Ophélie Gaillard

en résidence depuis juillet 2026

Un esprit d’une curiosité insatiable, le goût du risque, un appétit immodéré pour tout le répertoire du violoncelle concertant sans frontières ni querelles de chapelle, un engagement citoyen et un amour inconditionnel de la nature : voici sans doute ce qui distingue très tôt cette brillante interprète franco-helvétique.

Élue « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique 2003, elle se produit depuis en récital aussi bien en Asie qu’en Europe et est l’invitée des orchestres les plus prestigieux comme l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National de Metz, le Royal Philharmonic Orchestra, le Czech National Symphony Orchestra ou le New Japan Philharmonic. Elle est aussi l’interprète privilégiée de compositeurs actuels et développe une politique de commandes.

Elle enregistre pour Aparté plusieurs intégrales récompensées par la presse internationale : Bach, Britten, Schumann, Fauré, Chopin, Brahms, CPE Bach, Strauss, Boccherini, ainsi que des albums thématiques qui ont conquis un très large public, Dreams, Alvorada et Exils, Vivaldi/ I colori dell’ombra, a Night in London, Napoli!, Cello tango.

Passionnée de rencontres, elle partage régulièrement la scène avec Lambert Wilson, le danseur hip-hop Ibrahim Sissoko, les chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, les danseur·euse·s Étoile Hugo Marchand et Ludmila Pagliero, ou encore le chanteur star de la bossa nova Toquinho (album live Canto de sereia, enregistré pour Aparté au festival MiTo en 2017).

En 2005 elle fonde et dirige du violoncelle le Pulcinella Orchestra, une des phalanges européennes les plus récompensées par la critique internationale et avec laquelle elle explore les répertoires des 17eme et 18eme siècles sur instruments historiques.

Après un double album consacré à Boccherini en 2019, enregistré avec la complicité de Sandrine Piau, Ophélie Gaillard et Pulcinella remportent un large succès public grâce à un double album Vivaldi, I colori dell’ombra, gravé au plus fort de la crise sanitaire avec les mezzo-sopranos Lucile Richardot et Delphine Galou.

Début 2021, toujours chez Aparté, Ophélie Gaillard propose un voyage à travers 100 ans d’airs d’opéra avec son enregistrement Cellopera, accompagné par le Vienna Morphing Orchestra sous la direction de Frédéric Chaslin, grâce à des transcriptions pour violoncelle et orchestre d’œuvres de Mozart, Verdi, Tchaïkovski, Offenbach et Puccini. En mars 2022, avec A Night in London, elle nous amène à la rencontre des compositeurs qui tentèrent l’aventure à Londres dans les années 1730, tels Porpora, Geminiani ou Bononcini.

Pour 2023, cap sur Naples avec Sandrine Piau, Marina Viotti et Luan Goes pour un double-album haut en couleurs, reprenant des inédits de Porpora, des concertos de Leo ou Durante, des gigues de Matteis ou encore des Tarentelles traditionnelles.

Nommée chevalière des Arts et Lettres par le Ministère de la Culture et Chevalière de l’Ordre National du Mérite, elle est professeure à la Haute Ecole de Musique de Genève depuis 2014 et donne des master- classes sur tous les continents. Elle est invitée comme membre du jury de grands concours internationaux (ARD de Münich, Bach a Leipzig, concours de Genève, Isang Yun en Corée, Concours de la Reine Elisabeth.)

Depuis 2026 Ophélie Gaillard joue un violoncelle de Andrea Guarneri généreusement prêté par la Fondation Boubo, un violoncelle contemporain de David Léonard Wiedmer et un violoncelle piccolo anonyme flamand.

crédit photo : Christian Mewly


Raphaël Merlin

en résidence depuis juillet 2026

Raphaël Merlin a toujours exploré la musique sous différents angles, par différents prismes : de sa curiosité pour tous les styles et de sa gourmandise pour toutes les pratiques résulte une remarquable vision d’ensemble et une grande polyvalence. Violoncelliste du Quatuor Ebène de 2002 à 2023, compositeur, chef d’orchestre et pédagogue, il fonde en 2014 les Forces Majeures, est nommé en 2020 professeur de musique de chambre à la Hochschule für Musik und Theater de Munich, en 2023 Directeur Artistique et Musical de L’Orchestre de Chambre de Genève, en 2025 professeur à la Haute Ecole de Lausanne (HEMU) et directeur musical de L’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine. Né en 1982, il débute à six ans au CNR de Clermont-Ferrand : violoncelle, musique de chambre, piano, composition, piano-jazz. Il intègre en 1997 le CNR de Boulogne-Billancourt où il étudie le violoncelle avec Xavier Gagnepain, la musique de chambre avec Hortense Cartier-Bresson et la direction d’orchestre avec Janos Komives. Fort d’un 1er prix dans chacune de ces disciplines, il est reçu en 2001 1er nommé dans la classe de Philippe Muller au CNSM de Paris dont il sort quatre ans plus tard avec un diplôme de formation supérieure, mention TB à l’unanimité.

