Rites et danses du printemps – 10 avril 2025 20h

Avant-propos

Après son projet VITRAIL et la collaboration avec Thierry Escaich, le Trio Xenakis souhaitait retrouver une formation qui lui est chère : le quatuor deux pianos / deux percussions. Emmanuel et Rodolphe poursuivent leur exploration du répertoire du compositeur en invitant Théo Fouchenneret, compagnon de longue date, à découvrir Spring’s Dance.

En complément de ce programme, vous pourrez entendre la Sonate pour deux pianos et percussions de Bartók, dont les couleurs, l’orchestration et la métrique rappellent le Sacre du Printemps de Stravinsky, ici présenté dans une version intimiste mais tout aussi puissante, adaptée par les musiciens.

Pour les accompagner et faire découvrir la nouvelle génération de résidents de la fondation, Rodolphe Menguy se joint à eux pour proposer ce tout nouveau programme de concert, Rites et danses du Printemps.

Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry du Trio Xenakis

Programme

Béla Bartók (1881-1945)

Sonate pour deux pianos et percussions Sz. 110 (1937)

  • Assai lento-Allegro molto
  • Lento, ma non troppo
  • Allegro non troppo 

Thierry Escaich (né en 1965)

Spring’s Dance pour deux pianos et percussions (2003)

Igor Stravinsky (1882-1971)

Le Sacre du Printemps

Théo Fouchenneret, Rodolphe Menguy piano

Emmanuel Jacquet, Rodolphe Théry percussions


Biographies des interprètes

Théo Fouchenneret piano

Théo Fouchenneret remporte le premier prix du Concours international de Genève en novembre 2018 avant d’être nommé « révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique classique. La même année il remporte le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours international de musique de chambre de Lyon avec le Trio Messiaen.

Applaudi par de grandes salles et festivals internationaux, il se produit également avec des musiciens internationalement reconnus : Victor Julien-Laferrière, Renaud Capuçon, François Salque, Lise Berthaud, Svetlin Roussev… 

En mars 2020 est paru son premier disque solo chez la Dolce Volta, enregistrement consacré aux grandes sonates Waldstein et Hammerklavier de Beethoven. Théo est également un chambriste recherché, comme en témoigne sa grande discographie aux côtés de musiciens comme Eric Le Sage, Tatsuki Narita, le Trio Messiaen et Raphaël Sévère, le Trio Xenakis et Philippe Hattat.

Théo est à l’initiative du projet d’enregistrement de l’intégrale de la musique de chambre de Robert Schumann, qui a débuté en 2023, aux côtés de son frère Pierre Fouchenneret. 

Son nouveau disque consacré aux Nocturnes de Gabriel Fauré est paru le 6 septembre 2024 chez le label La Dolce Volta. Il est déjà salué par la critique (Revue Pianiste, 5 étoiles Diapason), et est couronné d’un Choc Classica.

Théo Fouchenneret est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.


Rodolphe Menguy piano

© Lyodoh Kaneko

Pour le magazine Pianiste, Rodolphe Menguy « se révèle être un instrumentiste formidablement armé certes mais surtout, un vrai tempérament », selon Diapason « il capte magnifiquement les atmosphères singulières » et a « au bout des doigts tout un orchestre » pour le magazine Classica
Rodolphe Menguy naît en 1997 à Paris et débute très tôt ses études musicales au CRR de Boulogne-Billancourt dans la classe de Gilles Berard puis Marie-Paule Siruguet, où il obtient son DEM de piano à l’âge de 14 ans. Il est ensuite admis à l’unanimité en 2015 au CNSMD de Paris dans la classe de Denis Pascal et Varduhi Yeritsyan où il obtient un Diplôme d’Artiste onterprète classique en 2022 après y avoir obtenu ses diplômes de Licence et Master. Il est ensuite admis à l’Accademia di Santa Cecilia à Rome où il se perfectionne auprès de Benedetto Lupo. Bénéficiant depuis très jeune d’une formation complète, il obtient au CRR de Boulogne-Billancourt un DEM d’Orchestration et au CNSMD de Paris les Prix d’Harmonie (classe de Fabien Waksman) et de Contrepoint (classe de Pierre Pincemaille).
En 2023, Rodolphe obtient le 2nd Prix au Concours international des étoiles du piano ainsi que trois Prix spéciaux. Il a par ailleurs reçu le Prix Jeune soliste des médias francophones publics en 2021 en tant que candidat présenté par France Musique. Il est également lauréat 2021 de la Fondation Banque Populaire, lauréat de la Fondation de l’Or du Rhin, Lauréat de la French American Piano Society et a été nommé Révélation Classique de l’Adami en 2018. Il est sélectionné cette même année pour faire parti de la promotion Vivaldi de l’Académie Philippe Jaroussky.
Rodolphe se produit régulièrement aussi bien en soliste que chambriste dans des festivals et salles prestigieuses : La Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, Festival Radio France Occitanie, Chopin à Paris, Les Musicales de Normandie, Opéra de Saint Etienne, Théâtre des Bouffes du Nord, Musée Guimet, Ambassade de France à Washington, Consulat de France à New York…
Son premier disque Rhapsodies Hongroises sort en mai 2023 pour le label Mirare et est salué par la presse spécialisée : « Choix de France Musique », 5 étoiles de Classica, 5 Diapasons, 4,5 étoiles dans le prestigieux magazine allemand FonoForum
Musicien curieux, Rodolphe possède un large répertoire, de la musique de Bach à la création contemporaine en passant par Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert, Chopin, Schumann, Liszt, Brahms, Debussy, Ravel, Bartók, Stravinsky, Hindemith, Messiaen, Boulez…
Passionné de musique de chambre et partenaire recherché, il se produit dans de diverses formations et a partagé la scène avec notamment Nathan Mierdl, Sarah Jégou-Sageman, Raphaëlle Moreau, Nicolas Garrigues, Marie Ducroux, Violaine Despeyroux, Paul Zientara, Stéphanie Huang, Caroline Sypniewski, Philippe Bianconi, Théo Fouchenneret, Nathalia Milstein.
Enthousiasmé par la rencontre des arts, cet amoureux de cinéma a également fait des projets où s’associent musique et danse, et a créé une nouvelle version de L’Histoire du soldat de Stravinsky en piano solo avec le comédien Bertrand de Roffignac.
Rodolphe est apparu sur plusieurs médias comme France Musique, Musiq3 – RTBF, Medici.tv. Il a reçu, au travers de diverses masterclasses et académies les conseils de personnalités musicales importantes comme Michel Béroff, Philippe Cassard, Hortense Cartier-Bresson, Bertrand Chamayou, Claire Désert, Nelson Goerner, Jean-François Heisser, David Kadouch, Stephen Kovacevich,, Bruno Rigutto, Sir András Schiff, Emmanuel Strosser…
En 2022, Rodolphe a fait ses débuts à l’Auditorium de Radio France dans un programme Boulez/Chopin ainsi qu’à la Philharmonie de Paris – Cité de la Musique dans le redoutable 2ème Concerto de Bartók avec l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire de Paris sous la direction de Quentin Hindley.
Il est depuis juillet 2024 artiste résident de la Fondation Singer-Polignac.


Rodolphe Théry percussions

© Amaury Viduvier

Timbalier solo de l’Orchestre philharmonique de Radio France depuis 2019, membre fondateur du Trio Xenakis et de l’Orchestre le Cercle de l’Harmonie, Rodolphe est un musicien aux engagements éclectiques.

