Danza ! Danses espagnoles en France au XVIIe siècle

Luis de Briceño (actif au début du XVIIe siècle)

Españoleta

Andalo çaravanda

Anonyme Libro de tonos humanos

Lloren, lloren mis ojos

Luis de Briceño

El caballo del marques

Que tenga yo mi mujer

Antonio Martin y Coll (mort après 1733)

Diferencias sobre la gayta

Pedro Calderón de la Barca (1600-1681)

Monologue de Segismundo (La vida es sueño)

Henry Le Bailly (mort en 1637)

Pasacalle de la Locura

Luis de Briceño

Canario

Etienne Moulinié (c.1600 – mort après 1669)

El baxel esta en la playa

Anonyme Cancionero de Uppsala

No soy yo

Francisco Berxes (dates inconnues)

Ay, que mal

Luis de Briceño

Folia

Serrana, si vuestros ojos

Dime de que te quexas

Isabelle Druet mezzo-soprano

Le Poème Harmonique

Fiona-Émilie Poupard violon

Lucas Peres viole de gambe

Thomas de Pierrefeu violone

Joël Grare percussions

Vincent Dumestre guitare & direction

Biographies

sabelle Druet mezzo-soprano

Isabelle Druet est l’une des mezzo-sopranos les plus appréciées de sa génération. Elle passe avec un égal bonheur de l’opéra au récital et traverse les siècles de Monteverdi à Britten avec une aisance déconcertante.

Musicienne au parcours atypique, elle se forme d’abord au théâtre, puis fait ses premières armes de chanteuse dans les musiques actuelles et traditionnelles, tout en étudiant parallèlement le chant, au CNSM de Paris. S’ensuivent rapidement de nombreuses récompenses : révélation Adami 2007, lauréate du prestigieux Concours Reine Elisabeth en 2008, Révélation des Victoires de la musique 2010, Rising Star 2013, puis des engagements dans les plus grandes maisons d’opéra et auprès des ensembles les plus reconnus.

Lors de cette saison 2017/2018 elle apparaît à nouveau à l’Opéra national de Paris, dans les rôles d’Annina (La Traviata ) et La Ciesca (Gianni Schicchi), chante avec le Poème Harmonique de Vincent Dumestre dans le Stabat Mater de Pergolese en Roumanie et Belgique, et le programme « Danza » en tournée aux USA, chante Zaïde (L’Europe galante) avec les Nouveaux Caractères de Sébastien d’Hérin et donne un récital « Offenbach » au Musée de l’armée à Paris et deux récitals aux Printemps des Arts de Monte Carlo, avec la pianiste Anne Le Bozec.

Parmi ses récents engagements citons les rôles de Melanto et Fortuna (Il Ritorno d’Ulisse in Patria) au Théâtre des Champs-Elysées et à l’Opéra de Dijon, Baba la Turque ( The Rake’s Progress) aux Théâtres de Caen, Reims, Rouen, Limoges et au Grand Théâtre du Luxembourg, Tisbé (La Cenerentola) à l’Opéra de Paris, une Passion selon Saint-Jean (Bach) avec le Gürzenich Orchester sous la direction de François-Xavier Roth, ou encore des concerts aux USA avec le Detroit Symphony Orchestra dirigé par Leonard Slatkin et un Stabat Mater de Pergolese au Festspielhaus de Baden- Baden avec les Berliner Barocksolisten.

C’est dans le rôle du Page de Salomé qu’elle a fait ses débuts à l’Opéra de Paris en 2011. Parmi ses nombreux autres rôles à la scène, citons Carmen (Opéra National de Lorraine, Opéra de Düsseldorf / Duisburg), Orlovsky (D ie Fledermaus) à l’Opéra du Rhin ; le rôle-titre de L’italiana in Algeri à l’Opéra-Théâtre de Metz ; La Sagesse, Sidonie et Mélisse dans Armide de Lully au Théâtre des Champs-Elysées sous la direction de William Christie ; Didon dans Dido & Aeneas en tournée nationale et à Bruxelles; Arcabonne dans Amadis de Lully (Avignon et Massy), la 3ème Dame dans Die Zauberflöte (Festival d’Aix en Provence, salle Pleyel, Philharmonie de Berlin et en tournée européenne – dir. René Jacobs) ou encore le rôle-titre de la Périchole, Conception (L’Heure Espagnole) à l’Auditorium de Lyon et à la salle Pleyel, Orphée (Orphée et Eurydice) à l’Opéra de Limoges et au Théâtre Musical de Besançon et Nerissa dans Le Marchand de Venise. Dans le cadre du festival Berlioz, elle a interprété Béatrice et Bénédict.

Elle a prêté sa voix à Charite et Melisse dans Cadmus et Hermione et à Climène dans Egisto avec le Poème Harmonique (Opéra-Comique de Paris, Opéra de Rouen, Grand Théâtre de Luxembourg) ; à Ruggiero dans Alcina de Haendel ; à Angelina, le rôle-titre d’une adaptation de la Cenerentola à Paris. Elle a chanté dans Xerse de Cavalli au Théâtre des Champs-Elysées ; dans Sancho Pança avec la Simphonie du Marais ; dans Acis et Galatée et Alcione avec les Folies Françoises et plus récemment à l’Opéra National du Rhin dans Platée et dans Tancrède à l’Opéra d’Avignon.

En récital, c’est accompagnée des pianistes Anne Le Bozec, Johanne Ralambondrainy, Wanessa Wagner, Georges Pludermacher, Camille et Abdel Rahman El Bacha, Stéphane Jamin, de l’organiste Thierry Escaich et du violoncelliste Christian-Pierre La Marca ou encore du quatuor Giardini qu’elle donne de nombreux concerts sur des scènes aussi variées et prestigieuses que celles du Het Concertgebouw d’Amsterdam, de la Philharmonie du Luxembourg, du Symphony hall de Birmingham, du Palais des Arts de Budapest, de l’Opéra-Comique et de la Philharmonie à Paris, du Palazetto Bru Zane à Venise ou encore du Palais des Beaux Arts à Bruxelles…. On a pu la remarquer dans les Leçons de musique au Théâtre du Châtelet et au Cabaret classique sur France Musique avec Jean-François Zygel.

Sollicitée par de nombreux orchestres et ensembles, elle a chanté Das Lied von der Erde en France et au Japon sous la direction de F.X. Roth, puis avec l’Orchestre d’Avignon, Shéhérazade avec l’Orchestre National de Lorraine, les Maeterlinck lieder de Zemlinsky avec l’Orchestre de Liège, la Nelson Mass de Haydn avec le BBC National Orchestra of Wales, l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, la Petite Messe solennelle de Rossini avec Accentus et Insula orchestra, Elias de Mendelssohn avec l’Orchestre National de Belgique, des Motets de Charpentier et Lully avec les Arts Florissants au Carnegie Hall de New York, le Stabat Mater de Pergolese à Girona avec René Jacobs… ; elle a aussi été invitée par l’Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre de l’Opéra de Flandre et l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre Victor Hugo – Franche Comté et l’orchestre Les Siècles.

