Pavana Lachrymae, d’après « Flow my tears » de John Dowland (1563-c.1626)
Maurice Ravel (1875-1937)
Pavane pour une infante défunte
Franz Liszt (1811-1886)
Deux Légendes S. 175
Saint François d’Assise : La prédication aux oiseaux
Saint François de Paule marchant sur les flots
Gabriel Fauré (1845-1924)
Nocturne n° 6 opus 63
Nocturne n° 9 opus 97
Nocturne n° 11 opus 104
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n°31 en la bémol majeur opus 110
Gabriel Durliat piano
Gabriel Durliat
Désigné parmi les 200 qui feront la France de demain par le Figaro Magazine, Gabriel Durliat trace un sillon singulier dans le paysage musical français entre piano, direction d’orchestre et composition.
Lauréat du Concours Général des lycées (1er Prix d’histoire de la musique), il entre la même année, à l’âge de 16 ans, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il est l’élève d’Hortense Cartier-Bresson, Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Alain Altinoglu. Après y avoir obtenu six prix avec les plus hautes distinctions (piano, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, orchestration), il est admis en septembre 2022 en 3e cycle – Diplôme d’Artiste Interprète tout en se perfectionnant auprès de Cédric Tiberghien au sein de l’Académie Jaroussky. Formé en parallèle à la Malko Academy for Young Conductors de Copenhague (Danemark), Gabriel Durliat a notamment dirigé le Danish National Symphony Orchestra, le Meininger Hofkapelle, l’Orchestre Philharmonique de Marseille… Il est nommé sur concours chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain à compter de janvier 2026. Après avoir remporté le concours international Piano Campus en février 2022, Gabriel Durliat obtient en mai 2023 le 2e prix au Hans von Bülow International Conducting from the Piano Competition, rare concours consacré à la direction depuis le piano. Il se produit régulièrement en soliste, avec orchestre et en musique de chambre dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Palais Garnier, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Auditorium de Radio France et répond à l’invitation de programmations prestigieuses telles que la Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, le Festival Radio France de Montpellier, le Festival de Pâques de Deauville, Piano à Lyon, les Sommets Musicaux de Gstaad… Son premier disque solo, associant la musique de Bach à celle de Fauré, paru en 2024 pour le label Scala Music a été chaleureusement accueilli par la critique. Un second en hommage à Maurice Ravel paraîtra en 2026. Lauréat de la fondation Banque Populaire, Gabriel Durliat est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
Chaque année, le Conseil d’administration de la Fondation Singer-Polignac distingue des associations ou des entreprises méritantes, dont l’engagement et les initiatives remarquables contribuent au rayonnement des arts, des lettres et des sciences. Ces distinctions honorent des projets qui visent à promouvoir la connaissance, à encourager l’éducation de la jeunesse, et à rendre ces disciplines accessibles aux publics éloignés ou vulnérables.
Second livre de pièces de clavecin, 6e ordre : Les barricades mystérieuses
Jacques Duphly (1715-1789)
Deuxième livre de pièces de clavecin : La Lanza
Louise Acabo clavecin
Louise Acabo
Remarquée par le journal espagnol El País comme « la meilleure surprise de la semaine et la dernière perle de l’inépuisable carrière française de grands clavecinistes » à l’issue du Festival de musique ancienne d’Utrecht, Louise construit sa carrière de soliste et de continuiste à Paris.
Formée par Aline Zylberajch à Strasbourg et Francesco Corti à la Schola Cantorum Basiliensis, elle est lauréate de plusieurs concours internationaux, notamment le Bach-Wettbewerb de Leipzig, La Capella Musicale de Milan et le Concours Corneille de Rouen, qu’elle remporte en 2018. Louise est également soutenue par la Fondation Royaumont, l’Association Jeunes Talents et la Fondation Boubo-Music.
Portée par son intérêt pour la pédagogie, elle a longtemps enseigné le clavecin en école de musique et est titulaire d’un master pédagogique obtenu à Bâle. Son mémoire sur la posture au clavecin a été récompensé comme meilleur travail de recherche par la fondation Walter & Corina ChristenMarchal.
