
Concert de restitution – 26 février, 19h – indisponible


Fondation


Ce formulaire est destiné aux personnes ayant reçu une invitation de la part de la Fondation Singer-Polignac par mail ou par courrier. Si votre nom n’apparait pas dans la liste d’invités qui a été établie, votre demande de réservation pourrait être refusée.
Après trois jours de travail intensif sous forme d’ateliers au sein de l’hôtel de la Fondation Singer-Polignac, de cours en miroir et d’échanges autour du métier de chambriste, les ensembles se produiront en quintette le jeudi 26 février 2026 pour interpréter des extraits du coeur de leur répertoire mais aussi en formation élargie, accompagnés par les musiciens d’Ouranos dans des transcriptions joyeuses d’œuvres orchestrales.
Placé sous le signe de l’enthousiasme, de la communication et de notre amour pour le répertoire des instruments à vent, ce concert de restitution sera à l’image de ce que nous souhaitons insuffler aux jeunes musiciens participant à la 3ème édition de l’Académie Ouranos.
Ensemble Ouranos
Mathilde Calderini flûte
Philibert Perrine hautbois
Amaury Viduvier clarinette
Rafael Angster basson
Nicolas Ramez cor
Les quintettes à vent qui participent à cette académie :
Quintette Linaria (CNSM de Paris – France)
Quintette Eolys (Ecoles de musique de Lausanne, Berne, Bâle, Lucerne – Suisse)
Ensemble Esperite (Pôle Sup’ 93 et Conservatoire de Versailles – France)
Quintette Boreas (CNSM de Paris – France)
L’Ensemble Ouranos est artiste associé de la fondation depuis 2020.
La première session de travail de l’Académie Xenakis, accueillie par la fondation, s’est déroulée du 24 au 26 novembre 2025.
La deuxième a eu lieu du 23 au 25 février 2026. La troisième et dernière se tiendra du 7 au 9 avril.
Le Trio Xenakis a commandé une pièce pour trio de percussions aux trois lauréats qu’il a sélectionnés sur dossier : Anibal Vidal, Masahiro Aogaki et Izumi Maekawa. L’Académie se tient sur trois sessions de travail avec le Trio Xenakis à la Fondation Singer-Polignac, qui met à disposition son parc instrumental et ses espaces lors de chaque session. Les trois oeuvres seront ensuite créées le 9 avril 2026 lors du concert de clôture, et enregistrées chez le label B. Records, dans la collection du trio.
L’objectif des trois membres du trio est de rencontrer et d’accompagner la nouvelle génération de compositeurs, en leur apportant savoir-faire et expertise dans l’écriture pour percussions, tout en s’engageant dans la création contemporaine.
Lors des différentes sessions de travail, les deux compositeurs Pedro Garcia-Velasquez et Yan Maresz interviendront pour apporter leurs expériences et leurs réflexions sur l’écriture pour percussions.



47° Nord, la latitude de Vienne.
C’est là qu’Antonio Caldara pose ses valises, après un voyage commencé bien plus au sud, à Venise où il naît en 1670.
Très tôt reconnu, Caldara mène une carrière marquée par des rencontres et des déplacements : Venise, Rome, Barcelone, puis Vienne, où il devient vice-maître de chapelle à la cour impériale auprès de Johann Joseph Fux. À Venise, il est marqué par l’écriture de Giovanni Legrenzi et partage la même génération qu’Antonio Vivaldi, qui le suivra à son tour à Vienne. Là bas, Caldara rejoint un milieu cosmopolite et florissant où l’influence de musiciens voyageurs comme Georg Muffat a déjà préparé le terrain d’un dialogue entre styles italien et germanique. La virtuosité vocale qui s’épanouira chez Nicola Porpora rappelle celle de l’œuvre de Caldara, elle aussi particulièrement dédiée à la voix.
47° Nord suit les pas d’un musicien au carrefour des traditions, dont l’écriture mêle la clarté italienne et la densité germanique, et qui marquera encore, bien des années après sa mort, d’éminents compositeurs comme Mozart, Beethoven ou Haydn.