Par ailleurs, avec le concert Spirituel, elle a été à l’affiche du Carnaval de Venise de Campra (Festival d’Utrecht, Théâtre des Champs Elysées) ; avec Pygmalion, elle a chanté la Messe en Si à l’Opéra de Bordeaux, à Beaune et à la Chaise Dieu; avec l’Ensemble Orchestral de Paris, on a pu l’entendre dans Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn au Théâtre des Champs Elysées ; avec l’Orchestre Lyrique d’Avignon Provence dans Le Docteur Miracle de Bizet et La Société anonyme des messieurs prudents de Guitry et Beydts, sur scène et en enregistrement ; avec la compagnie Les Brigands elle a incarné le rôle-titre de La Grande Duchesse de Gérolstein d’Offenbach, en tournée française …

Isabelle Druet a enregistré en 2011 chez Aparté son premier disque en récital avec la pianiste Johanne Ralambondrainy, consacré à la mélodie française, Jardin Nocturne, salué par la critique (FFFF Télérama). Plusieurs des productions auxquelles elle a participé avec le Poème Harmonique ont donné lieu à des enregistrements : El Fenix de Paris autour du compositeur Luis de Briceno, Combatimenti respectivement en 2011 et 2010 chez Alpha, Firenze 1616 en 2007, Plaisir d’amour en 2004 ; en 2008, le DVD Cadmus et Hermione reçoit un Diapason d’Or, le FFFF Télérama, les 4 étoiles du Monde de la Musique, le R10 de Classica et est un « BBC music choice ». Elle a également enregistré chez Mirare un disque consacré à Sébastien de Brossard avec l’ensemble La Rêveuse, Le Docteur Miracle de Bizet et La Société anonyme des messieurs prudents de Beydts avec l’Orchestre d’Avignon chez Timpani, Tancrède de Campra avec le Centre de Musique Baroque de Versailles. Pour le label Naxos : Shéhérazade e t L’Heure espagnole de Ravel avec l’Orchestre national de Lyon dirigé par Leonard Slatkin; enfin, tout récemment, pour le label Klarthe, est paru un enregistrement Alma Mahler / Zemlinsky (Choc de Classica), en compagnie de l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté dirigé par Jean-François Verdier et de la pianiste Anne Le Bozec et pour le label NoMadMusic, un programme « Shakespeare songs » avec cette même pianiste Anne le Bozec (4 F de Télérama).


Le Poème Harmonique

Fondé en 1998, Le Poème Harmonique est un ensemble de musiciens dirigé par Vincent Dumestre. Spécialisé dans les musiques du XVIIe siècle et du premier XVIIIe, il se distingue depuis ses débuts par un véritable travail de troupe ainsi que par la collaboration avec d’autres disciplines artistiques.

Comédiens, danseurs, acrobates ou marionnettistes se joignent ainsi aux chanteurs et aux musiciens dans des productions acclamées telles que Le Bourgeois gentilhomme (Lully et Molière, mise en scène de Benjamin Lazar), Le Carnaval Baroque (mise en scène de Cécile Roussat), Caligula (avec Mimmo Cutticchio) ou To be or not to be (mise en scène de Vincent Huguet).

En 2018, année de ses vingt ans, l’ensemble retrouve Lully avec la création de Phaéton à l’Opéra de Perm (Russie) et le Château de Versailles dans une mise en scène de Benjamin Lazar. En avril 2017, Le Poème Harmonique a créé deux productions au festival Misteria Paschalia de Cracovie : Le Tremblement de Terre, opéra sacré d’Antonio Draghi et Majesté – Te Deum et Grands Motets de Michel-Richard de Delalande, qui a ensuite fait l’objet d’un enregistrement à la Chapelle royale du château de Versailles.

À l’opéra, Le Poème Harmonique révolutionne l’approche de l’esthétique baroque avec Cadmus et Hermione de Lully et Egisto de Cavalli (mises en scène de Benjamin Lazar), sans perdre le contact avec la scène contemporaine, comme l’atteste le succès de Didon et Énée (mise en scène de Cécile Roussat et Julien Lubek).

Ses enregistrements de répertoires populaires ou méconnus lui valent l’affection d’un large public : ainsi des albums Aux Marches du palais, consacré aux chansons traditionnelles françaises, ou Nova Metamorfosi. Mais ses interprétations d’œuvres majeures du répertoire baroque (Combattimento de Monteverdi, Leçons de Ténèbres de Couperin) font également figure de références. Son dernier album, Son of England, réunissant les Odes de Purcell et de Jeremiah Clarke paru en 2017 a été unanimement salué.

2018 verra la parution en DVD de l’opéra pour marionnettes Caligula de G.M. Pagliardi ainsi que du disque Majesté – Te Deum et Grands Motets de Lalande.

De manière croissante, Le Poème Harmonique se produit en formation orchestrale, dans des programmes impliquant de grands effectifs choraux.

Présent dans les plus grandes salles du monde, Le Poème Harmonique sera en tournée 2017/18 aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Russie, en Inde et en Pologne. Parmi les lieux et événements prestigieux qui l’ont accueilli, citons la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Opéra-Comique, l’Opéra royal de Versailles, les festivals de Beaune, d’Ambronay et de Sablé, Wigmore Hall (Londres), le Forbidden City Hall de Pékin, le Wiener Konzerthaus, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Oji Hall (Tokyo), l’université Columbia (New York), le Teatro San Carlo de Naples, l’Accademia Santa Cecilia de Rome, la Philharmonie de Saint-Pétersbourg , ou encore les BBC Proms.

Le Poème Harmonique enregistre en exclusivité pour le label Alpha et a reçu les plus hautes récompenses de la presse française (Diapason d’or de l’année, Choc de Classica, ffff de Télérama, Grand Prix de l’Académie Charles Cros) et internationale (Prelude Classical Award, Prix Cæcilia, Prix de la Fondation Cini).

Installé en Normandie, Le Poème Harmonique entretient une relation privilégiée avec sa région, où il se produit tout au long de l’année. En résidence à l’Opéra de Rouen, il organise également depuis février 2016, à la Chapelle Corneille, Les Saisons Baroques : un concours international de musique baroque et une série de concerts et d’événements culturels dirigés par Vincent Dumestre.


Vincent Dumestre guitare et direction

Vincent Dumestre est né en mai 1968. Après des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre et de guitare classique à l’École Normale de Musique de Paris, il se consacre au luth, à la guitare baroque et au théorbe qu’il étudie avec Hopkinson Smith, Eugène Ferré, Rolf Lislevand, puis intègre divers ensembles et orchestres (Ricercar Consort, La Simphonie du Marais, La Grande Écurie et la Chambre du Roy, Le Centre de Musique Baroque de Versailles…), avec lesquels il participe à de nombreux concerts et réalise une trentaine d’enregistrements.

C’est en 1998 qu’il fonde le Poème Harmonique – ensemble musical spécialisé dans le répertoire baroque – dont il définit les orientations artistiques et assure la direction. L’ensemble est immédiatement remarqué, et la revue Diapason élit Vincent Dumestre « jeune talent de l’année 1999 ».

Son parcours artistique se confondant essentiellement avec celui du Poème Harmonique, il occupe une place tout à fait singulière sur la scène baroque internationale : défricheur insatiable d’œuvres inédites à l’opéra (Caligula, Egisto, Cadmus & Hermione…), de musiques sacrées (Lamentations de Cavalieri, Grands Motets de Lalande…) et de musique de chambre (Briceno, Belli, Tessier…). Il est également, à partir de la création de son Bourgeois Gentilhomme en 2004, l’un des rares musiciens dirigeant une compagnie un ensemble directement impliqué dans la production de spectacles scéniques de grandes dimensions, contribuant ainsi à une nouvelle perception des rapports entre musique et théâtre. Cette approche artistique suscite un immense engouement tant de la part des critiques que du public.