En 2013, il est admis premier nommé dans la classe de Michel Cerutti, au Conservatoire de Paris, avec qui il étudie le répertoire contemporain pour percussion seule et se spécialise dans la pratique des timbales dans la classe de Jean-Claude Gengembre.

Très vite, il est invité à jouer avec les grands orchestres européens tels que le Philharmonia à Londres, l’Orchestre de Paris, le Bayerische Staastoper de Munich, l’Orchestre de Chambre de Paris, Les Siècles et les Dissonances, et travaille avec des chefs d’orchestre tels que Valery Gergiev, Myung-Whun Chung, Lava Shani, Daniel Harding ou encore Esa-Pekka Salonen.
Avec son Trio Xenakis, Rodolphe continue d’explorer la création contemporaine et les projets faisant se rencontrer les différentes pratiques artistiques. Ainsi les trois musiciens collaborent avec Ivo Van Hove et la Comédie-Française pour le spectacle Électre / Oreste, mais aussi avec le groupe Feu! Chatterton, le pianiste Yaron Herman ou encore la danseuse Élodie Sicard. Ils collaborent également avec les compositeurs Thierry Escaich, Othman Louati, Philippe Hurel ou Giani Caserotto. En 2024 parait leur premier disque Alliages (B Records), qui regroupe les grandes pièces du répertoire contemporain pour percussions et qui est salué par la critique (Diapason, Concerti, France Musique, …).

En plus de son activité de musicien, Rodolphe élabore et met en scène des spectacles alliant les différents arts. Ainsi son premier spectacle, le Voyage d’Ulysse, sera créé en avril 2025, au studio 104 de Radio-France et proposé en podcast sur France Musique. Sa nouvelle adaptation de L’Enfant & les Sortilèges sera créée en décembre 2025 à Paris, puis reprise au Festival de Radio France Occitanie Montpellier à l’été 2026.

Rodolphe Théry est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Xenakis depuis 2018.


Emmanuel Jacquet percussions

© Amaury Viduvier

Musicien polyvalent, Emmanuel Jacquet se produit dans de nombreuses formations différentes allant des grandes phalanges symphoniques françaises aux grandes productions théâtrales. 

Après avoir étudié les percussions contemporaines, traditionnelles ainsi que la batterie dans différents conservatoires, il quitte en 2022 le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec les félicitations du Jury. 

Emmanuel est régulièrement invité à jouer dans divers orchestres prestigieux comme l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Opéra National de Lyon, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo… 

Également sensible à la création, Emmanuel collabore également avec la compagnie Miroirs Etendus, avec laquelle il participe à plusieurs spectacles et opéras mis en scène par Thomas Bouvet, Antoine Thiollier sur les différentes scènes nationales. 

Il participe à de grandes productions théâtrales à la Comédie Française avec Electre/Oreste mis en scène par Ivo van Hove en 2018 ou encore Némésis de la metteuse en scène Tiphaine Raffier créé à l’Odéon Théâtre de l’Europe en 2023. 

Parallèlement, Emmanuel Jacquet est membre du Trio Xenakis, fondé en 2018 avec ses collègues percussionnistes Adélaïde Ferrière et Rodolphe Théry. Le trio se distingue par son engagement envers la musique contemporaine, explorant des œuvres de compositeurs tels que Iannis Xenakis, Thierry Escaich et Steve Reich. 

Le trio a également enregistré son premier disque Alliages, sorti sous le label B records en novembre 2024. 

Emmanuel s’implique aussi dans des projets éducatifs et des concerts de musique de chambre, contribuant à la diffusion et à l’appréciation de la musique contemporaine. 

Emmanuel Jacquet est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2018 au sein du Trio Xenakis.

Trio Pantoum & Raphaël Sévère – 20 mars 2025

Concert 20/03

Avant-propos

Pour notre première soirée dans le salon de musique de la Fondation Singer-Polignac, nous vous convions à un programme intense, profond et tout en contraste, entre classicisme et mysticisme.

Le trio n°32 en la majeur de Joseph Haydn, qui accompagne notre ensemble depuis ses débuts, illustre la rhétorique et l’élégance lumineuse du compositeur viennois. 

Mis en regard avec le Quatuor pour la fin du temps – que nous sommes particulièrement heureux d’interpréter avec le clarinettiste Raphaël Sévère – la clarté classique de Haydn dialogue avec la ferveur mystique et visionnaire de Messiaen. Véritable témoignage de résilience composé dans un camp de prisonniers en 1940, ce quatuor nous plonge dans une expérience musicale d’une tout autre nature où le temps semble suspendu.

Trio Pantoum

Programme

Joseph Haydn (1732-1809)

Trio pour piano, violon et violoncelle en la majeur hob XV:18 

  • Allegro moderato 
  • Andante
  • Allegro

Olivier Messiaen (1908-1992)

Quatuor pour la fin du temps

  • Liturgie de cristal
  • Vocalise pour l’ange qui annonce la fin du temps
  • Abîme des oiseaux
  • Intermède
  • Louange à l’éternité de Jésus
  • Danse de la fureur pour les 7 trompettes
  • Fouillis d’arcs-en-ciel pour l’ange qui annonce la fin du temps
  • Louange à l’immortalité de Jésus

Trio Pantoum

Kojiro Okada piano

Hugo Meder violon

Bogeun Park violoncelle

Raphaël Sévère clarinette

Biographies

Trio Pantoum

Fondé en 2016 au Conservatoire National Supérieur de Paris, le Trio Pantoum s’est imposé en Europe et au-delà comme l’une des meilleures jeunes formations chambristes actuelles.

Déjà lauréats de nombreuses récompenses majeures à l’international (ARD de Munich, Trio di Trieste, Joseph Haydn à Vienne, Osaka, Melbourne, Lyon, Joseph Joachim à Weimar, FNAPEC a Paris,…) et acclamés dans de grandes salles sur trois continents (France, Italie, Belgique, Suisse, Angleterre, Norvège, Allemagne, Autriche… mais aussi Japon et Australie), Hugo Meder (violon), Bo-Geun Park (violoncelle) et Kojiro Okada (piano) apparaissent dans de nombreux médias français et internationaux : ABC, The Strad, The Violin Channel, Rai 3, Ö1, SBS, Diapason, Bachtrack, Resmusica, France Musique, Archi Magazine, Télérama…

Développant rapidement une complicité exceptionnelle sur scène et en dehors, le trio a collaboré avec des artistes tels que Pierre Fouchenneret (violon), Miguel Da Silva et Paul Zientara (alto), Ann Lepage (clarinette), Aleksandra Dzenisenia (cymbalum), le Quatuor Nerida…

Le trio s’est perfectionné auprès de Patrick Jüdt, Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Xavier Gagnepain, Miguel Da Silva, Corina Belcea, Claire Désert, François Salque, Günter Pichler, Antonio Meneses, desmembres du Trio Wanderer et du Quatuor Ébène… Le Trio Pantoum est Ensemble ECMA (European Chamber Music Academy), Résident à Proquartet-Centre Européen de Musique de Chambre, à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique), et est Lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire.

Au cours de la saison 2024-2025, le Trio Pantoum enregistre son premier disque pour le label La Dolce Volta. Il a fait ses début dans le Triple concerto de Beethoven avec l’Orchestre Français des Jeunes, et se produit à la Philharmonie de Paris, au Festival Radio France Occitanie, au Festival de Pâques de Colmar, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie lors de tournées… et participe au programme « Ambassadeur » de Classeek.

Le Trio Pantoum est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.


