Quatuor Lakmé – 14 janvier 2027, 20h

concert sur invitation

György Ligeti (1923-2006)

Quatuor n°1 Métamorphoses Nocturnes 

  • Andante cantabile
  • Allegretto poco capriccioso

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Quatuor à cordes no 13 en si bémol majeur opus 130

Grande Fugue en si bémol majeur pour quatuor à cordesopus 133

Quatuor Lakmé

Elina Buksha, Charlotte Chahuneau violon

Grégoire Vecchioni alto

Caroline Sypniewski violoncelle

Quatuor Lakmé

Le Quatuor Lakmé est né en 2025 du désir de musiciens déjà reconnus dans leurs carrières de solistes et chambristes respectives de se retrouver dans le répertoire du quatuor à cordes. Riches d’expériences diverses au sein de nombreux ensembles primés (Quatuor Mona, Quatuor Van Kuijk, Trio Sypniewski, Capucelli), Elina, Charlotte, Grégoire et Caroline se sont tous formés en quatuor auprès de Günter Pichler à la Escuela Reina Sofia Madrid et nourrissent des liens musicaux importants entre eux qui infusent leur recherche commune. Le quatuor s’est récemment produit à la Philharmonie du Luxembourg, au Festival Hier et Aujourd’hui ainsi qu’au Festival Autour du Quatuor.

Elina, de nationalité lettone, est décrite par le Strad Magazine comme une musicienne avec « une capacité de fantaisie et de narration », « intensément convaincante dans son agilité technique et son individualité ». Elle est lauréate du 2019 Kulturkreis Gasteig Musikpreis à Munich. Elle s’est formée après d’Augustin Dumay à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Christophe Poppen à la Hochschule für Musik und Theater München puis auprès de la célèbre violoniste Midori et Ana Chumachenko. Elle s’est produite notamment au Wigmore Hall London, Auditorium du Louvre Paris, Laeiszhalle Hamburg, Palais de Beaux Arts Brussels, Tchaikovsky Concert Hall Moscou et en tant que soliste avec les orchestres I Virtuosi del Teatro alla Scala, Orchestre Philharmonique Royal de Liège et bien d’autres. Elina est par ailleurs curatrice d’un projet qui s’articule autour de la musique et des parfums.


Charlotte a étudié auprès de Latica Honda-Rosenberg à l’Universität der Künste Berlin et Eberhard Feltz à Hanns Eisler Berlin. Elle est lauréate du prix Villa Musica Stern 2020, a été engagée plusieurs années à la Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboim avant de rejoindre l’Opéra de Paris. Elle joue aussi régulièrement au sein du Mahler Chamber Orchestra et en tant que chambriste dans les grands festivals européens comme Open Chamber Music Prussia Cove, Rencontres Musicales d’Evian, Festival Salon de Provence, Festival d’Aix-en-Provence. Elle a partagé la scène avec notamment Pinchas Zukerman, Jens Peter Maintz, Éric Le Sage, Quatuor Modigliani. Au sein du Quatuor Mona elle s’est par ailleurs produite à la Biennale du Quatuor à cordes Philharmonie de Paris, Elbphilharmonie Hamburg, Philharmonie du Luxembourg. Charlotte est également diplômée d’un master de recherche en Arts Politiques de SciencesPo Paris, dirigé par le philosophe Bruno Latour.


Grégoire, nommé en 2022 1er alto solo de l’Opéra de Paris par Gustavo Dudamel, est reconnu comme un des altistes les plus talentueux de sa génération. Membre fondateur du Quatuor Van Kuijk avec lequel il a remporté notamment le 1er prix du Wigmore Hall String Quartet Competition, il a également partagé la scène avec les quatuors Modigliani, Ebène et Belcea et collabore régulièrement avec Liya Petrova, Alexandre Kantorow, Aurélien Pascal, Béatrice Rana, Adam Laloum. Formé auprès de Françoise Gneri au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et Gérard Caussé et Antoine Tamestit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il enseigne depuis 2023 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en tant que professeur assistant de la classe de Françoise Gnéri.