The BanXhies
I. Grave
II. Vivace
III. Adagio
IV. Vivace
I. Grave
III. Gigue
II. Adagio
IV. Allegro
I. Adagio
II. Allegro
I. Largo
IV. Allegro
I. Praeludium
I. Sonata – Grave
IV. Aria
VIII. Borea. Alla breve
I. Adagio
I. Andante
II. Allegro – Adagio
III. Sarabande
IV. Passacaglia
I. Grave
IV. Allegro
The BanXhies
Yaoré Talibart, Roxana Rastegar violon
Suzanne Wolff violoncelle
Louise Acabo clavecin et orgue
Dans la mythologie irlandaise, la Banshee est une messagère d’un autre monde. Les quatre musiciennes de The BanXhies se sont rassemblées autour de cette image, voulant la musique comme passeuse du monde extérieur au monde intérieur, du corporel au mystique.
Évoluant comme une boule de glaise, l’ensemble se façonne au rythme des sensibilités de chacune, de leurs complémentarités mais aussi des différentes cultures et des passions qu’elles partagent : lecture, arts visuels, arts appliqués… Leurs programmes s’articulent autour d’un modèle central, qui consiste à raconter une histoire pendant le concert. À chaque performance, elles créent un itinéraire, alternant des œuvres du grand répertoire baroque, des airs traditionnels, des transcriptions et des improvisations. Elles proposent des programmes qui se transforment et s’adaptent aux lieux et à des publics variés, comme lors de leurs interventions dans des hôpitaux aux côtés de l’association Live Music Now.
The Banxhies a fait partie de la promotion 2024 d’EEEMERGING. Elles sont également lauréates du fonds Cadets en Scène. En France, l’ensemble se produit au festival de la Chaise-Dieu, au festival d’Ambronay, au festival de Maguelone, à la radio (« Générations France Musique ») mais aussi dans un rayon européen plus large allant de la Catalogne à la Croatie en passant par la Lettonie.
Leur premier album, « 47°Nord », qui explore les réciprocités esthétiques entre Venise et Vienne autour de la figure marquante d’Antonio Caldara, sortira en septembre 2026 chez le label Alpha Classics. Elles en joueront le programme au festival MA Bruges en août, ainsi qu’au festival du Quatuor Ébène Les Chaises Musicales et à la Salle Cortot pour la sortie du disque.
The BanXhies est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
photo : Alexia & Ferdinand
Pezzo elegiaco. Moderato assai
Tema con variazioni. Andante con moto
Variazione finale e coda. Allegro risoluto e con fuoco–Andante con moto
Allegro ma non tanto
Dumka. Andante con moto
Scherzo. Molto vivace — Poco tranquillo
Finale. Allegro
Trio Zeliha
Jorge Gonzalez Buajasan piano
Manon Galy violon
Maxime Quennesson violoncelle
Emmanuel Coppey violon
Manuel Vioque-Judde alto

Le Trio Zeliha voit le jour en 2018, fruit de la complicité artistique entre la violoniste Manon Galy, le violoncelliste Maxime Quennesson et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan.
Les trois musiciens sont lauréats de nombreux concours internationaux (Clara Haskil, KlavierOlymp de BadKissingen / Jascha Heifetz, Ginette Neveu / Barsbash Bach, Louis Rosor…). En 2021, Jorge et Manon remportent en duo le 1er Prix et tous les prix spéciaux au Concours International de Musique de chambre de Lyon. Par la suite, Manon est également nommée Révélation des Victoires de la Musique classique 2022.
Soucieux de servir le répertoire le plus diversifié, les Zeliha se produisent dans des cadres prestigieux tels que le festival de La Roque d’Anthéron, les Folles Journées de Nantes et Tokyo, le festival Berlioz, les Rencontres musicales d’Evian, le festival de Pâques d’Aix-en-Provence, les Sommets Musicaux de Gstaad…
Le trio défend régulièrement le Triple concerto de Beethoven aux côtés d’orchestres tels que l’ONPL sous la direction de Gabor Takacs-Nagy ou récemment en tournée avec l’OCL et Renaud Capuçon, qu’il compte parmi ses partenaires réguliers de musique de chambre. L’ensemble a fait ses débuts avec l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et Bertrand De Billy en janvier 2025.