Raphaël Sévère clarinette

Vainqueur du concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé aux Victoires de la Musique « Révélation soliste instrumental » à 15 ans, Raphaël Sévère remporte en novembre 2013 le prestigieux concours des Young Concerts Artists de New York qui lui décerne le 1er Prix ainsi que huit des dix prix spéciaux.

Raphaël s’est produit en soliste avec le Deutsche Sinfonieorchester à la Philharmonie de Berlin, avec l’Orchestra of St. Luke au Alice Tully Hall de New York, avec l’Orchestre de chambre de Paris au festival de Saint-Denis et au Théâtre des Champs-Élysées, avec l’Orchestre National de Russie au festival de Colmar, le Korean National Symphony Orchestra au Seoul Arts Center, ainsi qu’avec le London Philharmonic Orchestra, le Konzerthausorchester de Berlin, le Hong Kong Sinfonietta, le Sinfonia Varsovia, les Orchestres Nationaux du Capitole de Toulouse, de Bordeaux-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Lille, de Strasbourg, d’Ile de France.

En récital, il est présent au Théâtre des Champs Elysées, Kennedy Center de Washington et Merkin Concert Hall de New York, Gardner Museum de Boston et de Vancouver, Auditorium du Louvre, KKL de Lucerne, Rheingau Musik Festival, Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, Fondazione La Società dei Concerti di Milano, French May de Hong-Kong, Seoul Arts Center, Festival de la Grange de Meslay, Salle Molière à Lyon, Grand Théâtre d’Aix en Provence, Festival de Radio France Montpellier, Folles Journées de Nantes, de Varsovie, de Tokyo. 

En musique de chambre, il a pour partenaires les quatuors Ebène, Modigliani, Prazák, le Trio Wanderer, également Martha Argerich, Adam Laloum, Jean-Frédéric Neuburger, Gidon Kremer, Renaud Capuçon, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman, Xavier Philips…

Attiré depuis toujours par la création et lui-même compositeur, ses pièces sont créées à Paris à la Salle Cortot, la Salle Colonne, à la Scala Paris, à l’Opéra de Rennes, au festival Radio France Montpellier, également en Autriche au festival de guitare de Vienne, en Suisse à la Kunstraum Walcheturm et au Zurich Saxfest. En avril 2022, il crée au City Hall de Hong Kong un double concerto pour clarinette et alto avec l’altiste Adrien La Marca, commande du Hong Kong Sinfonietta. Ses oeuvres sont éditées aux éditions l’Empreinte Mélodique.

Ses disques ont été distingués par Diapason (Diapason d’Or, Diapason d’Or de l’année), Classica (Choc), Télérama (évènement FFFF), ResMusica (Clef), Le Monde (sélection), L’Obs (album du weekend), France Musique (choix), et Radio Classique (trophée de la semaine).

Son dernier enregistrement, consacré à Mozart en compagnie de l’Orchestre de Chambre de Paris dirigé par Lars Vogt et du Quatuor Modigliani, est paru en septembre 2022 chez le label Mirare.

Raphaël Sévère est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.

Quatuor Akilone – Léa Hennino – Théo Fouchenneret – 16 janvier 2025

Avant-propos

Un programme pour célébrer l’amitié !

Tout d’abord l’amitié d’Antonín Dvořák pour Josefina, son premier amour, muse de son cycle Les Cyprès, qu’il a composé pour elle et retranscrit ensuite pour quatuor à cordes. Cet amour sublimé lui a permis de tisser des liens étroits avec son beau-frère qui lui a ouvert les portes de son domaine Vysoká, entouré de forêt, qui sera d’une importance cruciale dans la création et l’inspiration de la plupart de ses chefs-d’œuvre dont Rusalka. Dans ce lieu emblématique, se côtoyaient des compositeurs comme Leoš Janáček, mais aussi des poètes, sculpteurs, comédiens et musiciens dont le fameux violoniste et quartettiste Josef Suk, aussi compositeur et gendre de Dvořák. On imagine les soirées chaleureuses en musique, les échanges inspirants, dans le salon de cette villa aux hôtes généreux.

À l’image de ces moments d’exception, nous avons la joie de partager avec vous cette musique injustement délaissée où le spirituel navigue sans frontière avec les danses et les chants de la terre, dans ce fabuleux écrin que nous offre l’hôtel de la Fondation Singer-Polignac, en compagnie de nos amis Léa Hennino et Théo Fouchenneret.

Quatuor Akilone

Programme

Antonín Dvořák (1841-1904)

Quintette à deux altos n°3 en mi bémol majeur opus 97 B. 180

  • Allegro non tanto
  • Allegro vivo
  • Larghetto
  • Finale. Allegro giusto

Les Cyprès pour quatuor à cordes B. 152

  • IX. O duse draha jedinka
  • VIII. Zde v lese u potoka
  • X. Tam stoji stara skala

Quintette avec piano n°2 en la majeur opus 81 , B. 155

  • Allegro ma non tanto
  • Dumka. Andante con moto
  • Scherzo (Furiant). Molto vivace
  • Finale. Allegro

Quatuor Akilone

Magdalena Geka, Elise De-Bendelac violon

Perrine Guillemot alto

Lucie Mercat violoncelle

Théo Fouchenneret piano

Léa Hennino alto

Biographies

photo : Iseult Photography
© Iseult Photography

Léa Hennino alto

Musicienne polyvalente, Léa se produit en soliste et en musique de chambre dans le monde entier au côté d’artistes de renom tels que le Quatuor Modigliani, Christophe Coin, Jean-Guihen Queyras, Eric Le Sage, Emmanuel Pahud, Paul Meyer, Nicolas Dautricourt, Adam Laloum, François Salque, David Kadouch, Pierre Fouchenneret, Marie et Guillaume Chilemme, Victor Julien-Laferrière, David Grimal, Edgar Moreau, Alina Pogotskina, Alena Baeva, Boris Brovtsyn, Daishin Kashimoto, Guy Braunstein, Nicholas Angelich, Gautier Capuçon, Sarah Nemtanu, Yan Levionnois, Nelson Goerner, Marc Coppey, Anne Queffelec, Itamar Golan, Denis Pascal, Augustin Dumay… Elle prend également part à une tournée européenne des quintettes à cordes de Mozart sur l’invitation de Renaud Capuçon aux côtés de Gérard Caussé et Clemens Hagen.

En soliste, elle se produit lors de récitals et interprète le Concerto-Rhapsody de Martinü en République Tchèque et la symphonie concertante de Mozart avec l’Orchestre de chambre de Toulouse. Elle est aussi l’alto solo du Don Quichotte de Strauss avec l’Orchestre de Picardie et est régulièrement invitée comme alto solo dans les orchestres, notamment au sein de l’ensemble Les Dissonances sous la direction de David Grimal.

Léa collabore également avec la violoncelliste Héloïse Luzzati au sein de son projet La Boîte à pépites et de son festival Un temps pour elles dont l’ambition est de promouvoir et diffuser le répertoire des compositrices pour une plus grande égalité dans les programmations musicales et artistiques.

Artiste associée de l’Ensemble I Giardini, ils enregistrent ensemble le disque Nuits aux côtés de Véronique Gens (diapason d’or, choc Classica, clé de Resmusica, choix de France Musique) et un album consacré à la musique de Caroline Shaw (2022). Léa participe aussi au disque de Camille Pépin Chamber Music (Choc Classica 2019, Choix de France Musique, FFF Télérama) et à divers enregistrements.