Caroline, nommée Révélation Classique par l’Adami (2017) et Jeune Talent de la Fête de la Musique et du Vin au Clos-Vougeot (2019), elle a reçu le Prix Ginette Neveu de l’Académie Carl Flesch (2015) et Grand Prix de l’Académie Ravel (2018). Elle se produit en tant que soliste et chambriste dans de nombreux festivals tels que le Festival de Pâques Aix-en-Provence, Verbier, Prades, Deauville, Festival Radio-France de Montpellier et dans les grandes salles du Victoria Hall Genève, Opéra Garnier, Philharmonie de Paris, Schloss Elmau. Elle a partagé la scène avec notamment Alexandre Kantorow, Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, Emmanuel Pahud, Quatuor Modigliani. Elle a par ailleurs fondé avec ses deux sœurs le Trio Sypniewski et joue régulièrement au sein de l’ensemble de violoncelles Capucelli de Gautier Capuçon. Elle s’est également produite en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Baden-Baden, l’Orchestre de de Dijon-Bourgogne et bien d’autres. Elle a étudié auprès de Jérôme Pernoo au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis s’est perfectionnée dans la classe d’excellence de Gautier Capuçon à la Fondation Louis Vuitton et auprès de Clemens Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Elle a par ailleurs obtenu des prix de piano et d’accompagnement en parallèle de ses études de violoncelle.

photo : Thomas O’Brien

De l’obscur à la lumière – Les Apaches ! – 17 décembre 2026

Concert de partenariat, sur invitation, organisé au Collège de France

Avant-propos

Depuis sa création en 1928, la Fondation Singer-Polignac a pour mission de soutenir les arts, les lettres et les sciences, notamment à travers l’organisation d’événements culturels. Depuis le début du XXIe siècle, son mécénat s’adresse plus particulièrement à la musique de chambre et aux jeunes artistes émergents par l’animation d’une résidence artistique qui leur permet de répéter, d’enregistrer et de se produire dans le salon de musique de l’hôtel de la fondation, mais aussi lors de manifestations hors les murs. C’est dans ce cadre que la fondation s’associe au Collège de France pour la quatrième année consécutive afin de proposer son traditionnel concert de fin d’année.

Le Collège de France, établi à Paris depuis 1530, répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. On y enseigne ainsi à tous les publics intéressés, sans aucune condition d’inscription ni de diplôme, « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».

Les deux institutions ont toujours partagé des liens proches que ce soit par leurs membres ou leur volonté commune de soutenir le savoir et la recherche, comme en témoigne la toute première conférence organisée par la fondation qui s’est tenue au sein du Collège de France en 1934.

Cette soirée clôture la série de concerts 2026, en accueillant sur la scène de l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, Les Apaches ! dirigés par Julien Masmondet, qui ont achevé leur résidence au sein de la Fondation Singer-Polignac.


Programme

1ère partie – Dystonia

Piano et ensemble (extraits d’oeuvres pour piano citées dans Dystonia )

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Sonate pour piano n°29, op 106 « Hammerklavier » 

Franz Schubert (1797-1828)

Impromptu n°1 op. 90 D.899 

Fabien Touchard (né en 1985)

Dystonia, concertino pour piano et ensemble 

2ème partie – Plus fort

Quatuor à cordes et bande electro-acoustique

Ludwig van Beethoven

Quatuor à cordes n°14 & 15 op. 131 & 132 (extraits)

Fabien Touchard

Quatuor à cordes et electronique “Ce que nul n’entend” (extrait)

Textes extraits du Testament d’Heiligenstadt et des Carnets de conversations de Ludwig Beethoven ainsi que des esquisses poétiques du livret Le Joueur de flute sur la rive de Jean-Pierre Siméon.

3ème partie – Le joueur de flûte sur la rive

Baryton, récitant, ensemble et bande electro-acoustique

Ludwig van Beethoven 

In questa tomba oscura 

Lied pour baryton et piano, WoO 133

Fabien Touchard 

Le joueur de flûte sur la rive, opéra de chambre 

Deux scènes extraites de l’opéra pour baryton, récitant, ensemble et bande-électronique 

Les Apaches !

Julien Masmondet direction et présentation

Sélim Mazari piano

Thomas Dolié baryton

Récitant – confirmation à venir


Julien Masmondet direction

“Julien Masmondet is a diligent artist with solid musicianship and a keen intellect.”

Paavo Järvi

“Julien Masmondet demonstrates his ability to inspire the musicians in a wide repertoire, from classical style to contemporary music, from chamber ensemble to large symphonic repertoire.”