Paru en 2019 chez Mirare, son premier disque a notamment récolté les éloges de Menahem Pressler et Alfred Brendel ainsi que 5 Diapasons, 5 étoiles de Classica et a été nommé « Editor’s choice » chez Gramophone. Un nouveau disque consacré aux 2emes trios de Schubert et Chostakovitch est sorti en mai 2024 chez le même label.
Après avoir travaillé avec Claire Désert, le Trio Wanderer, François Salque et Luc-Marie Aguera, les trois amis se perfectionnent actuellement à la Chapelle Royale Reine Elisabeth de Waterloo.
Le Trio Zeliha est représenté par Beau Soir Productions, sous l’égide de Renaud Capuçon. Les musiciens sont individuellement lauréats des fondations Banque Populaire, Safran et Charles Oulmont.
Le Trio Zeliha est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.

Artiste City Music Foundation, Artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, membre de l’Ensemble Modern Academy de Francfort et des London Contemporary Soloists, le violoniste français Emmanuel Coppey construit une solide carrière de concertiste.
En tant que soliste, il a collaboré avec Jérémie Rhorer, Vahan Mardirossian, Rachel Podger, Alexei Ogrintchouk, Guy van Waas et Christopher Warren-Green, et il est apparu à la télévision nationale belge pour le concert royal de Noël dans les Quatre Saisons de Vivaldi.
Chambriste recherché, Emmanuel a joué avec Nelson Goerner, Marc Coppey, Augustin Dumay, Emre Şener, Anna Vinnitskaya, Barbara Hannigan, Nicolas Baldeyrou, François Salque, Guillaume Bellom, Martin Beaver, Bertrand Chamayou, Frank Braley, dans certains des plus prestigieux festivals européens de musique de chambre.
Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend toutes les Sonates et Partitas de Bach, avec lesquelles il remporte le concours Bach de New York en 2023.
En tant qu’arrangeur, il a également écrit une pièce de virtuosité basée sur l’Apprenti Sorcier de Dukas.
Emmanuel a reçu l’enseignement des violonistes György Pauk et Augustin Dumay. Il est diplômé de la Royal Academy of Music et du Conservatoire de Paris où il a étudié avec Philippe Graffin et Svetlin Roussev. Son éducation musicale a commencé avec Larissa Kolos.
Emmanuel a été soutenu par la Royal Academy of Music, l’Adami, la Fondation de la Vocation et la fondation d’entreprise Banque Populaire.
Depuis juillet 2024, il est Artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
Il joue un magnifique Guarnerius de 1735, généreusement prêté par la collection Guttman.

Manuel Vioque-Judde s’impose depuis plusieurs années comme l’un des altistes les plus captivants de la scène musicale française et internationale. Reconnu par ses pairs dès son plus jeune âge, il est le premier Français à avoir été double lauréat du Concours Primrose (Los Angeles, 2014) et du Concours Tertis (Île de Man, 2016).
Il se produit en soliste avec de nombreux orchestres à travers le monde, parmi lesquels l’Orchestre royal de chambre de Wallonie, l’Orchestre symphonique Simón Bolívar, le Moravian Philharmonic Orchestra, le Vogtland Philharmonic Orchestra, l’Elbland Philharmonie Sachsen, le Santa Barbara Chamber Orchestra, la Camerata Nordica ou encore le Kansai Philharmonic Orchestra.
Chambriste prisé, Manuel Vioque-Judde a collaboré avec des artistes tels qu’Augustin Dumay, Jonathan Fournel, Gary Hoffman, Liya Petrova, Gidon Kremer, Alexandre Kantorow, Christian Tetzlaff ou encore le Trio Wanderer. Il est membre fondateur du Trio Arnold aux côtés du violoniste Shuichi Okada et du violoncelliste Bumjun Kim.
La saison 2025-2026 est l’occasion de découvrir sa carte blanche « Résonance » au Théâtre de l’Hôtel de Ville du Havre et marque la parution d’un album consacré à la musique pour alto de Dmitri Chostakovitch, enregistré avec l’orchestre suédois Camerata Nordica et le pianiste Nathanaël Gouin (Mirare 2026).