En 2022, elle réalise avec le violoncelliste Yan Levionnois un projet autour du poème symphonique Don Quixote de Richard Strauss, arrangé pour douze musiciens par Arthur Lavandier, sous forme de conte musical et illustré par des dessins de Cécile Pruvot. Le spectacle a été joué au Festival de Saint-Céré, au Théâtre des Champs-Élysées, au Festival de Saint-Denis et sera redonné en avril 2025 au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence (La Friche Belle de Mai à Marseille).

Depuis 2023, Léa fait aussi partie du Quatuor à cordes Fidelio avec les violonistes Camille Fonteneau, Marie-Astrid Hulot et la violoncelliste Maria Andréa Mendoza. Leur collaboration célébre les œuvres du répertoire mais aussi de compositeurs et compositrices encore à découvrir. Désireux d’enrichir leur jeu, l’ensemble forme aussi régulièrement des quintettes avec piano ou avec chant.

Lauréate du CNSM de Paris, Léa s’est ensuite perfectionnée auprès de Nobuko Imai et Lawrence Power en Suisse. Elle remporte des prix lors de Concours nationaux et internationaux, devient lauréate de plusieurs fondations et est sélectionnée pour participer à de prestigieuses Festival Academies comme Krzyzowa Music for Europe (Pologne), Kronberg « Cello Plus » (Allemagne), Ravinia Steans Music Institut (USA), Verbier Festival Academy (Suisse), IMS Prussia Cove (Angleterre), Aurora Chamber Music (Suède), Encuentro de Santander (Espagne).

Léa joue un alto de Patrick Robin de 2013, généreusement prêté par Renaud Capuçon et un archet de Thierry Doison fait à Lille.

Léa Hennino est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.


© Lyodoh Kaneko
© Lyodoh Kaneko

Théo Fouchenneret piano

Théo Fouchenneret remporte le premier prix du Concours international de Genève en novembre 2018 avant d’être nommé « révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique classique. La même année il remporte le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours international de musique de chambre de Lyon avec le Trio Messiaen.

Applaudi par de grandes salles et festivals internationaux, il se produit également avec des musiciens internationalement reconnus : Victor Julien-Laferrière, Renaud Capuçon, François Salque, Lise Berthaud, Svetlin Roussev… 

En mars 2020 est paru son premier disque solo chez la Dolce Volta, enregistrement consacré aux grandes sonates Waldstein et Hammerklavier de Beethoven. Théo est également un chambriste recherché, comme en témoigne sa grande discographie aux côtés de musiciens comme Eric Le Sage, Tatsuki Narita, le Trio Messiaen et Raphaël Sévère, le Trio Xenakis et Philippe Hattat.

Théo est à l’initiative du projet d’enregistrement de l’intégrale de la musique de chambre de Robert Schumann, qui a débuté en 2023, aux côtés de son frère Pierre Fouchenneret. 

Son nouveau disque consacré aux Nocturnes de Gabriel Fauré est paru le 6 septembre 2024 chez le label La Dolce Volta. Il est déjà salué par la critique (Revue Pianiste, 5 étoiles Diapason), et est couronné d’un Choc Classica.

Théo Fouchenneret est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.


© Capucine de Chocqueuse

Quatuor Akilone

Le Quatuor Akilone est le fruit d’une aventure musicale et humaine née en 2011, à Paris. Principalement guidées par Hatto Beyerle, Vladimir Mendelssohn et aujourd’hui Patrick Jüdt, les quatre musiciennes sont lauréates du Premier Grand Prix et du prix ProQuartet du 8e Concours International de Quatuor à cordes de Bordeaux en 2016. De renommée internationale, le Quatuor Akilone s’est produit dans les plus grandes salles, en France et à l’étranger : Munetsugu Hall à Nagoya, Wigmore Hall à Londres, Philharmonie de Paris, Muziekgebouw d’Amsterdam, Liszt Academy à Budapest…

Ancré dans son temps, le Quatuor Akilone se tourne aussi vers la création. Il est dédicataire de l’œuvre de la compositrice Xu Yi Aquilone Lontano, inspirée du nom du Quatuor — « le cerf-volant » en italien — créée à la Philharmonie de Paris en 2018. En 2023 il crée en Lettonie le 4e quatuor d’Andris Dzenītis et dans sa quête d’expérimentation, il entreprend une créolisation nommée Parastiches avec Jérôme Désigaud autour de la microtonalité et des polytempi, accompagné par le GMEA d’Albi et la Maison de la Musique contemporaine. Toujours dans une démarche de recherche, le Quatuor part en République Tchèque sur les traces de Dvořák en 2023, pour accompagner son CD « Deep in the Forest » autour de l’œuvre du compositeur par un podcast réalisé par Tristan Labouret et Samuel Débias.

Musicalement engagé, le Quatuor Akilone a toujours eu le besoin de partager la musique auprès de tous les publics et notamment ceux éloignés des salles de concert (détenu-es, réfugié-es, enfants, personnes en situation de handicap ou de précarité, …). Cette démarche fondamentale se nourrit de collaborations fidèles avec Les Concerts de Poche et Musethica. Également sensible aux questions environnementales qui touchent notre époque, le Quatuor est membre du réseau ARVIVA et ambassadeur de la gamme Planet des Chevalets Despiau.

Dans le prolongement de ses engagements, le Quatuor Akilone construit également depuis quelques années un ancrage local en Occitanie notamment via le festival Gresinhòl, basé en forêt de Grésigne dans le Tarn.

Magdalena Geka, Premier violon, joue un Alessandro Gagliano 1734 généreusement mis à sa disposition par l’Anima Music Foundation.

Le Quatuor Akilone est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.

Mozart, oeuvres concertantes pour violon – Appassionato – 19 décembre 2024

Partenariat

Avant-propos

Depuis sa création en 1928, la Fondation Singer-Polignac a pour mission de soutenir les arts, les lettres et les sciences, notamment à travers l’organisation d’événements culturels. Depuis le début du XXIe siècle, son mécénat s’adresse plus particulièrement à la musique de chambre et aux jeunes artistes émergents par l’animation d’une résidence artistique qui leur permet de répéter, d’enregistrer et de se produire dans le salon de musique de l’hôtel de la fondation, mais aussi lors de manifestations hors les murs. C’est dans ce cadre que la fondation s’associe pour la troisième année consécutive au Collège de France pour proposer son traditionnel concert de fin d’année.

Le Collège de France, établi à Paris depuis 1530, répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. On y enseigne ainsi à tous les publics intéressés, sans aucune condition d’inscription ni de diplôme, « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».

Les deux institutions ont toujours partagé des liens proches que ce soit par leurs membres ou leur volonté commune de soutenir le savoir et la recherche, comme en témoigne la toute première conférence organisée par la fondation qui s’est tenue au sein du Collège de France en 1934.

Cette soirée clôture la série de concerts 2024, en accueillant sur la scène de l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, Mathieu Herzog, actuellement artiste associé de la fondation, et les musiciens de son ensemble Appassionato.

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Concerto pour violon n°3 K.216 

Symphonie Concertante K. 364/320d

  • Andante

Quintette à deux altos K. 516

  • Allegro

Appassionato

Yaoré Talibart violon solo

Laetitia Amblard, Roxana Rastegar violon

Raphaël Pagnon alto

Adrienne Auclair violoncelle

Héloïse Dély contrebasse

Mathieu Herzog présentation et alto

Biographies

Mathieu Herzog alto et direction

Un « artiste complet », “un vrai musicien” sont parmi les mots qui reviennent le plus souvent pour décrire le chef d’orchestre, compositeur et orchestrateur Mathieu Herzog. Son âme musicale s’est forgée par un travail intensif auprès de grands maîtres tels que Semyon Bychkov, Daniel Harding, Gábor Takács-Nagy,…

Il crée en 2015 Appassionato, un orchestre avec lequel il noue une relation passionnelle et en perpétuelle évolution. Mathieu est également orchestrateur, aussi bien pour Appassionato que pour des musiciens classiques tels que Philippe Jaroussky, Ludovic Tézier, Nadine Sierra ou Natalie Dessay…

Passionné de littérature et d’histoire, il travaille également à l’écriture d’un livret d’opéra biographique sur Georges Bizet. 