Parallèlement au développement de son activité de chef d’orchestre, il continue à prendre part comme instrumentiste avec ses chanteurs et musiciens aux programmes de musique de chambre de l’ensemble. Ces dernières années, la renommée de Vincent Dumestre et du Poème Harmonique a connu un développement spectaculaire, l’ensemble étant désormais accueilli par les programmateurs les plus prestigieux sur tous les continents (Philharmonie de Paris, Opéra Comique, Théâtre des Champs-Élysées, Opéra Royal de Versailles, Wiener Konzerthaus, Concertgebouw à Amsterdam, Festival d’Utrecht, Kölner Philharmonie, Wigmore Hall de Londres, BBC Proms, National Center for Performing Arts de Beijing, Oji Hall de Tokyo, Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, Columbia University de New York…).

Soutenu par la Région Normandie pour les activités du Poème Harmonique, Vincent Dumestre est également le directeur artistique des Saisons Baroques : une série de concerts et événements culturels rouennaise intégrant un concours international de musique baroque, programmés dans le cadre historique de la Chapelle Corneille, et directeur artistique du Festival du Haut Jura. Il s’est vu confier en 2017 la programmation de la 14e édition du festival Misteria Paschalia de Cracovie. En 2004, le Ministre de la Culture nomme Vincent Dumestre Chevalier des Arts et des Lettres, et en 2009 Chevalier de l’ordre national du Mérite.

György Ligeti (1923-2006)

18h : rencontre musicale présentée par Benoît Duteurtre

Avec :

  • Michael Levinas, compositeur et pianiste, membre de l’Académie des Beaux-Arts
  • Karol Beffa, compositeur, auteur de György Ligeti (Fayard, 2016)
  • Simon Gallot, musicien, auteur de Gyorgy Ligeti et la musique populaire (Symétrie, 2010)

Rencontre illustrée par des extraits de films et d’œuvres de György Ligeti (1923-2006)


20h : concert

György Ligeti (1923-2006)

Trois pièces pour deux pianos

  • Monument
  • Autorportrait avec Reich et Riley (avec Chopin à l’arrière-plan)
  • Mouvement (Bewegung)

Études pour piano

Cordes à vide (1985)

L’apprenti sorcier (Der Zauberlehrling) (1994)

Vertige (1990)

Six bagatelles pour quintette à vent

  • Allegro con spirito
  • Rubato – Lamentoso
  • Allegro grazioso
  • Presto ruvido
  • Adagio – Mesto
  • Molto vivace – Capriccioso

Trio pour cor, violon et piano

  • Andantino con tenerezza
  • Vivacissimo molto ritmico
  • Alla marcia
  • Lamento, Adagio

Ensemble Ouranos

Mathilde Calderini flûte

Amaury Viduvier clarinette

Alexandre Collard cor

Marie Boichard basson

Clarisse Moreau hautbois

David Petrlik violon

Jonas Vitaud, Nathanaël Gouin, Philippe Hattat piano

© FSP AB

 

Biographies

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu’il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d’abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s’aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l’eau (2008), puis Ballets Roses (2009), explorent une veine plus autobiographique. La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Voici quelques lignes qui présentent son dernier opus Livre pour adultes (2016) :

« Ce livre est inspiré par la mort de ma mère, qui croyait à la joie de vivre. J’y dépeins aussi les transformations d’un village de montagne, quelques vieilles dames extraordinaires et les péripéties d’une journaliste dans la société contemporaine. Beaucoup de femmes dans ces histoires ; beaucoup de questions sur la naissance et sur le déclin.
La disparition de nos proches souligne cette double réalité de l’âge adulte : tandis que nous courons à l’abîme, le monde où nous avons grandi s’efface lui aussi. Ces réflexions traversent un roman très libre, tour à tour comique et mélancolique. L’autobiographie s’y conjugue à l’essai et à la fiction pour cerner notre destin – et les joies qui éclairent cette fatalité. 
»

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L’Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Epoque (2007). Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l’association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L’opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l’auteur de Viva l’opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l’adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L’Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.


Michael Levinas

Reconnu internationalement dans les domaines de la création et l’interprétation, le double profil de pianiste et de compositeur, confère à Michaël Levinas une singularité très remarquée au sein de la vie musicale française et internationale.

Parisien de naissance, Michael Levinas a reçu l’enseignement très classique et exigeant du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, menant de front des études d’instrument, la fameuse classe d’accompagnement au piano, la direction d’orchestre et les classes d’écritures. C’est dans cet établissement qu’il a rencontré les maîtres qui l’ont le plus marqué, notamment les pianistes Vlado Perlemuter, Yvonne Lefébure, mais aussi Yvonne Loriod à laquelle il présente ses premiers essais de composition. Celle-ci le fait entrer immédiatement dans la célèbre classe de Composition d’Olivier Messiaen tout en développant son répertoire pianistique et en lui enseignant le grand répertoire du XXe siècle, celui de Messiaen mais aussi les œuvres de ses élèves, Boulez et Stockhausen.

Parallèlement à ces études classiques au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, sa formation musicale bénéficiera dès l’enfance d’une autre tradition musicale, qui remonte à l’école russe dont sa mère, Raissa Lévy, était dépositaire. Venue de Moscou et de Lithuanie celle-ci avait travaillé plusieurs années à Vienne, notamment, avec les virtuoses et pédagogues Sirota, Isserlis et quelques autres grands maîtres du piano de l’Europe centrale. Cette tradition musicale était aussi celle de musiciens à la fois interprètes et créateurs. Olivier Messiaen et Yvonne Loriod favoriseront plus tard chez Michaël Levinas cette double vocation qui exige d’un musicien de réunir musicalement dans un même rythme l’ascèse exigeante des carrières de compositeur et de pianiste.

Formé à la fin des ses études par ces deux personnalités majeures qui insufflent alors un puissant mouvement de renouveau artistique et de modernité en France et dans le monde, Michael Levinas débute ses premières tournées de pianiste puis toujours sous l’impulsion d’Olivier Messiaen, est nommé pensionnaire à la Villa Medicis à Rome, dirigée alors par le peintre Balthus, une autre de ses grandes rencontres.

C’est aussi le moment névralgique où il crée en 1973 avec ses camarades de la classe Messiaen, Tristan Murail et Gérard Grisey, l’ensemble Itinéraire, fondateur du courant spectral.
Témoin et acteur d’enjeux majeurs de la création musicale, Michael Levinas dirige et préside cet ensemble très important durant une longue période.

