Trio Zeliha

en résidence depuis juillet 2022

  • Jorge González Buajasán piano
  • Manon Galy violon
  • Maxime Quennesson violoncelle

Le Trio Zeliha voit le jour en 2018, fruit de la complicité artistique entre la violoniste Manon Galy, le violoncelliste Maxime Quennesson et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan. En 2019, le trio est lauréat du concours FNAPEC et l’année suivante ils remportent le 1er Prix « Luigi Boccherini » au Concours International Virtuoso & Belcanto (Italie). En 2021, Jorge Gonzalez Buajasan et Manon Galy remportent en formation sonate le 1er Prix, le Prix du public, le Prix Sacem, le Prix Belle Saison, le Prix de la fondation Bullukian ainsi que le Prix des collégiens au Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

Individuellement, les trois musiciens sont également lauréats de nombreux concours internationaux (Clara Haskil – Vevey, KlavierOlymp – BadKissingen… pour Jorge / Jascha Heifetz – Vilnius, Ginette Neveu – Avignon, Marie Cantagrill – St-Girons… pour Manon / Barsbash Bach – USA, Woluwe-St-Pierre – Belgique, Louis Rosor – France… pour Maxime).

Manon est également nommée Révélation des Victoires de la Musique classique 2022. 

Le Trio Zeliha a enregistré son premier CD chez Mirare avec un programme consacré aux premiers trios de Mendelssohn, Arensky et Shostakovich. Paru en novembre 2020, il a déjà reçu les éloges d’Alfred Brendel et Menahem Pressler ; ce dernier parle d’un « enregistrement exceptionnel, non seulement pour son exquise musicalité mais aussi pour les qualités techniques de chacun d’eux. Cela fait chaud au coeur d’entendre un groupe si jeune atteindre une telle profondeur musicale; avec eux il est évident que la musique prime sur tout ». En janvier 2021, le disque est élu « Editor’s Choice January 2021 » par le magazine Gramophone et salué par les Critiques de The Strad, Diapason (5 diapasons), Classica (Coup de Coeur/ 5 étoiles) entre autres.

Animé par une fougue et un même élan passionné, soucieux de servir le répertoire le plus diversifié, le Trio Zeliha se produit régulièrement dans des cadres prestigieux tels que les festivals de La Roque d’Anthéron, Radio France Montpellier, les Rencontres Musicales d’Evian, les Sommets Musicaux de Gstaad, les Folles journées de Nantes, les Rencontres de violoncelle de Bélaye entre autres. Ils ont été invités à se produire à l’Auditorium Rainier III de Monte-Carlo en novembre 2020 dans le cadre des séries de musique de chambre de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

En avril 2022 le trio a fait ses débuts avec l’Orchestre National des Pays de la Loire (ONPL) au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, dans le triple concerto de Beethoven. 

Après avoir travaillé avec Claire Désert et le Trio Wanderer, ils sont actuellement artistes en résidence à la Chapelle Royale Reine Elisabeth (Waterloo), et se perfectionnent également dans la classe de François Salque en Master de musique de chambre au CNSM de Paris. Le trio reçoit parallèlement les conseils de grandes personnalités musicales comme Emmanuel Strosser, Lise Berthaud, Olivier Charlier, Hortense Cartier-Bresson ou les quatuors Ebène et Modigliani.

En solo, Manon effectue un « Certificat Masterclass » (3eme cycle) chez Julia Fischer à la Hochschule de Munich ; Jorge et Maxime terminent de leur côté un DAI au CNSMDP et ce dernier étudie également à la Chapelle Reine Elisabeth en Belgique, dans la classe de Gary Hoffman. 

Photo : Jean-Baptiste Millot

Quartetto Eos

en résidence de 2022 à 2025

  • Elia Chiesa, Giacomo Del Papa violon
  • Alessandro Acqui alto
  • Silvia Ancarani violoncelle

Fondé en 2016 au sein du Conservatoire S. Cecilia de Rome, le Quatuor Eos a très rapidement attiré l’attention du milieu musical pour la fraîcheur et la profondeur de ses interprétations qui lui valurent de remporter le Prix Farulli 2018 décerné par la critique musicale italienne dans le cadre du Prix Franco Abbiati.