Louis Langrée

Artiste singulier et explorateur musical, Julien Masmondet se distingue par son approche novatrice de la direction d’orchestre. Invité régulier de prestigieux orchestres en France et à l’international, il a dirigé dans des lieux emblématiques tels que Paris, Québec, Varsovie, Vienne, Moscou, Prague, Naples ou encore Riga. Son parcours s’est enrichi par une collaboration marquante avec Paavo Järvi en tant que chef assistant de l’Orchestre de Paris, lui permettant d’élargir son répertoire et de travailler avec des maîtres tels que Herbert Blomstedt, Louis Langrée, David Zinman ou Christoph von Dohnanyi.

Reconnu pour son instinct musical, son énergie contagieuse et sa capacité à fédérer les musiciens, Julien Masmondet excelle aussi bien dans le répertoire symphonique que lyrique. Passionné par la musique contemporaine, il commande et crée régulièrement des œuvres, réinvente les formats de concerts et investit des lieux atypiques, témoignant d’une volonté constante d’ouvrir la musique classique à de nouveaux publics. En 2020, il fonde l’ensemble Les Apaches, avec lequel il instaure un dialogue fécond entre création contemporaine et œuvres du passé, collaborant avec des artistes de disciplines variées. Parmi ses projets récents, Street Art, capté en direct par Arte au Musée d’Orsay, Rave-L Party, créé au Théâtre du Châtelet puis présenté en tournée internationale, Rideau !, créé au Théâtre du Châtelet en mai 2026 ainsi qu’Indefinito, conçu sur-mesure pour le musée du Louvre, en écho à l’exposition Michel-Ange et Rodin.

Sur le plan discographique, Julien Masmondet a enregistré pour des labels prestigieux tels que Sony Music, Warner Classics et Aparté, collaborant avec des orchestres renommés comme l’Orchestre National de France ou le Czech National Symphony Orchestra. Sa récente interprétation de La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt avec Les Apaches, saluée par la critique, a reçu des distinctions telles qu’un Diapason d’Or et un Choc Classica. Avec le label B Records, ils viennent de débuter une « Collection Apaches » marquée par la sortie du single Niviana’s Devil Drop de Fabien Cali et par l’enregistrement en 2026 de l’Histoire du Soldat de Stravinsky avec Didier Sandre, de la Comédie Française.

Julien Masmondet enseigne à l’École Normale de Musique-Alfred Cortot à Paris, où il s’est formé auprès de Dominique Rouits et où il perpétue l’école française de direction d’orchestre héritée de Charles Munch, Jean Fournet et Pierre Dervaux. Il intervient également au CNSMD de Lyon pour des sessions de direction d’orchestre ainsi qu’à l’étranger pour des master-classes autour de la musique française.

Les Apaches !

La généalogie des Apaches remonte à Ravel et au cercle d’artistes, d’amis ou de mélomanes réunis autour de lui à la veille de la Première Guerre mondiale. Un cénacle chahuteur dont les membres, un jour à la sortie d’un café, se firent traiter d’«apaches !», de mauvais garçons. Cette bande composée de musiciens, poètes ou chefs d’orchestre se réunissait chaque semaine chez les uns ou les autres pour partager leurs œuvres. Une célébration artistique aux visions entremêlées, où le feuilleté des genres tenait lieu de structure. Delage, Viñes, Fargue, Klingsor et Inghelbrecht. Tous différents, tous Apaches pourtant, unis puis dissous dans la nuit de la guerre. Un siècle plus tard, l’homme a marché sur la Lune, le phénomène d’amplification musicale existe et l’esprit des Apaches ressuscite. A Paris, dans leur quartier de Belleville ? Non, à travers la France.