Entre ses premières œuvres comme Arsis et Thésis (1971), Clov et Hamm (1973), Appels (1974), Froissements d’ailes (1975), Ouverture pour une fête étrange 1979), Concerto pour un piano espace ( 1977-1981), en passant par ses grandes œuvres pour orchestre telles que La Cloche fêlée ( 1988), Par-delà (1994), Evanoui (2009) ou tout récemment Amphithéâtre (2012), Michael Levinas est un pionnier quant au renouvellement de l’écriture instrumentale et l’élargissement de la palette sonore par la connaissance approfondie de l’acoustique et les environnements technologiques. Ses œuvres pour ensemble, orchestre et soliste sont créées et reprises par les ensembles, festivals et institutions les plus prestigieux en France et à l’étranger : Festival de Donaueschingen, Rencontres internationales de Darmstadt, IRCAM, Cité de la Musique, Ensemble Inter Contemporain, Ensemble Ictus, Ensemble Itinéraire, Klang Forum, Le Balcon, Radio France, Multilatérales, Biennale de Venise…
Ajoutons que dans le paysage musical contemporain, ce qui caractérise aussi Michael Levinas est une écriture dramaturgique, un rapport au texte, au théâtre et à la scène. Michael Levinas s’est affirmé comme un compositeur d’opéras et a reçu des commandes de scènes européennes importantes. Depuis La Conférence des oiseaux (1985), on lui doit pas moins de trois grandes œuvres lyriques, toutes créées dans de grands théâtres européens : Go-gol (1996), d’après la nouvelle de Gogol, Le Manteau ; Les Nègres sur le texte de Jean Genêt ( 2004) ; La Métamorphose (2010) d’après le récit de Kafka. Cette proximité avec le texte, la littérature, la poésie est au cœur des échanges et du lien étroit que Michael Levinas a entretenus toute sa vie avec son père, le philosophe Emmanuel Levinas, qui lui aura transmis le goût des langues, de la pensée, du risque artistique, de l’interprétation et de l’écriture.
Un nouvel opéra d’après Le Petit Prince de Saint Exupéry (commande conjointe des opéras de Lausanne et de Lille) a été créé en 2015 dans ces deux théâtres ainsi qu’au Grand Théâtre de Genève et au Châtelet à Paris, puis à Liège.

La carrière de pianiste concertiste de Michael Levinas est significative aussi par ses choix de répertoire. Révélé très tôt par un enregistrement salué par la presse des Kriesleriana et de la Fantaisie de Schumann il signe un contrat avec Lucien Ades, qui lui permet d’être le premier interprète français de sa génération après Yves Nat à enregistrer l’intégrale des 32 Sonates de Beethoven .
Quelques années plus tard, il enregistre l’intégrale du Clavier bien tempéré de J. S. Bach sur piano moderne.

Michaël Levinas a poursuivi une carrière de pianiste international autour de ce répertoire auquel il joint souvent des œuvres de la fin du XXe siècle.

Si son lien privilégié avec le répertoire classique et romantique allemand, fait de lui un « beethovenien » qui le situe dans la continuation de la grande lignée des pianistes du XXe siècle, il a consacré plusieurs CD à la musique française et au répertoire contemporain (Debussy, Messiaen, Ligeti, Boulez…). L’ensemble de sa discographie se trouve chez Universal Musique, qui a souhaité marquer un temps fort de cette double carrière de pianiste et de compositeur, en produisant un coffret intitulé « Double-Face » (2011), comportant des extraits de l’ensemble discographique.

Michael Levinas est professeur au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et Membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.

D’après http://www.michaellevinas.com


Simon Gallot

Directeur artistique de l’ensemble La Note Brève, spécialisé en musique ancienne, Simon Gallot est chanteur lyrique (basse) et joueur de vielle à roue. Avec La Note Brève, il se produit dans de nombreux festivals en France et en Europe, et depuis 2013 organise un événement mensuel au Musée des Tissus de Lyon.

Parallèlement à son activité de musicien, Simon Gallot est musicologue. Il étudie à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg et à l’Université Lumière Lyon 2. Il est aussi chercheur invité à la Paul Sacher Stiftung de Bâle. En 2005, il obtient un Doctorat ès Lettres et Arts avec félicitations du jury pour sa thèse sur le compositeur György Ligeti. On lui doit plusieurs articles sur le sujet et aussi sur le compositeur György Kurtág. En 2011, Simon Gallot obtient le prix des Muses (SACEM) pour son livre György Ligeti et la musique populaire (Lyon, Symétrie, 2010). Il termine aujourd’hui la rédaction d’entretiens inédits entre Ligeti et le musicologue et compositeur Francis Bayer.


Ensemble Ouranos

C’est sous l’impulsion du clarinettiste Amaury Viduvier que se réunissent en 2014 cinq jeunes solistes issus du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, afin d’explorer le répertoire du quintette à vent. Mus par leur volonté de placer leur virtuosité instrumentale – récompensée par de nombreux prix internationaux – au service du jeu d’ensemble, les membres du quintette multiplient rapidement les collaborations artistiques et proposent une interprétation résolument personnelle des grands classiques du répertoire.

En avril 2017, l’ensemble Ouranos remporte le 1er prix, le prix du public, le prix de la fondation Bullukian et le prix des internautes au Concours international de musique de chambre de Lyon.

Parallèlement à son travail en quintette, l’ensemble réunit régulièrement autour de son noyau certains des meilleurs instrumentistes à vent de sa génération pour faire découvrir au public la grande richesse de la musique pour ensemble à vent.

L’ensemble Ouranos est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis septembre 2014. Il est depuis un invité privilégié des festivals de Pâques et d’Août musical à Deauville, où il collabore avec deschambristes tels Renaud Capuçon, François Salque, Lise Berthaud, Nicholas Angelich, Bertrand Chamayou, Guillaume Vincent ou encore le quatuor Hermès.

Depuis sa création, l’ensemble Ouranos s’est déjà produit aux Flâneries Musicales de Reims, aux Escapades Musicales du bassin d’Arcachon, au Festival Debussy d’Argenton, au Festival de Pâques et à l’Août Musical de Deauville, au théâtre d’Auxerre, au Festival Jeunes talents de Loudun, au Festival du Prieuré de Chirens, aux Musicales du Parc de Wesserling, au Château de Saint-Ouen…

Prochainement, l’ensemble partagera la scène avec l’ensemble Les Dissonnances, et enregistrera son premier album pour le label NoMadMusic.


David Petrlik violon

David Petrlik débute le violon à six ans auprès d’Andrej Porcelan et poursuit sa formation au conservatoire de Clermont-Ferrand dans la classe d’Hélène Friberg-Chenot. Admis à quatorze ans à l’unanimité au Conservatoire national supérieur de musique et de Paris dans la classe de Boris Garlitsky et d’Igor Volochine, il poursuit également une formation de musique de chambre dans les classes d’Itamar Golan, Claire Désert, François Salque et Marc Coppey. En 2015, il obtient son master avec les félicitations et poursuit sa formation dans le cycle d’excellence « Konzertexamen » à l’université des arts d’Essen. La même année, il est invité à l’International Music Academy (Suisse) où il côtoie des musiciens tels Pamela Franck, Nobuko Imaï, Sadao Harada et Seiji Ozawa, son fondateur.

David Petrlik remporte le 1er prix des concours internationaux Kocian (Répuplique Tchèque) et Flame (France). Il est lauréat du concours Jasha Heifetz (Lituanie) et Ginette Neveu (France) où il remporte à deux reprises le prix du public, ainsi que du concours Rodolfo Lipizer (Italie). David est aussi le lauréat de la bourse Huguet-Bourgeois de la fondation de France et a été nommé « Génération Spedidam ». En 2016, il remporte le prix André Boisseaux qui lui permet d’enregistrer son premier disque Modernités françaises avec le pianiste Itamar Golan (Soupir éditions) paru en septembre 2017.

David a été l’invité de nombreux festivals tels la Roque d’Anthéron, le Bratislava Music Festival, le festival de Pâques et l’Août musical de Deauville, la Chaise-Dieu, le Printemps des Alizés etc. ll suit les conseils de Vadim Repin, Léonidas Kavakos, Pinchas Zukerman, Vadim Gluzman, du trio Wanderer et Christian Ivaldi à l’occasion de différentes masterclasses. Il a joué en musique de chambre auprès de Jean-Frédéric Neuburger, Jérôme Ducros, Marc Coppey, Eric le Sage, Boris Garlitsky, Adam Laloum, Emmanuel Strosser, Jonas Vitaud, Amaury Coeytaux, Pierre Fouchenneret, Victor Julien-Laferrière, Yan Levionnois, Adrien et Christian-Pierre La Marca, Thomas Hoppe, Vassily Sinaïsky, Guillaume Bellom, etc.