La musique de chambre, d’abord pratiquée en famille, occupe la part centrale de son activité depuis son entrée, en 2002, dans le Quatuor Ebène (composé de Pierre Colombet, Gabriel Le Magadure et Marie Chilemme,), 1er prix 2004 du concours international de l’ARD de Münich, Victoire de la Musique 2010 et 2020. Riche d’une discographie foisonnante et reconnue pour Erato/Warner, invité sur les plus prestigieuses scènes du globe, (Philharmonie de Berlin, Wigmore Hall de Londres, Concertgebouw d’Amsterdam, Tonhalle de Zürich, Library of Congress de Washington, Carnegie Hall à New York, Suntory Hall Tokyo, Sala San Paolo, Théatre des

Champs-Elysées et Philharmonie de Paris), le Quatuor qui a pour partenaires réguliers Nicholas Angelich, Elisabeth Leonskaïa, Menahem Pressler, Mitsuko Ushida, Matthias Goerne, Renaud et Gautier Capuçon, Michel Portal… sort d’un d’un tour du monde enregistré et filmé avec l’intégrale des quatuors de Beethoven en 2019, et donne en concert le cycle complet pour les célébrations des 250 ans du compositeur.

Raphaël Merlin s’est produit comme soliste avec les orchestres de Massy, du conservatoire Tchaïkovski de Moscou, d’Auvergne, de Paris-Sorbonne, Sostenuto, Ut5, des Dômes. De 1997 à 2002, il est le pianiste du Wildflower Quartet (jazz); il enregistre le trio op. 114 de Brahms (Accord-Universal), le trio de Philippe Hersant (Triton),) et un album de tango, « Café 1930 » (Zig-Zag),l’intégrale de la musique de chambre de Fauré (Aparté).

Il a dirigé successivement l’orchestre du lycée Racine, le Sérénade Orchestra, l’Orchestre des lauréats du Conservatoire et l’orchestre Opus 93, a cofondé « Le Petit Lion », dont il assure la direction musicale de 2008 à 2012, l’orchestre-école Ostinato, l’orchestre de l’opéra de Rouen, Orchestres nationaux d’Auvergne, de Bordeaux, Avignon, Philharmonia de Londres, Toulon… Il fonde en 2014 les “Forces Majeures” collectif de chambristes, réunissant des ensembles de musique de chambre pour des projets d’orchestre. Le disque Rossini paru chez Aparté avec la mezzo Karine Deshayes a rencontré un vif succès, suivi par un album avec le violoncelliste Edgar Moreau (Offenbach-Gulda, Erato/Warner, 2019). En residence à l’opéra de Vichy en 2018, Raphaël dirige en version scénique Le Barbier de Séville, ainsi que divers programmes programmes symphoniques. Les Forces Majeures se distinguent par leurs tournées à vélo, promouvant une réflexion sur notre mode de vie carboné.

Passionné d’enseignement, Raphaël Merlin est titulaire du CA et a enseigné le violoncelle au CRR de Boulogne-Billancourt. Il donne régulièrement des masterclasses de musique de chambre au CNSM de Paris et dans diverses universités et écoles à travers le monde.

Compositeur, ses œuvres comprennent « Eléa », un concerto pour quatuor à cordes et orchestre créé en 2011, « Pas de Deux » pour violon et violoncelle créé en 2012 au Concertgebouw d’Amsterdam, et « See: Sea & Seeds. Si ! », un concerto pour violoncelle et cordes créé en 2016 au Lockenhaus Festival.

crédit photo : Co Merz


Lise Berthaud

en résidence depuis 2023

Très présente sur le circuit international aussi bien comme soliste que chambriste, Lise est l’invitée de salles comme le Musikverein de Vienne, le Théâtre des Champs-Elysées, la Philharmonie de Munich le Concertgebouw d’Amsterdam, le Bozar de Bruxelles, Wigmore Hall, Royal Albert Hall, la Elbphilharmonie de Hambourg, le Mozarteum de Salzburg, le Festspielhaus de Baden Baden, le Festival de Pâques d’Aix en Provence, le Festival de la Roque d’Anthéron, le Festival de Dresde, les Rencontres Musicales d’Evian, Le festival Berlioz de la Côte Saint-André, le Festival de Tanglewood, les BBC Proms, entre autres nombreux festivals. Elle est invitée comme soliste par des orchestres comme le BBC Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le BBC Philharmonic, l’Orchestre Symphonique de la Radiotélévision Croate, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Lille, l‘Orchestre National de Belgique, le Iceland Symphony Orchestra, la Hong-Kong Sinfonietta, le Düsseldorfer Symphoniker, les Musiciens du Louvre, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Wroclaw, l’Ulster Symphony Orchestra, le BBC Scottish Symphony Orchestra, le BBC National Orchestra of Wales, le Royal Northern Sinfonia, le Netherlands Philharmonic Orchestra et joue sous la direction de Sakari Oramo, Pascal Rophé, Andrew Litton, Leonard Slatkin, Fabien Gabel, Paul Mc Creesh, Marc Minkowski, François Leleux, Michael Seal, Anu Tali, Mei-Ann Chen ou encore Emmanuel Krivine .

De 2013 à 2015, Lise Berthaud prend part au prestigieux programme BBC New Generation Artist qui lui a permis de se produire avec tous les orchestres de la BBC et d’effectuer de nombreux enregistrements en soliste et musique de chambre pour la BBC. En septembre 2014, elle fait ses débuts comme soliste aux BBC Proms au Royal Albert Hall de Londres avec le BBC Symphony dirigé par Andrew Litton.