Manuel est membre senior de l’Académie internationale Seiji Ozawa, artiste associé de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, soliste lauréat de la Fondation Banque Populaire et Révélation Classique Adami. Depuis 2018, il est directeur artistique du Just Classik Festival à Troyes. Il joue deux altos du luthier allemand Stephan von Baehr.
Manuel est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Arnold.
Trois œuvres pour autant de quêtes : atteindre les sommets, sonder l’âme, saisir la lumière.
Le Trio n°2 de Brahms ouvre le concert. Sa puissance expressive naît de la construction elle-même. Les motifs se développent dans une architecture rigoureuse, et le rythme, parfois d’influence hongroise, insuffle une énergie qui mène vers des sommets d’une intensité libératrice.
Avec Tristia de Liszt, d’après le roman Obermann de Sénancour, la quête devient intérieure. « Que veux-je ? Que suis-je ? Que demander à la nature ? » y lit-on. Traversée par le doute et le silence, l’œuvre progresse comme un cheminement introspectif.
Pour finir, le Trio d’Olivier Kaspar s’inspire du phénomène de réfraction solaire dont le Trio Parhélie tire son nom. Son écriture repose sur la circulation, la fusion ou la diffraction des timbres, ainsi que sur des rythmes asymétriques, oscillants comme les couleurs d’un kaléidoscope.
Trio Parhélie
Allegro
Andante con moto
Scherzo
Allegro giocoso
Trio Parhélie
Ivan Foucher piano
Lilya Chifman violon
Enguerrand Bontoux violoncelle
Le Trio Parhélie tient son nom d’un phénomène météorologique rare et fugace, qui se produit lorsque les rayons du soleil, bas à l’horizon, traversent un nuage de cristaux de glace ; grâce à un phénomène de réfraction lumineuse, trois astres semblent apparaître dans un halo solaire. Le Trio Parhélie intègre cette idée fondatrice comme matrice de son esthétique ; il interprète les œuvres en termes d’éclairages, de couleurs, de réverbérations, ce qui le pousse à questionner sans cesse son interprétation et son regard sur le répertoire.
Repéré en 2023 lors de la finale du Concours international de Lyon, le trio est invité par Vincent Coq (Trio Wanderer) à participer à une résidence au festival international de La Roque d’Anthéron. Depuis, il est régulièrement amené à jouer dans des festivals et salles renommés comme La Chaise-Dieu, la Salle Cortot, Festival Jeunes Talents, les Pianissimes, les Automnales du Château de Compiègne … Le trio a fait ses débuts en Chine en août 2025 lors d’une tournée de trois semaines.
Le Trio Parhélie est résident du Centre Européen de Musique de Chambre ProQuartet. Il est issu des CNSM de Paris et Lyon, et a pu étudier auprès de grandes personnalités du milieu de la musique de chambre comme Louis Rodde, Claire Désert, François Salque, Yovan Markovitch, Luc-Marie Aguera et Pierre Colombet. En 2023, le Trio Parhélie obtient le 1e prix du Concours Européen de la FNAPEC, le prix du Trio avec piano au festival ISA (Autriche) et est finaliste du Concours international de musique de chambre de Lyon. Le trio est également Lauréat boursier de la Fondation Société Générale « C’est vous l’avenir » pour les années 2024 et 2025.
L’ensemble est soutenu par le fonds de dotation Talents & Violon’celles, pour le prêt d’un violon Claude Pierray de 1714 ainsi qu’un violoncelle Bernardel Père de 1840.
Le Trio Parhélie est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
photo : Amandine Lauriol
À l’image du Nouveau Monde, ce programme célèbre une musique américaine façonnée par les croisements, les métissages et les trajectoires inattendues. De Dvořák à Gershwin, de Florence Price à Bernstein, les folklores se réinventent, les frontières se brouillent et les héritages dialoguent. Les saxophones du Quatuor Zahir – métisses par essence, alliages de métaux et d’esthétiques – s’emparent de ces couleurs multiples aux côtés du pianiste Jorge González Buajasan, également résident de la fondation avec le Trio Zeliha. Après avoir partagé les bancs du Conservatoire de Paris et mené des parcours animés, les artistes se retrouvent ici pour explorer des univers sonores inédits. Hommage à l’essor de leurs instruments outre-Atlantique, ce concert est une traversée vers les origines de Broadway et ses influences afro-cubaines, où l’écriture classique embrasse les rythmes populaires. Cette soirée clôture la résidence de six ans du Quatuor Zahir au sein de la Fondation Singer-Polignac.