Appréciée en tant que soliste, Louise est régulièrement invitée à se produire dans des festivals tels que le festival de Jean Rondeau Bel-Air Claviers, le festival Oude Muziek d’Utrecht, l’Entracte à Sablé, ou encore Cembalo in der Stadt Basel et Les Concerts Aurore à Bâle. En tant que continuiste, Louise se produit en orchestre, avec par exemple Le Concert de la Loge, Masques, Pygmalion, La Chapelle harmonique, mais aussi en plus petit effectif, notamment au sein de l’ensemble qu’elle a co-fondé avec ses collègues de The Banshies.
En août 2026, Louise sortira son premier album de clavecin solo, consacré à Jacques Champion de Chambonnières, sous le label Alpha Classics.
Louise Acabo est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2025.
Entamée en 2018, l’intégrale des opéras du cycle Licht par Le Balcon prendra fin en 2026, avec Mittwoch aus Licht, Mercredi de Lumière, présenté au Deutsche Oper de Berlin en septembre. Mittwoch aus Licht est l’opéra de la coopération, de la réconciliation et de l’alliance des trois anges de Licht. Son élément est l’air, ce qui influence l’écriture des quatre scènes : celles-ci ne sont pas reliées par une trame narrative mais possèdent une relation commune à l’idée d’unité. Mittwoch propose une ouverture : ouverture de la salle de concert, multiplication des espaces pour un même temps musical et vision d’une musique « volante », jouée par des musiciens élevés dans les airs…
Pour cette répétition ouverte, les musiciens du Balcon répéteront deux scènes : Orchester-Finalisten, scène au cours de laquelle des musiciens flottant dans les airs interprètent de courts solos, entourés d’une musique électronique aérienne ; et Michaelion, qui se déroule au sein d’un centre galactique, pour l’élection d’un « opérateur » capable interpréter les signaux cosmiques venus des galaxies lointaines.
Karlheinz Stockhausen (1928-2007)
Mittwoch aus Licht, opéra en un salut, quatre scènes et un adieu
Scène 2 : Orchester-Finalisten
Scène 4 : Michaelion
Le Balcon
Maxime Pascal direction artistique
Biographies
Maxime Pascal direction
Maxime Pascal s’est imposé comme l’un des interprètes les plus brillants de la musique du XXᵉ siècle et de la création contemporaine de sa génération. Son parcours musical est animé par une exploration passionnée du phénomène sonore, développant une approche où le son lui-même devient le centre de l’expérience musicale.
En 2008, il co-fonde Le Balcon, collectif novateur dont les concerts amplifiés permettent au public de plonger « à l’intérieur du son ». Le nom de l’ensemble est emprunté à la pièce de Jean Genet, en résonance avec les thèmes de la représentation et de l’incarnation. Devenu un acteur majeur de la scène contemporaine, Le Balcon s’est engagé dans des projets d’envergure tels que l’opéra monumental Licht de Karlheinz Stockhausen. Maxime Pascal considère Licht comme l’œuvre de sa vie, qu’il prévoit de présenter dans son intégralité pour le centenaire de Stockhausen en 2028. Avec Le Balcon, il a également dirigé Saint François d’Assise d’Olivier Messiaen et un grand nombre d’œuvres de Gérard Grisey, Pierre Boulez, Michaël Levinas, Morton Feldman et Fausto Romitelli, ainsi que de nombreuses créations.
Présence marquante sur la scène lyrique, il a dirigé Gianni Schicchi et L’Heure espagnole de Maurice Ravel à l’Opéra national de Paris, Ti vedo, ti sento, mi perdo de Salvatore Sciarrino et Quartett de Luca Francesconi au Teatro alla Scala de Milan, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Turandot de Giacomo Puccini et Sleepless de Péter Eötvös à la Staatsoper de Berlin et au Grand Théâtre de Genève, Lulu d’Alban Berg et Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns au Tokyo Nikikai Opera. En 2024, il a dirigé une nouvelle production d’Innocence de Kaija Saariaho à l’Opéra de Dresde. En 2025/26, il dirigera à la Scala une nouvelle production de Pelléas et Mélisande, Ariadne auf Naxos de Richard Strauss à l’Opéra de Rome et La Damnation de Faust d’Hector Berlioz au Tokyo Nikikai Opera.
