La Françoise et l’Impériale – Ensemble Théodora – 11 avril 2024

Avant-propos

À l’aube du XVIIIème siècle, une théorie surprenante prend de l’ampleur : la Théorie des climats. Elle cherche à cerner la complexité humaine par le biais du climat et de l’environnement. Tant sur le plan anthropologique qu’esthétique, de grands penseurs (Montesquieu, Dubos, Rousseau) se pencheront sur la question du déterminisme climatique. Sommes-nous le produit de notre environnement ? Montesquieu affirme « ce sont les différents besoins dans les différents climats qui ont formé les différentes manières de vivre ; et ces différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois ». En musique, le théoricien Janowka suit une logique similaire lorsqu’il commente la diversité des styles musicaux européens. Il trace dans Clavis ad thesaurum magnae artis musicae (Prague, 1701) un lien direct entre les styles musicaux et les facteurs culturels et climatiques dont ils sont issus.

Notre programme étudiera la France d’une part, l’Empire germanique d’autre part. Le répertoire ancré dans la danse de Rebel et Marais s’opposera tout d’abord à la complexité des harmonies et du contrepoint des cantates de Geist et Cöler. Mais réduire la complexité humaine à l’espace que nous habitons exclut toute contextualisation sociale et culturelle, et tend vers une forme de chauvinisme. Notre seconde partie se détachera du simplisme des idées de Janowka : en présentant des œuvres françaises et allemandes en contrepied de ses définitions, nous espérons montrer les limites de la théorie climatique.

Ensemble Théodora

Programme

LA FRANÇOISE ET L’IMPÉRIALE 

I – Les Nations soumises à leur climat

Jean-Féry Rebel (1666-1747)

  • Les Caractères de la Danse (arrangement : Patrick Ayrton)

Martin Köler (c.1620-c.1703)

  • Cantate “Gott ist getreu”

Marin Marais (1656-1728)

  • Second livre de pièces de viole
    • Prélude en sol majeur
    • Chaconne en rondeau

Christian Geist (c.1650-1711)

  • Cantate “Es war aber an der Stätte”

II – Le Goût Mêlé

Georg Muffat (1653-1704)

  • Florilegium Secundum (Passau, 1698)
    • Ouverture de la suite Colligali Montes

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

  • La Grotte de Versailles (1668)
    • Air “Dans ces déserts”

Georg Muffat 

  • Gavotte pour les amours (Colligati Montes)

Jean-Baptiste Lully 

  • La Grotte de Versailles (1668)
    • Air “Depuis que l’on soupire sous l’amoureux Empire”

Georg Muffat 

  • Menuet 1, pour l’Hymen – Menuet II (Colligati Montes)

Jean-Baptiste Lully 

  • Cadmus et Hermione (1673)
    • Air “Amours, voy quels maux tu nous fais”

Georg Böhm (1661-1733) & Nicolas Lebègue (1631-1702)

  • Suite en fa majeur pour le clavecin
    • Allemande
    • Courante
    • Courante
    • Sarabande et double
    • Gigue
    • Gavotte
  • Pièces extraites du Manuscrit Möller (entre 1705 et 1713)
  • André Campra (1660-1744)

    • Hésione, Tragédie mise en musique (Paris, 1700)
      • Air “Aimable Vainqueur”

    Anonyme

    • Sonata a 2 – Violino, Viol di Gamba & Continuus

    Jacques Boyvin (c. 1649-1706)

    • Second livre d’orgue (Paris, 1700)
      • Récit tendre

    André Campra

    • Motets, Livre 2 (Paris, 1699)
      • Ecce quam modum

    Ensemble Théodora

    Mariamielle Lamagat soprano

    Louise Ayrton violon

    Alice Trocellier viole de gambe

    Lucie Chabard clavecin et orgue

    © Mirza Durakovič

    Ensemble Astera

    THÉODORA est un ensemble de musique ancienne dont le travail explore les répertoires de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés.

    L’ensemble s’est formé en 2018 au travers de divers concours en Angleterre, en obtenant un deuxième prix au Nancy Nuttall Early Music Prize (Londres, 2018) et fit partie des finalistes du London Early Music Exhibition 2018. L’expériencede la scène des musiciennes s’est par ailleurs développée grâce à divers tremplins pour jeunes ensembles en Europe : Fabulous Fringe du Festival de Musique Ancienne d’Utrecht, Fringe du Festival Musica Antiqua de Bruges 2018, et la saison 2021 ainsi que le Festival 2022 Jeunes Talents à Paris.

    Si le premier amour de l’ensemble reste la musique française, le répertoire anglais du XVIIe – et particulièrement les collections des English Country Dances – lui a permis de développer un travail sur l’improvisation, notamment à l’occasion de sa participation au Brighton Early Music Festival.

    En 2021, l’ensemble a entamé une phase de création théâtrale autour de la figure de l’abbé de Choisy, mêlant ses écrits avec la musique de son temps, en collaboration avec le comédien Théophile Gasselin, associé à la Comédie de Saint-Etienne. La création de ce projet a eu lieu en novembre 2022 au Théâtre du Grand Orme, commune de Blois, et est en phase de diffusion.

    En parallèle de ses concerts programmés dans les circuits classiques, l’ensemble initie en 2022 un projet de médiation en collaboration avec l’Université Paris Cité. Cette programmation, appelée “Classique Sandwich”, permet à des étudiants non musiciens d’apprivoiser le répertoire baroque lors de concerts courts pendant leur pause-déjeuner. 

    Récemment, l’ensemble a créé son programme Genesis – récital autour de la chaconne de Bach – lors de l’édition 2023 du Festival La Folia à Rougemont (mai 2023). En septembre 2023, Vie(s) de Choisy est redonné à l’Université Paris Cité dans le cadre de leur collaboration. Pour sa saison 2024, l’ensemble sera invité pour une résidence lors de l’édition 2024 du Festival de La Chaise-Dieu, autour d’une carte blanche de création ainsi que des actions pédagogiques.

    L’ensemble Théodora est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

    Photo : Manou Guillon

    Les grandes créations du salon Singer-Polignac #2 : La Belle époque – 14 mars 2024

    Conçu et présenté par Benoît Duteurtre

    Programme

    Maurice Ravel (1875-1937)

    • Pavane pour une Infante défunte (tr. pour violon et piano de Kochanski)
    • Sonatine M.40
      • Modéré

    Isaac Albéniz (1860-1909)

    • Iberia, cahier n°2
      • Triana

    Reynaldo Hahn (1874-1947)

    • Le Ruban dénoué pour deux pianos
      • Décrets indolents du hasard
      • Les soirs d’Albi

    Erik Satie (1866-1925)

    • Socrate pour baryton et piano
      • Portrait de Socrate

    Darius Milhaud (1892-1974)

    • Sonate pour violon et piano opus 40
      • Finale : très vif

    Henri Sauguet (1901-1989)

    • Les Jeux de l’amour et du hasard pour deux pianos
      • Sérénade

    Claude Debussy (1862-1918)

    • En blanc et noir pour deux pianos

    Interprètes

    • Bastien Rimondi ténor
    • David Petrlik violon
    • Gabriel Durliat, Gaspard Thomas piano

    Ainsi que la diffusion de documents sonores et audiovisuels

    Biographies

    Bastien Rimondi ténor

    Parallèlement à des études de piano au Conservatoire de Narbonne, Bastien Rimondi suit, enfant, un cursus de Maîtrise. À 15 ans il fait la rencontre de Michel Wolkowitsky auprès duquel il perfectionne sa technique vocale et son art du chant dans le cadre de l’Atelier lyrique de l’Abbaye de Sylvanès.

    Après 3 ans d’études au CRR de Toulouse dans la classe de Jacques Schwarz, il entre en 2017 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris chez Frédéric Gindraux où il obtiendra son Master mention Très bien en 2021. Sur la saison 2021-2022, Bastien intègre la promotion Tchaïkovsky de l’Académie Jaroussky.

    Dans des répertoires variés allant du Baroque au Contemporain, Bastien aborde sur scène des rôles tels Ferrando dans Cosi fan tutte de Mozart, Almaviva dans Le Barbier de Séville de Rossini, Théière, Arithmétique et Reinette dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, Monsieur de Crotignac dans Le Peintre Parisien de Cimarosa, Dorvil dans L’échelle de Soie de Rossini, Le médecin dans La Chute de la maison Usher de Debussy, L’Innocent dans Boris Godounov de Moussorgski ou encore Piquillo dans La Périchole d’Offenbach.

    Dernièrement on a pu l’entendre dans le rôle de Charles de Noailles dans Ressusciter la Rose création musicale de Raphaël Lucas à l’occasion du Centenaire de la villa Noailles ainsi que dans l’Évangéliste de la Passion selon Saint Jean de Bach avec les Arts Florissants en tournée en Asie.