Après avoir participé à de nombreux enregistrements dont les intégrales de la musique avec piano de Schumann et Fauré par Eric Le Sage chez Alpha, elle enregistre pour Aparté un premier disque en récital avec le pianiste Adam Laloum qui paraît en 2013. Les critiques sont unanimes : Diapason d’or, clé Resmusica, sélection Radio Classique, sélection France Inter. En octobre 2013, Leonard Slatkin la choisit pour interpréter et enregistrer pour Naxos Harold en Italie avec l’Orchestre National de Lyon dans le cadre d’une intégrale Berlioz. De 2018 à 2021, elle participe, avec ses amis Pierre Fouchenneret, Eric Le Sage, François Salque et d’autres musiciens à l’enregistrement d’une intégrale de la musique de chambre de Brahms.
En 2021, elle prend part à l’enregistrement d’un album Erato consacré à la musique de chambre d’Eric Tanguy, aux côtés de Suzana Bartal, Edgar Moreau, David Kadouch et d’autres, qui est largement salué par la critique et est couronné d’un Diapason d’or.

Lise s’est produite aux côtés d’artistes comme Renaud Capuçon, Bertrand Chamayou, Adam Laloum, Eric Le Sage, Augustin Dumay, Pierre-Laurent Aimard, Paul Meyer, Gautier Capuçon, Louis Lortie, Emmanuel Pahud, Marie-Pierre Langlamet, Gordan Nikollich, Martin Helmchen, Marie-Elisabeth Hecker, Daishin Kashimoto, les Quatuors Ebène, Modigliani ou Armida. Elle est membre co-fondatrice du Quatuor Strada (avec Sarah Nemtanu, Pierre Fouchenneret et François Salque) et forme un quatuor avec piano avec Baiba Skride, Harriet Krijgh et Lauma Skride.

Lise Berthaud a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Pierre-Henry Xuereb et Gérard Caussé. A 18 ans, elle est lauréate du Concours Européen des Jeunes Interprètes. Elle remporte en 2005 le Prix Hindemith du Concours International de Genève.

Lise est Professeure de musique de chambre et d’alto à la Haute Ecole de musique de Genève sur le site de Neuchâtel.

Elle joue un alto d’Antonio Casini de 1660 généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez.

Photo : Neda Navaee

Mathieu Herzog

 

artiste associé depuis juillet 2022

Un maestro au tempérament exceptionnel : Mathieu Herzog, chambriste avéré et baguette ciselée… ConcertoNet 

“Un artiste complet”, “un vrai musicien” sont parmi les mots qui reviennent le plus souvent pour décrire le Chef d’orchestre, compositeur et orchestrateur Mathieu Herzog. 

Son âme musicale s’est forgée par un travail intensif auprès de grands maîtres tels que Semyon Bychkov, Daniel Harding, Gábor Takács-Nagy, György Kurtäg, Menahem Pressler, Alfred Brendel, Mitsuko Uchida… 

Mathieu a enregistré de nombreux disques avec les labels Erato, Warner Classics, EMI, Deutsche Grammophon… tous plébiscités par la presse : Diapason d’Or, Choc du monde de la musique, Disque de l’année par le magazine Gramophone... 

Il crée en 2015 Appassionato, un orchestre qui fait rayonner la musique de chambre au coeur de chacune de ses interprétations. Mathieu noue avec Appassionato une relation passionnelle et en perpétuelle évolution. En 2019 ils enregistrent ensemble les 3 dernières symphonies de W.A Mozart pour le label Naïve. En 2021-2022 Mathieu crée, toujours en partenariat avec Naïve, Appassionato le Label et grave deux nouveaux albums autour de C. Saint-Saëns et la musique post-romantique de R. Strauss, A. Schoenberg et O. Respighi. 

Il est également Artiste-Associé à la Seine Musicale et, à ce titre, crée pour le lieu la série Vous trouvez ça classique ? qui a pour but d’aider un nouveau public à venir écouter et apprécier différemment la musique classique. 

Il dirigera également cette saison, entre autres, l’orchestre Philharmonique de Radio France, le Korean Symphonic Orchestra, le Kansai Philarmonic Orchestra au Japon…

Mathieu est également orchestrateur, aussi bien pour l’ensemble Appassionato ou des musiciens classiques tels que Philippe Jaroussky et Natalie Dessay que pour la chanteuse de jazz Stacey Kent et la chanteuse pop Luz Casals.

Passionné de littérature et d’histoire, il travaille également à l’écriture d’un livret d’opéra biographique sur Georges Bizet.

Depuis 2019, il est directeur musical du Blaricum Music Festival Orchestra (Hollande).

Photo : Rémi Rière


Pedro Garcia-Velasquez

En résidence depuis juillet 2019, artiste associé depuis 2022

Compositeur et co-directeur artistique du Balcon, Pedro Garcia-Velasquez multiplie les pistes de recherche créatrice, dans une constante volonté d’expérimentation et de transgression. Lauréat en 2016 du prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts, il s’intéresse également de près à la transdisciplinarité des arts et des sciences, voyant dans la musique et ses différents paramètres (timbre, rythme, réflexes…) le moyen d’une recherche fondamentale de l’Autre.

Pedro grandit à Cali, en Colombie, encerclé par les parcs naturels, les montagnes et les rivières. Il apprend le violon dès son enfance et épargne sans relâche sa petite monnaie pour se procurer quelques disques des grandes pièces du répertoire. À l’âge de quatorze ans, le jeune homme commence à écrire de petites pièces jazz ou baroques. Au lycée, il suit déjà un cycle supérieur de violon, et sa rencontre avec un professeur de théorie musicale, Alvaro Gallego, marque son approche de la musique : à travers une étude parallèle d’une œuvre du compositeur colombien Cesar Potes et du Sacre du Printemps de Stravinsky, Pedro Garcia-Velasquez prend soudain conscience de ce qu’il nomme la « puissance souterraine de la musique » et décide de faire de la composition son métier. Après avoir étudié auprès d’Harold Vasquez-Castañeda, professeur à l’Université Pontificale Javeriana de Bogotá, Pedro entre au CRR de Boulogne, puis au CNSM de Paris et étudie auprès de Frédéric Durieux, qui l’incite à réfléchir sur la place accordée à la complexité dans son écriture.