Il est régulièrement invité dans de grands festivals internationaux : au Festival de Salzbourg, avec La Passion grecque de Bohuslav Martinů, élu « Meilleur spectacle de l’année 2023 » par les Oper! Awards, et Les Trois sœurs de Péter Eötvös en 2025 ; au Festival d’Aix-en-Provence, où il a fait ses débuts à l’été 2023 avec L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill avec Le Balcon et la Comédie-Française, production reprise ensuite à la Salle Richelieu ; aux Wiener Festwochen, avec Lulu d’Alban Berg ; et aux BBC Proms, avec le Hallé Orchestra dans L’Enfance du Christ d’Hector Berlioz.
Maxime Pascal a dirigé des formations prestigieuses telles que le London Symphony Orchestra, le Hallé Orchestra, le SWR Symphonieorchester, l’ORF Radio-Symphonieorchester Wien, le Wiener Philharmoniker, l’Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI et le Yomiuri Nippon Symphony Orchestra. Directeur musical de l’Orchestre symphonique de Helsingborg, il a entrepris avec cette formation une intégrale des symphonies de Ludwig van Beethoven, programmée sur plusieurs saisons. En 2025/26, il y dirigera également deux programmes consacrés à Hector Berlioz, ainsi que la Missa solemnis de Beethoven et des œuvres de Felix Mendelssohn et Richard Strauss.
Le Balcon
Nommé d’après une pièce de Jean Genet, Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) et trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro García Velásquez). Le Balcon se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif et dans l’identité visuelle ou scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique.
Le Balcon présente depuis sa création des œuvres issues d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. Ariane à Naxos de Strauss, L’Opéra de quat’sous de Weill et Brecht, Le Balcon d’Eötvös, Saint François d’Assise de Messiaen et La Métamorphose de Levinas sont des œuvres emblématiques de son parcours.
En 2018, Le Balcon démarre la production de Licht, les Sept jours de la semaine de Stockhausen. Chaque automne, l’un des sept opéras de ce grand cycle est révélé au public. En novembre prochain, Le Balcon présentera Montag aus Licht à la Philharmonie de Paris, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.
Cette saison, Le Balcon interprétera également le ciné-concert de la Planète sauvage, tiré de l’œuvre de René Laloux, sur la musique d’Alain Goraguer.
Le Balcon est en résidence à l’Opéra de Lille ainsi qu’à Points communs, Nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise. Le Balcon est soutenu par le ministère de la Culture, la Fondation d’entreprise Société Générale, la Ville de Paris et la Fondation Singer-Polignac.
Quatuor à cordes en ré mineur « La Jeune Fille et la Mort » D. 810
Allegro
Andante con moto
Scherzo – allegro molto – Trio
Presto
Quatuor Métamorphoses
Mathilde Potier, Pierre Liscia-Beaurenaut violon
Jean-Baptiste Souchon Graziani alto
Madeleine Douçot violoncelle
Quatuor Métamorphoses
Le Quatuor Métamorphoses est né de la volonté forte d’explorer le répertoire du quatuor à cordes, et de partager avec un public toujours plus large son exigence, sa richesse, parfois sa violence également, dans un même souffle musical. En résulte une série de métamorphoses, comme celles que raconte Ovide dans son chef-d’oeuvre auquel le quatuor a souhaité rendre hommage : fugaces, perpétuelles et surtout plurielles.
Cette rigoureuse vision artistique, le Quatuor Métamorphoses l’a nourrie au contact de ses maîtres. Diplômé d’un master de musique de chambre dans la classe de François Salque (Quatuor Ysaÿe) au CNSMDP, le quatuor a eu la chance d’étudier plusieurs années auprès d’Hatto Beyerle, membre fondateur du légendaire Quatuor Alban Berg, au sein de l’European Chamber Music Academy (ECMA) dont le quatuor est membre nominé depuis 2018. Après un cycle de perfectionnement (Postgraduate Studies) à l’Université de Musique de Vienne (MDW Wien) dans la classe de Johannes Meissl (2022-2023), le quatuor est désormais en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique) sous la direction de Corina Belcea, Miguel Da Silva et Jean-Claude Vanden Eynden. En parallèle, le quatuor étudie également avec Günter Pichler (Quatuor Alban Berg) à l’école supérieure de musique Reina Sofia à Madrid, ainsi qu’avec le Quatuor Modigliani à l’Ecole Normale Alfred Cortot à Paris. Il a également reçu les précieux conseils du Quatuor Ebène aux Rencontres Musicales d’Evian, du Quatuor Kronos à la Biennale de Quatuors à Cordes de la Philharmonie de Paris, d’Ori Kam (Quatuor Jerusalem) à l’Académie Ravel, ainsi que de Valentin Erben (Quatuor Alban Berg), Christophe Coin (Quatuor Mosaïques), Eckart Runge (Quatuor Artemis), Petr Prause (Quatuor Talich), Alfred Brendel, Itamar Golan, ou encore Patrick Jüdt.