Les musiciens préparent actuellement un Master de musique de chambre à la Hochschule Lucerne auprès d’Isabel Charisius du Quatuor Alban Berg et reçoivent les conseils de grands maîtres tels Alfred Brendel, Corina Belcea (Quatuor Belcea), Eckart Runge, Patrick Jüdt (ECMA), Lawrence Dutton (Emerson Quartet) et le Jerusalem Quartet. Ils ont également suivi des cours pour quatuors à cordes de la Stauffer Academy à Cremona dans la classe du Cremona Quartet.

Le quatuor est lauréat de plusieurs concours internationaux et nationaux, comme le concours Anton Rubinstein à Düsseldorf, le Sergio Dragoni Competition à Milan (2019), et le concours Orpheus à Winterthur (2020).

Le Quatuor Eos se produit régulièrement sur la scène d’importantes institutions européennes telles la Società del Quartetto de Milan, the IUC (Rome), la Filarmonica Romana, la Gioventù Musicale d’Italia, la Filarmonica di Rovereto, l’Association Scarlatti de Naples, la Philharmonie de Paris, Ticino Musica, la Swiss Foundation de Bâle et bien d’autres.

L’ensemble se produit aux côtés de musiciens renommés comme Calogero Palermo (clarinette solo du Royal Concertgebouw Orchestra), Gustavo Nuñez (premier basson du Concertgebouw Orchestra), le Jerusalem Quartet et Enrico Dindo. Il a déjà été invité par la radio Rai Radio3 et la chaîne Rai 5.

En 2022 paraîtra un disque entièrement produit et financé par Da Vinci Records avec des œuvres de Janáček, Mendelssohn et Webern.

Les musiciens enregistreront en 2023 la musique d’Ermanno Wolf-Ferrari pour le label Brilliant Classic.

Le Quatuor Eos joue sur un quatuor d’instruments du luthier Peter Greiner, gracieusement prêté par Valentin Erben du Quatuor Alban Berg.

Photo : Flavio Ianniello

Pedro Garcia-Velasquez

En résidence depuis juillet 2019, artiste associé depuis 2022

Compositeur et co-directeur artistique du Balcon, Pedro Garcia-Velasquez multiplie les pistes de recherche créatrice, dans une constante volonté d’expérimentation et de transgression. Lauréat en 2016 du prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts, il s’intéresse également de près à la transdisciplinarité des arts et des sciences, voyant dans la musique et ses différents paramètres (timbre, rythme, réflexes…) le moyen d’une recherche fondamentale de l’Autre.

Pedro grandit à Cali, en Colombie, encerclé par les parcs naturels, les montagnes et les rivières. Il apprend le violon dès son enfance et épargne sans relâche sa petite monnaie pour se procurer quelques disques des grandes pièces du répertoire. À l’âge de quatorze ans, le jeune homme commence à écrire de petites pièces jazz ou baroques. Au lycée, il suit déjà un cycle supérieur de violon, et sa rencontre avec un professeur de théorie musicale, Alvaro Gallego, marque son approche de la musique : à travers une étude parallèle d’une œuvre du compositeur colombien Cesar Potes et du Sacre du Printemps de Stravinsky, Pedro Garcia-Velasquez prend soudain conscience de ce qu’il nomme la « puissance souterraine de la musique » et décide de faire de la composition son métier. Après avoir étudié auprès d’Harold Vasquez-Castañeda, professeur à l’Université Pontificale Javeriana de Bogotá, Pedro entre au CRR de Boulogne, puis au CNSM de Paris et étudie auprès de Frédéric Durieux, qui l’incite à réfléchir sur la place accordée à la complexité dans son écriture.