De cette époque lui viennent deux intuitions fondamentales : la recherche d’un travail harmonique et timbrique lumineux et flottant, pouvant se rapprocher du courant spectral français ; et la fascination pour les résonances, l’impact et la déflagration, l’attente inassouvie de quelque chose qui ne survient jamais. Pedro écrit Esperando Llueva, qu’il enregistre avec Maxime Pascal au Conservatoire, et Levereflejo, contracorriente, horizonte, deux pièces majeures dans son parcours de jeunesse.

C’est au CNSM que Pedro et Maxime, avec quatre autres étudiants, fondent Le Balcon, dans un désir collectif d’expérimentation et de transformation de l’expérience du concert. Au sein du collectif, Pedro Garcia-Velasquez trouve de nombreux interlocuteurs avec lesquels il développera ses idées : le réalisateur en informatique musicale Augustin Muller, l’ingénieur du son Florent Derex, le metteur en scène Benjamin Lazar (Lieux Perdusla série Théâtre Acoustique), la saxophoniste Juliette Herbet (Juguemos), l’inclassable Nieto (Scratched Shadows), le violoncelliste Askar Ishangaliyev (Moro de Venecia) ou le bassoniste Julien Abbes (Cras Lucebit, 2010). Pedro conçoit la création partagée comme un moyen d’exciter l’ouverture des imaginations. Avec Maxime Pascal, le dialogue est également nourri, notamment sur les moyens d’intégrer les fragments du répertoire dans l’écriture contemporaine.

Depuis 2014, la série Théâtre Acoustique (qui comprend les pièces Lieux Perdus, et Fête dans le vide) est une manière pour lui d’explorer les méandres de la conscience et du souvenir, et de travailler avec des outils technologiques inédits. Avec Augustin Muller et l’ingénieur du son Florent Derex, Pedro capture l’empreinte acoustique de dizaines de lieux (églises, château en ruines…) pour les intégrer à la musique qu’il écrit. Ces « lieux perdus » dont l’essence acoustique est saisie, renvoient aux lieux délaissés d’une civilisation occidentale en état de délabrement avancé.

Initio (2016), opéra chorégraphique co-écrit avec Tatiana Julien, lui permet d’user d’un matériau inédit pour lui : le corps de l’interprète. Dans C’est déjà le matin (2016), co-écrit avec Arthur Lavandier et Frédéric Blondy, Pedro crée un petit monde mythologique festif et bizarre, dans lequel il plonge le spectateur dans le nuage de ses idées surréalistes.

Ses pistes de réflexion actuelles sont nombreuses : parmi celles-ci, il y a la tentative de redéfinition d’une écriture rythmique à la hauteur des choses entendues durant son enfance, à Cali, auprès des communautés noires de la ville. La rencontre avec des collégiens primo-arrivants a également déclenché en lui la volonté d’explorer avec eux les intuitions mélodiques et rythmiques extra-européennes. « C’est vraiment le début », dit-il. Récemment, il a rejoint les bancs de l’EHESS, où il étudie désormais l’ethnomusicologie interactiviste. Le parcours de Pedro est peut-être bien, en définitive, une succession d’éternels débuts.

Memorias Robadas est une pièce dans laquelle Pedro García-Velásquez travaille sur les héritages culturels afro-colombiens et indiens des environs de Cali, la ville de son enfance. Memorias Robadas se développe de manière onirique, comme un souvenir qui refait surface transformé en rêve.

Trio Zadig

  • Miclen Laipang violon
  • Marc Girard Garcia violoncelle
  • Guillaume Vincent piano

Photo : Amaury Viduvier

Artiste résident de 2019 à 2026, artiste associé depuis 2026

Lié par une vision commune de la musique et des amitiés profondes, le Trio Zadig s’est emparé de la scène internationale avec une intensité saisissante. Récompensé par onze prix internationaux, cet ensemble magnétique attire l’attention sans effort grâce à sa virtuosité, à son élégance et à son esprit contagieux qui imprègne chacune de ses prestations. Créant avec maestria un mélange de splendeurs et d’audace contemporaine, ils invitent le public à une exploration fascinante de la profondeur, de la texture et de l’harmonie musicale. La magie du Trio Zadig réside dans la fusion de leurs talents individuels et leur synergie indéniable, reflet de leur passion commune et de leur dévouement inébranlable à leur métier.

Miclen LaiPang, violoniste célébré par le New York Times comme une « force avec laquelle il faut compter », insuffle à l’ensemble son expérience du monde et son énergie dynamique. Marc Girard Garcia, diplômé du CNSM de Paris, communique au violoncelle un art nuancé qui façonne le son authentique du Trio. Le pianiste Guillaume Vincent, également diplômé du CNSM, apporte à l’ensemble une «clarté exemplaire» et des performances expressives.

Nommé d’après le personnage de Voltaire, Zadig, qui incarne la « justice » et la « vérité », le Trio Zadig traduit ces vertus dans ses interprétations. Menahem Pressler, du Beaux Arts Trio, les a qualifiés de « meilleurs musiciens actuels » et a souligné que le Trio Zadig comprend « trois instrumentistes extraordinairement doués et, en même temps, de véritables musiciens en constante recherche ».