Sous l’impulsion du chef Julien Masmondet, le nouveau mouvement, en hommage autant qu’en prolongement, se donne pour ambition de présenter des spectacles pluridisciplinaires avec une bande ad hoc. Selon les formats, dans la fosse ou sur scène, jusqu’à une trentaine de musiciens, rompus au contemporain, chambristes, tous solistes, associent la souplesse de la jeunesse à l’expérience de la maturité. Et, derrière les partitions, les Apaches du XXIe siècle se sont adjointes les collaborations de compositeurs installés mais aussi de jeunes talents représentatifs d’une esthétique variée. Leurs spectacles s’intéressent entre deux portées à ce qui fait vibrer notre société. C’est le dispositif Ça vous dérange ?, où la formation, rebondissant sur le vote en 2021 de la loi pour la protection du patrimoine sensoriel des campagnes, donne carte blanche à des compositeurs pour une déambulation immersive agrémentée d’un débat sonore. C’est l’ambitieux Street Art, où dialoguent la musique d’aujourd’hui et les performances d’un free-runner et d’un danseur-acrobate sur des partitions de Steve Reich et de trois compositeurs associés. C’est la Rave-L Party, imaginée pour l’anniversaire de Maurice Ravel, qui transforme la salle de concert en un vaste complexe industriel, puis en un club électro. C’est aussi Rideau !, créé en 2026 au Théâtre du Châtelet autour d’Erik Satie et John Cage, qui conduit le public d’un bazar sonore et visuel aux rivages du silence ; et Indefinito, conçu sur-mesure pour le musée du Louvre, en écho à l’exposition Michel-Ange & Rodin.

Pour chaque projet, l’ensemble s’associe à des créateurs d’univers artistiques complémentaires (vidéastes, chorégraphes, scénographes, metteurs en scène, écrivains, poètes, danseurs et free-runners) – afin de concevoir des formes scéniques hybrides et singulières. Ce qui les unit et ce qui soude leurs énergies : une profonde envie de bousculer les habitudes culturelles, de révolutionner le regard du public sur la musique classique et la création contemporaine. Les Apaches, donc. Où l’engagement de faire se rencontrer tous types d’art sur le même territoire scénique.

Les Apaches étaient en résidence à la Fondation Singer-Polignac de 2019 à 2026.

Photo : Quentin Chevrier

Ensemble Daphnis – jeudi 19 novembre 2026, 20h

concert sur invitation

Rachmaninov, l’exil d’une âme slave

Sergueï Rachmaninov (1873-1943)

Les Cloches opus 35

Suite pour deux pianos n° 1 opus 35 (1893)

  • Les Larmes
  • Pâques

Suite pour deux pianos n° 2 opus 17 (1901)

  • Introduction

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)

Le Lac des Cygnes (extrait)

Sergueï Rachmaninov

Suite pour deux pianos n° 1 opus 35 (1893)

  • Barcarolle

Suite pour deux pianos n° 2 opus 17 (1901)

  • Romance
  • Valse
  • Tarentelle

arrangements pour l’Ensemble Daphnis par Adrien Gey et Quentin Duigo

Lula Cotton-Frapier comédienne

Iris Daverio, Perrine Chapoutot flûte

Coline Moreau alto

Alec Fukuda violoncelle

Martin Jaspard piano

Ensemble Daphnis

Le groupe se forme en 2018 lors d’un concert à l’Opéra de Tours, réunissant des musiciens animés par une même quête d’excellence musicale et un objectif commun : sortir des conventions pour toucher de nouveaux publics et explorer des répertoires variés.

Spécialisé dans la transcription d’œuvres majeures du répertoire classique pour leur formation, l’Ensemble Daphnis se distingue par sa volonté d’élargir le champ du possible, tant au niveau des répertoires que des styles. Il se produit sur les scènes françaises, et en 2020, fonde le Festival Daphnis à Tours. La cinquième édition, dédiée à la musique française et à ses influences espagnoles, a vu le jour en novembre 2024.

En 2021, l’Ensemble Daphnis crée un spectacle musical autour des Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski, dirigé par le metteur en scène Jean-Michel Fournereau. En 2022, le groupe poursuit son perfectionnement en entrant en Master de musique de chambre au CNSM de Lyon, où il travaille aux côtés de Franck Krawczyk, Fabrice Bihan et Yovan Markovitch.

De 2021 à 2023, l’ensemble bénéficie du soutien de la Société Générale pendant deux saisons consécutives, puis de la Fondation Safran.

L’Ensemble Daphnis a depuis eu l’opportunité de se produire dans des lieux prestigieux tels que l’Auditorium National de Lyon, l’Opéra de Tours, le magnifique Théâtre de Fontainebleau, et dans divers festivals à travers la France.