Depuis 2019, Mathieu est Directeur musical du Blaricum Music Festival (Hollande). Il y intervient également en formation musicale et masterclasses. Il dirige depuis 2023 une classe de direction d’orchestre au Conservatoire Rachmaninoff (Paris) et devient en 2024 le directeur artistique du festival Glanum à Saint-Rémy-de-Provence.

Mathieu Herzog est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac.

Appassionato

Appassionato inscrit sa ligne artistique sous le signe de l’excellence pour tous. Non contents de proposer au public des interprétations des chefs-d’œuvre symphoniques, l’orchestre et son chef rendent disponibles et simples d’accès les plus grandes œuvres du répertoire, grâce à des formats de concerts innovants et une volonté constante de tendre la main à tous les publics. C’est ainsi qu’est née « Vous Trouvez Ça Classique ? », une série de concerts organisés en partenariat avec la Seine Musicale, où le chef d’orchestre Mathieu Herzog fait découvrir au public les chefs-d’œuvre de la musique classique et ses grands compositeurs.

Appassionato se fait aussi le partenaire privilégié des solistes lyriques et instrumentaux d’aujourd’hui et de demain. Mathieu Herzog réunit notamment autour de lui des chambristes accomplis et met à profit l’expérience de quinze années au sein du Quatuor Ébène pour faire de cet orchestre un écrin musical idéal.

Appassionato c’est aussi un label discographique, véritable extension des valeurs artistiques de l’orchestre. Placé sous le signe d’une liberté artistique totale, le label Appassionato s’inscrit dans la droite ligne de ce qui fait l’essence de l’orchestre chambriste : passion, excellence et exigence. Majoritairement orienté vers les captations en live pour transmettre l’énergie du concert, le label a pour vocation de faire vivre les productions phonographiques de l’orchestre mais aussi celles d’autres artistes, chambristes de haut vol, comme par exemple Gabriel Le Magadure (Quatuor Ebène) et Frank Braley, le Quatuor Agate et prochainement la pianiste Pauline Chenais (Trio Sōra).

Appassionato reçoit le soutien de l’Adami, de la Spedidam et du Centre National de la Musique.

Hommage à Benoît Duteurtre – 14 novembre 2024

© Francesca Mantovani

© Francesca Mantovani

Benoît Duteurtre 1960-2024

Parallèlement à ses débuts à la radio en 1996, Benoît Duteurtre présentait, le 7 mars de la même année, son tout premier concert à la Fondation Singer-Polignac. Ce concert était consacré à la musique jouée dans le salon de la Princesse de Polignac, marquant ainsi le début d’une longue et riche collaboration avec la fondation. Au fil des ans, Benoît a su imposer son talent d’orateur et sa vaste culture musicale, devenant une figure incontournable de nos soirées musicales. À partir de 2010, il a pris la tête d’un cycle de concerts-commentés, offrant au public une exploration aussi érudite que passionnée des grandes figures de la musique.

Ses concerts-commentés, abordant des thématiques variées comme Les salons parisiens de Frédéric Chopin, Sacha Guitry et la musique, Le Groupe des Six, La musique contemporaine et plus récemment La musique russe, ont toujours plu au public qui appréciait particulièrement le dynamisme, l’humour et la passion qui émanaient de ses présentations, reflétant à merveille l’amour que Benoît portait à la musique.

Personne n’aurait pu imaginer que son concert-commenté du 13 juin 2024 serait son dernier. Cette soirée, dédiée à la musique créée dans le salon Singer-Polignac, faisait écho à son tout premier concert donné en ces lieux, 28 ans plus tôt. Benoît avait exprimé sa profonde joie de pouvoir revisiter un sujet qui lui tenait tant à cœur.

Ce concert hommage du 14 novembre réunira des instrumentistes qui ont souvent collaboré avec Benoît. Ils interpréteront avec émotion des œuvres qu’il affectionnait particulièrement. Seront également présentes des chanteuses des Frivolités Parisiennes, un ensemble qu’il soutenait et encourageait depuis de nombreuses années.

La Fondation Singer-Polignac, son président, les membres de son conseil d’administration, ses artistes associés, ainsi que ses équipes souhaitent saluer une dernière fois la mémoire de Benoît Duteurtre, dont l’enthousiasme et l’amour pour la musique résonneront encore longtemps au sein de nos murs.

Programme

Extraits d’oeuvres de Claude Debussy, Gabriel Fauré, Reynaldo Hahn, André Messager, Jacques Offenbach, Maurice Yvain…

Les Frivolités Parisiennes

Roxane Chalard soprano

Marion Vergez-Pascal mezzo-soprano

Chloé Ducray harpe

Amaury Viduvier clarinette

Guillaume Bellom piano

Ismaël Margain piano

Guillaume Vincent piano

Donnerstag aus Licht – Extraits de l’acte III – Le Balcon – 17 octobre 2024

Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

Donnerstag aus Licht – Extraits de l’acte 3 (Michaels-Heimkehr)

Festival

Michaël rentre dans sa résidence céleste sous sa triple apparence. Ève, sous sa triple apparence aussi, a préparé un festival. Avec 5 chœurs, 5 groupes orchestraux et un orchestre à cordes, les Ève chantent un hymne à l’arrivée des Michaël et offrent 3 plantes, 3 compositions de lumière (une vieille femme interrompt la célébration) et un globe terrestre. Le diable, qui s’y cachait, s’invite à la fête. Sous l’apparence d’un lutin et d’un tromboniste-danseur de claquettes, il provoque Michaël en duel. Deux enfants saxophonistes enchantent le public. Un messager annonce Luzifer-basse. Il les ridiculise. Michaël l’affronte et demande : « Ne peux-tu pas nous laisser pour une fois célébrer un festival en paix ? » Amer, Lucifer les quitte.

Vision

Michaël se présente sous sa triple apparence. Le ténor chante la formule de Michaël étirée sur la durée de Vision. La trompette commence avec la formule de Lucifer, la transpose cycliquement à chaque nouveau son du ténor (15 fois), et ajoute à chaque fois une note de la formule de Michaël, jusqu’à ce qu’elle soit complète. Le danseur connecte les deux musiciens en gestes illustrant mots et notes, main gauche avec le ténor, main droite avec la trompette. Dans les 7 jeux d’ombres, tout est inversé : Michaël a la vision de 7 instants de sa vie. Le signe de Michaël apparaît et les 3 Michaël se tournent vers le public pour les derniers mots, avant de saluer pour indiquer la fin du Jeudi de Lumière, jour de Michaël.

Interprètes

  • Le Balcon
    • Michaël : Safir Behloul (ténor), Henri Deléger (trompette), Emmanuelle Grach (danse), Ilion Thierrée (comédien)
    • Eva : Elise Chauvin (soprano), Iris Zerdoud (cor de basset), Suzanne Meyer (danse)
    • Lucifer : Damien Pass (basse), Mathieu Adam (trombone), Frank Gyzicki (danse)
    • Les anges saxophonistes : Ryotaro Saika et Zalia Ferlet
    • Direction musicale : Maxime Pascal
    • Mise en scène : Benjamin Lazar
    • Assistante à la mise en scène : Elizabeth Calleo
    • Costumes : Adeline Caron
    • Chef de chant et orgue électrique : Alain Muller
    • Electronique musicale : Matéo Fayet et Augustin Muller

Biographie

Le Balcon

Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro Garcia Velasquez). Le Balcon se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif, dans l’identité visuelle ou scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique.

