aujourd’hui, l’hôtel de la fondation accueille quotidiennement des artistes issus des plus grands conservatoires et leur permet de répéter dans différentes salles aménagées en conséquence depuis la création d’une résidence musicale en 2006. Vous croiserez peut-être au détour d’un couloir certains de ces musiciens.
Une fois par mois, la fondation produit des concerts réservés aux professionnels et mécènes du monde musical et culturel afin de permettre aux artistes de sa résidence de se faire connaître. Tout au long de l’année, des journées culturelles et scientifiques y sont également organisées en collaboration avec de grandes universités ou centres de recherche. Elles sont toutes retransmises en ligne et accessibles sur invitation.


La visite comprend une longue partie de présentation orale nécessitant une écoute attentive durant 30min.
Attention, cela peut être très long pour les enfants en bas âge.
L’Hôtel de la Fondation est accessible aux personnes à mobilité réduite (attention toutefois à sa cabine d’ascenseur dont les dimensions sont réduites : seuls de petits fauteuils peuvent être contenus).
L’Atelier, quant à lui, ne dispose d’aucun accès PMR.

Conditions d’accueil

  • Entrée libre sur inscription obligatoire
  • La visite sera commentée et durera environ 45min
  • 10 créneaux de visite seront ouverts. 25 personnes maximum par créneau. Une liste d’attente sera créée lorsqu’un créneau sera rempli.
  • Nous n’autorisons pas la diffusion sur les réseaux sociaux de photos ni de vidéos prises au cours de la visite.

Informations pratiques

  • 43 avenue Georges Mandel 75116 Paris
  • Métro 6 Trocadéro, Métro 9 Trocadéro ou Rue de la Pompe
  • Bus 63 Sablons – Cortambert

Trio Nebelmeer – 15 octobre 2026, 20h

concert sur invitation

Sergueï Rachmaninov (1873-1943)

Trio élégiaque no 2 opus 9 en mineur 

  • Moderato – Allegro vivace
  • Quasi variazione
  • Finale : Allegro risoluto – moderato

Felix Mendelssohn (1809-1847)

Trio pour piano n°2 en do mineur opus 66

  • Allegro energico e con fuoco 
  • Andante espressivo 
  • Scherzo. Molto Allegro quasi Presto 
  • Finale. Allegro appassionato

Trio Nebelmeer

Loann Fourmental piano

Arthur Decaris violon

Florian Pons violoncelle

Trio Nebelmeer

Récital de Gabriel Durliat – 17 septembre 2026, 20h

concert sur invitation

Ce programme peut se lire comme un parcours placé sous le signe de la foi, entendue dans ses multiples dimensions : foi religieuse, foi en l’art, foi en l’humanité.

La Pavana Lachrymae de Dowland ouvre ce chemin dans une méditation empreinte de gravité et de nostalgie. Trois siècles plus tard, la Pavane pour une infante défunte de Ravel semble lui répondre comme un écho lointain. Dédiée à Winnaretta Singer, princesse de Polignac, elle rappelle, ainsi que les trois Nocturnes de Fauré qui suivent, le rôle essentiel de cette mécène dont les salons furent un foyer exceptionnel de la création musicale.

Les Deux Légendes de Liszt mettent en lumière la foi dans sa dimension spirituelle la plus explicite, à travers les figures de saint François d’Assise et de Saint François de Paule dans deux fresques musicales d’une infinie poésie mystique. Enfin, la Sonate opus 110 de Beethoven conduit ce parcours vers une foi profondément humaine. Des ténèbres à la lumière, cette œuvre testamentaire est une ode à la vie qui, après avoir traversé l’abîme, s’affirme avec une force bouleversante.

Gabriel Durliat

William Byrd (c.1539-1623)

Pavana Lachrymae, d’après « Flow my tears » de John Dowland (1563-c.1626)

Maurice Ravel (1875-1937)

Pavane pour une infante défunte

Franz Liszt (1811-1886)

Deux Légendes S. 175

  • Saint François d’Assise : La prédication aux oiseaux
  • Saint François de Paule marchant sur les flots

Gabriel Fauré (1845-1924)

Nocturne n° 6 opus 63

Nocturne n° 9 opus 97

Nocturne n° 11 opus 104

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Sonate pour piano n°31 en la bémol majeur opus 110 

Gabriel Durliat piano

Gabriel Durliat

Désigné parmi les 200 qui feront la France de demain par le Figaro Magazine, Gabriel Durliat trace un sillon singulier dans le paysage musical français entre piano, direction d’orchestre et composition. 