Quatuor Zahir
Guillaume Berceau saxophone soprano
Etienne Boussard saxophone alto
Florent Louman saxophone ténor
Joakim Ciesla saxophone baryton
Jorge Gonzalez Buajasan piano

Quatre saxophonistes qui ont pour eux une merveilleuse complicité, perceptible jusque dans le choix des couleurs, des phrasés, des respirations.
Le Monde
Une idée qui surgit, une personne que l’on rencontre, et subitement cela nous apparaît comme évident. C’est l’essence même du Zahir, ce mot arabe qui désigne « ce qui est apparent, explicite », ou encore une chose qui, une fois connue, occupe toutes nos pensées.
Née en 2015, cette jeune formation se produit déjà dans de nombreux festivals, en France et dans le monde mais c’est en 2017 que le Quatuor Zahir se distingue en remportant le 9ème Concours International de Musique de chambre d’Osaka (Japon), acquérant ainsi une reconnaissance sur la scène internationale. Ils ont depuis été invités au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Paris et au Konzerthaus de Vienne, ainsi qu’aux Folles Journées de Nantes, au Festival de Radio France à Montpellier, aux festivals des forêts et de Sully, à l’Acropolis de Nice ou encore au Toppan Hall à Tokyo.
Issu du Conservatoire de Paris où il a suivi les conseils du Quatuor Ébène et du Quintette Moraguès, le Quatuor Zahir est actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Parrainé par le pianiste Jean- François Zygel depuis son passage sur France 2 dans l’émission « La Boîte à Musique », il est également lauréat du concours international de musique de chambre de la FNAPEC 2016 et a remporté les médailles d’or aux Manhattan, Vienna et Berliner International Music Competitions de 2019. Après un premier disque en 2018, le Quatuor entame une collaboration discographique avec le label Aparté et produit « L’Heure bleue » parue en 2024. On retrouve dans ces enregistrements les valeurs qui unissent cet ensemble : le partage d’une même sensibilité, d’une exigence aiguë et le désir de renouveler le paysage musical.
À l’image du héros romanesque du Zahir de P. Coelho qui part en quête d’un idéal romantique, ces quatre saxophonistes ont à cœur de faire évoluer le genre du quatuor. Que ce soit en interprétant le répertoire original, grâce à leurs rencontres avec de nombreux compositeurs comme Bruno Mantovani, Fabien Waksman, Ichiro Nodaïra et Graciane Finzi ou en collaborant avec de nombreux artistes : Félicien Brut, Jean-Charles Richard, Jorge Gonzales Buajasan, Adèle Charvet, Les Chanteurs d’Oiseaux, ces musiciens montrent là leur curiosité et leur créativité.
Complicité entre musiciens, chatoiement des coloris, raffinement du jeu, équilibre des quatre instruments, maîtrise totale de l’interprétation ou excellence, rien n’est négligé.
Classica

Né à La Havane, Jorge Gonzalez Buajasan commence ses études de piano à Cuba avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Hortense Cartier-Bresson.
Lauréat du 1er Prix et du Prix du Public au concours KlavierOlymp de Bad Kissingen en 2015, il reçoit ensuite le Prix Coup de Cœur de la Jeune Critique au Concours Clara Haskil en 2019. En 2021, il remporte le 1er Prix ainsi que quatre Prix spéciaux au Concours International de Musique de Chambre de Lyon avec la violoniste Manon Galy.
Ses débuts en trio ont lieu à la Salle Pleyel en prélude à l’Orchestre de Paris. Il se produit ensuite à la Fondation Louis Vuitton aux côtés de Boris Berezovsky. Ses distinctions à Bad Kissingen le conduisent à jouer en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Marseille sous la direction de Lawrence Foster, dans le cadre du festival Kissinger Sommer. Il est également invité au Beethovenfest de Bonn, à la Herkulessaal de Munich pour un récital retransmis par la Bayerische Rundfunk, et au festival « Stars and Rising Stars » aux côtés d’Elisabeth Leonskaja. Depuis, il a été invité à de nombreux festivals, parmi lesquels La Roque d’Anthéron – où il a notamment participé au concert de clôture avec Renaud Capuçon et l’Orchestre de Chambre de Lausanne en 2022 -, les Folles Journées de Tokyo, Piano aux Jacobins, le Festival de Gstaad, le Festival de Lucerne et le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence avec le Quatuor Dutilleux.