Le Balcon tire son nom de la pièce de Jean Genet (Le Balcon, 1956). À l’instar du dramaturge, il situe son engagement artistique et musical à l’endroit du récit, de la parole et de la représentation.

En résidence à l’église Saint-Merry puis au Théâtre de l’Athénée, l’ensemble devient collectif, rassemblant un orchestre, une troupe d’artistes pluridisciplinaires. Le Balcon présente dès lors des œuvres issues d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. Le Balcon a présenté plusieurs opéras tels que Ariane à Naxos de Strauss, Le Balcon d’Eötvös, La Métamorphose de Levinas, et les créations Le Premier Meurtre de Lavandier et Like Flesh d’Eldar. 

En 2018, Le Balcon démarre la production de Licht, les Sept jours de la semaine de Stockhausen. Chaque automne, l’un des sept opéras de ce grand cycle est révélé au public. Après Donnerstag aus Licht (2018), Samstag aus Licht (2019), Dienstag aus Licht (2020) et Freitag aus Licht (2022), Le Balcon a présenté Sonntag aus Licht en novembre 2023, à la Philharmonie de Paris. 

Le Balcon est soutenu par le Ministère de la Culture, la Fondation d’entreprise Société Générale, la Ville de Paris et la Fondation Singer-Polignac.

Récital d’Ismaël Margain – 19 septembre 2024

photo : Luigia Messina

Avant-propos


Je suis ravi de célébrer avec vous la sortie de mon nouvel album, enregistré dans le Salon de musique de l’hôtel de la Fondation Singer-Polignac, que je remercie chaleureusement pour son soutien fidèle. Dix ans après mon premier disque Mozart (en duo avec Guillaume Bellom), j’ai senti qu’il était temps pour moi de revenir à ce compositeur aussi fascinant qu’effrayant pour nous pianistes, avec une passion renouvelée notamment grâce à ma rencontre décisive avec Maria João Pires, interprète à mon sens incomparable dans ce répertoire, qui m’a aidé à trouver mon équilibre dans ces textes, entre exigence stylistique et modernité, entre rigueur et spontanéité. Ce programme se concentre plus particulièrement sur l’art mozartien dans des formes courtes, où sont condensés à la fois le génie mélodique, l’expressivité, et le sens de la théâtralité et des contrastes, nous faisant voyager de l’ombre à la lumière.

Ismaël Margain

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Rondo pour piano n°1 en ré majeur KV. 485

Rondo pour piano n° 2 en fa majeur, KV. 494

Rondo pour piano n°3 en la mineur KV. 511

Fantaisie n° 2 en do mineur, KV. 396 

Fantaisie n° 3 en ré mineur, KV. 397 

Fantaisie n° 4 en do mineur, KV. 475 

Adagio pour piano en si mineur, KV. 540 

© Lyodoh Kaneko

Ismaël Margain piano

Ismaël Margain est né en 1992 à Sarlat où il entame sa formation musicale : piano, flûte, saxophone, jazz, écriture. Il rentre ensuite au CNSMDP, pour travailler notamment auprès de Nicholas Angelich, Roger Muraro, Michel Dalberto… et obtient son Diplôme d’Artiste Interprète en 2017. Depuis, il reçoit les conseils de Maria-João Pires. 

En 2012 il est lauréat du Concours International Long-Thibaud, puis il est nommé dans la catégorie « révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique. Suite à ces récompenses, Ismaël part en tournée en Amérique Latine et aux Etats-Unis pour une série de récitals et master class, puis, de retour en Europe il se produit en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Espagne et en Bulgarie.

Il est l’invité régulier de nombreux festivals (Pâques et Août Musical à Deauville, Piano aux Jacobins à Toulouse, Nohant Festival Chopin, l’Esprit du Piano à Bordeaux, Lille Piano(s) Festival, Festival de Mecklenburg-Vorpommern et Klavier Ruhr Festival en Allemagne, All about piano à Londres …) où il se produit en solo, en musique de chambre (avec Alexandra Soumm, Renaud Capuçon, Edgar Moreau, Bertrand Chamayou, Thomas Enhco, les quatuors Hermès et Hanson, Mathilde Calderini …) et en tant que soliste avec l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre national de Lille, l’Orchestre national d’Île-de-France… Il est également un habitué des plus belles scènes parisiennes (Philharmonie, Salle Gaveau, Auditorium du Louvre, Salle Cortot, Théâtre des Champs-Elysée…) 

Ismaël Margain est lauréat du prix de la Yamaha Music Foundation, lauréat de l’Académie musicale de Villecroze, et soutenu par la Fondation Banque Populaire. En 2010 il forme un duo avec Guillaume Bellom avec qui il enregistre deux disques à quatre mains consacrés à Schubert et Mozart sous le label Aparté/Harmonia Mundi. Il réalise ensuite trois enregistrements live pour le label B Records : Mendelssohn en 2015, Schubert en solo en 2017, et un récital à deux pianos avec Guillaume Bellom en 2018. La mezzo-soprano Ambroisine Bré l’invite sur son album Psyché paru en 2021. L’année suivante, il signe avec Naïve Records son premier disque solo en studio, un récital Chopin / Fauré, paru en février 2023. Son album Mozart paraîtra en septembre 2024.

Il est l’un des quatre co-fondateurs de RecitHall, plateforme de captation et de diffusion de concerts en streaming, lancée en 2020.

Ismaël Margain est artiste associé à la Fondation Singer Polignac.

Les grandes créations du salon Singer-Polignac : les années folles – 13 juin 2024

CONÇU ET PRÉSENTÉ PAR BENOÎT DUTEURTRE

Igor Stravinsky (1882-1971)

  • Sonate pour piano (1924), premier mouvement
  • Renard

Germaine Tailleferre (1892-1983)

  • Concerto pour piano et douze instruments « Adagio »

Francis Poulenc (1899-1963)

  • Sonate pour cor, trompette et trombone FP. 33a

Paul Hindemith (1895-1963)

  • Kleine Kammermusik opus 24 n°2 « Finale »

Jean Françaix (1912-1997)

  • Sérénade pour petit orchestre

Ainsi que la diffusion de documents sonores et audiovisuels

Interprètes

  • Les Apaches
    • Matthieu Justine ténor
    • Yoann Le Lan ténor 
    • Thibault de Damas basse
    • Nathanaël Tavernier basse
    • Marie Laforge flûte
    • Adrien Nicolas hautbois
    • Orane Pellon clarinette
    • Audran Bournel Bosson basson
    • Colin Peigné cor I
    • Corentin Billet cor II
    • Arthur Escriva, trompette
    • Lucas Ounissi, trombone
    • Magdalena Sypniewski, violon I
    • Aino Akiyama, violon II 
    • Jean Sautereau, alto
    • Jérémie Billet, violoncelle
    • Cécile-Laure Kouassi, contrebasse
    • Philippe Hattat, piano
    • Calum Saunière et Nadia Bendjaballah, percussions
    • Julien Masmondet direction


© Odile Motelet

Les Apaches

Les Apaches ! sont un ensemble musical aux projets pluridisciplinaires créé et dirigé par le chef d’orchestre Julien Masmondet. L’ensemble est spécialisé dans les répertoires musicaux des XXe et XXIe siècles, et collabore étroitement avec des compositeurs d’aujourd’hui auxquels il passe de nombreuses commandes. Pour chaque projet, l’ensemble s’associe à des créateurs d’univers artistiques complémentaires (vidéastes, chorégraphes, scénographes, metteurs en scène, écrivains, poètes, danseurs et free-runners).