Leur réputation est renforcée par de nombreuses récompenses, dont le prestigieux premier prix de la Fnapec « Musiques d’Ensemble » – une voie empruntée auparavant par des ensembles renommés tels que le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Ebene et le Trio Wanderer, ce dernier ayant décrit le Trio Zadig comme possédant « de superbes qualités artistiques et techniques ».

D’éminentes institutions comme La Chapelle Musicale Reine Elisabeth, la Fondation Singer-Polignac, l’association ProQuartet ou l’Académie Musicale de Villecroze les reconnaissent comme « artistes associés » ou « artistes résidents ».

Le Trio Zadig a laissé son empreinte dans le monde entier, se produisant des États-Unis à Taïwan dans des salles réputées telles que le BOZAR, le Shanghai City Theater, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie de Paris et le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles. Leurs interactions avec des artistes renommés tels qu’Alfred Brendel ont notablement renforcé leur maturité musicale.

Leur engagement social va au-delà de leurs succès. Ils apportent fréquemment de la musique dans les écoles, les hôpitaux et les prisons, ce qui témoigne de leur dévouement à l’égard de la communauté et du pouvoir de transformation de la musique.

Leur répertoire s’étend de Haydn aux compositeurs contemporains, rafraîchissant le genre du trio avec audace et fraîcheur. Le son poétique, la profondeur et la sincérité caractérisent leurs interprétations, signifiant un avenir aussi aventureux et durable que leur homonyme. Leur discographie comprend trois CD salués par la critique : « Something in Between », « The Seasons » et « Orpheus », récompensés par des distinctions telles que les quatre f de Télérama, le coup de cœur de Classica et du Figaro, et le « CD du jour » de France Musique.

Miclen LaiPang joue sur un violon de Guiseppe “filius Andrea” Guarneri c.1697 avec un archet de Dominique Peccatte et Marc Girard Garcia joue sur un violoncelle de Andrea Guarneri c.1674 avec un archet de Victor Fétique, généreusement prêtés par la fondation Boubo-Music.

Discographie


Trio Xenakis

  • Rodolphe Théry percussions
  • Adélaïde Ferrière percussions
  • Emmanuel Jacquet percussions

Photos © Zoé Ducourneau

Artiste résident depuis juillet 2018

Le trio Xenakis, composé des percussionnistes Adélaïde Ferrière, Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry, interprète le répertoire à travers les chefs-d’oeuvre de la musique contemporaine en mettant à l’honneur la diversité infinie du timbre propre à la percussion.

Diplômés du CNSMDP, les trois musiciens vouent une passion commune au travail de la musique de chambre et à la découverte de ce répertoire, tour à tour mélodique et percussif, résolument éclectique. Leur entrée résidence à la Fondation Singer Polignac, en 2018, leur permet d’approfondir leur maitrise du répertoire.

Rendant hommage à Iannis Xenakis (1922-2001), l’un des premiers compositeurs à mettre en lumière l’instrument sous un jour solistique et chambriste, alliant complexité mathématique et virtuosité rythmique. Le trio explore les oeuvres du siècle dernier en suivant l’évolution de l’esthétique musicale, tout en étant très impliqué dans la création contemporaine. 

Au cours de la saison 2018/2019, on a pu les entendre au Festival de Pâques de Deauville, ainsi que dans l’émission Génération France Musique à la Maison de la Radio à Paris.

Dernièrement, le trio était membre de la production d’Electre/Oreste d’Euripide, mis en scène par Ivo van Hove à la Comédie Française, pour des représentations d’octobre 2019 à février 2020.


Quatuor Zahir

  • Guillaume Berceau saxophone soprano
  • Etienne Boussard saxophone alto
  • Florent Louman saxophone ténor
  • Joakim Ciesla saxophone baryton

en résidence depuis 2019, devenu artiste associé en 2026

Une idée qui surgit, une personne que l’on rencontre, et subitement cela nous apparaît comme évident. C’est l’essence même du Zahir, ce mot arabe qui désigne « ce qui est apparent, explicite », ou encore une chose qui, une fois connue, occupe toutes nos pensées.
Née en 2015, cette jeune formation se produit déjà dans de nombreux festivals, en France et dans le monde mais c’est en 2017 que le Quatuor Zahir se distingue en remportant le 9ème Concours International de Musique de chambre d’Osaka (Japon), acquérant ainsi une reconnaissance sur la scène internationale. Les musiciens ont depuis été invités au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Paris et au Konzerthaus de Vienne, ainsi qu’aux Folles Journées de Nantes, au Festival de Radio France à Montpellier, aux festivals des forêts et de Sully, à l’Acropolis de Nice ou encore au Toppan Hall à Tokyo.
Issu du Conservatoire de Paris où il a suivi les conseils du Quatuor Ébène et du Quintette Moraguès, le Quatuor Zahir est actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Parrainé par le pianiste Jean-François Zygel depuis son passage sur France 2 dans l’émission « La Boîte à Musique », il est également lauréat du concours international de musique de chambre de la FNAPEC 2016 et a remporté les médailles d’or aux Manhattan, Vienna et Berliner International Music Competitions de 2019. En 2018, le Quatuor produit son premier disque « Zahir » sous le label Klarthe. On retrouve dans cet enregistrement les valeurs qui unissent cet ensemble : le partage d’une même sensibilité, d’une exigence aiguë et le désir de renouveler le paysage musical.
À l’image du héros romanesque du Zahir de P. Coelho qui part en quête d’un idéal romantique, ces quatre saxophonistes ont à cœur de faire évoluer le genre du quatuor. Que ce soit en interprétant le répertoire original, grâce à leurs rencontres avec de nombreux compositeurs comme Bruno Mantovani, Fabien Waksman, Ichiro Nodaïra et Graciane Finzi ou en collaborant avec de nombreux artistes : Félicien Brut, Jean-Charles Richard, Adèle Charvet, Les Chanteurs d’Oiseaux, ces musiciens montrent là leur curiosité et leur créativité.