Lauréat du Concours Général des lycées (1er Prix d’histoire de la musique), il entre la même année, à l’âge de 16 ans, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il est l’élève d’Hortense Cartier-Bresson, Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Alain Altinoglu.
Après y avoir obtenu six prix avec les plus hautes distinctions (piano, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, orchestration), il est admis en septembre 2022 en 3e cycle – Diplôme d’Artiste Interprète tout en se perfectionnant auprès de Cédric Tiberghien au sein de l’Académie Jaroussky.
Formé en parallèle à la Malko Academy for Young Conductors de Copenhague (Danemark), Gabriel Durliat a notamment dirigé le Danish National Symphony Orchestra, le Meininger Hofkapelle, l’Orchestre Philharmonique de Marseille…
Il est nommé sur concours chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain à compter de janvier 2026.
Après avoir remporté le concours international Piano Campus en février 2022, Gabriel Durliat obtient en mai 2023 le 2e prix au Hans von Bülow International Conducting from the Piano Competition, rare concours consacré à la direction depuis le piano.
Il se produit régulièrement en soliste, avec orchestre et en musique de chambre dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Palais Garnier, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Auditorium de Radio France et répond à l’invitation de programmations prestigieuses telles que la Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, le Festival Radio France de Montpellier, le Festival de Pâques de Deauville, Piano à Lyon, les Sommets Musicaux de Gstaad…
Son premier disque solo, associant la musique de Bach à celle de Fauré, paru en 2024 pour le label Scala Music a été chaleureusement accueilli par la critique. Un second en hommage à Maurice Ravel paraîtra en 2026.
Lauréat de la fondation Banque Populaire, Gabriel Durliat est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.

photo : Thomas O’Brien

Remise de médailles et moment musical – 18 juin 2026, 20h

Remise de médailles

Chaque année, le Conseil d’administration de la Fondation Singer-Polignac distingue des associations ou des entreprises méritantes, dont l’engagement et les initiatives remarquables contribuent au rayonnement des arts, des lettres et des sciences. Ces distinctions honorent des projets qui visent à promouvoir la connaissance, à encourager l’éducation de la jeunesse, et à rendre ces disciplines accessibles aux publics éloignés ou vulnérables.

Lauréats 2026 :

Moment musical

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) 

Toccata BWV 915

Wilhelm Friedemann Bach (1710-1784)

Polonaise in e moll

Polonaise in C dur

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)

Pièces de clavecin avec une méthode – Les Tendres plaintes (rondeau)

Jacques Duphly (1715-1789) 

Deuxième livre de pièces de clavecin : La Lanza

Louise Acabo clavecin

Louise Acabo

Remarquée par le journal espagnol El País comme « la meilleure surprise de la semaine et la dernière perle de l’inépuisable carrière française de grands clavecinistes » à l’issue du Festival de musique ancienne d’Utrecht, Louise construit sa carrière de soliste et de continuiste à Paris.

Formée par Aline Zylberajch à Strasbourg et Francesco Corti à la Schola Cantorum Basiliensis, elle est lauréate de plusieurs concours internationaux, notamment le Bach-Wettbewerb de Leipzig, La Capella Musicale de Milan et le Concours Corneille de Rouen, qu’elle remporte en 2018. Louise est également soutenue par la Fondation Royaumont, l’Association Jeunes Talents et la Fondation Boubo-Music.

Portée par son intérêt pour la pédagogie, elle a longtemps enseigné le clavecin en école de musique et est titulaire d’un master pédagogique obtenu à Bâle. Son mémoire sur la posture au clavecin a été récompensé comme meilleur travail de recherche par la fondation Walter & Corina ChristenMarchal.

Appréciée en tant que soliste, Louise est régulièrement invitée à se produire dans des festivals tels que le festival de Jean Rondeau Bel-Air Claviers, le festival Oude Muziek d’Utrecht, l’Entracte à Sablé, ou encore Cembalo in der Stadt Basel et Les Concerts Aurore à Bâle. En tant que continuiste, Louise se produit en orchestre, avec par exemple Le Concert de la Loge, Masques, Pygmalion, La Chapelle harmonique, mais aussi en plus petit effectif, notamment au sein de l’ensemble qu’elle a co-fondé avec ses collègues de The Banshies.

En août 2025 parait son premier album de clavecin solo, consacré à Jacques Champion de Chambonnières, sous le label Alpha Classics.

Louise Acabo est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2025.

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