Leur identité sonore se construit au travers des défis qu’ils aiment se lancer dans des répertoires éclectiques. Ce qui les lie et ce qui soude les énergies : une profonde envie de bousculer les habitudes culturelles, de révolutionner la pensée du public sur la musique classique et la musique d’aujourd’hui.

Les Apaches ! souhaitent faire entendre et découvrir la musique d’aujourd’hui autrement en inventant de nouveaux formats et en investissant de nouveaux lieux de représentation. La saison 2022-23 a été marqué par ces nouvelles explorations, avec :

• Street Art, un projet qui mêle musique minimaliste et free-run, en s’adaptant à son lieu de diffusion : un théâtre à l’italienne, des halls de collèges, et bientôt la Nef du Musée d’Orsay.

• Ça vous dérange ? une expérience immersive musicale et visuelle, créée en réalité virtuelle. Elle a pour but d’être diffusée auprès de tous les publics, en milieu rural notamment, aussi bien dans des institutions culturelles que dans des médiathèques et des halls de lieux publics.

Ils créent avec leur temps et se font ambassadeurs, commanditaires et interprètes de la musique d’aujourd’hui. Leur dernier disque La Tragédie de Salomé, qui ressuscite un chef- d’oeuvre du début du XXe siècle, a reçu de nombreuses récompenses (Diapason d’Or, Choc Classica, FFFF Télérama). L’ensemble convie également les nouvelles technologies au sein de ses projets afin de toucher un public sans limites d’âge, de géographie, de parcours culturel.

Les Apaches repoussent constamment les limites de ce qu’un ensemble indépendant peut être. Vivre et partager la musique d’aujourd’hui autrement !

L’ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.

Les Apaches ! sont aidés au conventionnement par la DRAC Nouvelle-Aquitaine, et au développement des équipes artistiques par le Conseil Départemental du Val-de-Marne (94). Il reçoit le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations – Mécène principal. Il est soutenu au projet par le CNM, la Maison de la Musique Contemporaine, la SACEM, la Spedidam, l’ADAMI.

L’Ensemble Les Apaches est artiste en résidence de la Fondation Singer-Polignac (Paris) et partenaire de la classe de direction d’orchestre de l’École Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot. Les Apaches sont adhérents de Futurs Composés.


© Mathias Benguigui

Julien Masmondet direction

Chef d’orchestre audacieux et artiste curieux, Julien Masmondet est constamment à la recherche de nouvelles expériences artistiques. Il est régulièrement l’invité d’orchestres prestigieux en France et à l’étranger (Paris, Bordeaux, Lyon, Québec, Vienne, Moscou, Riga, Prague, Lausanne, Liège, Naples, Vérone). Son expérience en tant que chef assistant de l’Orchestre de Paris auprès de Paavo Järvi lui a permis de se produire régulièrement dans des salles de renommées internationales et d’élargir son répertoire au contact de chefs comme Herbert Blomstedt, Louis Langrée, Christoph von Dohnanyi, David Zinman, et Bertrand de Billy.

Tout aussi apprécié dans le répertoire symphonique que dans le domaine lyrique, Julien Masmondet est salué pour sa musicalité instinctive, son énergie et sa faculté d’inspirer les musiciens dans un large répertoire. Reconnu comme un interprète audacieux de la musique de notre temps et comme un chef aventureux, il commande et crée régulièrement des oeuvres de compositeurs d’aujourd’hui tout en imaginant des formats de concerts innovants et en investissant des lieux insolites à la conquête de nouveaux publics.

Dans cette dynamique créative, Julien Masmondet fonde en 2018 l’ensemble Les Apaches ! avec lequel il établit un dialogue constant entre la création d’aujourd’hui et les oeuvres du passé et enrichit chaque projet de croisements artistiques. Il collabore régulièrement avec des vidéastes, metteurs en scène, comédiens, chorégraphes, artistes de réalité virtuelle et écrivains sur des spectacles singuliers en partenariat avec l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, le Musée d’Orsay ou le Théâtre du Châtelet à Paris ainsi que lors de résidences à la Fondation Singer Polignac, l’Abbaye aux Dames de Saintes ou à la Fondation Royaumont.

Il a enregistré plusieurs disques pour des labels comme Sony Music, Warner Classics, Aparté Music, Claves records, à la tête de l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et du Czech National Symphony Orchestra. Julien Masmondet a récemment enregistré avec Les Apaches la version originale de La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt chez B Records qui a reçu de nombreuses récompenses (Diapason d’or, Choc Classica, The Times…).

Julien Masmondet enseigne à l’École Normale de Musique-Alfred Cortot à Paris, où il s’est formé auprès de Dominique Rouits et où il perpétue l’école française de direction d’orchestre héritée de Charles Munch, Jean Fournet et Pierre Dervaux. Il intervient également au CNSMD de Lyon pour des sessions de direction d’orchestre ainsi qu’à l’étranger pour des master-classes autour de la musique française.


Non
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Ensemble Astera – 16 mai 2024

Pour notre premier concert de résidence à la Fondation Singer-Polignac, nous avons choisi d’interpréter une partie du programme du disque que nous enregistrerons en juillet prochain. Nous souhaitons présenter l’identité sonore de l’Ensemble Astera, tout en montrant la diversité offerte par la formation du quintette à vent. C’est donc naturellement que ce programme propose de la musique française, avec des arrangements apportant la couleur de nos instruments aux grandes pièces que sont le Tombeau de Couperin de Ravel puis la Petite Suite de Debussy. 

Summer Music de Samuel Barber, pièce maîtresse du répertoire original pour quintette à vent, nous immerge dans une atmosphère estivale propice à la somnolence et à l’évasion onirique, et entraîne chaque auditeur dans une histoire musicale qui lui est propre. Particulièrement sensibles à la chance que nous avons d’avoir un répertoire en évolution, nous souhaitions également présenter une pièce du XXIe siècle. Alevi Dedeler raki masasinda (Des pères alévis buvant du raki) de Fazil Say, raconte la rencontre de cinq maîtres spirituels (pères alévis), chacun représenté par un instrument du quintette. Les quatre mouvements enchaînés sont animés par leurs discussions vives et passionnées agrémentées d’extraits de chansons populaires turques.

Ensemble Astera

Maurice Ravel (1875-1937) 

Le tombeau de Couperin M.68 (arrangement Mason Jones) 

  • Prélude
  • Fugue
  • Menuet
  • Rigaudon

Samuel Barber (1910-1981) 

Summer Music opus 31

Claude Debussy (1862-1918) 

Petite suite (arrangement de Gordon Davis) 

  • En bateau
  • Cortège
  • Menuet
  • Ballet

Fazil Say (né en 1970) 

Alevi dedeler raki masasinda opus 35

  • Andantino tranquillo – Presto fantastico 
  • Andante tranquillo – Moderato “ironique”
  • Andantino
  • Presto – Andantino

Ensemble Astera

Coline Richard flûte

Yann Thenet hautbois

Moritz Roelcke clarinette

Jeremy Bager basson

Gabriel Potier cor

Ensemble Astera

L’Ensemble Astera est un quintette à vent, lauréat du 1er Prix, ainsi que du Prix de la meilleure interprétation de la création au Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen à Copenhague en avril 2023. Il a été créé en 2019 par cinq jeunes musiciens, tous diplômés de la Haute Ecole de Musique de Lausanne.