Prix ProQuartet du concours européen de la FNAPEC, boursier et lauréat de l’Académie Ravel, le Quatuor Métamorphoses est également lauréat du Tremplin pour jeunes Quatuors de la Philharmonie de Paris, et lauréat de la fondation de l’abbaye de Royaumont et de Villefavard.
Ce parcours les amène à se produire dans les salles les plus prestigieuses : Wigmore Hall, Philharmonie de Paris, Franz Liszt Academy Budapest, Teatro Goldoni de Florence, aux Festivals de Prades, Quatuors à Bordeaux, au Potager du Roi à Versailles (sur invitation de Gérard Caussé et du Quatuor Modigliani), au Festival de Cordes sur Ciel, au Festival des Arcs, au Festival Radio Classique, lors de la Nuit du Quatuor aux côtés des Quatuors Hermès ou Zaïde, en compagnie de Nemanja Radulovic, Pierre Génisson, Laure Favre-Kahn, François Salque, Emmanuelle Bertrand, Alexis Descharmes, ou encore Roman Borisov, Aurélien Pontier, Ambroisine Bré, Virgile Roche ou Paul Zientara.
Le répertoire du Quatuor Métamorphoses va des grands maîtres du genre à l’exploration des répertoires les plus contemporains, de Haydn à Aftab Darvishi, et s’attache à mettre en lumière des oeuvres méconnues au travers de projets innovants, comme le spectacle « Du coq à l’alouette » entièrement écrit par le quatuor et créé en 2022, ou « Une pièce bien à elles », consacré aux oeuvres du matrimoine, qu’il porte dans tous types de lieux et pour tous les publics.
Le Quatuor Métamorphoses est actuellement artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Waterloo, Belgique) et est représenté par l’Agence Claire Laballery pour la France et l’International.
Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.
C’est là qu’Antonio Caldara pose ses valises, après un voyage commencé bien plus au sud, à Venise où il naît en 1670.
Très tôt reconnu, Caldara mène une carrière marquée par des rencontres et des déplacements : Venise, Rome, Barcelone, puis Vienne, où il devient vice-maître de chapelle à la cour impériale auprès de Johann Joseph Fux. À Venise, il est marqué par l’écriture de Giovanni Legrenzi et partage la même génération qu’Antonio Vivaldi, qui le suivra à son tour à Vienne. Là bas, Caldara rejoint un milieu cosmopolite et florissant où l’influence de musiciens voyageurs comme Georg Muffat a déjà préparé le terrain d’un dialogue entre styles italien et germanique. La virtuosité vocale qui s’épanouira chez Nicola Porpora rappelle celle de l’œuvre de Caldara, elle aussi particulièrement dédiée à la voix.
47° Nord suit les pas d’un musicien au carrefour des traditions, dont l’écriture mêle la clarté italienne et la densité germanique, et qui marquera encore, bien des années après sa mort, d’éminents compositeurs comme Mozart, Beethoven ou Haydn.