De cette époque lui viennent deux intuitions fondamentales : la recherche d’un travail harmonique et timbrique lumineux et flottant, pouvant se rapprocher du courant spectral français ; et la fascination pour les résonances, l’impact et la déflagration, l’attente inassouvie de quelque chose qui ne survient jamais. Pedro écrit Esperando Llueva, qu’il enregistre avec Maxime Pascal au Conservatoire, et Levereflejo, contracorriente, horizonte, deux pièces majeures dans son parcours de jeunesse.

C’est au CNSM que Pedro et Maxime, avec quatre autres étudiants, fondent Le Balcon, dans un désir collectif d’expérimentation et de transformation de l’expérience du concert. Au sein du collectif, Pedro Garcia-Velasquez trouve de nombreux interlocuteurs avec lesquels il développera ses idées : le réalisateur en informatique musicale Augustin Muller, l’ingénieur du son Florent Derex, le metteur en scène Benjamin Lazar (Lieux Perdusla série Théâtre Acoustique), la saxophoniste Juliette Herbet (Juguemos), l’inclassable Nieto (Scratched Shadows), le violoncelliste Askar Ishangaliyev (Moro de Venecia) ou le bassoniste Julien Abbes (Cras Lucebit, 2010). Pedro conçoit la création partagée comme un moyen d’exciter l’ouverture des imaginations. Avec Maxime Pascal, le dialogue est également nourri, notamment sur les moyens d’intégrer les fragments du répertoire dans l’écriture contemporaine.

Depuis 2014, la série Théâtre Acoustique (qui comprend les pièces Lieux Perdus, et Fête dans le vide) est une manière pour lui d’explorer les méandres de la conscience et du souvenir, et de travailler avec des outils technologiques inédits. Avec Augustin Muller et l’ingénieur du son Florent Derex, Pedro capture l’empreinte acoustique de dizaines de lieux (églises, château en ruines…) pour les intégrer à la musique qu’il écrit. Ces « lieux perdus » dont l’essence acoustique est saisie, renvoient aux lieux délaissés d’une civilisation occidentale en état de délabrement avancé.

Initio (2016), opéra chorégraphique co-écrit avec Tatiana Julien, lui permet d’user d’un matériau inédit pour lui : le corps de l’interprète. Dans C’est déjà le matin (2016), co-écrit avec Arthur Lavandier et Frédéric Blondy, Pedro crée un petit monde mythologique festif et bizarre, dans lequel il plonge le spectateur dans le nuage de ses idées surréalistes.

Ses pistes de réflexion actuelles sont nombreuses : parmi celles-ci, il y a la tentative de redéfinition d’une écriture rythmique à la hauteur des choses entendues durant son enfance, à Cali, auprès des communautés noires de la ville. La rencontre avec des collégiens primo-arrivants a également déclenché en lui la volonté d’explorer avec eux les intuitions mélodiques et rythmiques extra-européennes. « C’est vraiment le début », dit-il. Récemment, il a rejoint les bancs de l’EHESS, où il étudie désormais l’ethnomusicologie interactiviste. Le parcours de Pedro est peut-être bien, en définitive, une succession d’éternels débuts.

Memorias Robadas est une pièce dans laquelle Pedro García-Velásquez travaille sur les héritages culturels afro-colombiens et indiens des environs de Cali, la ville de son enfance. Memorias Robadas se développe de manière onirique, comme un souvenir qui refait surface transformé en rêve.