Depuis la fin de leurs études, soudés par leur amitié, ils n’hésitent pas à se réunir des quatre coins de l’Europe pour partager leur passion commune de la musique de chambre. Ils forment un ensemble cosmopolite, réunissant quatre nationalités européennes, et leurs différentes expériences auprès de grands orchestres internationaux enrichissent leur cohésion, leur sonorité particulière et leur affinité musicale autour du quintette à vent. Ils sont heureux de partager leur vision essentielle en tant que chambristes: le mélange des sons et des timbres de cinq instruments à vents dans un but d’unité et de recherche d’une plus grande dimension artistique.

Développé grâce à de nombreux arrangements, le répertoire de leur formation est riche et varié, parsemé de pépites musicales, de grands compositeurs comme de moins connus. Les musiciens vous feront découvrir ou redécouvrir des pièces de tous genres, montrant toutes les possibilités sonores du quintette à vent, et ainsi offrir une expérience de concert émouvante et marquante.

L’Ensemble Astera se produit dans divers festivals et saisons musicales en Europe, mais aussi sur les ondes de France Musique, de la Radio Télévision Suisse ou encore de la radio danoise. Ses membres, en tant que musiciens d’orchestre, font partie ou ont l’occasion d’être invités par des phalanges telles que l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Tonhalle Orchester Zürich, Gewandhausorchester Leipzig ou encore l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

L’Ensemble Astera est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

La Françoise et l’Impériale – Ensemble Théodora – 11 avril 2024

Avant-propos

À l’aube du XVIIIème siècle, une théorie surprenante prend de l’ampleur : la Théorie des climats. Elle cherche à cerner la complexité humaine par le biais du climat et de l’environnement. Tant sur le plan anthropologique qu’esthétique, de grands penseurs (Montesquieu, Dubos, Rousseau) se pencheront sur la question du déterminisme climatique. Sommes-nous le produit de notre environnement ? Montesquieu affirme « ce sont les différents besoins dans les différents climats qui ont formé les différentes manières de vivre ; et ces différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois ». En musique, le théoricien Janowka suit une logique similaire lorsqu’il commente la diversité des styles musicaux européens. Il trace dans Clavis ad thesaurum magnae artis musicae (Prague, 1701) un lien direct entre les styles musicaux et les facteurs culturels et climatiques dont ils sont issus.

Notre programme étudiera la France d’une part, l’Empire germanique d’autre part. Le répertoire ancré dans la danse de Rebel et Marais s’opposera tout d’abord à la complexité des harmonies et du contrepoint des cantates de Geist et Cöler. Mais réduire la complexité humaine à l’espace que nous habitons exclut toute contextualisation sociale et culturelle, et tend vers une forme de chauvinisme. Notre seconde partie se détachera du simplisme des idées de Janowka : en présentant des œuvres françaises et allemandes en contrepied de ses définitions, nous espérons montrer les limites de la théorie climatique.

Ensemble Théodora

Programme

LA FRANÇOISE ET L’IMPÉRIALE 

I – Les Nations soumises à leur climat

Jean-Féry Rebel (1666-1747)

  • Les Caractères de la Danse (arrangement : Patrick Ayrton)

Martin Köler (c.1620-c.1703)

  • Cantate “Gott ist getreu”

Marin Marais (1656-1728)

  • Second livre de pièces de viole
    • Prélude en sol majeur
    • Chaconne en rondeau

Christian Geist (c.1650-1711)

  • Cantate “Es war aber an der Stätte”

II – Le Goût Mêlé

Georg Muffat (1653-1704)

  • Florilegium Secundum (Passau, 1698)
    • Ouverture de la suite Colligali Montes

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

  • La Grotte de Versailles (1668)
    • Air “Dans ces déserts”

Georg Muffat 

  • Gavotte pour les amours (Colligati Montes)

Jean-Baptiste Lully 

  • La Grotte de Versailles (1668)
    • Air “Depuis que l’on soupire sous l’amoureux Empire”

Georg Muffat 

  • Menuet 1, pour l’Hymen – Menuet II (Colligati Montes)

Jean-Baptiste Lully 

  • Cadmus et Hermione (1673)
    • Air “Amours, voy quels maux tu nous fais”

Georg Böhm (1661-1733) & Nicolas Lebègue (1631-1702)

  • Suite en fa majeur pour le clavecin
    • Allemande
    • Courante
    • Courante
    • Sarabande et double
    • Gigue
    • Gavotte
  • Pièces extraites du Manuscrit Möller (entre 1705 et 1713)
  • André Campra (1660-1744)

    • Hésione, Tragédie mise en musique (Paris, 1700)
      • Air “Aimable Vainqueur”

    Anonyme

    • Sonata a 2 – Violino, Viol di Gamba & Continuus

    Jacques Boyvin (c. 1649-1706)

    • Second livre d’orgue (Paris, 1700)
      • Récit tendre

    André Campra

    • Motets, Livre 2 (Paris, 1699)
      • Ecce quam modum

    Ensemble Théodora

    Mariamielle Lamagat soprano

    Louise Ayrton violon

    Alice Trocellier viole de gambe

    Lucie Chabard clavecin et orgue

    © Mirza Durakovič

    Ensemble Astera

    THÉODORA est un ensemble de musique ancienne dont le travail explore les répertoires de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés.

    L’ensemble s’est formé en 2018 au travers de divers concours en Angleterre, en obtenant un deuxième prix au Nancy Nuttall Early Music Prize (Londres, 2018) et fit partie des finalistes du London Early Music Exhibition 2018. L’expériencede la scène des musiciennes s’est par ailleurs développée grâce à divers tremplins pour jeunes ensembles en Europe : Fabulous Fringe du Festival de Musique Ancienne d’Utrecht, Fringe du Festival Musica Antiqua de Bruges 2018, et la saison 2021 ainsi que le Festival 2022 Jeunes Talents à Paris.

    Si le premier amour de l’ensemble reste la musique française, le répertoire anglais du XVIIe – et particulièrement les collections des English Country Dances – lui a permis de développer un travail sur l’improvisation, notamment à l’occasion de sa participation au Brighton Early Music Festival.

    En 2021, l’ensemble a entamé une phase de création théâtrale autour de la figure de l’abbé de Choisy, mêlant ses écrits avec la musique de son temps, en collaboration avec le comédien Théophile Gasselin, associé à la Comédie de Saint-Etienne. La création de ce projet a eu lieu en novembre 2022 au Théâtre du Grand Orme, commune de Blois, et est en phase de diffusion.

    En parallèle de ses concerts programmés dans les circuits classiques, l’ensemble initie en 2022 un projet de médiation en collaboration avec l’Université Paris Cité. Cette programmation, appelée “Classique Sandwich”, permet à des étudiants non musiciens d’apprivoiser le répertoire baroque lors de concerts courts pendant leur pause-déjeuner. 

    Récemment, l’ensemble a créé son programme Genesis – récital autour de la chaconne de Bach – lors de l’édition 2023 du Festival La Folia à Rougemont (mai 2023). En septembre 2023, Vie(s) de Choisy est redonné à l’Université Paris Cité dans le cadre de leur collaboration. Pour sa saison 2024, l’ensemble sera invité pour une résidence lors de l’édition 2024 du Festival de La Chaise-Dieu, autour d’une carte blanche de création ainsi que des actions pédagogiques.

    L’ensemble Théodora est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

    Photo : Manou Guillon

    © OLG/CLP - 2025