En tant que soliste, il s’est produit avec l’Orchestre National de Lettonie dirigé par Vassily Sinaïski, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Stanislav Kochanovsky, l’Orchestre National de France sous la direction de Felix Mildenberger, et l’Orchestre de Chambre de Lausanne avec Renaud Capuçon.
Depuis 2018, Jorge Gonzalez Buajasan forme le Trio Zeliha avec Manon Galy et Maxime Quennesson. L’ensemble s’est produit à la Grange au Lac du Festival d’Évian, à La Roque d’Anthéron, dans la saison de musique de chambre de l’Orchestre de Monte-Carlo, au Festival Al Bustan et au Festival Berlioz, entre autres. Le trio interprète régulièrement le Triple concerto de Beethoven avec des orchestres tels que l’ONPL dirigé par Gabor Takacs-Nagy, l’Orchestre de Chambre de Lausanne en tournée avec Renaud Capuçon, ainsi qu’avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Bertrand de Billy. Le premier enregistrement du trio, paru en 2020 chez Mirare, a reçu l’éloge d’Alfred Brendel et Menahem Pressler, ainsi que 5 Diapasons, 5 Étoiles de Classica, et le « Editor’s Choice » du magazine Gramophone.
En 2023, Jorge enregistre un disque avec Manon Galy distingué d’un Diapason d’Or de l’année. Puis le trio fait paraître un deuxième enregistrement en 2024, consacré à Chostakovitch et Schubert.
Jorge Gonzalez Buajasan a bénéficié des conseils de musiciens tels que Jean-Frédéric Neuburger, Elisabeth Leonskaja, Menahem Pressler et Radu Lupu. Il est actuellement soutenu par la Fondation Banque Populaire.
Jorge est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Zeliha.
Depuis sa création en 1928, la Fondation Singer-Polignac a pour mission de soutenir les arts, les lettres et les sciences, notamment à travers l’organisation d’événements culturels. Depuis le début du XXIe siècle, son mécénat s’adresse plus particulièrement à la musique de chambre et aux jeunes artistes émergents par l’animation d’une résidence artistique qui leur permet de répéter, d’enregistrer et de se produire dans le salon de musique de l’hôtel de la fondation, mais aussi lors de manifestations hors les murs. C’est dans ce cadre que la fondation s’associe au Collège de France pour la quatrième année consécutive afin de proposer son traditionnel concert de fin d’année.
Le Collège de France, établi à Paris depuis 1530, répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. On y enseigne ainsi à tous les publics intéressés, sans aucune condition d’inscription ni de diplôme, « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».
Les deux institutions ont toujours partagé des liens proches que ce soit par leurs membres ou leur volonté commune de soutenir le savoir et la recherche, comme en témoigne la toute première conférence organisée par la fondation qui s’est tenue au sein du Collège de France en 1934.
Cette soirée clôture la série de concerts 2025, en accueillant sur la scène de l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, l’ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano, actuellement artiste associé de la Fondation Singer-Polignac.
Ensemble Aedes
Agathe Boudet, Roxane Chalard, Laura Holm, Clémence Olivier soprano
Julia Beaumier, Pauline Leroy, Charlotte Milbéo, Mathilde Rossignol alto
Fabrice Foison, Anthony Lo Papa, Nicolas Rether, Florent Thioux ténor
Frédéric Bourreau, Sorin Adrian Dumitrascu, Pascal Gourgand,
Maxime Saïu, Dominic Veilleux basse
Mathieu Romano direction
Considéré comme « l’un des meilleurs chœurs de France » (Le Figaro), capable de « tout faire, chanter et jouer à la perfection » (Le Monde), Aedes figure parmi les grands ensembles européens, acclamé pour la justesse et l’intensité de ses interprétations.