    Cette saison il se produira entre autres en récital au Teatro de la maestranza de Séville ainsi qu’à l’Opéra Garnier dans Médée de Charpentier avec les Arts Florissants.

    Depuis 2015, il forme avec le pianiste Timothée Hudrisier le duo Florestan. Ils se produisent dans de nombreux concerts et festivals en France et sont lauréats du Concours international de la mélodie de Gordes et du Concours international de la mélodie française de Toulouse (1er Prix)


    © Amaury Viduvier

    David Petrlik violon

    Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient un master avec les plus hautes distinctions, David Petrlik continue son cursus dans la classe de Boris Garlitsky au sein du Diplôme d’Artiste Interprète, et intègre le cycle d’excellence « Konzertexamen » à l’Université des Arts de Essen puis en 2020, le cursus Master Soliste à la Haute Ecole de Musique de Lausanne avec Renaud Capuçon, et enfin en 2021 le Stauffer Academy Crémone Konzertmeister.
    Parallèlement à ses études, David remporte les concours Jasha Heifetz, Ginette Neveu et Felix Mendelssohn, ainsi qu’un prix spécial à Rodolfo Lipizer. Ces nombreuses distinctions lui permettent de se produire dans les plus prestigieuses salles de concerts en France et à l’étranger, ainsi que dans des festivals de grande renommée.
    Avec le Trio Messiaen, qu’il a co-fondé en 2014, il remporte le 1er Prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours International de Musique de Chambre de Lyon 2018. La même année, le trio se produit à la Philharmonie de Paris avec le Trio op.100 de Schubert.
    David enregistre un premier disque Modernités française avec Itamar Golan au Label Soupir en 2017. En 2018, le disque du Trio Messiaen sous le Label Mirare est récompensé du Diapason d’or, Choc Classica, et sélectionné par France Musique et Le Monde.
    David intègre au début de l’année 2023 le Quatuor Elmire en tant que 1er violon et remporte avec cette formation le 2nd prix ainsi que le prix spécial du très prestigieux Concours International de Genève.
    David joue sur un violon de Jean-Baptiste Vuillaume gracieusement prêté par le luthier et expert Christophe Destannes.

    Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Messiaen et du Quatuor Elmire.


    Gabriel Durliat piano

    « Un grand pianiste et un formidable musicien à suivre » – Philippe Cassard, France Musique.

    Né à Bourges en 2001, Gabriel Durliat compte parmi les musiciens les plus brillants et complets de sa génération.

    Lauréat du Concours Général des lycées (1er Prix d’histoire de la musique), il entre la même année, à l’âge de 16 ans, au Conservatoire de Paris où il est l’élève d’Hortense Cartier-Bresson, Thierry Escaich, Jean-Frédéric Neuburger et Guillaume Connesson. Il y obtient les Prix de piano, d’harmonie et d’accompagnement au piano – tous trois à l’unanimité avec les félicitations du jury – ainsi que les Prix de contrepoint et fugue.

    Il est admis en septembre 2022 en 3e cycle – Diplôme d’Artiste Interprète tout en se perfectionnant auprès de Cédric Tiberghien au sein de l’Académie Jaroussky.

    Parallèlement à son activité de pianiste, Gabriel Durliat est en juin 2022 l’un des six musiciens sélectionnés pour étudier à la Malko International Academy for Young Conductors de Copenhague organisée par le Danish National Symphony Orchestra. Il bénéficie dans ce cadre des conseils de chefs d’orchestre de premier plan tels que Fabio Luisi, Herbert Blomstedt ou Johannes Schlaefli. Il est en octobre 2023 chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain pour une production des Espaces Acoustiques de Gérard Grisey à la Philharmonie de Paris.

    Après avoir été le premier Français à remporter le concours international Piano Campus en février 2022, Gabriel Durliat remporte en mai 2023 le 2e prix à la Hans von Bülow International Conducting from the Piano Competition de Meiningen (Allemagne), rare concours consacré à la direction depuis le piano.

    Gabriel Durliat se produit régulièrement avec orchestre, en récital et en musique de chambre et répond à l’invitation de programmations prestigieuses telles que le Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron, le Festival d’Auvers-sur-Oise, le Festival de Deauville, les Journées Ravel de Montfort-l’Amaury…

    Son premier disque solo, associant la musique de Bach à celle de Fauré, paraîtra en 2024 pour le label Scala Music.


    Gaspard Thomas piano

    Né en 1997, Gaspard THOMAS a remporté de nombreuses récompenses en concours internationaux : Premier Prix au concours France-Amériques 2019 ainsi qu’un Second prix et 7 prix spéciaux au concours Piano Campus 2019 à Pontoise ; il reçoit en 2023 le Troisième Prix et deux prix spéciaux au Concours Szymanowski de Katowice en Pologne. Il est par ailleurs lauréat de l’Académie Musicale Philippe Jaroussky, de l’Académie de Villecroze, des fondations Banque Populaire et Safran.
    Gaspard se produit régulièrement en soliste et a notamment joué avec l’Orchestre Appassionato dirigé par Mathieu Herzog et l’Orchestre Opéra Éclaté sous la baguette de Victor Jacob. En 2023 et 2024, il joue avec l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire sous la direction de Lucie eguay, ainsi que l’Orchestre Philharmonique de la Radio Polonaise et José-Maria Florencio à Katowice.
    Il est artiste invité dans plusieurs festivals en France tels que le Festival de la Roque d’Anthéron, le Festival de Deauville, les Lisztomanias, les Pianissimes, le Festival Chopin de Nohant, Piano en Saintonge, le Festival de Saint-Céré. On a pu entendre Gaspard notamment à l’Auditorium de Radio France, à l’Auditorium de la Seine Musicale, à l’Orangerie de Bagatelle, au musée Guimet, au showroom parisien Steinway & Sons, à l’Ambassade de Pologne et l’Institut Liszt à Paris. Il participe également au 20e Festival des Nuits Caraïbes en Guadeloupe ainsi qu’à une tournée de concerts dans l’État de New York aux États-Unis grâce à l’association Orphée Musique.
    Chambriste très apprécié, il se produit très régulièrement avec la violoniste et compositrice Élise BERTRAND (Sommets Musicaux de Gstaad en Suisse, tournée de l’AJAM en Alsace, récital à la Bibliothèque Nationale de France). Il partage également la scène avec la violoncelliste Stéphanie Huang au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, à la Sala Verdi de Milan, aux Musicales de Gadagne en France.
    Formé aux conservatoires de Poitiers, Bordeaux et Saint-Maur-des-Fossés, Gaspard est diplômé d’un Master de Piano au CNSMDP mention Très Bien à l’unanimité dans la classe de Claire Désert et a pu travailler lors de masterclasses avec des artistes tels que Sir András Sschiff, Bertrand Chamayou, David Kadouch, Bernard d’Ascoli, Hortense Cartier-Bresson. Son parcours au CNSMDP s’enrichit de la rencontre de personnalités telles que Thierry Escaich, Fabien Waksman, Anne Le Bozec, Marc-André Dalbavie.
    Également ouvert à la création, il compose « Poème » pour un orchestre de 96 pianistes, pièce créée à la Philharmonie de Paris en 2019.

    Gaspard Thomas est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021.


    Trio Sypniewski – 8 février 2024

    Avant-propos

    Beethoven, Kodály et Dohnányi seront à l’honneur de notre premier concert en tant que résidentes à la Fondation Singer-Polignac.

    Depuis la création de notre trio familial, la Sérénade de Dohnányi nous accompagne, mêlant lyrisme, folklore et virtuosité, elle s’inscrit ainsi parmi les œuvres majeures pour trio à cordes. Compositeur contemporain de Kodály, dont nous jouerons l’Intermezzo, il puise sa source d’inspiration dans le folklore hongrois tout en s’appuyant sur les formes instaurées par les compositeurs classiques et romantiques. La Sérénade de Dohnányi prend d’ailleurs modèle sur celle de Beethoven, écrite cent ans plus tôt.

    Le trio opus 9 n°1 fait preuve d’une grande maturité malgré son jeune opus. À travers ses quatre mouvements, Beethoven y déploie une grande richesse d’expression, allant de l’intime au grandiose, pour finir par un final enlevé et brillant.

    Trio Sypniewski

    Programme

    Ernő Dohnányi (1877-1960)

    Sérénade pour trio à cordes en ut majeur opus 10 

    • Marche 
    • Romance
    • Scherzo 
    • Tema con variazione
    • Finale: Rondo 

    Zoltan Kodály (1882-1967)

    Intermezzo 

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

    Trio à cordes nᵒ 3 en sol majeur opus 9 nᵒ 1 

    • Adagio – Allegro con brio
    • Adagio ma non tanto e cantabile
    • Scherzo: Allegro
    • Presto

    Trio Sypniewski

    Magdalena Sypniewski violon

    Anna Sypniewski alto

    Caroline Sypniewski violoncelle

    Trio Sypniewski

    Originaires de Toulouse, les trois soeurs Anna, Magdalena et Caroline décident de former leur Trio une fois réunies au CNSM de Paris en 2016.