En 2023, il crée un nouveau spectacle musical, Rachmaninov, l’exil d’une âme slave, en collaboration avec l’actrice et comédienne Lula Cotton-Frapier. Ce projet retrace la vie du compositeur à travers des transcriptions soignées de ses deux Suites pour deux pianos, opus 5 et 17, accompagnée de textes écrits par Adrien Gey, pianiste du groupe, évoquant la vie de Rachmaninov et son lien avec sa Russie natale. Des partitions inédites que l’ensemble a enregistrées au début de l’année 2026.

Le groupe est en résidence artistique à la Fondation Singer-Polignac depuis juillet 2025.


Lula Cotton-Frapier comédienne

Lula Cotton-Frapier est une comédienne franco-belge née à Paris. Elle se fait connaître du grand public ainsi qu’à l’international grâce aux séries Skam et Mixte (Amazon). 

En 2026, elle porte les rôles principaux dans plusieurs films et séries évènements : Nourrices (France 2), La Relève (France 2) et Bugarach (France 3). Au cinéma, elle apparaît également dans La Nuit du 12 de Dominik Moll (César du meilleur film). Elle joue le personnage de Solange dans Les Enchantés de Stanislas Carré de Malberg (Arte) et tient le rôle principal dans Le jour de ma mort de Jérôme Cornuau.

En 2027, elle apparaîtra dans plusieurs projets : parmi ceux-ci, on peut déjà citer Nature Humaine de Denis Imbert aux côtés de Victor Belmondo. En parallèle de ses activités de comédienne, elle est l’une des marraines de l’association En avant toutes.

Clara Olivares

compositrice

en résidence depuis 2026

Compositrice franco-espagnole, Clara Olivares développe un travail traversé par la voix, la scène, l’électronique, la dramaturgie sonore et les rapports entre texte, timbre et perception. Son écriture s’attache à construire des formes musicales où le son ne se limite pas à une matière abstraite, mais devient un espace de représentation, de mémoire, de tension dramatique et de transformation du langage.

Après un premier opéra de chambre, Mary, créé en 2017 par l’Ensemble XXI.n, puis Les Sentinelles, créé en 2024 à l’Opéra national de Bordeaux et à l’Opéra de Limoges, son travail s’est affirmé autour des formes scéniques contemporaines et de la voix comme lieu de friction entre corps, récit, présence et imaginaire. Elle développe une approche de l’opéra et du théâtre musical où l’écriture instrumentale, vocale et électronique participe directement à la dramaturgie.

Ses œuvres ont été interprétées par des ensembles et institutions tels que l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’IRCAM, le Quatuor Arditti, ou encore le Chœur Accentus. Son travail s’inscrit dans une recherche constante sur la matière sonore, les dispositifs de représentation, la perception de l’espace et les formes contemporaines de la scène musicale.

crédit photo : Amandine Lauriol


Quatuor Citadelle

en résidence depuis 2026

  • Raphaël Garac, Meiko Nakahira violon
  • Paolo Schena alto
  • Pauline Boudon violoncelle

Le Quatuor Citadelle est un quatuor franco-japonais fondé en 2024. 

Après avoir étudié au CNSMDP dans les classes de François Salque et Jean Sulem, le Quatuor Citadelle est admis à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en tant qu’artiste en résidence à partir de septembre 2026 dans la classe de Miguel Da Silva et Corina Belcea. Les musiciens ont par ailleurs reçu les conseils des membres des quatuors Ebène, Modigliani, Belcea et Strada, de Günter Pichler (Quatuor Alban Berg), d’Eugene Drucker (Quatuor Emerson), de Marc Coppey (Quatuor Ysaÿe) et de Kim Kashkashian. Depuis septembre 2025, ils sont en résidence au sein de ProQuartet. 

Le Quatuor Citadelle a participé au festival des Rencontres Musicales de La Baule au cours duquel il a pu partager la scène avec François Salque et Manuel Vioque-Judde. Dans le cadre du programme « Génération Chaise-Dieu », le quatuor était en résidence au festival de la Chaise-Dieu en août 2024. Il a joué le quatuor à cordes de Michaël Levinas au festival de la Roque d’Anthéron en août 2025. A la suite de cette collaboration, Michaël Levinas a décidé de composer une pièce pour le Quatuor Citadelle. 