David joue un violon Guarnerius « ex Schubert » de 1702 prêté par la fondation Villa Musica Rheinland-Pfalz (Allemagne).

Il a fondé avec Raphaël Sévère, Volodia van Keulen et Théo Fouchenneret l’ensemble Messiaen en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


Jonas Vitaud piano

Jonas Vitaud commence le piano à six ans et l’orgue à onze ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient quatre 1er prix en piano, musique de chambre, accompagnement et harmonie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en soliste qu’en chambriste (Lyon,

ARD de Munich, Trieste, Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals: La Roque d’Anthéron, Lille Piano(s) Festival, Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, Pâques à Deauville, le festival de la Chaise Dieu, les Fêtes musicales de Nohant, le festival Chopin de Bagatelle, Richard Strauss Festival en Allemagne, Automne Musical de Caserta en Italie, iDans d’Istanbul, Summer Festival de Dubrovnik, French May à Hong Kong.

Il joue dans toute l’Europe mais aussi en Russie, Chine, Turquie, Japon, Etats-Unis.

Jonas Vitaud se produit avec des orchestres comme celui de Mulhouse, Toulouse (orchestre du Capitole et orchestre de chambre), l’orchestre des Pays de Savoie, l’orchestre Philarmonique de Moravie, l’orchestre de la Radio de Munich, avec des ensembles vocaux (Sequenza ou les Solistes de Lyon) et de musique contemporaine.

Il réserve une place privilégiée pour la musique de chambre et joue avec des artistes tels Bertrand Chamayou, Sumi Hwang, Thierry Escaich, Christian-Pierre La Marca, Geneviève Laurenceau, Yann Levionnois, le quatuor Zaïde.

Passionné par la musique de son temps, Jonas Vitaud a travaillé avec des compositeurs tels Henri Dutilleux, Thierry Escaich, György Kurtag, Philippe Hersant. Il crée plusieurs pièces de Christian Lauba et notament son triple concerto avec l’orchestre de Mulhouse.

Son premier disque solo consacré à Brahms paraît chez Orchid Classics. En 2016 paraissent deux disques solo, un premier en homage à Henri Dutilleux pour Nomad Music et le deuxième autour des saisons de Tchaïkowski chez Mirare.

Jonas Vitaud enseigne au Conservatoire national supérieur de musique de Paris depuis 2013.

Un disque consacré à Léos Janáček enregistré en 2014 à Deauville a paru chez B Records.

Jonas Vitaud est artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


Nathanaël Gouin piano

Nathanaël Gouin commence l’étude du piano et du violon à l’âge de trois ans. Formé au Conservatoire naitonal supérieur de musique de Paris, à la Juillard School de New York, mais également aux Hochschule für Musik de Freiburg et de Munich, il a été en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique, auprès de Maria Joao Pires, qui le présente ainsi au public depuis 2014 dans le cadre du projet Partitura, concept qui allie différentes générations de musiciens dans le partage de la scène.
En 2016, il enregistre le concerto pour piano et orchestre d’Edouard Lalo avec l’orchestre symphonique de Liège placé sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (Outhere). Nathanaël Gouin a formé un duo avec Guillaume Chilemme, dont le premier enregistrement remarqué des sonates de Ravel et Canal est paru en 2014 (Maguelone). Un album Schubert est également attendu en 2017 (Aparté).

Nathanaël Gouin a remporté le 1er prix du concours Johannes Brahms de Pörtschach (Autriche) ainsi que le 1er prix du concours de duos de Suède, il est lauréat du concours de musique de chambre de Lyon, ainsi que des fondations Banque Populaire et Meyer.

Soliste et chambriste recherché, il se produit en Europe, en Asie, ou encore aux Etats-Unis lors de nombreux concerts. Invité à donner des concerts dans le cadre de festivals tels que les Folles journées de Nantes ou le festival de la Roque d’Anthéron, ou dans des salles telles que le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ou la Cité de la musique à Paris, il se produit fréquemment avec orchestre ainsi qu’en récital et collabore avec de nombreux ensembles tels le Philharmonique de Liège, l’orchestre national d’Ile-de-France, le Brussels Philharmonie, ainsi que le Chœur de Radio France. Passionné de musique de chambre, il a joué avec Maria-Joao Pires, Gary Hoffman, Augustin Dumay, Jean Claude Pennetier, les quatuors Voce et Cavatine, Bruno Delepelaire, Michel Dalberto, Francois Salque, José Van Dam, Raphaël Pidoux, Raphael Sévère et Fabrice Millischer.
Nathanaël Gouin est le pianiste du quatuor Brahma, en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


Philippe Hattat piano

Né en 1993, Philippe Hattat entame ses études musicales à l’âge de huit ans au Conservatoire de Levallois-Perret. Il entre en 2003, au Conservatoire à rayonnement régional de Paris en classe de piano, puis en 2006 en classe d’accompagnement (avec Ariane Jacob, Jean-Marie Cottet et Philippe Biros) et passe simultanément un baccalauréat littéraire. Il est parallèlement l’un des « disciples » de Jean-Marc Luisada qui lui ouvre de nombreuses voies d’interprétation. En 2011, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de piano de Jean-François Heisser et dans celle d’accompagnement de Jean-Frédéric Neuburger. En 2013, il suit le cursus supérieur d’écriture et obtient le prix d’harmonie avec Jean-François Zygel, le prix de contrepoint avec Pierre Pincemaille et le prix d’écriture XXe-XXIe avec Alain Mabit. En 2014 il entre en Master de musique de chambre dans la classe d’Itamar Golan, en trio avec François Pineau-Benois (violon) et Nil Kocamangil (violoncelle).

Philippe Hattat s’est produit dans de nombreux festivals en tant que soliste : Les Nuits musicales de Pise ; Musique au moulin (Moulin d’Andé) ; Musique et Terroir à Caunes-Minervois ; Le Brulhois musical ; l’Heure musicale au Marais (Paris) ; Festival Chopin (Paris) ; l’Orangerie de Sceaux ; Festival du Palazzetto Bru Zane (Paris) ; Musica da Casa Menotti (Spoleto, Italie) et La Roque d’Anthéron. En tant que chambriste, il participe aux Journées Ravel de Monfort-l’Amaury ; Musiques sur Ciel de Cordes-sur-Ciel ; Moments musicaux de Chalosse ; Printemps de l’Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz ; Gümüşlük Klasik Müzik Festivali en Turquie. Avec l’orchestre de chambre tchèque Camerata bohemia (direction Rémi Gousseau) et l’orchestre Bel’Arte (direction Richard Boudarham), il participe en tant que soliste aux Estivales en Puisaye-Forterre. En tant que clavier d’orchestre, il participe aux Folles Journées de Nantes 2013 avec l’orchestre Poitou-Charentes (direction : Jean-François Heisser) ainsi qu’au 32ème festival Aspect des Musiques d’Aujourd’hui (Caen) avec l’ensemble Multilatérale (direction Kanako Abe). Philippe Hattat est souvent sollicité pour l’accompagnement vocal avec chœur (accompagnement occasionnel des chœurs Francis Bardot) ou avec chanteurs solistes. Il a également été chef de chant pour l’opéra Les Contes de la lune vague après la pluie de Xavier Dayer (coopération entre la Fondation Royaumont, l’ensemble Linea, l’opéra de Rouen et l’Opéra Comique).