    Cette formation les a séduites par la spécificité de son écriture, alliant une recherche d’homogénéité entre les trois instruments à cordes, à une prise de parole parfois plus concertante. La richesse du répertoire leur permet d’aborder différents styles et époques, allant des Variations Goldberg de J.S. Bach jusqu’à des créations contemporaines, dont la Partita pour trio à cordes composée par Raphaël Sévère en 2021.

    En s’associant à d’autres musiciens, elles accèdent également à de plus larges répertoires comme celui du quatuor avec piano qu’elles ont eu l’occasion de défendre aux côtés d’Alexandre Kantorow, Adam Laloum et Clément Lefebvre.

    Le Trio Sypniewski a été invité à se produire dans de nombreux festivals comme les Jeudis Musicaux de Royan, l’Orangerie de Sceaux, le Ohrid Summer Festival, le Festival Idéal au Potager du Roi à Versailles, le Festival Jeunes Talents, le Festival d’Auvers-sur-Oise, les Ravéliades de Ciboure, les Soirées Musicales en Val-de-Seugne, le Festival Notes d’Ecume, Musique à la Source, Musiques à Versailles, Août Musical de Deauville…

    Durant leur parcours, les musiciennes ont eu la chance de bénéficier des conseils de François Salque, du Quatuor Modigliani, et ont participé à l’Académie Ravel à Saint-Jean-de-Luz où elles ont obtenu de nombreux prix. Leurs expériences personnelles dans de grandes écoles à l’étranger comme la Hans Eisler à Berlin (Magdalena), le Mozarteum à Salzbourg (Caroline) et à la Colburn Shool à Los Angeles (Anna), ont également façonné leur identité en tant que trio.

    Depuis septembre 2022, elles ont intégré la classe de Günter Pichler (Alban Berg Quartet) à la Escuela Superior de Música Reina Sofia à Madrid.

    Le Trio Sypniewski est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

    Photo : Thomas Baltes

    Quatuor Elmire – 18 janvier 2024

    Avant-propos

    L’union des deux écoles de Vienne au cœur d’un programme mêlant classicisme et modernité constitue un parfait miroir de deux époques cruciales du répertoire, le public est ainsi plongé dans la riche tradition viennoise du quatuor à cordes.

    L’exploration du quatuor n° 9 opus 59 n° 3 de Beethoven nous immerge dans un moment de vie du compositeur qui, très affecté par sa surdité, pense mettre fin à ses jours mais décide finalement de surmonter son handicap et de l’assumer pleinement, laissant libre cours à sa créativité. 

    Au cœur du programme, deux œuvres d’Anton Webern viendront illustrer la deuxième école viennoise : Langsamer Satz et son profond lyrisme aux confins du romantisme déjà très révélateur d’un expressionnisme empli de mélancolie qui est sur le point de naître ; puis les Six Bagatelles, des miniatures dans lesquelles le geste musical est le maître mot, se manifesteront comme la plus pure expression de la modernité viennoise et de son apport au répertoire du quatuor à cordes.

    L’opus 135, qui clôturera ce concert, est la toute dernière œuvre de Beethoven. La dimension philosophique de l’écriture musicale y prend une forme des plus affirmées et concrètes, l’œuvre étant nommée par le compositeur lui-même « Der schwergefasste Entschluss » (La résolution difficilement prise) avec l’énigmatique et devenue célébrissime en-tête de son final « Muß es sein? Es muß sein! ».

    Quatuor Elmire

    Programme

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

    Quatuor à cordes n° 9 en do majeur opus 59 n° 3

    • Andante con moto — Allegro vivace
    • Andante con moto quasi allegretto
    • Menuetto Grazioso
    • Allegro molto

    Anton Webern (1883-1945)

    Langsamer Satz (1905) 

    Six bagatelles pour quatuor à cordes opus 9 

    • Mässig
    • Leicht bewegt
    • Ziemlich fliessend
    • Sehr langsam
    • Äusserst langsam
    • Fliessend 

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

     Quatuor à cordes n°16 en fa majeur opus 135 

    • Allegretto
    • Vivace
    • Lento assai, cantante e tranquillo
    • Grave ma non troppo tratto – allegro

    Quatuor Elmire

    David Petrlik, Yoan Brakha violon

    Hortense Fourrier alto

    Rémi Carlon violoncelle

    Quatuor Elmire

    Le Quatuor Elmire, fondé en 2017, a su en quelques années d’existence, faire sa place sur la scène française et internationale en se produisant aussi bien France, qu’en Italie, Allemagne, Espagne, Belgique ou Hongrie.
    Composé de quatre musiciens basés à Paris – David Petrlik et Yoan Brakha aux violons, Hortense Fourrier à l’alto et Rémi Carlon au violoncelle – le quatuor a reçu les conseils des plus grands quartettistes tels que les membres des quatuors Hagen, Ysaÿe, Berg, Modigliani, Belcea et Ébène.
    Après avoir remporté le 3ème Prix ainsi que le Prix Spécial pour la meilleure interprétation de l’oeuvre contemporaine imposée au Concours international Carl Nielsen à Copenhague en 2019, le Quatuor Elmire reçoit le deuxième prix ex-aequo ainsi que le prix spécial « Fondation Etrillard » au Concours de Genève 2023.
    Remarqué par ses apparitions dans des festivals tels que la Folles Journées de Nantes, le Festival des Arcs, ou encore les Rencontres Musicales d’Évian, le quatuor fera ses débuts au Alt Oper de Francfort en janvier 2024.
    Le quatuor est artiste résident à La Chapelle Musicale Reine Elisabeth, « grand résident » à l’association ProQuartet, artiste génération Spedidam ainsi que lauréat de la Fondation Banque Populaire.

    Le Quatuor Elmire est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.

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    David Petrlik joue un violon Jean Baptiste Vuillaume de 1842 
    Yoan Brakha joue un Nicolas Desrousseaux de 1747 
    Hortense Fourrier joue un alto Joël Klépal de 2017
    Rémi Carlon joue un violoncelle Gioffredo Cappa de 1714

    Photo : Amaury Viduvier

    L’âge d’or de l’octuor à vent – 21 décembre 2023

    En partenariat avec

    Programme

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

    Sérénade K.375 en Mib majeur

    • Allegro maestoso
    • Adagio
    • Allegro

    Franz Krommer (1759-1831)

    Partita opus 57 en fa majeur

    • Allegro vivace
    • Minuetto
    • Andante cantabile
    • Alla Polacca

    Wolfgang Amadeus Mozart

    Rondo alla turca (arr. Goepfert)

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

    Parthia opus103

    • Allegro
    • Andante
    • Menuetto
    • Presto

    Ensemble Sarbacanes

    Gabriel Pidoux, Neven Lesage hautbois

    Alejandro Pérez Marin, Florian Gazagne basson

    Roberta Cristini, Hirona Isobe clarinette

    Félix Roth, Alessandro Orlando cor

    Lilas Réglat contrebasse

    Sarbacanes

    Sarbacanes est un ensemble dédié à la musique des XVIIIe et XIXe siècles mettant à l’honneur les instruments à vent. Fondé en 2016 à partir d’un effectif de deux hautbois, basson et clavecin, il comprend à présent différentes formations permettant d’interpréter des répertoires allant de la sonate en trio baroque aux sérénades à grand effectif de l’époque classique et romantique.
    Le premier opus discographique de Sarbacanes (2019, label INITIALE) est consacré à des « Ouvertures » de Telemann pour vents. Le second opus de l’ensemble sortira à l’été 2024 sur le label Oktav Records.
    La formation d’octuor à vent de l’ensemble a intégré en 2020 pour une durée de 3 ans, le programme EEEMERGING+ (Ensembles Européens Emergents) piloté par le Centre Culturel d’Ambronay et 15 partenaires européens.
    Sarbacanes s’est par ailleurs produit au Festival de Royaumont, à la Folle Journée de Nantes, au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, à la Philharmonie de Cologne, aux Flâneries de Reims, au Festival de Saint-Céré, aux Musicales de Normandie, au Collegio Ghislieri de Pavie, à La Courroie, au Festival Européen Jeunes Talents, à la Guildhall de Riga…
    Sarbacanes est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021.