L’ensemble a reçu le prix spécial « Cordes en Ballade » offert par le Quatuor Debussy au concours européen « Musiques d’ensemble » 2024 de la FNAPEC.

crédit photo : Clément Pimenta


Quatuor Hypnos

en résidence depuis 2026

  • Marin Balssa saxophone soprano
  • Paul Bourgarel saxophone ténor
  • Danylo Dovbysh saxophone alto
  • Aurélien Mérial saxophone baryton

Le Quatuor Hypnos est un jeune ensemble fondé en 2021 à Paris, né de la rencontre de quatre saxophonistes issus du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris où il suit, jusqu’en 2025, un cursus de master de musique de chambre dans les classes de David Walter et de Michel Moraguès, membres du quintette Moraguès.

À l’image de la pensée de René Char dans ses Feuillets d’Hypnos, le quatuor cultive « l’exaltante alliance des contraires » et affirme son attachement aux valeurs humaines que la musique peut encore faire résonner dans un monde où elles tendent à s’effacer. Il défend ainsi une musique de chambre vécue comme un espace de rencontre et d’exploration de l’imaginaire collectif. Cette démarche se reflète directement dans son répertoire, qui fait dialoguer œuvres originales, transcriptions et créations contemporaines. Entre respect des écritures et volonté de renouvellement, le quatuor inscrit son travail dans une tension féconde entre héritage et invention, constitutive de son identité artistique.

Depuis sa création, le quatuor est à l’origine de commandes d’œuvres à Guilherme de Almeida et Valeriya Vynohradova. Elles ont fait l’objet d’enregistrements dans les studios du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et à la Hochschule für Musik de Freiburg. Soucieux de renouveler et d’élargir le répertoire de leur formation le quatuor fait un important travail d‘arrangements et de transcriptions : Les Saisons d’Isaac Albéniz, les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, les Six danses dans le rythme dit bulgare de Béla Bartók, le Quatuor “Américain” d’Antonin Dvořák …

En début de carrière le quatuor affirme progressivement son inscription dans le paysage musical français et international. Il se produit régulièrement sur des scènes de premier plan lors de congrès (19ème Congrès Mondial du Saxophone à Las Palmas) et dans de nombreux festivals en France, parmi lesquels Quatuor à Vendôme (Vendôme), Les Musicales du Bocage (Vire), Rives d’Art (Limeuil) …

crédit photo : Nireves Photos


Quatuor Våren

en résidence depuis 2026

  • Jean-Baptiste Iachemet, Elliott Pages violon
  • David Heusler alto
  • Adèle Quartier de Andrade violoncelle

C’est leur passion commune pour le répertoire du quatuor à cordes qui a conduit quatre lycéens toulousains à former le Quatuor Våren en 2017. Après avoir étudié ensemble pendant un an avec Philippe Lecocq, ils se sont séparés afin de poursuivre leurs propres études à Paris et à Cologne en Allemagne.

Durant l’été 2022, ils rencontrent Luc-Marie Aguera qui leur propose d’étudier avec lui à Paris dans sa classe de quatuor à cordes. Saisissant l’opportunité de se retrouver et d’étudier à nouveau ensemble, ils acceptent son offre et rejoignent sa classe au CRR de Paris, dont ils sortent diplômés en juillet 2025. Parallèlement, ils ont intégré en septembre 2024 le nouveau master de quatuor à cordes au Conservatoire de Paris dans la classe de Louis Rodde (Trio Karénine), et bénéficient d’un suivi régulier avec le Quatuor Ébène. Par la même occasion, ils sont devenus résidents ProQuartet, et reçoivent les conseils de Vineta Sareika, Günter Pichler ou encore Veronika Hagen. De plus, ils étudient depuis septembre 2025 avec les membres du Quatuor Modigliani à l’École Normale de Musique de Paris.

Ils sont invités à jouer dans de nombreux festivals, depuis Toulouse en Musique aux Quatuors à Cordes en Pays de Fayence en passant par les Moments Musicaux de la Baie du Mont Saint-Michel ainsi que le festival Radio France Occitanie à Montpellier en 2025. Ils ont également participé à diverses masterclasses et académies de quatuor à cordes, notamment à Cordes en Ballade avec le Quatuor Debussy, à Musique à Flaine avec le Quatuor Ysaÿe, ou encore à Virtuoso e Belcanto à Lucques (Italie). Début 2026, ils font partie des 44 formations sélectionnées pour participer au projet européen MERITACubed, en partenariat avec la String Quartet Biennale Amsterdam.