Fondé en 2005 par Mathieu Romano, l’ensemble à dix-sept voix a forgé sous sa direction une sonorité unique, à la fois précise, charnelle et puissante, d’une vibrante énergie qui va droit au cœur.
De la renaissance à la création contemporaine, en passant par des incursions dans d’autres univers, Aedes aime surprendre, inventer, brouiller les frontières : la danse, le théâtre, les arts visuels se mêlent au chant, ouvrant sans cesse de nouveaux horizons.
Invité des plus grandes scènes françaises et européennes, Aedes est également le partenaire d’orchestres prestigieux dans l’interprétation des chefs-d’œuvre du répertoire choral. Sa riche discographie, essentiellement consacrée à la musique des XXe et XXIe siècles, est récompensée de nombreux prix.
Ancré en région Hauts-de-France, reconnu « pôle culturel ressource » dans le département de la Somme et en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Aedes place la transmission au cœur de son engagement. L’ensemble forme les chefs de chœur de demain, chante pour les publics les plus divers et sensibilise élèves et enseignants à la pratique du chant.
Au cours de la saison 2025/2026, Aedes célèbre ses 20 ans d’existence autour de deux projets phares : la sortie de l’intégrale des œuvres a cappella de Francis Poulenc (Aparté) et une vaste tournée de son programme « Résonances » qui retrace vingt années d’une aventure chorale hors du commun.
Aedes bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France au titre de l’aide aux compagnies conventionnées. Il est soutenu par la Région Hauts-de-France ainsi que par le Conseil départemental de la Somme dans le cadre du dispositif « Pôle culturel ressource ». Il est également en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing.
Fondation d’entreprise Société Générale est le mécène principal de l’ensemble. Aedes bénéficie du soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et reçoit des aides du Centre National de la Musique.
Aedes est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant qu’artiste associé. Il est Lauréat 2009 du Prix Bettencourt pour le chant choral, membre de la FEVIS, de Scène Ensemble et de Tenso (réseau européen des chœurs de chambre professionnels).
Mathieu Romano place l’expressivité et le partage au centre de sa direction : unir les musiciens dans une même émotion pour mieux la transmettre au public.
Nourrie par la recherche historique mais tournée vers une interprétation vivante et intense, son approche met toujours en lumière le sens et la force émotionnelle des textes musicaux.
Il travaille tout autant avec les voix qu’avec l’orchestre ; cette versatilité, cette connaissance intime de la voix, ainsi que la clarté de son geste et son écoute lui permettent d’être aussi familier sur une scène qu’en fosse d’opéra.
Personnalité en quête perpétuelle d’expériences nouvelles, son répertoire s’étend ainsi de la musique baroque jusqu’aux créations d’aujourd’hui. Il s’empare également régulièrement de projets transdisciplinaires : électronique en temps réel, ciné-concerts, théâtre musical, performances in-situ…
Ces dernières saisons, il a collaboré avec des orchestres et ensembles comme Les Siècles, l’Orchestre de Chambre de Paris, L’itinéraire, l’Orchestre National de Lille, le Yellow Socks orchestra, L’Orchestre National de Pays de la Loire, l’Orchestre de l’Opéra de Genova, l’orchestre symphonique de la Garde Républicaine, Les Frivolités Parisiennes, le Chœur de Radio France, le RIAS Kammerchor, le Netherlands Chamber choir.
Dans le domaine de l’opéra, il a entre autres dirigé Breaking the waves (Mazzoli) à l’Opéra-Comique, Don Giovanni (Mozart) au Théâtre des Champs-Élysées, et dirige cette saison Orphée aux enfers (Offenbach) au CNSMD de Paris et L’Arche de Noé (Britten) à l’Atelier Lyrique de Tourcoing avec Les Siècles.
Avec Aedes, dont il est fondateur et directeur artistique, il se produit dans les plus grandes saisons musicales. Cet ensemble et sa riche discographie sont salués par le public et la critique.
Pour ses réalisations en tant qu’artiste, il est nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2020.
Photo : © William Beaucardet
Directeur de La NRF de 1919 à sa mort prématurée en février 1925, Jacques Rivière s’est trouvé, comme acteur et témoin, au cœur des préoccupations de son temps dans le domaine artistique et intellectuel. Le but de ce colloque est de réunir dans une perspective interdisciplinaire des chercheurs qui réfléchissent à ces questions à travers la littérature, la musique et les arts plastiques.