Compositeur, Philippe Hattat a suivi l’enseignement de Michel Merlet à Levallois-Perret (2005- 2011) en composition et orchestration. Il pratique le clavecin et l’orgue depuis 2008 avec Benjamin Steens. Il joue également du violoncelle. En octobre 2014 il entre dans la classe d’improvisation à l’orgue de Pierre Pincemaille au Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur-des-Fossés et obtient son prix dans cette même discipline en juin 2016. Très impliqué dans la création contemporaine, il a dernièrement participé à deux premières mondiales : le cycle de mélodies Imago Mundi d’Olivier Greif avec le baryton L’Oiseleur des Longchamps en mai 2016 puis la création mondiale partielle des Études pour piano de Philippe Manoury, avec Jean-Frédéric Neuburger au Festival Berlioz (2016). Attaché tant au répertoire qu’à la création contemporaine où à la redécouverte de compositeurs moins connus (Séverac, Durosoir, etc), son horizon musical s’est élargi à l’étude et la pratique de la musique médiévale (chant grégorien, polyphonies vocales improvisées) et des musiques traditionnelles extra-européennes (pratique du gamelan de Java central, étude des polyphonies vocales géorgiennes avec l’ethnomusicologue Simha Arom, etc).

Philippe Hattat est lauréat du concours international de piano Claude Bonneton de Sète (2010 ; 1er prix et prix du public), du concours international de piano d’Orléans (2016 ; Prix mention spéciale Ricardo Viñes, Prix mention spéciale Alberto Ginastera, et Prix de composition André Chevillon – Yvonne Bonnaud), et du Concours international Giorgio Cambissa (2016).

Outre ses activités musicales, Philippe Hattat s’intéresse à de nombreux autres domaines du savoir (sciences physiques, géologie, philosophie, archéologie, anthropologie, etc.), avec une prédilection certaine pour la linguistique comparative et les origines du langage.

Concert hors les murs – Secession orchestra

Concert à l’église protestante réformée de l’oratoire du Louvre – 145 rue Saint Honoré 75001 Paris

Gustav Mahler (1860-1911)

Ablösung im Sommer*

Erinnerung**

Alban Berg (1885-1935)

Stücke opus 5***

Richard Wagner (1813-1883)

Elégie**

Gustav Mahler

Symphonie N°5

  • Adagietto

Arnold Schönberg (1874-1951)

6 Stücke opus 19**

Gustav Mahler

Rückert-Lieder*

Anton Webern (1883-1945)

5 pièces opus 10

Alexander von Zemlinsky (1871-1942)

Fantasien übert Gedichte von Richard Dehmel**

  • Stimmer des Abends
  • Waldseligkeit
  • Liebe
  • Käferlied

*arrangement de Clément Mao-Takacs – **orchestration originale de Clément Mao-Takacs – ***orchestration pour ensemble de Klaus Simon

Irina de Baghy mezzo-soprano

Secession Orchestra

Julien Vern flûte

Quentin d’Haussy hautbois, cor anglais, hautbois d’amour

Anne-Sophie Lobbé, Maxime Jaouen clarinette

Jérémie Da Conceicao, Audran Bournel Bosson basson

Harmonie Moreau, Emile Carlioz cor

Marc Calentier trompette

Romain Durand trombone

Jacques Comby piano et célesta

Vincent Buffin harpe

César Carcopino, Hui-lin Liu percussions

Glen Rouxel, Mila Tzankova, Anaïs Flor, Cyprien Brod, Aliisa Neige Barrière, Clément Wurm,

Ægine Seigneurin, Jérôme Merlet violon

Vladimir Percevic, Cécile Marsaudon, Ivan Cerveau, Seungyu Kim alto

Caroline Sypniewski, Dima Tsypkin, Paul Colomb, Rémi Carlon violoncelle

Xavier Serri, Alexandre Baile contrebasse

Clément Mao-Takacs direction


© FSP CLP

Biographies

Irina de Baghy mezzo-soprano

C’est à l’âge de six ans que la jeune mezzo-soprano canadienne Irina de Baghy débute sa carrière de chanteuse dans des comédies musicales au Canada avant de suivre les masterclasses de grands artistes de jazz renommés comme Sheila Jordon ou Jay Clayton. En 1999 Irina de Baghy se découvre une vraie passion pour l’art lyrique lors de ses études à la Bishop’s University de Lennoxville (Québec) dont elle obtient le Bachelor of Arts. Tout au long de sa formation elle s’est vu décerner de nombreux prix, parmi lesquels The Friends of Music Award (1999-2000), The Howard Brown Prize in Music (2000-2001 et 2001-2002), ainsi que le prix universitaire Top Graduating Student (2002-2003).

Sur la scène lyrique Irina de Baghy vient de jouer le rôle de Ragonde dans Le Comte Ory de Rossini à l’opéra de Malmö en Suède ainsi que le rôle d’Arsace dans Semiramide de Rossini au Royal Danish Opera à Copenhague. En France, elle a dernièrement tenu de rôle de Rita dans la Zarzuela de Thomas Bréton, La Verbena de la Paloma et participé à la création de Thierry Pécou de Rêve de Carnaval à l’opéra de Reims. Elle a incarné Carmen avec beaucoup de succès ainsi que le rôle de Suzuki dans Madame Butterfly de Puccini à l’opéra de Fribourg en Suisse et au Festival de Saint-Céré. Elle a aussi participé à la production de La petite Renarde rusée de Janáček à l’opéra de Reims et à l’opéra de Liège, avant de chanter La Cambiale di Matrimonio de Rossini à l’opéra de Bastia.

Irina de Baghy a remporté le premier prix de chant de l’ADAMI et le concours international de chant-piano Nadia et Lili Boulanger.


Clément Mao-Takacs direction

Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi que de l’Accademia Chigiana de Sienne, Clément Mao-Takacs est lauréat du Festival de Bayreuth et a reçu le prix « Jeune Talent » 2008 décerné par la Fondation del Duca (Institut de France / Académie des Beaux-Arts). En 2013, il est le premier chef d’orchestre à devenir lauréat de la Fondation Cziffra. Sa carrière de chef commence très jeune puisque c’est à l’âge de quinze ans qu’il dirige son premier concert à la salle Gaveau (Paris). Il devient l’assistant de Janos Komives à l’Opéra national de Budapest (2002) ainsi que pour plusieurs productions et enregistrements en France. Il est ensuite engagé par le directeur musical de l’Opéra de Rome, Gianluigi Gelmetti, dont il sera l’assistant durant cinq années (2003-2008). Il a été invité par la Camerata Strumentale « Città di Prato », l’ensemble à vents du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le festival Orchestra de Sofia, les ensembles Aquilon et Initium. Parallèlement, il reprend la direction musicale (2004-2010) de l’Orchestre Sérénade.

En 2011, il fonde Secession Orchestra, dont il assure la direction musicale et artistique.

Clément Mao-Takacs est le dédicataire et le créateur d’œuvres de Bargielski, Ballereau, Komives, Feldman, Sikorski, Svensson, Letouvet, Adams, Saariaho. Très proche de la musique de Kaija Saariaho, il a dirigé les créations de la version de chambre de La Passion de Simone aux festivals Melos-Ethos (Bratislava – Slovaquie), Codes (Lublin – Pologne), à Saint-Denis (basilique) et Clermont-Ferrand (La Comédie – Scène nationale). Il en a dirigé, en avril 2015 à Rome, la création italienne, ainsi que la danoise, à Copenhague en 2016.