A huge range of dynamics, virtuosic romps, contagious enthusiasm, and hyper-expressive playing (The American Record Guide)
Ce quatuor de saxophones écarte tous ses concurrents par son audace, la liberté du geste, une virtuosité naturelle et souple, sa ligne artistique, ses lumineux engagements… La couleur et la sonorité ronde et envoûtante subjuguent. Superbe complicité sonore du début à la fin. (Classique News)

Discographie

L’Heure bleue

Aparté, 2024

Zahir

Klarthe, 2019

 Vidéos

https://youtu.be/QM3zyGQuRmo

crédit photo : Bernard Martinez


Le Concert de la Loge – Julien Chauvin

© Franck Juery

Julien Chauvin est en résidence depuis 2009

Julien Chauvin violon et direction

Très tôt attiré par la révolution baroque et le renouveau de l’interprétation sur instruments anciens, Julien Chauvin part se former aux Pays-Bas, au Conservatoire royal de La Haye, avec Vera Beths, fondatrice de l’Archibudelli aux côtés de Anner Bylsma.

En 2003, il est lauréat du Concours international de musique ancienne de Bruges et se produit ensuite en soliste en Géorgie, en Amérique du Sud, en Afrique du Sud tout en jouant au sein des principaux ensembles baroques européens. En 2005, il forme Le Cercle de l’Harmonie, qu’il dirige avec Jérémie Rhorer pendant dix ans.

Concrétisant son souhait de redonner vie à une formation célèbre du xviiie siècle, Julien Chauvin fonde en 2015 un nouvel orchestre : Le Concert de la Loge. L’ambition de cette re-création s’affiche notamment dans l’exploration de pages oubliées du répertoire lyrique et instrumental français, mais également de nouvelles formes de direction – l’ensemble étant dirigé du violon – , ainsi que de formats de concerts encourageant la spontanéité et l’imagination du public.

Parallèlement, il poursuit sa collaboration avec le Quatuor Cambini-Paris créé en 2007, avec lequel il joue et enregistre les quatuors de Jadin, David, Gouvy, Mozart, Gounod ou Haydn.

Julien Chauvin assure la direction musicale de productions lyriques telles que le spectacle Era la notte mis en scène par Juliette Deschamps avec Anna Caterina Antonacci, Phèdre de Lemoyne et Cendrillon d’Isouard dans des productions du Palazzetto Bru Zane mises en scène par Marc Paquien, l’Armida de Haydn mis en scène par Mariame Clément et Chimène ou le Cid de Sacchini mis en scène par Sandrine Anglade.

Questionnant les pratiques de direction des opéras aux époques classique et romantique, il a récemment dirigé depuis le violon L’Enlèvement au sérail de Mozart mis en scène par Christophe Rulhes.

Il est également chef invité de plusieurs formations : l’orchestre Esterházy Hofkapelle, l’Orchestre régional d’Avignon-Provence, l’Orkiestra Historyczna de Katowice, le Folger Consort à Washington, Les Violons du Roy et le Kammerorchester Basel.

La discographie de Julien Chauvin comprend des œuvres concertantes de Haydn, Beethoven et Berlioz pour les labels Eloquentia et Ambroisie-Naïve, et il entame en 2016 l’enregistrement de l’intégrale des Symphonies parisiennes de Haydn avec le Concert de la Loge pour le label Aparté.

Il se produit régulièrement avec Jean-François Heisser, Alain Planès, Christophe Coin, Justin Taylor et Olivier Baumont avec lequel il enregistre au château de Versailles le disque « À Madame ».

En 2017-2018, il est associé à l’Institut d’études avancées de Paris dans le cadre d’un partenariat visant à faire dialoguer la musique et la recherche en sciences humaines et sociales.

Parallèlement à ses activités de concertiste, Julien Chauvin se consacre également à la pédagogie dans le cadre de sessions d’orchestre ou de master classes au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris ainsi qu’à celui de Lyon, à l’École normale de musique de Paris ou encore avec l’Orchestre Français des Jeunes.


Quatuor Cambini-Paris

  • Julien Chauvin violon
  • Karine Crocquenoy violon
  • Pierre-Eric Nimylowycz alto
  • Atsushi Sakaï violoncelle

Fondé en 2007, le Quatuor Cambini-Paris, un des rares quatuors à cordes à jouer sur instruments d’époque, s’est rapidement imposé dans le paysage musical par la richesse de son répertoire.

Il est apprécié tant pour son interprétation des œuvres reconnues de Haydn, Mozart, Beethoven ou Mendelssohn que pour sa redécouverte de compositeurs français oubliés tels Jadin, David, Gouvy ou Gounod.

Afin d’être au plus près des réalisations musicales connues par les compositeurs en leurs temps, le Quatuor Cambini-Paris joue sur des instruments montés avec des cordes en boyau et utilise des archets propres à chaque époque.