Arthur Lavandier

En résidence de 2020 à 2024

Arthur Lavandier est un compositeur français né en 1987. Collaborateur régulier de l’orchestre Le Balcon et de son directeur musical Maxime Pascal, il crée avec eux trois opéras : De la terreur des hommes, en 2011 à Paris, Le Premier meurtre en 2016 à l’opéra de Lille, et La Légende du Roi dragon en 2018, encore à l’opéra de Lille. Il crée aussi avec eux de nombreux arrangements comme Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov, les Mirages de Gabriel Fauré ou encore la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz.
Travaillant aussi du côté du cinéma, il est co-compositeur de la musique du long-métrage Minuscule – La vallée des fourmis perdues, qui obtient en 2015 le César du meilleur film d’animation.
Arthur Lavandier est en 2012 finaliste du grand prix de composition Reine Elisabeth, et lauréat en 2014 du prix SwissLife À quatre mains, en tandem avec le photographe Julien Taylor. Il compose à cette occasion l’opéra de chambre Bobba, créé en 2015 à la Philharmonie – Cité de la Musique de Paris et conçoit le livre-disque Mémoires de Bobba en collaboration avec le photographe.
Il reçoit en 2016 le prix d’Encouragement à de jeunes artistes de l’Académie des Beaux-Arts, et en 2017 le prix Nouveau Talent Musique de la SACD.
Compositeur en résidence à l’Orchestre de chambre de Paris de 2017 à 2020, il y crée trois oeuvres : l’arrangement des Mélodies irlandaises d’Hector Berlioz, au Festival Berlioz, Le Périple d’Hannon, pour ténor et orchestre, au Théâtre des Champs-Élysées et les Poèmes spirites sur des textes de Frédéric Boyer, pour soprano et orchestre, au Festival Berlioz.
Ses dernières créations sont Les Noces, variations pour l’opéra de Lille, à partir des Noces de Figaro de Mozart ; L’abrégé des merveilles de Marco Polo, oratorio sur un texte de Frédéric Boyer, pour l’Opéra de Rouen ; Le Chant des accusées, cycle de six mélodies pour soprano et piano, commande du Festival d’Aix-en-Provence (avec Julie Fuchs et Alphonse Cemin) ; Trois prophéties, pour bagad breton, commande du Théâtre de Cornouailles; et enfin Résurrection, pour flûte basse et piccolo, commande de la compagnie Troubleyn pour la pièce Resurrexit Cassandra de Jan Fabre.

La Salle Stravinski (4e étage)

Située au dernier étage de l’hôtel, là où se trouvaient les anciens logements du personnel, cette salle de répétition a été aménagée en 2014. Dédiée aux petites formations sans clavier, elle est principalement attribuée aux quatuors à cordes. Fin 2021, des travaux ont été entrepris afin d’installer un parquet et divers panneaux acoustiques.

La Bibliothèque ovale (3e étage)

Réplique du Salon ovale situé au premier étage et attenant au Salon de musique, la bibliothèque du troisième étage était autrefois un bureau. Appelée “bibliothèque” en raison de la présence de nombreuses étagères de livres sur tout son pourtour, cette pièce d’une centaine de mètres carrés dispose de trois grandes fenêtres donnant sur les terrasses de l’hôtel, d’une cheminée en marbre avec un grand miroir et d’un plafond en verre qui offre une belle luminosité.

Ouverte aux répétitions en 2007 la bibliothèque peut accueillir des formations constituées d’une trentaine de musiciens. Dotée d’un Steinway D depuis 2021, elle est également très recherchée par les pianistes. Un clavecin et un pianoforte peuvent également être mis à la disposition des ensembles qui en expriment le souhait. 

Tous les conseils d’administration de la fondation se déroulent dans cette salle.

Le Salon de musique (premier étage)

A partir de 2014 et l’augmentation accrue du nombre d’artistes en résidence à la fondation, le Grand salon, désormais Salon de musique, s’est ouvert peu à peu aux répétitions quotidiennes.

Aujourd’hui, en journée, il permet d’accueillir des répétitions d’orchestre (jusqu’à quarante personnes), avec clavecin, orgue ou percussions. Les soirs de concert, des fauteuils et chaises sont disposés au pied de la scène de manière à recevoir jusqu’à 160 spectateurs. La taille du plateau peut varier entre 28m² et 42m². 

La Salle Ravel (rez-de-chaussée)

Ce qui était la cuisine au temps de la princesse est ensuite devenue un atelier dans les années 90, puis une salle de répétition en 2011. Quelques vestiges d’antan sont encore visibles (ancien évier en pierre, placards…). Aujourd’hui, cette pièce attenante à la Salle Fauré, est dotée d’un piano Yamaha C3. Elle accueille exclusivement des quatuors à cordes, trios avec piano ou autres petites formations.