    Les grandes créations du salon Singer-Polignac : les wagnériens – 16 novembre 2023

    Programme musical

    Jean-Sébastien Bach (1685-1750) / Charles Gounod (1818-1893)

    Prélude et fugue n°1 pour piano CG587

    Gabriel Fauré (1845-1924)

    • Mélodies de Venise pour voix et piano
    • Clair de lune opus 46 n°2 pour voix et piano
    • Sicilienne pour piano et violoncelle (Pelléas et Mélissande)
    • Trio pour piano, violon et violoncelle opus 120 « Allegro vivo »

    Emmanuel Chabrier (1841-1894)

    • Souvenirs de Munich pour piano à quatre mains
    • Balade des gros dindons pour voix et piano
    • Pièce pittoresque pour piano

    Vincent d’Indy (1851-1931)

    • Trio pour piano, violon et violoncelle opus 29 « Divertissement »

    Edmond de Polignac (1834-1901)

    • Lamento pour voix et piano

    Avec la participation de

    Benoît Rameau ténor

    Trio Zeliha

    Arthur Hinnewinkel piano

    Ainsi que la diffusion de documents sonores et audiovisuels

    Biographies

    © Olivier Lalane

    Benoît Rameau ténor

    Artiste composite, Benoît Rameau navigue parmi les genres musicaux. Après des études de saxophone, de piano et de direction de choeur, c’est vers la voix lyrique qu’il se tourne, en parallèle à une licence de musicologie. Il intègre l’atelier lyrique d’Opera Fuoco, l’Académie musicale Philippe Jaroussky, et est diplômé d’un Master du CNSMDP.

    Ses dernières saisons sont marquées par plusieurs créations dont Narcisse de J. Stephenson et M. Pellissier ; Zylan ne chantera plus de D. Soh avec l’Opéra de Lyon. On a pu également l’entendre dans du répertoire plus traditionnel avec récemment un Pelléas et Mélisande de Debussy à l’Opéra de Lyon, salué par la critique, mais également dans le rôle de Filippo dans l’Infedelta delusa de J.Haydn avec la Petite Bande de S. Kujiken, Solon dans Croesus de R. Keiser avec l’Ensemble Diderot, le Sänger dans Von Heute auf Morgen de Schönberg et celui de Jacques dans Les Trois Baisers du Diable d’Offenbach avec Musica Nigella, Rodrigue dans Chimène de Sacchini avec l’ARCAL ; Eisenstein dans Die Fledermaus de J. Strauss, mis en scène par N. Raab ; Basilio /Don Curzio dans Le Nozze di Figaro de Mozart, et Monostatos dans La Flûte Enchantée de Mozart. Il explore également la comédie musicale en interprétant Bill dans Kiss me Kate de Cole Porter ou Charley dans Lady in the Dark de Kurt Weill.
    En concert, il a été soliste dans la dixième symphonie de Henry/Beethoven à la Philharmonie de Paris, avec l’orchestre et le choeur de Radio France et soliste dans Pulcinella de Stravinsky avec le Chamber Orchestra of Europe, sous la direction de Matthias Pintscher. Il est également membre des Arts Florissants, avec qui il collabore régulièrement depuis plusieurs années.

    Cependant, c’est surtout sa passion pour la musique de chambre qui l’accompagne depuis ses débuts. Lauréat de quatre prix au concours de mélodies de Gordes en 2021, il est également candidat du prestigieux Hugo Wolf Wettbewerb et finaliste du non moins prestigieux concours Nadia & Lili Boulanger en duo avec Johan Barnoin avec qui il se produit régulièrement en concert. En 2023, il remporte le 1er Prix de Mélodie au Concours de Marmande, ainsi que le Prix Présence Compositrice et le Prix Lyrichorégra 20 – Québec.

    Ses prochaines saisons apporteront quelques nouveautés au répertoire. En 23/24, il chantera dans la création Les Ailes de désir d’Othman Louati avec la CoOpérative, en tournée dans toute la France et sera Gonzalve dans L’Heure Espagnole de Maurice Ravel à l’Opéra Comique.


    Trio Zeliha

    Le Trio Zeliha voit le jour en 2018, fruit de la complicité artistique entre la violoniste Manon Galy, le violoncelliste Maxime Quennesson et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan. En 2019, le trio est lauréat du concours FNAPEC et l’année suivante ils remportent le 1er Prix « Luigi Boccherini » au Concours International Virtuoso & Belcanto (Italie). En 2021, Jorge Gonzalez Buajasan et Manon Galy remportent en formation sonate le 1er Prix, le Prix du public, le Prix Sacem, le Prix Belle Saison, le Prix de la fondation Bullukian ainsi que le Prix des collégiens au Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

    Individuellement, les trois musiciens sont également lauréats de nombreux concours internationaux (Clara Haskil – Vevey, KlavierOlymp – BadKissingen… pour Jorge / Jascha Heifetz – Vilnius, Ginette Neveu – Avignon, Marie Cantagrill – St-Girons… pour Manon / Barsbash Bach – USA, Woluwe-St-Pierre – Belgique, Louis Rosor – France… pour Maxime).

    Manon est également nommée Révélation des Victoires de la Musique classique 2022.

    Animé par une fougue et un même élan passionné, soucieux de servir le répertoire le plus diversifié, le Trio Zeliha se produit régulièrement dans des cadres prestigieux tels que les festivals de La Roque d’Anthéron, Radio France Montpellier, les Rencontres Musicales d’Evian, les Sommets Musicaux de Gstaad, les Folles journées de Nantes, l’Auditorium Reinier III de Monte-Carlo, les Rencontres de violoncelle de Bélaye entre autres.

    En 2022 le trio a fait ses débuts avec l’Orchestre National des Pays de la Loire (ONPL) au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dans le triple concerto de Beethoven, et il entamera une nouvelle tournée avec l’Orchestre de chambre de Lausanne en 2023/2024, sous la direction de Renaud Capuçon.

    Il compte parmis ses partenaires réguliers de musique de chambre Renaud Capuçon, l’altiste Violaine Despeyroux et le Quatuor Modigliani.

    Le Trio Zeliha a enregistré son premier disque chez Mirare avec un programme consacré aux premiers trios de Mendelssohn, Arensky et Shostakovich. Paru en novembre 2020, il a déjà reçu les éloges d’Alfred Brendel et Menahem Pressler qui parle d’un « enregistrement exceptionnel, non seulement pour son exquise musicalité mais aussi pour les qualités techniques de chacun d’eux. Cela fait chaud au coeur d’entendre un groupe si jeune atteindre une telle profondeur musicale; avec eux il est évident que la musique prime sur tout ». En janvier 2021, le disque est élu « Editor’s Choice January 2021 » par le magazine Gramophone et salué par les critiques de The Strad, Diapason (5 diapasons), Classica (Coup de Coeur/ 5 étoiles) entre autres.

    Après avoir travaillé avec Claire Désert et le Trio Wanderer, les musiciens sont actuellement artistes en résidence à la Chapelle Royale Reine Elisabeth de Waterloo (classe de Corina Belcea et Miguel Da Silva), et se perfectionnent également auprès de François Salque en Master de musique de chambre au CNSM de Paris. Le trio reçoit parallèlement les conseils de grandes personnalités musicales comme Renaud Capuçon, Emmanuel Strosser, Lise Berthaud, Luc-Marie Aguera, Olivier Charlier, Hortense Cartier-Bresson ou les quatuors Ebène et Modigliani.

    Le Trio Zeliha est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.


    Arthur Hinnewinkel piano

    Né aux États-Unis en 2000, Arthur Hinnewinkel commence le piano à l’âge de 7 ans à Singapour. En France, il rentre au Conservatoire Régional de Rueil chez Chantal Riou puis au Conservatoire Régional de Paris chez Anne-Lise Gastaldi, période où il remporte ses premiers prix de concours (Concours Flame, Claude Kahn, Île-de-France) avant d’être admis à l’âge de 15 ans au Conservatoire National Supérieur de Paris pour se perfectionner dans la classe d’Hortense Cartier-Bresson et de Fernando Rossano.

    C’est ici qu’il rencontre Itamar Golan, Claire Désert, Maria Belooussova, François Salque, Gary Hoffman, personnalités qui éveilleront chez Arthur des perspectives musicales nouvelles. 

    Arthur se produit dans les grands festivals français en soliste ou chambriste (Festival de la Roque d’Anthéron, Festival de Pâques et d’Août musical à Deauville, Festival de Wissembourg, Festival Chopin à Bagatelle, Festival Musique à La Prée), mais aussi en en amateur de peinture et d’histoire au musée Guimet, au musée de la Vie Romantique, dans les ruines du Teatro di Marcello à Rome ou à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

    Arthur se passionne pour un répertoire allant du 17ème siècle au contemporain du 21e, mais aussi pour les musiques indiennes et d’Asie du Sud-Est, qu’il a découvertes au cours de voyages qui lui ont donné goût à la diversité culturelle de notre monde.
    Musicien curieux, il aime allier les arts en créant notamment des projets avec des danseurs.

    En 2023, il obtient le PRIX MODERN TIMES au Concours Clara Haskil récompensant la meilleure interprétation de la pièce « Iridescence-Glace », commandée à la jeune compositrice française Camille Pépin.