Le répertoire lyrique est important pour cet amoureux de la littérature et de l’art dramatique. Sa rencontre avec Peter Sellars est déterminante et il entretient des liens d’amitiés avec acteurs et metteurs en scènes aux univers variés parmi lesquels Aleksi Barrière avec lequel il a créé et codirige la compagnie La Chambre aux échos.

Clément Mao-Takacs a enregistré la pièce Adieu de Stockhausen (Crystal Classics), ainsi qu’un disque consacré à Jacques Ibert (Timpani) qui a reçu cinq diapasons par le magazine éponyme.

Clément Mao–Takacs poursuit aussi une carrière de pianiste, soliste et chambriste. Partenaire de nombreux instrumentistes et artistes lyriques, il a accompagné la soprano Omo Bello dans le cadre de la tournée européenne Rising Star 2014/2015.

Compositeur, Clément Mao–Takacs écrit principalement pour voix et pour orchestre. Il réalise également de nombreuses orchestrations. Titulaire d’un DEA de littérature comparée, il parachève un doctorat en arts du spectacle et publie régulièrement textes et articles.


Secession Orchestra

Secession Orchestra est une formation d’élite composée d’une quarantaine de musiciens. Placé sous la direction musicale et artistique de Clément Mao-Takacs, cet orchestre privilégie le répertoire des XXe et XXIe siècles, travaillant avec les compositeurs de son temps, multipliant les collaborations et les passerelles entre les arts.

Salué par la critique comme par le public pour son excellence, Secession Orchestra propose depuis plusieurs années une programmation ambitieuse et exigeante : à partir des figures tutélaires de Debussy et Mahler, les musiciens interprètent Bartók, Kodály, Berg, Schönberg, Webern, Reger, Ravel, Falla, Mompou, Chabrier, Holmès, Viardot, Komives, Adams, mais aussi Liszt, Wagner et Mozart.

Secession Orchestra s’est produit en France et en Europe aux festivals Lisztomanias, aux Tons Voisins, Maestri & Bambini, Bougival, Nohant, CIMA, Floréal et aux Rencontres musicales de Calenzana. Presque systématiquement réinvité, Secession Orchestra a été en 2015 l’hôte de nombreux festivals : Deauville, Métis (Saint-Denis), Épau, Classique au vert, Novalis (Croatie). Depuis 2013, Secession Orchestra collabore régulièrement avec la compagnie de théâtre musical La Chambre aux échos et crée en Europe la version de chambre d’un opéra de Kaija Saariaho La Passion de Simone au festival Melos-Ethos (Bratislava, Slovaquie), Codes (Lublin, Pologne), à Clermont-Ferrand et au festival de Saint-Denis.

Secession Orchestra travaille régulièrement avec des solistes de renom – tels Renaud Capuçon, Gérard Caussé, Jean-François Heisser, Denis Pascal – et de nombreux artistes lyriques. Les concerts-lectures sont une autre de ses spécialités : soigneusement conçus et pour des comédiens tels Charles Berling, Michel Fau, Brigitte Fossey, Antoine Duléry, Didier Sandre, Laurence Cordier ou Renan Carteaux.

Considérant tout acte culturel comme un acte social, Secession Orchestra choisit de repenser la forme du concert classique à travers des programmes-concepts, de réinventer le lien entre musiciens et public au cœur de la cité, et de s’impliquer activement dans la formation du public de demain à travers de nombreux projets à caractère didactique et pédagogique, dont les Musicales de Bretonneau, qui se déroulent en hôpital, des concerts et ateliers en établissements scolaires ou en collaboration avec des institutions (Philharmonie de Paris) et l’Université Populaire en partenariat avec la Mairie du 18e arrondissement de Paris.

Secession Orchestra reçoit le soutien de la Fondation La Poste et de son cercle de mécènes privés.

Secession Orchestra est depuis 2014 en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Secession Orchestra – Autour de la 5e symphonie de Mahler

Gustav Mahler (1860-1911)

Ablösung im Sommer*

Erinnerung**

Richard Wagner (1813-1883)

Elégie**

Gustav Mahler

Symphonie N°5

  • Adagietto

Arnold Schönberg (1874-1951)

6 Stücke opus 19**

Gustav Mahler

Rückert-Lieder*

Alexander von Zemlinsky (1871-1942)

Fantasien übert Gedichte von Richard Dehmel**

  • Stimmer des Abends
  • Waldseligkeit
  • Liebe
  • Käferlied

*arrangement de Clément Mao-Takacs – **orchestration originale de Clément Mao-Takacs

Irina de Baghy mezzo-soprano

Secession Orchestra

Tristan Bronchard flûte

Quentin d’Haussy hautbois, cor anglais, hautbois d’amour

Anne-Sophie Lobbé, Maxime Jaouen clarinette

Jérémie Da Conceicao, Audran Bournel Bosson basson

Harmonie Moreau, Emile Carlioz cor

Marc Calentier trompette

Romain Durand trombone

Jacques Comby piano et célesta

Marion Lénart harpe

César Carcopino, Hui-lin Liu percussions

Glen Rouxel, Mila Tzankova, Anaïs Flor, Cyprien Brod, Aliisa Neige Barrière, Clément Wurm,

Ægine Seigneurin, Jérôme Merlet violon

Vladimir Percevic, Cécile Marsaudon, Ivan Cerveau, Seungyu Kim alto

Caroline Sypniewski, Dima Tsypkin, Paul Colomb, Rémi Carlon violoncelle

Xavier Serri, Alexandre Baile contrebasse

Clément Mao-Takacs direction


Biographies

Irina de Baghy mezzo-soprano

C’est à l’âge de six ans que la jeune mezzo-soprano canadienne Irina de Baghy débute sa carrière de chanteuse dans des comédies musicales au Canada avant de suivre les masterclasses de grands artistes de jazz renommés comme Sheila Jordon ou Jay Clayton. En 1999 Irina de Baghy se découvre une vraie passion pour l’art lyrique lors de ses études à la Bishop’s University de Lennoxville (Québec) dont elle obtient le Bachelor of Arts. Tout au long de sa formation elle s’est vu décerner de nombreux prix, parmi lesquels The Friends of Music Award (1999-2000), The Howard Brown Prize in Music (2000-2001 et 2001-2002), ainsi que le prix universitaire Top Graduating Student (2002-2003).

Sur la scène lyrique Irina de Baghy vient de jouer le rôle de Ragonde dans Le Comte Ory de Rossini à l’opéra de Malmö en Suède ainsi que le rôle d’Arsace dans Semiramide de Rossini au Royal Danish Opera à Copenhague. En France, elle a dernièrement tenu de rôle de Rita dans la Zarzuela de Thomas Bréton, La Verbena de la Paloma et participé à la création de Thierry Pécou de Rêve de Carnaval à l’opéra de Reims. Elle a incarné Carmen avec beaucoup de succès ainsi que le rôle de Suzuki dans Madame Butterfly de Puccini à l’opéra de Fribourg en Suisse et au Festival de Saint-Céré. Elle a aussi participé à la production de La petite Renarde rusée de Janáček à l’opéra de Reims et à l’opéra de Liège, avant de chanter La Cambiale di Matrimonio de Rossini à l’opéra de Bastia.

Irina de Baghy a remporté le premier prix de chant de l’ADAMI et le concours international de chant-piano Nadia et Lili Boulanger.