Rivière reste connu comme critique d’art, de musique, de littérature et comme directeur d’une revue qui devient grâce à lui une référence. Mais il n’est pas seulement un observateur, il participe activement à la création. Il est impliqué en tant qu’éditeur de revue par ses conseils et retours aux auteurs et en tant que critique par ses analyses. De façon plus personnelle et encore plus concrète, il est créateur à travers ses propres tentatives pour écrire un roman depuis ses esquisses autour de 1907, jusqu’à des projets de plus grande ampleur, dont Aimée, son seul roman achevé et publié. Il est aussi un observateur attentif des innovations de son temps, pendant technologique des innovations artistiques des avant-gardes artistiques. Quelles sont les conceptions de Jacques Rivière sur la création artistique et la créativité ? En quoi annoncent-elles, peut-être, des formes plus modernes de critique ? Quels rôles jouent ses différents positionnement (éditeur, critique, romancier) dans son œuvre ? Quelle est la place des amitiés tissées au fil des années, de ses admirations dans son évolution intellectuelle et son regard sur la création ? Quel rapport Rivière entretient-il avec les innovations technologiques des premières années du XXe siècle ? Ce sont autant de questions qui seront soulevées et débattues au cours de ce colloque afin de brosser un portrait le plus complet possible de celui qui ne fut pas seulement « l’homme de barre de La NRF ».








Ouverture du colloque par Ariane Charton et Jean-Marc Quaranta
Présidence : Ariane Charton
Rivière et les arts plastiques : une critique de précision par Dominique Vaugeois (Université Rennes 2, CELLAM)
Le Flow de l’écriture : essai de transcription dynamique et de reconstitution de l’écriture du chapitre XIV de Florence de Jacques Rivière par Jean-Marc Quaranta (Université d’Aix-Marseille)
Présidence : Jean-Marc Quaranta
Rivière penseur du roman : de quoi l’aventure est-elle le nom ? par Stéphane Chaudier (Université de Lille)
Relire Aimée. Tout contre le roman sentimental ? par Hélène Baty-Delalande (Université Rennes 2, Cellam)
Jacques Rivière fut-il lui-même un créateur : que faire d’Aimée ? par Michel Bertrand (AMU, Cielam) – communication lue par Stéphane Chaudier
Présidence : Hélène Baty-Delalande
Des « mœurs de l’amour » au « dévouement à la chose » : la portée heuristique de la critique musicale de Jacques Rivière par Isabelle Perreault (Paris Sorbonne nouvelle)
Jacques Rivière et l’œuvre de Debussy par Émilie de Fautereau Vassel (Paris Sorbonne Université – CELLF)
Les vérités générales de la musique selon Rivière. Du style définitoire dans la quatrième section des Etudes, « Des musiciens » par Augustin Voegele (Université de Haute-Alsace III)
Présidence : Stéphane Chaudier
« L’obsession de la connaissance » chez Jacques Rivière : une lecture inquiète de Charles Du Bos par Cécile Yapaudjian-Labat (Université de Saint-Etienne)
Aimée de Jacques Rivière, un roman créé par Alain-Fournier. La parole de François Seurel enfin libérée par Hajer Ouederni (Enseignante Aix-Marseille)
Présidence : Cécile Yapaudjian-Labat
Gide-Rivière : correspondance(s) par Paola Codazzi (fondation Catherine Gide et Université de Haute-Alsace)
Jacques Rivière « en flagrant délit » : le directeur de « La NRF » sous le regard des avant-gardes par Alix Tubman-Mary (université de Poitiers, FoRELLIS)
Les relations de Jacques Rivière avec Aline Mayrisch-de Saint-Hubert et ses collaborations engagées au Luxemburger Zeitung par Germaine Goetzinger (historienne et cofondatrice du Centre national de littérature du Luxembourg)
En quoi la critique littéraire de Jacques Rivière permet-elle de penser ce dont parle le roman d’aujourd’hui ? par Arnaud Duchemin (enseignant à Nancy)
Bilan du colloque et remise du prix Jacques Rivière par Agathe Corre-Rivière