    Arthur Hinnewinkel est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021.

    Sonntag aus Licht – répétition publique – 12 octobre 2023

    Programme

    Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

    Extraits de Sonntag aus Licht

    • scène 2 Engel-Prozessionen, extraits
      • soprano : Marie Picaut 
      • alto : Emmanuelle Monier 
      • ténor : Josué Miranda
      • basse : Florent Baffi 
  • scène 4 Düfte-Zeichen, extraits
    • soprano : Jenny Daviet, Pia Davila Chacon
    • alto : Léa Trommenschlager
    • ténors : Safir Behloul, Hubert Mayer 
    • basse : Damien Pass 
    • enfant soliste : Aurélien Segarra 
    • synthétiseur : Sarah Kim 
  • scène 5 Hoch-Zeiten, extraits
    • flûte : Claire Luquiens 
    • hautbois : Quentin d’Haussy 
    • basson : Julien Abbes 
    • clarinette : Ghislain Roffat 
    • violon : Valentin Broucke 
    • alto : Elsa Seger 
    • violoncelle : Clotilde Lacroix 
  • Direction artistique, Maxime Pascal 
    Projection sonore, Florent Derex 
    Électronique musicale : Romain Vuillet, Augustin Muller 

    Le Balcon

    Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro Garcia Velasquez), et rassemble un ensemble d’instrumentistes et chanteurs rompus à tous les répertoires. Le Balcon se métamorphose dès lors au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif, de l’identité visuelle et scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique.

    Le Balcon tire son nom d’une pièce de Jean Genet (Le Balcon, 1956), qui se déroule dans le bordel d’une ville pendant une révolte.

    En résidence à l’église Saint-Merry puis au Théâtre de l’Athénée, l’ensemble devient peu à peu un collectif transdisciplinaire – un orchestre, une troupe de chanteurs, des compositeurs, vidéastes, danseurs, metteurs en scène -, un label discographique et un éditeur musical. Le Balcon produit des spectacles issus d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. En sept années de résidence à l’Athénée, Le Balcon a produit de nombreux opéras et spectacles, comme Ariane à Naxos de Strauss, Le Balcon d’Eötvös, La Métamorphose de Levinas, Jakob Lenz de Rihm et de nombreuses créations.

    En 2018, Le Balcon démarre la production du cycle Licht de Karlheinz Stockhausen. Donnerstag aus Licht, a été donné en 2018-2019 à l’Opéra Comique, puis au Southbank Centre de Londres, suivi de Samstag aus Licht en juin 2019 à la Philharmonie de Paris.

    Récemment, Le Balcon a proposé une version du Chant de la terre de Gustav Mahler augmenté d’un prélude composé par Pedro Garcia Velasquez au Festival de Saint-Denis en juillet. On a également pu l’entendre en ouverture du Festival d’automne de Paris en septembre, ainsi qu’à l’Opéra de Lille en octobre. En plus du cycle Licht, de nouveaux opéras de chambre de Frédéric BlondyArthur Lavandier, Pedro Garcia Velasquez et Sivan Eldar sont au programme des saisons à venir, ainsi qu’une nouvelle production de Saint-François d’Assise d’Olivier Messiaen au Festival international George Enescu.

    Le Balcon est soutenu par le Ministère de la Culture, la Caisse des Dépôts, la Ville de Paris et la SACEM.

    Le Balcon est artiste-associé de la Fondation Singer-Polignac, en résidence depuis 2010.


    Maxime Pascal directeur artistique

    Après une enfance passée à Carcassonne, Maxime Pascal intègre le Conservatoire de Paris où il étudie l’écriture, l’analyse musicale et l’orchestration. En 2008, avec cinq élèves du Conservatoire, il crée Le Balcon, un collectif regroupant un orchestre sonorisé et une troupe d’artistes de toutes disciplines.

    Entamant une carrière internationale, il remporte en 2014 au Festival de Salzbourg le concours pour les jeunes chefs d’orchestre. En 2015, il fait ses débuts à l’Opéra national de Paris.

    Ces dernières années, il dirige plusieurs œuvres lyriques de notre temps : Ti vedo, ti sento, mi perdode Sciarrino et Quartett de Francesconi au Teatro alla Scala, La Métamorphose de Levinas, Like Flesh d’Eldar à l’Opéra de Lille et Sleepless d’Eötvös au Staatsoper Unter den Linden. Il dirige également des opéras du répertoire : Pelléas et Mélisande de Debussy au Staatsoper Berlin, Samson et Dalila de Saint-Saëns et Lulu de Berg au Tokyo Nikikai. Il dirige également de grands orchestres internationaux dans des programmes symphoniques – récemment, le Hallé Orchestra, l’Orchestra della Rai, l’Orchestre du Capitole de Toulouse.

    En 2023, il dirige notamment Turandot de Puccini au Staatsoper Unter den Linden, Lulu de Berg au Wiener Festwochen et The Greek Passion de Martinů au Festival de Salzbourg. Avec Le Balcon, il dirige l’Opéra de Quat’Sous de Weill au Festival d’Aix-en-Provence, Saint François d’Assise de Messiaen au Festival Enescu de Bucarest, et Sonntag aus Licht de Stockhausen à la Philharmonie de Paris, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Il dirigera prochainement Carmen de Bizet au TheaterBasel. 

    Maxime Pascal est un des conseillers musicaux de la Fondation Singer-Polignac.

    Quartetto Eos – 19 octobre 2023

    Avant-propos

    Depuis la création du quatuor en 2016, nous nous sommes donnés pour but – par notre lecture critique et approfondie de la partition – de transmettre au public des émotions fortes, parfois contrastées, et d’atteindre l’âme du spectateur à travers notre son.

    Notre programme se compose de deux pièces dans lesquelles les compositeurs, à la fin de leur vie, ont pioché au plus profond de leurs émotions. L’incipit désespéré du Quatuor opus 80 de Mendelssohn, un motif frénétique, presque une errance dans le chagrin qui, mesure après mesure devient un cri de douleur, crée un remarquable contraste avec le mouvement lent qui suit, duquel se dégagent une lumière et un langage radicalement différents, tendre et plein de recueillement. Le Quatuor n°14 de Schubert « La Jeune fille et la mort » est quelque peu similaire dans sa construction rien qu’avec son premier mouvement où les sections rythmiques contrastent avec les thèmes doux et élégants inspirés de la tradition autrichienne.

    C’est là pour nous la mission d’un musicien : transmettre les pages immortelles de la musique, mais à travers elles, inspirer, captiver, impliquer l’auditeur.

    Quartetto Eos

    Programme

    Felix Mendelssohn (1809-1847)

    Quatuor à cordes n°6 opus 80 

    • Allegro vivace assai
    • Allegro assai
    • Adagio
    • Finale Allegro molto

    Franz Schubert (1797-1828)

    Quatuor à cordes n°14 La jeune fille et la mort D.810

    • Allegro 
    • Andante con moto
    • Scherzo. Allegro molto — Trio
    • Presto 

    Quartetto Eos

    Elia Chiesa, Giacomo Del Papa violon

    Alessandro Acqui alto

    Silvia Ancarani violoncelle

    © Flavio Ianniello

    Quartetto Eos

    Formé en 2016 au sein du Conservatoire S. Cecilia de Rome, le Quatuor Eos a immédiatement attiré l’attention du monde musical par la fraîcheur et la profondeur de ses interprétations, en remportant en 2018 le Prix Farulli attribué par la Critique musicale italienne.

    Le quatuor est actuellement en master de musique de chambre à l’école de musique et de théâtre de Munich au sein de l’académie du Quatuor Ebène et étudie régulièrement auprès d’Alfred Brendel, Corina Belcea (Belcea Quartet), Eckart Runge, Patrick Jüdt (ECMA), Lawrence Dutton (Emerson Quartet), Isabel Charisius (Alban Berg Quartet), Günter Pichler (Alban Berg Quartet) et le Jerusalem Quartet.

    Les musiciens ont également bénéficié des cours intensifs pour quatuor à cordes à l’Académie Stauffer de Cremona, dans la salle du Quatuor Cremona.

    Le Quatuor Eos est lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux, comme le Concours international Anton Rubinstein de Düsseldorf, le Concours Sergio Dragoni à Milan et a remporté le premier prix du Concours Orpheus en Suisse en 2020.

    Le quatuor s’est déjà produit dans de nombreuses salles et festivals italiens (la Società del Quartetto à Milan, à l’Istituzione Universitaria dei Concerti et l’Accademia Filarmonica Romana à Rome…), mais également en Suisse (Festival Musikdorf Ernen et Davos Festival) ainsi qu’à la Philarmonie de Paris.