En 2024, ils ont obtenu le 3e prix du 19e Concours international de musique de chambre de Lyon (CIMCL), le 1er prix du 37e Concours de la FNAPEC, le 1er prix Virtuoso e Belcanto (Italie), ainsi que le 2e prix du concours international Premio Giangrandi-Eggmann (Italie). Lauréats du Wallbush-Preis 2025, ils feront leurs débuts au Heidelberger Frühling Streichquartettfest en 2027. Le Quatuor Våren est lauréat de la Bourse de la Fondation Daverio 2023 et fait partie du réseau Dimore del Quartetto. En septembre 2025, le quatuor est gracieusement invité à participer aux Jeunesses Musicales Deutschland.


Quatuor Marto

en résidence depuis 2026

  • Aude-Liesse Michel, Ezequiel Castro piano
  • Louis Domallain, Félix Leclerc percussions

Réunissant piano à quatre mains et percussions, MARTO est un quatuor singulier né du désir d’explorer de nouvelles textures sonores et de renouveler l’écoute du répertoire orchestral à travers une formation de musique de chambre rare. À la croisée de la transcription, de la création et de l’interprétation, la démarche artistique de l’ensemble vise à révéler autrement des œuvres majeures du répertoire, en en proposant une lecture à la fois fidèle à leur essence et résolument contemporaine dans leur incarnation.

À travers le travail de la transcription, le quatuor cherche non pas à réduire l’œuvre, mais à en proposer une nouvelle mise en lumière : faire émerger des lignes, des rythmes et des timbres parfois insoupçonnés, offrir une expérience d’écoute plus intime, presque tactile. C’est par ailleurs l’un des avantages de l’ensemble MARTO : permettre à des structures plus modestes que les grandes salles de concerts de se ré-approprier un répertoire symphonique – le plus souvent réservé aux orchestres massifs. Le choix du piano à quatre mains permet de restituer la densité harmonique et la continuité du flux orchestral, tandis que les percussions apportent une dimension à la fois rythmique, coloriste et dramaturgique essentielle. Ce dialogue entre les instruments ouvre un espace sonore hybride, où l’énergie primitive des percussions rencontre la profondeur et la nuance du clavier.

Aude-Liesse Michel, Ezequiel Castro (piano), Louis Domallain et Félix Leclerc (percussions) sont issus des écoles supérieures françaises et européennes (CNSMDP, CNSMDL, HEM de Genève) au sein desquelles ils effectuent de brillants parcours. Récompensés de divers diplômes (master en interprétation, master en musique de chambre, master en musique ancienne, master en improvisation générative etc.) , les quatre musiciens explorent largement les possibles de leur pratique artistique avant de créer l’ensemble MARTO à la suite de leur rencontre au festival les Bestivités en 2023.

Chacun apportant son lot de connaissances spécifiques (musique contemporaine, composition, arrangement, édition de partition, scénographie, peinture etc.) le quatuor MARTO devient rapidement un nid créatif, un laboratoire bouillonnant pour ses membres fondateurs. La démarche artistique de l’ensemble n’est jamais figée; selon les projets et les contextes, le quatuor peut proposer de « simples » concerts, mais aussi de la composition de spectacle pensé sur mesure, axé autour d’un travail de création plus ambitieux. Au delà de la conception musicale , le groupe accorde toujours une importance particulière à l’élaboration d’un “imaginaire” autour de chaque concept, à la création d’un monde visuel allant de la série d’illustrations à la scénographie, en passant par une colorimétrie en accord avec l’identité des thèmes choisis.

Guidé par le désir de s’ancrer dans son époque et de valoriser la musique composée de nos jours, le quatuor tend ses bras à la création contemporaine et souhaite en particulier mettre en avant le travail des jeunes compositeur.ice.s. La diversité de ses propositions lui garantit également de riches ressources pour animer des ateliers, des actions culturelles et des interventions pédagogiques ludiques pour des publics variés.