La Salle Fauré (rez-de-chaussée)

Aménagée dans l’ancienne Salle des gens de l’hôtel, la salle Fauré a été ouverte en 2010. Un parquet de danse y est posé en 2019. Principalement attribuée aux petites formations, elle dispose aujourd’hui d’un piano quart-de-queue Blüthner et d’une partie du parc de percussions.

L’atelier du pavillon

Situé dans le pavillon attenant à l’hôtel, il était autrefois l’atelier de peinture et de musique de Winnaretta Singer. Le premier concert de la princesse y est organisé en 1888 avec Gabriel Fauré, Emmanuel Chabrier, Vincent d’Indy et André Messager. Après quelques travaux, l’atelier devient un véritable “hall de musique” comme le décrivait Marcel Proust. Officiellement “ouvert” en 1894, il mesurait 

“[…] dix mètres sur douze et demi, la salle était assez grande pour accueillir confortablement une centaine de personnes. La voûte qui la couvrait était haute de deux étages ; une étroite tribune, construite le long des murs ouest et sud du niveau supérieur, abritait le magnifique orgue Cavaillé-Coll, dont les tuyaux impressionnants s’élevaient jusqu’à la voûte. En dessous, la pièce était décorée dans le style Louis XVI avec une prédominance des couleurs favorites de Winnaretta, le bleu et le vert. Deux pianos à queue dominaient l’un des murs. Malgré le décor solennel, les murs lambrissés donnaient une atmosphère chaleureuse et accueillante. Nichés sur les murs nord et est, les cosy-corners dégageaient une impression d’intimité. Les fenêtres, placées de manières à recevoir une lumière optimale pour la peinture le jour, offraient aux visiteurs une vue sur les jardins qui séparaient l’hôtel de l’avenue Henri Martin de la maison plus petite de la rue Cortambert.”

[Sylvia Kahan, Winnaretta Singer-Polignac, princesse, mécène et musicienne, Les Presses du Réel, 2018, p.154-155]

Au fil des années, les soirées musicales organisées dans l’atelier reçoivent les musiciens et compositeurs Gabriel Fauré, Louis Vierne, Igor Stravinski, Alfred Cortot, Blanche Selva, Armande de Polignac, Jean Wiéner, Francis Poulenc, Serge Prokofiev, Jacques Février, Clara Haskil, Nadia Boulanger, Jean Françaix… mais aussi les peintres Félix Barrias et John Singer Sargent, les écrivains Marcel Proust, Oscar Wilde, Colette et Paul Valéry, ainsi que la comédienne Sarah Bernhardt. 

Au moment de la création de la Fondation Singer-Polignac en 1928, l’atelier connaît d’importantes modifications. Une cheminée est remplacée par une double porte vitrée donnant sur les terrasses. Le toit à double pente est supprimé pour permettre la construction d’un appartement ; l’orgue est descendu au rez-de-chaussée, les pianos à queue sont installés dans le salon de musique.

Après la mort de Winnaretta en 1943, la Fondation s’installe dans l’hôtel, dont seuls les murs lui ont été légués. Les pianos furent enlevés en 1948 et l’orgue, que la princesse avait légué à son neveu, le comte Jean de Polignac, fut récupéré par Marie-Blanche, sa veuve, en décembre 1951. Depuis, l’orgue a été vendu au séminaire de Merville dans le Nord de la France.

Aujourd’hui, l’atelier dispose d’un Steinway D acquis par la fondation. Un orgue positif et un clavecin peuvent également être mis à disposition des musiciens pour leurs répétitions, ainsi que des percussions. De par ses dimensions au sol qui restent inchangées (dix mètres sur douze et demi), il peut recevoir des formations allant de l’orchestre (environ 30 personnes) au chœur (40 personnes). Même si quelques concerts y ont été organisés jusqu’au début du XXIe, l’atelier est désormais exclusivement une salle de répétition. Il peut également servir de studio d’enregistrement et de tournage pour les projets discographiques et audiovisuels des résidents.

Le Trio Metral en tournage à l’Atelier en septembre 2021 © FSP CLP

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