    Les musiciens ont déjà collaboré avec Calogero Palermo (Royal Concertgebouw Orchestra), Gustavo Nuñez (Royal Concertgebouw Orchestra), Jerusalem Quartet, Cremona Quartet, Enrico Pace, Aron Chiesa (Teatro alla Scala) et Enrico Dindo. Ils se produisent régulièrement sur les ondes et la télévision italiennes (Rai Radio3, “SRF 2 Kultur”, Rai 5, Rai 1).

    Le premier disque du quatuor Eternal Beauty est paru au printemps 2023 (Da Vinci Records) et se consacre à Janáček, Mendelssohn et Webern.

    Le quatuor est membre du Dimore del Quartetto et vient d’être sélectionné pour participer au Concours de Genève 2023.

    Les musiciens jouent sur un quatuor d’instruments de Peter Greiner généreusement prêté par Valentin Erben (Alban Berg Quartet).

    Le Quatuor Eos est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.

    Raphaël Sévère et Nathanaël Gouin – 21 septembre 2023

    Avant-propos

    Ce programme, construit au sein de l’univers schumannien, aborde la technique même de la transcription, question centrale dans le travail du compositeur que l’on retrouve notamment dans les Trois romances pour hautbois ou violon ou clarinette et piano, ou encore dans les Phantasiestücke opus 73 imaginées pour clarinette et piano, dont la partie de clarinette peut également être exécutée à l’alto ou au violoncelle.

    Conçue autour de la tonalité la mineur, chère à Robert Schumann, qui est entre autre celle de son sublime Concerto pour piano, cette balade dans les méandres de l’âme s’aventure dans les Cinq pièces sur un ton populaire – où l’imaginaire onirique et la liberté de Schumann se déploient merveilleusement – puis vers les Trois romances, écrites pour Clara en guise de cadeau de Noël. Enfin, ce programme se clôturera par la première sonate pour violon et piano, un monument d’écriture contrapuntique profondément tourmenté et pourtant traversé d’une simplicité à la grâce absolue. 

    Raphaël Sévère et Nathanaël Gouin

    Programme

    Robert Schumann (1810-1856)

    Cinq pièces sur un ton populaire opus 102

    • Vanitas Vanitatum. Mit humor (Avec humour)
    • Langsam (Lentement)
    • Nicht schnell, mit viel Ton su spielen (Pas vite, à jouer avec beaucoup de sonorité)
    • Nicht zu rasch (Pas trop vite)
    • Stark und markirt (Fort et marqué)

    Lieder (transcription pour clarinette et piano de R. Sévère)

    • Widmung (Myrthen opus 25)
    • Die Lotosblume (Myrthen opus 25)
    • Stille Thränen (Douze poèmes de Kerner opus 35)
    • Und wüssten’s die Blumen (Dichterliebe opus 48)
    • Setze mir nicht (Myrthen opus 25)
    • Mein schöner Stern! (Minnespiel opus 101)
    • Intermezzo (Liederkreis opus 39)

    Sonate n°1 pour violon et piano en la mineur opus 105 (transcription pour clarinette et piano de R. Sévère)

    • Mit leidenschaftlichem Ausdruck
    • Allegretto
    • Lebhaft

    Raphaël Sévère clarinette

    Nathanaël Gouin piano

    © Sylvain Picart

    Raphaël Sévère clarinette

    Vainqueur du concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé aux Victoires de la Musique « Révélation soliste instrumental » à 15 ans, Raphaël Sévère remporte en novembre 2013 le prestigieux concours des Young Concerts Artists de New York qui lui décerne le 1er Prix ainsi que huit des dix Prix spéciaux. 

    Raphaël s’est produit en soliste avec le Deutsche Sinfonieorchester à la Philharmonie de Berlin, l’Orchestra of St. Luke au Alice Tully Hall de New York, l’Orchestre de chambre de Paris au festival de Saint-Denis, l’Orchestre National de Russie au festival de Colmar, le London Philharmonic Orchestra, le Konzerthausorchester de Berlin, les Orchestres Nationaux du Capitole de Toulouse, de Bordeaux-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Lille, de Strasbourg, de l’Ile de France. 

    En récital, il est présent au Théâtre des Champs Elysées, Kennedy Center de Washington et Merkin Concert Hall de New York, Gardner Museum de Boston et de Vancouver, Auditorium du Louvre, KKL de Lucerne, Rheingau Musik Festival, Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, Fondazione La Società dei Concerti di Milano, French May de Hong-Kong, Festival de la Grange de Meslay, Salle Molière à Lyon, Grand Théâtre d’Aix en Provence, Festival de Radio France Montpellier, Folles Journées de Nantes, de Varsovie, de Tokyo. 

    En musique de chambre, il a pour partenaires les quatuors Ebène, Modigliani, Prazák, Van Kuijk, les trios Wanderer, les Esprits et Messiaen, également Martha Argerich, Boris Berezovsky, Adam Laloum, Jean-Frédéric Neuburger, Gidon Kremer, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman, Xavier Philips, Victor Julien-Laferrière, François Salque… 

    Attiré depuis toujours par la création et lui-même compositeur, il crée en 2016 sa première pièce Obscurs pour clarinette et guitare à la salle Cortot avec Antoine Morinière, éditée par L’empreinte mélodique. En 2019, il compose Sept Miniatures pour piano seul (création en février 2019) et Entre chien et Loup pour guitare seule (création à Vienne en été 2019). En 2020, il créera son premier concerto pour clarinette et orchestre, commande de l’Orchestre de Bretagne.

    Ses disques ont été distingués entre autres par Diapason (Diapason d’Or), Classica (Choc), Télérama (évènement FFFF).

    En 2017 parait un album consacré au 1er Concerto pour clarinette de Carl Maria von Weber enregistré à la Philharmonie de Berlin avec le Deutsches Sinfonieorchester sous la direction d’Aziz Shokhakimov, couplé à deux œuvres du même compositeur avec le pianiste Jean-Frédéric Neuburger (Mirare).

    Complice de toujours avec le Trio Messiaen, ils font paraître en 2018 un album consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès (Mirare).

    Raphaël Sévère est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.


    Nathanaël Gouin piano

    Paru chez Mirare en septembre 2017, le premier disque récital de Nathanaël Gouin, Liszt Macabre, n’a pas manqué de susciter des réactions enthousiastes des critiques. Pour Diapason, « Liszt Macabre se signale autant par la pertinence du programme que la perfection de la réalisation » alors que, selon Classica (qui lui décerne un Choc), « loin d’effrayer Nathanaël Gouin, ce funèbre registre lui permet d’exprimer tout son talent, lumineux ! ». Un deuxième album solo consacré à Georges Bizet paraît en septembre 2020 chez Mirare Records. Incontestablement, Nathanaël Gouin figure comme l’une des voix les plus originales ayant émergé sur la scène musicale de ces dernières années. Déjà, le magazine Classica le classe parmi les pianistes à suivre de la jeune génération. 

    Lors de sa résidence à la Chapelle Musicale Reine Elizabeth de Belgique, il reçoit le soutien de Maria João Pires, qui le présente au public dans le cadre du projet Partitura, concept réunissant différentes générations de musiciens dans le partage de la scène, donnant lieu à d’importantes tournées en Europe et au Japon.

    Nathanaël Gouin est devenu un soliste et musicien chambriste recherché, se produisant en Europe, en Asie, ou encore aux États-Unis. Il est invité dans des salles prestigieuses telles que la grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris et la Cité de la musique, La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, la Salle Rameau à Lyon, Bozar et la Salle Flagey à Bruxelles, sans oublier des festivals tels que ceux de La Roque d’Anthéron, de Radio France et Montpellier, ou encore Les Flâneries musicales de Reims, Piano aux Jacobins à Toulouse, Les Folles Journées de Nantes Tokyo Varsovie ou Ekaterinbourg, la Salle Bourgie à Montréal et la nouvelle Scala de Paris. 

    Dans le domaine du concerto, Nathanaël Gouin cultive un répertoire large et curieux, ce qui lui vaut des collaborations stimulantes avec de nombreuses formations : le Philharmonique de Liège, l’ensemble Les Siècles, Le New Japan Philharmonic, l’Orchestre National d’Île-de-France, le Brussels Philharmonic, le Sinfonia Varsovia, ou encore le Chœur de Radio France. C’est en 2016 que paraît l’enregistrement du Concerto pour piano et orchestre d’Edouard Lalo avec le Philharmonique de Liège placé sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (Label Outhere), disque qui reçoit les meilleures critiques.

    La musique de chambre est évidemment très présente dans sa vie artistique et il est le partenaire de grands interprètes tels que Augustin Dumay, Jean-Claude Pennetier, Michel Dalberto, José Van Dam ou Jerome Pernoo.Il a par ailleurs fondé un duo piano-violon avec Guillaume Chilemme, dont les enregistrements Ravel Canal, et Schubert ont été remarqués. 

    Il est fréquemment invité des émissions radiophoniques sur France Musique et Radio Classique mais aussi des Victoires de la musique Classique sur France 3. 