Le choix du nom de Giuseppe Maria Cambini (1746-1825), violoniste et compositeur de 155 quatuors à cordes, témoigne de l’envie des musiciens d’explorer les évolutions stylistiques des époques classique et romantique.

Le Quatuor Cambini-Paris se produit dans les salles et les festivals les plus renommés : la Frick Collection à New-York, la Phillips Collection à Washington DC, la Salle Bourgie à Montréal, le Palazzetto Bru Zane à Venise, le Palais de Marbre à Saint-Pétersbourg, l’Opéra-Comique, les Auditoriums du Musée du Louvre et du Musée d’Orsay à Paris, le Château de Versailles (CMBV), le Théâtre de Caen, l’Arsenal de Metz, le Concertgebouw de Bruges, les Centres Amuz à Anvers et De Bijloke à Gand, les Instituts Français de Vienne et de Budapest, les festivals de Deauville, Sablé-sur-Sarthe, l’Épau, Radio France Occitanie Montpellier, Newbury et Saintes. 

Les enregistrements discographiques du Quatuor Cambini-Paris ont été salués par la critique: 4 étoiles et Choc de Classica, ffff de Télérama, Diapason découverte, disque du mois de Classic Voice, Sélection du journal Le Monde, Coup de cœur de Frédéric Lodéon… On peut citer : l’intégrale des quatuors à cordes de Charles Gounod (Aparté), les six quatuors de Mozart dédiés à Haydn (Ambroisie-Naïve), Théodore Gouvy, livre-disque (Palazzetto Bru Zane), Félicien David (Ambroisie-Naïve), Hyacinthe Jadin (Timpani) et 200 ans de musique à Versailles (MBF).

En musique de chambre, le quatuor se produit aux côtés de grands artistes tels que Nicolas Baldeyrou, Kristian Bezuidenhout, Christophe Coin, Jean-François Heisser, David Lively, Jérôme Pernoo ou Alain Planès.

Depuis juin 2016, le Quatuor Cambini-Paris joue sur quatre instruments, prêtés dans le cadre du projet « Adopt a Musician », une initiative de Music Masterpieces à Lugano : un violon Francesco Pressenda de 1841, un violon Giuseppe Rocca 1839, un alto Giuseppe Rocca de 1855 et un violoncelle Antonio Guadagnini de 1881.

À partir de la saison 2016-2017, le Quatuor Cambini-Paris mène en concert l’intégrale des 68 quatuors de Haydn au Théâtre de Caen durant 7 ans. Présentés par Clément Lebrun, ces concerts constituent une expérience participative et sensorielle avec le public.

Le Quatuor Cambini-Paris bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de la Caisse des Dépôts (mécène principal), de la Caisse d’Épargne Île-de-France, de la Banque de France, du Fonds de dotation Françoise Kahn Hamm, de l’association Adopt a Musician et des mécènes membres du Club Olympe. Il est artiste associé à la Fondation Singer-Polignac à Paris. Le Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique française installé à Venise, entretient également une relation privilégiée avec eux.

Le projet « Route 68 »

À partir de la saison 2016/2017, le Quatuor Cambini-Paris se lance dans un ambitieux projet d’intégrale des 68 quatuors de Joseph Haydn. À raison de 3 concerts par saison, ce projet se déroulera sur 8 ans.

L’intégrale des 68 quatuors de Haydn présentée par Clément Lebrun met en scène les musi-ciens et fait voyager le public dans une expérience participa-tive et sensorielle : trouver des titres aux quatuors qui n’ont pas de nom, comparer les sons d’archets de différentes époques, goûter un vin de Bourgogne ou un chocolat créé en musique…


Le Concert de la Loge

En janvier 2015, le violoniste Julien Chauvin fonde un nouvel ensemble sur instruments anciens avec l’ambition de faire revivre un chaînon essentiel de l’histoire musicale française : Le Concert de la Loge Olympique.

Créé en 1783 par le comte d’Ogny, cet orchestre était alors considéré comme l’un des meilleurs d’Europe et il resta célèbre pour sa commande des Symphonies parisiennes à Joseph Haydn, lesquelles furent exécutées dans la salle des Cent-Suisses du palais des Tuileries.

À l’époque, la grande majorité des musiciens étaient francs-maçons et de nombreuses sociétés de concerts étaient liées à des loges maçonniques, à l’instar de celle de l’Olympique de la Parfaite Estime.

De nos jours, formation à géométrie variable, l’ensemble propose des programmes de musiques de chambre, symphonique ou lyrique, dirigés du violon ou de la baguette, et défend un large répertoire, allant de la musique baroque jusqu’à celle du début du XXe siècle.

Le projet de cette recréation est aussi d’explorer de nouvelles formes de concerts, en renouant avec la spontanéité et les usages de la fin du XVIIIe siècle qui mêlaient différents genres et artistes lors d’une même soirée, ou en concevant des passerelles avec d’autres disciplines artistiques.

Depuis sa refondation, l’ensemble s’est produit en tournée sur de nombreuses scènes lyriques avec les opéras Armida de Haydn, mis en scène par Mariame Clément, Le Cid de Sacchini, mis en scène par Sandrine Anglade, et Phèdre de Lemoyne, mis en scène par Marc Paquien. L’orchestre s’associe également à des solistes reconnus comme Karina Gauvin, Sandrine Piau, Philippe Jaroussky (tournée en Europe et en Amérique du Sud) ou Justin Taylor dans le cadre de collaborations régulières.