Le Printans

en résidence depuis 2026

  • Vincent Gailly direction artistique et accordéon
  • Hélène Richaud soprano
  • William Shelton contreténor, traverso et théorbe
  • Noé Nillni cornet
  • Marie Boichard flûtes et basson
  • Valentine Pinardel violon et alto
  • Iris Guémy violoncelle
  • Jeanne Bonnet contrebasse
  • Morgan Laplace Mermoud percussions

Le Printans est un ensemble pour la création et les musiques anciennes dirigé par l’accordéoniste Vincent Gailly et qui réunit un assortiment inédit d’instruments étranges. Convaincu que les œuvres sont des organismes vivants, en constante mutation, l’ensemble cherche à en rendre toute la puissance émotive grâce à une appropriation inventive et exigeante, qui permette de retrouver quelque chose de la surprise qu’elles ont suscitée lors de leur première découverte.

C’est là l’identité que revendique le Printans. Un son d’ensemble immédiatement reconnaissable, une approche personnelle de fonds musicaux qui sommeillent, une science de l’interprétation au service d’une liberté et d’une énergie collective. Fondé en 2023 à l’Académie musicale de Villecroze, l’ensemble s’est produit au Festival Radio France Occitanie Montpellier, au Théâtre de Draguignan et dans les jardins de l’Hôtel de Sully à l’invitation de l’Orchestre de chambre de Paris. L’Académie de Villecroze, puis la Cité de la Voix l’année suivante et l’Abbaye aux Dames de Saintes en 2025, accueillent en résidence les musiciens du Printans pour la création de « Sans collerette ni fraise », un tissage d’œuvres anciennes et nouvelles de Dowland et Pesson, et « En robe des champs» autour des bergères baroques. Outre ces partenaires, Le Printans est soutenu par la Tokyo Foundation grâce au parrainage du Conservatoire National de Paris.

Passionnés, sensibles, curieusx, nos musiciennes et musiciens perpétuent un savoir faire de très haut niveau. Leur jeunesse, leurs personnalités attachantes, n’en font pas moins des musiciens de métier, dont la liste des salles parcourues vous apprendrait qu’ils ont aussi une bonne connaissance des gares de France et d’ailleurs. Nos musiciens proviennent de mondes artistiques différents, musiques anciennes, création contemporaine, culture de l’orchestre, musiques de tradition orale, et c’est de la rencontre entre ces mondes, d’une volonté de faire ensemble, qu’a éclos Le Printans. Nous sommes fiers de compter dans l’ensemble des musiciennes de l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National, Les Arts florissants, Pygmalion et Le Consort.

crédit photo : Cité de la Voix


Cet Etrange éclat

en résidence depuis 2026

  • Gauthier Broutin violoncelle 
  • Chloé Lucas violone 
  • Agnès Boissonnot-Guilbault viole de gambe 
  • Nora Dargazanli orgue et clavecin

Tirant son nom des vers poétiques de Louis Aragon, Cet Étrange Éclat est un ensemble singulier, fondé autour des basses d’archet. Réunis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Gauthier Broutin (violoncelle), Agnès Boissonnot-Guilbault (viole de gambe), Chloé Lucas (violone) et Nora Dargazanli (clavecin) partagent très tôt une même curiosité pour les répertoires des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles et pour l’exploration des couleurs de leurs instruments. Entre transcriptions du répertoire, orchestration et enrichissement du continuo pour leur formation éclectique, le quatuor fait fusionner dans un son commun, lignes de basses et mélodies. La texture sonore singulière qui en découle fait, entre autres, la particularité de leur discours. Lauréat en 2019 du Concours International de Musique Ancienne du Val de Loire, présidé par William Christie, l’ensemble est aussitôt remarqué par France Musique, qui l’invite dans l’émission Générations France Musique. Leur premier album, Sfumato, sorti sous le Label Initiale du CNSMDP et soutenu par la Fondation Meyer, confirme cette identité artistique et reçoit un accueil enthousiaste. Depuis, Cet Étrange Éclat poursuit son chemin en multipliant les concerts, tout en approfondissant sa recherche sur la richesse expressive des basses d’archet. L’ensemble continue aujourd’hui de créer de nouveaux programmes et s’ouvre désormais à la musique vocale, faisant dialoguer la voix et les instruments graves dans des projets qui élargissent encore leur univers sonore.

photo © Ferrante Ferranti


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