    Nathanaël Gouin commence l’étude du piano et du violon à l’âge de 3 ans. Formé au Conservatoire de Toulouse et de Paris, à la Juilliard School de New York, mais également aux Hochschulen für Musik de Fribourg-en-Brisgau et de Munich, l’Académie Musicale de Villecroze, ainsi que quatres années de résidence à la prestigieuse Chapelle Reine Elisabeth. Il a également reçu les conseils de grands musiciens tels que Maria-Joao Pires, Louis Lortie, Jean-Claude Pennetier, Michel Beroff, Avedis Kouyoumdian, Denis Pascal, Rena Shereshevskaya ou encore Dimitri Bashkirov.

    Lauréat de nombreux concours internationaux, tel que le Concours Johannes Brahms à Pörtschach en Autriche (Premier Prix), le Concours de duos de Suède (Premier Prix), ou encore le Concours de Musique de chambre de Lyon, il est de plus lauréat de la Fondation d’entreprise Banque Populaire et de la Fondation Meyer. 

    Nathanaël Gouin est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.

    Musique de chambre en Europe centrale #3 : Polonais et Hongrois – 15 juin 2023

    conçu et présenté par Benoît Duteurtre

    Programme musical

    Franz Schubert (1797-1828)

    Mélodie hongroise en si mineur pour piano D 817

    Frédéric Chopin (1810-1849)

    Introduction et Polonaise brillante pour piano et violoncelle, en ut majeur opus 3 

    Trio pour piano, violon et violoncelle en sol mineur opus 8

    finale, allegretto

    Franz Liszt (1811-1886)

    Epithalam, S 129, pour violon et piano

    La lugubre gondole, S 134 pour violoncelle et piano

    Karol Szymanowski (1882-1937)

    Mythes, op.30 pour violon et piano

    n°3 : Dryades et Pan 

    Béla Bartók (1881-1945)

    Contrastes pour clarinette, violon et piano Sz 111

    n°2 « Piheno »

    n°3 « Sebes

    Raphaël Sévère clarinette

    Shuichi Okada violon

    Maxime Quennesson violoncelle

    Guillaume Vincent piano

    ainsi que la diffusion de documents sonores et audiovisuels

    Biographies

    Benoît Duteurtre

    Benoît Duteurtre est né en 1960 à Sainte-Adresse. Arrière-petit-fils du président René Coty, il grandit au Havre où il commence, adolescent, à se passionner pour la poésie et la musique moderne. En 1977, il entreprend des études de musicologie puis s’installe à Paris. Tout en écrivant beaucoup, il fréquente les milieux de la musique contemporaine, du jazz, et participe comme pianiste à plusieurs spectacles.

    Encouragé par Samuel Beckett, il publie en 1982 son premier texte dans la revue Minuit, puis en 1985 son premier roman chez Grasset, avant d’entamer chez Gallimard – dans « l’Infini « puis dans la collection blanche – une série de fictions souvent satiriques sur la France contemporaine : Tout doit disparaîtreDrôle de tempsGaieté parisienneLes Malentendus et Le Voyage en France qui reçoit en 2001 le prix Médicis… Ses goûts littéraires et sa perception du monde le rapprochent d’illustres aînés comme Milan Kundera (qui écrit un avant-propos pour Drôle de temps), Jean-Jacques Sempé (qui dessine les couvertures de ses « Folio »), et d’auteurs de sa génération, en particulier Michel Houellebecq. Il publie également dans la presse littéraire et musicale.

    Dans les années 2000, Benoît Duteurtre aborde l’anticipation avec des romans comme Service Clientèle et La Petite Fille et la cigarette (Fayard) – bientôt traduits dans de très nombreux pays. Suivront dans la même veine, chez Fayard et Gallimard, Le Retour du général, L’Ordinateur du Paradis et Dénoncez-vous les uns les autres.

    Il entreprend également un cycle de romans autobiographiques : Les Pieds dans l’eau (2008, prix des Écrivains du Sud), L’Été 76 (2011), puis Livre pour adultes (2016)et Ma vie extraordinaire (2021), dans lesquels il mêle souvenirs et fiction. On y retrouve ses paysages familiers : Étretat, Le Havre, Paris, New York, les Hautes Vosges. Ces ouvrages, parus chez Gallimard, figurent dans les sélections des principaux prix littéraires et Benoît Duteurtre obtient, en 2017, le grand prix de littérature Henri Gal, décerné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

    Depuis son essai Requiem pour une avant-garde (1995, Les Belles Lettres), Benoît Duteurtre a contribué aux débats sur la musique contemporaine, puis soutenu de nombreux compositeurs à travers l’association Musique Nouvelle en Liberté qu’il a fondée avec Marcel Landowski. Mais il adore également la musique légère, la chanson et l’opérette qui, depuis 1999, font le succès de son émission Étonnez-moi Benoît, chaque samedisur France Musique. On lui doit plusieurs documentaires et un spectacle chanté, Le Fantôme de l’Opéra-Comique, créé en 2004 salle Favart. Conseiller de la Fondation Singer Polignac, il y présente régulièrement des soirées musicales.

    Parmi ses publications, on peut mentionner encore des recueils de chroniques comme Ma belle époque (Bartillat), Polémiques et Pourquoi je préfère rester chez moi (Fayard) ; mais aussi deux récits à caractère historique : Ballets roses (Grasset) et La mort de Fernand Ochsé (Fayard). Passionné par la France du début du XXe siècle, il achève en 2022 un Dictionnaire amoureux de la Belle époque et des Années folles (Plon).

    Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans MarianneLe Figaro littéraireClassicaL’Atelier du roman. Repris pour la plupart en collection « Folio », ses romans ont donné lieu à des traductions dans une vingtaine de langues. Il est membre de l’académie Alphonse Allais et commandeur des Arts et des Lettres.


    Raphaël Sévère clarinette

    Vainqueur du concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé aux Victoires de la Musique « Révélation soliste instrumental » à 15 ans, Raphaël Sévère remporte en novembre 2013 le prestigieux concours des Young Concerts Artists de New York qui lui décerne le 1er Prix ainsi que huit des dix Prix spéciaux. 

    Raphaël s’est produit en soliste avec le Deutsche Sinfonieorchester à la Philharmonie de Berlin, l’Orchestra of St. Luke au Alice Tully Hall de New York, l’Orchestre de chambre de Paris au festival de Saint-Denis, l’Orchestre National de Russie au festival de Colmar, le London Philharmonic Orchestra, le Konzerthausorchester de Berlin, les Orchestres Nationaux du Capitole de Toulouse, de Bordeaux-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Lille, de Strasbourg, de l’Ile de France. 

    En récital, il est présent au Théâtre des Champs Elysées, Kennedy Center de Washington et Merkin Concert Hall de New York, Gardner Museum de Boston et de Vancouver, Auditorium du Louvre, KKL de Lucerne, Rheingau Musik Festival, Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, Fondazione La Società dei Concerti di Milano, French May de Hong-Kong, Festival de la Grange de Meslay, Salle Molière à Lyon, Grand Théâtre d’Aix en Provence, Festival de Radio France Montpellier, Folles Journées de Nantes, de Varsovie, de Tokyo. 

    En musique de chambre, il a pour partenaires les quatuors Ebène, Modigliani, Prazák, Van Kuijk, les trios Wanderer, les Esprits et Messiaen, également Martha Argerich, Boris Berezovsky, Adam Laloum, Jean-Frédéric Neuburger, Gidon Kremer, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman, Xavier Philips, Victor Julien-Laferrière, François Salque… 

    Attiré depuis toujours par la création et lui-même compositeur, il crée en 2016 sa première pièce Obscurs pour clarinette et guitare à la salle Cortot avec Antoine Morinière, éditée par L’empreinte mélodique. En 2019, il compose Sept Miniatures pour piano seul (création en février 2019) et Entre chien et Loup pour guitare seule (création à Vienne en été 2019). En 2020, il créera son premier concerto pour clarinette et orchestre, commande de l’Orchestre de Bretagne.

    Ses disques ont été distingués entre autres par Diapason (Diapason d’Or), Classica (Choc), Télérama (évènement FFFF).

    En 2017 parait un album consacré au 1er Concerto pour clarinette de Carl Maria von Weber enregistré à la Philharmonie de Berlin avec le Deutsches Sinfonieorchester sous la direction d’Aziz Shokhakimov, couplé à deux œuvres du même compositeur avec le pianiste Jean-Frédéric Neuburger (Mirare).

    Complice de toujours avec le Trio Messiaen, ils font paraître en 2018 un album consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès (Mirare).

    Raphaël est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant que soliste depuis 2020.