Clément Mao-Takacs direction

Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi que de l’Accademia Chigiana de Sienne, Clément Mao-Takacs est lauréat du Festival de Bayreuth et a reçu le prix « Jeune Talent » 2008 décerné par la Fondation del Duca (Institut de France / Académie des Beaux-Arts). En 2013, il est le premier chef d’orchestre à devenir lauréat de la Fondation Cziffra. Sa carrière de chef commence très jeune puisque c’est à l’âge de quinze ans qu’il dirige son premier concert à la salle Gaveau (Paris). Il devient l’assistant de Janos Komives à l’Opéra national de Budapest (2002) ainsi que pour plusieurs productions et enregistrements en France. Il est ensuite engagé par le directeur musical de l’Opéra de Rome, Gianluigi Gelmetti, dont il sera l’assistant durant cinq années (2003-2008). Il a été invité par la Camerata Strumentale « Città di Prato », l’ensemble à vents du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le festival Orchestra de Sofia, les ensembles Aquilon et Initium. Parallèlement, il reprend la direction musicale (2004-2010) de l’Orchestre Sérénade.

En 2011, il fonde Secession Orchestra, dont il assure la direction musicale et artistique.

Clément Mao-Takacs est le dédicataire et le créateur d’œuvres de Bargielski, Ballereau, Komives, Feldman, Sikorski, Svensson, Letouvet, Adams, Saariaho. Très proche de la musique de Kaija Saariaho, il a dirigé les créations de la version de chambre de La Passion de Simone aux festivals Melos-Ethos (Bratislava – Slovaquie), Codes (Lublin – Pologne), à Saint-Denis (basilique) et Clermont-Ferrand (La Comédie – Scène nationale). Il en a dirigé, en avril 2015 à Rome, la création italienne, ainsi que la danoise, à Copenhague en 2016.

Le répertoire lyrique est important pour cet amoureux de la littérature et de l’art dramatique. Sa rencontre avec Peter Sellars est déterminante et il entretient des liens d’amitiés avec acteurs et metteurs en scènes aux univers variés parmi lesquels Aleksi Barrière avec lequel il a créé et codirige la compagnie La Chambre aux échos.

Clément Mao-Takacs a enregistré la pièce Adieu de Stockhausen (Crystal Classics), ainsi qu’un disque consacré à Jacques Ibert (Timpani) qui a reçu cinq diapasons par le magazine éponyme.

Clément Mao–Takacs poursuit aussi une carrière de pianiste, soliste et chambriste. Partenaire de nombreux instrumentistes et artistes lyriques, il a accompagné la soprano Omo Bello dans le cadre de la tournée européenne Rising Star 2014/2015.

Compositeur, Clément Mao–Takacs écrit principalement pour voix et pour orchestre. Il réalise également de nombreuses orchestrations. Titulaire d’un DEA de littérature comparée, il parachève un doctorat en arts du spectacle et publie régulièrement textes et articles.


Secession Orchestra

Secession Orchestra est une formation d’élite composée d’une quarantaine de musiciens. Placé sous la direction musicale et artistique de Clément Mao-Takacs, cet orchestre privilégie le répertoire des XXe et XXIe siècles, travaillant avec les compositeurs de son temps, multipliant les collaborations et les passerelles entre les arts.

Salué par la critique comme par le public pour son excellence, Secession Orchestra propose depuis plusieurs années une programmation ambitieuse et exigeante : à partir des figures tutélaires de Debussy et Mahler, les musiciens interprètent Bartók, Kodály, Berg, Schönberg, Webern, Reger, Ravel, Falla, Mompou, Chabrier, Holmès, Viardot, Komives, Adams, mais aussi Liszt, Wagner et Mozart.

Secession Orchestra s’est produit en France et en Europe aux festivals Lisztomanias, aux Tons Voisins, Maestri & Bambini, Bougival, Nohant, CIMA, Floréal et aux Rencontres musicales de Calenzana. Presque systématiquement réinvité, Secession Orchestra a été en 2015 l’hôte de nombreux festivals : Deauville, Métis (Saint-Denis), Épau, Classique au vert, Novalis (Croatie). Depuis 2013, Secession Orchestra collabore régulièrement avec la compagnie de théâtre musical La Chambre aux échos et crée en Europe la version de chambre d’un opéra de Kaija Saariaho La Passion de Simone au festival Melos-Ethos (Bratislava, Slovaquie), Codes (Lublin, Pologne), à Clermont-Ferrand et au festival de Saint-Denis.

Secession Orchestra travaille régulièrement avec des solistes de renom – tels Renaud Capuçon, Gérard Caussé, Jean-François Heisser, Denis Pascal – et de nombreux artistes lyriques. Les concerts-lectures sont une autre de ses spécialités : soigneusement conçus et pour des comédiens tels Charles Berling, Michel Fau, Brigitte Fossey, Antoine Duléry, Didier Sandre, Laurence Cordier ou Renan Carteaux.

Considérant tout acte culturel comme un acte social, Secession Orchestra choisit de repenser la forme du concert classique à travers des programmes-concepts, de réinventer le lien entre musiciens et public au cœur de la cité, et de s’impliquer activement dans la formation du public de demain à travers de nombreux projets à caractère didactique et pédagogique, dont les Musicales de Bretonneau, qui se déroulent en hôpital, des concerts et ateliers en établissements scolaires ou en collaboration avec des institutions (Philharmonie de Paris) et l’Université Populaire en partenariat avec la Mairie du 18e arrondissement de Paris.

Secession Orchestra reçoit le soutien de la Fondation La Poste et de son cercle de mécènes privés.

Secession Orchestra est depuis 2014 en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Trio Cantor

Joseph Haydn (1732-1809)

Trio pour violon, violoncelle et piano n° 45 en mi bémol majeur, Hob. XV. 29

  • Poco allegro
  • Andantino ed innocentemente
  • Presto assai

György Kurtág (1926-)

Varga Bálint Ligaturája pour violon, violoncelle et piano (2007)

Ernest Chausson (1855-1899)

Trio pour violon, violoncelle et piano en sol mineur opus 3

  • Pas trop lent. Animé
  • Très vite
  • Assez lent
  • Animé

Johannes Brahms (1833-1897)

Trio pour violon, violoncelle et piano n° 3 en ut mineur opus 101

  • Allegro energico
  • Presto non assai
  • Andante grazioso
  • Finale : Allegro molto

Trio Cantor

Shuichi Okada violon

Gauthier Broutin violoncelle

Jean-Paul Gasparian piano

Trio Cantor

Amis de longue date, diplômés du Conservatoire national de musique et de danse de Paris et lauréats de plusieurs concours internationaux, Shuichi Okada (violon), Gauthier Broutin (violoncelle) et Jean-Paul Gasparian (piano) décident à l’automne 2015 de fonder le trio Cantor. En janvier 2016, ils sont invités par Gaëlle Le Gallic à son émission Génération Jeunes interprètes, où ils jouent, en direct sur France Musique, le Trio en sol mineur de Chausson. Quelques semaines plus tard, ils obtiennent le Prix des anciens lauréats au Concours musiques d’ensemble de la FNAPEC. En août ils sont invités en tant qu’ensemble en résidence à la Roque d’Anthéron, ce qui leur permet notamment de jouer le Troisième trio de Brahms sur la grande scène du festival. Le trio Cantor est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis octobre 2016 tout en poursuivant sa formation auprès de Claire Désert et du trio Wanderer.

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