Au disque, l’ensemble a entrepris l’enregistrement de l’intégrale des Symphonies parisiennes de Haydn en proposant chaque saison un programme construit au format de l’époque avec un artiste invité. Les trois premiers volumes, « Haydn-La Reine » avec Sandrine Piau, « Haydn-La Poule » avec Justin Taylor et « Haydn-L’Ours » qui vient de paraître, ont été salués par la critique (Diamant d’Opéra Magazine, Choc Classica, Le Monde, ffff Télérama, Grand Prix Charles Cros…).

Le Comité national olympique sportif français s’étant opposé à l’usage de l’adjectif « olympique » par l’ensemble, ce dernier est contraint en juin 2016 d’amputer son nom historique pour devenir « Le Concert de la Loge ».

L’ensemble bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de la Ville de Paris, de la Région Île-de-France, de la Caisse des dépôts (mécène principal), de la Fondation Orange, de la Banque de France, du Fonds de dotation Françoise Kahn-Hamm et des mécènes membres du Club Olympe. Il est en résidence au conservatoire Jean-Baptiste Lully de Puteaux et est artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac. À partir de la saison 2018/2019, Le Concert de la Loge sera également en résidence pour trois ans à la l’Arsenal – Cité musicale-Metz.

Discographie sélective


Jean Rondeau

Photo : Clément Vayssieres

Artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis janvier 2016

Qualifié par le Washington Post comme « l’un des interprètes les plus naturels que l’on puisse entendre sur une scène de musique classique de nos jours », Jean Rondeau est un véritable ambassadeur pour son instrument. Son talent exceptionnel et son approche du répertoire de clavecin ont été salués par la critique, et font de lui l’un des clavecinistes majeurs d’aujourd’hui. 

Après son début avec l’Orchestre de Paris dans le Concerto Champêtre de Poulenc en 2021, Jean Rondeau poursuit en 2021/22 ses engagements comme soliste jouant le Concerto pour Clavecin et Orchestre de Frank Martin avec l’Orchestre de Chambre de Genève, le Concert Champêtre de Francis Poulenc avec l’Orchestre Philharmonique de Zagreb, et en tournée avec le Freiburger Barockorchester et le Kammerorchester Basel. En musique de chambre, Jean Rondeau partage la scène avec le violoncelliste Nicolas Altstaedt au Staatsoper de Berlin et retrouve ses partenaires du Nevermind Quartet pour des projets d’enregistrement et des concerts à Madrid et la Chaux-de-Fonds ainsi qu’à la Konzerthaus Dortmund et le Wigmore Hall à Londres. Le point fort de la saison 2021-22 est la sortie en février 2022 des Variations Goldberg de Johann Sebastian Bach, un enregistrement que Jean Rondeau envisage depuis longtemps et qui est acclamé par la critique. La tournée associée à cette sortie le voit interpréter les Goldberg dans une quarantaine de salles en Europe, mettant l’accent sur la durabilité avec une logique écologique pour souligner les engagements environnementaux de l’artiste. Cette tournée comprend des concerts à la Philharmonie de Berlin, à l’Opéra de Francfort, au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Académie Liszt de Budapest, au Victoria Hall de Genève, à la Philharmonie de Paris et au Wigmore Hall de Londres entre autres. Jean Rondeau est également à l’honneur dans un « Portrait » à la Salle de Musique à la Chaux-de-Fonds, en partenariat avec l’Orchestre de Chambre de Genève qui comprend plus de six concerts (récitals solo, concerts de musique de chambre, et concerts en soliste).
Jean Rondeau est signé chez Erato, ayant enregistré plusieurs albums qui mettent à l’honneur la musique ancienne. L’album qui précède les Variations Goldberg s’intitule Melancholy Grace (2021), salué comme « émouvant […] varié, [et] merveilleux » par le NY Times et « sublime » par Le Devoir. Celui-ci est précédé par Barricades (2020), enregistré avec Thomas Dunford, qui fût acclamé par les critiques, tout comme son enregistrement des sonates de Scarlatti en 2019, qui a remporté le Diapason d’Or de l’Année cette année-là. Ses premières publications incluent son premier album Imagine (2015), qui a reçu le Choc de Classica et la reconnaissance de l’Académie Charles Cros ; Vertigo (2016, lauréat du Diapason d’Or cette année-là), qui rendait hommage à deux compositeurs baroques de sa France natale Jean-Philippe Rameau et Joseph-Nicolas-Pancrace Royer ; et Dynastie (2017), qui explore les concertos pour clavier de Bach et de ses fils Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel et Johann Christian.
Grand promoteur de la musique contemporaine, Jean Rondeau joue en 2018 la première mondiale de Furakèla d’Eve Risser pour clavecin solo au BBC PROMS. Il aborde également ce répertoire en tant que compositeur : en 2016, il compose sa première bande originale pour le film Paula de Christian Schwochow, sorti en avant-première au Festival du film de Locarno la même année.
En plus de ses engagements comme soliste et chef d’orchestre, Jean Rondeau donne régulièrement des masterclasses dans le monde entier. Il a enseigné notamment à l’Académie de Gstaad et à l’Université de Hong Kong.
Jean Rondeau a étudié le clavecin avec Blandine Verlet au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, puis s’est perfectionné en continuo, orgue, piano, jazz et improvisation, ainsi qu’en direction d’orchestre. Il a complété sa formation musicale à la Guildhall School of Music and Drama à Londres. En 2012, il est devenu l’un des plus jeunes interprètes à remporter le premier prix au Concours international de clavecin de Bruges (MAfestival 2012), à l’âge de 21 ans.


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