    Shuichi Okada violon

    Né en 1995 à Bordeaux, Shuichi Okada débute l’étude du violon à l’âge de cinq ans. Shuichi est admis au Conservatoire de Paris à l’unanimité à l’âge de quinze ans dans la classe de Roland Daugareil, Suzanne Gessner et Christophe Poiget. Passionné par la musique de chambre, il intègre la prestigieuse classe du Quatuor Ysaÿe et a la chance de travailler avec des professeurs tels que Claire Désert, François Salque, Jérôme Pernoo ou encore le Trio Wanderer. Il participe souvent à des master-classes, notamment avec Mihaela Martin, Pavel Vernikov, Patrice Fontanarosa, Donk Suk Kang, Sarah Nemtanu, Stephan Picard. Il est membre du trio à cordes Arnold.

    Shuichi est sélectionné pour participer à de prestigieuses académies telles que l’Académie Seiji Ozawa (Suisse), l’Académie Carl Flesch (où il obtient le Prix Stennebrüggen ainsi que le Prix Ginette Neveu) ou le Festival de Santander. Il est lauréat de nombreux concours : 2ème prix au Concours international Postacchini, 1er prix au Concours international Ginette Neveu, 1er prix et Prix de la personnalité la plus remarquable au Concours international de Mirecourt et devient plus récemment lauréat du Concours Lipizer (Gorizia) et du Concours Fritz Kreisler (Vienne).

    Shuichi est régulièrement invité à des festivals, comme le Festival Les vacances de Mr Haydn, le Festival de la Roque d’Anthéron dans le cadre des ensembles en résidence, le Festival de la Vézère, les Moments musicaux de La Baule, le Festival de Pâques de Deauville, le Festival de Giverny, le Festival Musique à Guéthary, Festival du Palazetto Bru Zane, où il s’est produit avec des artistes tels que Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros, Michel Strauss, Raphaël Pidoux, Jean-Claude Vanden Eyden, Peter Frankl, Philippe Jaroussky, Mathieu Herzog, Antoine Tamestit, Claire Désert, Lise Berthaud, Philippe Bernold, Pierre Fouchenneret, Itamar Golan, Jean-Claude Pennetier. Avec Jean-Paul Gasparian (piano) et Gauthier Broutin (violoncelle), il forme le trio Cantor, en résidence à la fondation Singer-Polignac depuis septembre 2016.

    En musique de chambre, deux CDs paraîtront l’année prochaine : les deux sextuors de Brahms chez B-Records avec Pierre Fouchenneret, Lise Berthaud, Marie Chilemme, François Salque et Yan Levionnois ainsi que l’octuor de Schubert. Il joue un violon italien de Sanctus Séraphin (1735) prêté par la Fondation Zilber.

    Shuichi est soutenu par les fondations Safran et Or du Rhin. Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Arnold depuis 2019.


    Maxime Quennesson violoncelle

    C’est à seulement six ans que Maxime Quennesson débute son apprentissage du violoncelle. En 2011, il entre au Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) de Paris dans la classe d’Hélène Dautry avant de poursuivre sa formation en 2014 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris dans la classe de Michel Strauss et Guillaume Paoletti. Maxime y obtient son Master en 2019, mention « très bien » avec les félicitations du jury. La même année, il entre à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction de Gary Hoffman et Jeroen Reuling.
    Membre fondateur du Trio Zeliha, Maxime est lauréat de nombreux concours internationaux, parmi lesquels Barbash Bach, Louis Rosoor, Edmond Baert, PMC, Flame … En 2021, il est demi-finaliste du concours de Genève. En 2022, il remporte le 3ème prix au concours Trio di Trieste, Italie, (avec Kojiro Okada), et 2ème prix du International Bucchet International Cello Competition, à Bruxelles.
    Il s’est produit en soliste, avec orchestre (Orchestre du Concert de la Loge, Stuttgart Kammerorchester, Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Belgian National Orchestra, Orchestre national des Pays de la Loire…) et en récital (Festival Radio France Montpellier-Occitanie, les Folles Journées, la Roque d’Anthéron, Rencontres Musicales d’Evian, Sommets Musicaux de Gstaad, Festival de Pâques d’Aix-en-Provence et de Deauville…)
    Maxime joue sur un violoncelle fabriqué par Jean-Baptiste Vuillaume (1863), généreusement mis à disposition par Bruno Delepelaire, et est soutenu par SAFRAN, l’ADAMI et l’Or du Rhin, et intègre la Fondation Banque Populaire en 2022.

    Maxime Quennesson est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Zeliha depuis 2022.

    Guillaume Vincent piano

    Guillaume Vincent naît en octobre 1991 à Annecy. Il commence à étudier le piano à l’âge de 7 ans. Il donne ses premiers récitals et ses premiers concerts avec orchestre dès 10 ans. Son talent est très vite remarqué par François-René Duchable, qui l’amène à se présenter au Conservatoire de Paris qu’il intègre à 13 ans dans la classe de Jacques Rouvier et Prisca Benoit. Trois ans plus tard, il y obtient son Prix de piano à l’unanimité du jury et son diplôme de formation supérieure. Il y poursuit ensuite sa formation auprès de Jean-François Heisser et Marie-Josèphe Jude en piano et avec Yves Henry en harmonie. Il reçoit son diplôme de Master de piano ainsi que son Prix d’harmonie à 18 ans. En juin 2011, il obtient son diplôme de 3e Cycle d’artiste-interprète. Depuis septembre 2018, Guillaume est élève à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique dans la classe de Louie Lortie.


    Guillaume Vincent est lauréat de nombreux prix : Prix Drouet-Bourgois, Premier Prix au concours de Leipzig « Young Concert Artists », Prix de l’Académie Ravel et Prix des Mélomanes Côte Sud à Saint-Jean-de-Luz, Troisième Grand Prix au concours Marguerite Long – Jacques Thibaud, Prix de la SACEM, Prix de la Fondation Lacroix, et Prix de l’Orchestre National de France, Premier Prix du concours Adelia Alieva et Révélation classique de l’ADAMI, Prix Jeunes Talents, Prix de la Fondation Safran pour la Musique, lauréat de la Fondation d’entreprise de la Banque Populaire. En 2014 il est nommé dans la catégorie « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la musique classique.

    Il se produit en soliste sur les scènes les plus prestigieuses comme le Suntory Hall à Tokyo, le Barbican Hall à Londres, le Théâtre des Champs-Élysées, la Salle Pleyel et la Salle Gaveau à Paris, le Palace of Arts à Budapest, le Qatar Opera House à Doha, le Simón Bolívar Hall à Caracas ou encore St Martins-in-the-Fields à Londres. En outre, il multiplie les collaborations avec des orchestres tels que l’Orchestre de la Radio de Francfort, l’Orchestre philharmonique de Budapest, l’Ensemble orchestral de Kanazawa, l’Orchestre philharmonique de Kanagawa, l’Orchestre national de Bordeaux, l’Orchestre Lamoureux, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique du Qatar et l’Orchestre symphonique Simón Bolívar. Ces rencontres lui permettent de travailler avec d’éminents chefs d’orchestre dont Marc Minkowski, Tugan Sokhiev, Seikyo Kim, Fayçal Karoui, Olari Elts, Joshua Dos Santos, Arie Van Beek, et Joshua Weilerstein.

    Il est régulièrement invité par de nombreux festivals en France pour se produire en solo et en musique de chambre. Citons notamment le Lille Pianos Festival, le Festival Piano Jacobins à Toulouse, le Festival Chopin à Paris, le Festival Pianos en Valois à Angoulême, le Festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le Festival international Piano Classique à Biarritz, le Festival les Grands Crus Musicaux et l’Esprit du Piano à Bordeaux, le Printemps musical de Saint-Cosme, le Nohant Festival Chopin, la Folle Journée de Nantes, le Festival de la Roque d’Anthéron…

    Parmi ses nombreux partenaires de musique de chambre, on peut nommer Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Alexandra Soumm, Déborah Nemtanu, Antoine Tamestit, Lise Berthaud, Adrien La Marca, Edgar Moreau, Yan Levionnois, Jean-François Heisser, David Kadouch, Jonas Vitaud, Adam Laloum, Paul Meyer, Michel Lethiec, Sabine Devieilhe, Caroline Casadesus, les quatuors Ardeo, Zaïde, Varèse et Hanson, l’Ensemble Initium et le choeur Aedes.

    Outre ses nombreuses collaborations discographiques notamment avec Warner, Guillaume Vincent enregistre deux projets solos pour le label Naïve : un double disque avec les Préludes de Rachmaninov paru en novembre 2012 et Black Liszt en décembre 2019, autour d’œuvres méconnues de Franz Liszt.

    En décembre 2019, il crée le spectacle La Traversée avec la comédienne Valentine Jongen à la Ferme du Biéreau en Belgique, en coproduction avec Le Volcan – Scène nationale du Havre où Guillaume est artiste associé depuis 2019. 

    Guillaume Vincent est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.

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