The BanXhies
Antonio Caldara (1670-1736)
Trio sonata opus 1 n° 5 en mi mineur
I. Grave
II. Vivace
III. Adagio
IV. Vivace
Antonio Vivaldi (1678-1741)
Trio sonata opus 1 n° 2 en mi mineur
I. Grave
III. Gigue
Giovanni Legrenzi (1626-1690)
Sonata opus 2 n°2 en sol mineur « la Spilimberga »
Concerto grosso « Armonico Tributo » n° 2 en sol mineur
I. Sonata – Grave
IV. Aria
VIII. Borea. Alla breve
Sonata for solo violin en ré majeur
I. Adagio
Johann Joseph Fux (1660-1741)
Trio partita K. 320 -en sol mineur
I. Andante
II. Allegro – Adagio
III. Sarabande
IV. Passacaglia
Antonio Caldara
Trio sonata opus 1 n°4 en si b Majeur
I. Grave
IV. Allegro
The BanXhies
Yaoré Talibart, Roxana Rastegar violon
Suzanne Wolff violoncelle
Louise Acabo clavecin et orgue
The BanXhies
Dans la mythologie irlandaise, la Banshee est une messagère d’un autre monde. Les quatre musiciennes de The BanXhies se sont rassemblées autour de cette image, voulant la musique comme passeuse du monde extérieur au monde intérieur, du corporel au mystique.
Évoluant comme une boule de glaise, l’ensemble se façonne au rythme des sensibilités de chacune, de leurs complémentarités mais aussi des différentes cultures et des passions qu’elles partagent : lecture, arts visuels, arts appliqués… Leurs programmes s’articulent autour d’un modèle central, qui consiste à raconter une histoire pendant le concert. À chaque performance, elles créent un itinéraire, alternant des œuvres du grand répertoire baroque, des airs traditionnels, des transcriptions et des improvisations. Elles proposent des programmes qui se transforment et s’adaptent aux lieux et à des publics variés, comme lors de leurs interventions dans des hôpitaux aux côtés de l’association Live Music Now.
The Banxhies a fait partie de la promotion 2024 d’EEEMERGING. Elles sont également lauréates du fonds Cadets en Scène. En France, l’ensemble se produit au festival de la Chaise-Dieu, au festival d’Ambronay, au festival de Maguelone, à la radio (« Générations France Musique ») mais aussi dans un rayon européen plus large allant de la Catalogne à la Croatie en passant par la Lettonie.
Leur premier album, « 47°Nord », qui explore les réciprocités esthétiques entre Venise et Vienne autour de la figure marquante d’Antonio Caldara, sortira en septembre 2026 chez le label Alpha Classics. Elles en joueront le programme au festival MA Bruges en août, ainsi qu’au festival du Quatuor Ébène Les Chaises Musicales et à la Salle Cortot pour la sortie du disque.
The BanXhies est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
Variazione finale e coda. Allegro risoluto e con fuoco–Andante con moto
Antonín Dvořák (1841-1904)
Quintette pour piano n° 2 opus 81
Allegro ma non tanto
Dumka. Andante con moto
Scherzo. Molto vivace — Poco tranquillo
Finale. Allegro
Trio Zeliha
Jorge Gonzalez Buajasan piano
Manon Galy violon
Maxime Quennesson violoncelle
Emmanuel Coppey violon
Manuel Vioque-Judde alto
Trio Zeliha
Le Trio Zeliha voit le jour en 2018, fruit de la complicité artistique entre la violoniste Manon Galy, le violoncelliste Maxime Quennesson et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan.
Les trois musiciens sont lauréats de nombreux concours internationaux (Clara Haskil, KlavierOlymp de BadKissingen / Jascha Heifetz, Ginette Neveu / Barsbash Bach, Louis Rosor…). En 2021, Jorge et Manon remportent en duo le 1er Prix et tous les prix spéciaux au Concours International de Musique de chambre de Lyon. Par la suite, Manon est également nommée Révélation des Victoires de la Musique classique 2022.
Soucieux de servir le répertoire le plus diversifié, les Zeliha se produisent dans des cadres prestigieux tels que le festival de La Roque d’Anthéron, les Folles Journées de Nantes et Tokyo, le festival Berlioz, les Rencontres musicales d’Evian, le festival de Pâques d’Aix-en-Provence, les Sommets Musicaux de Gstaad…
Le trio défend régulièrement le Triple concerto de Beethoven aux côtés d’orchestres tels que l’ONPL sous la direction de Gabor Takacs-Nagy ou récemment en tournée avec l’OCL et Renaud Capuçon, qu’il compte parmi ses partenaires réguliers de musique de chambre. L’ensemble a fait ses débuts avec l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et Bertrand De Billy en janvier 2025.
Paru en 2019 chez Mirare, son premier disque a notamment récolté les éloges de Menahem Pressler et Alfred Brendel ainsi que 5 Diapasons, 5 étoiles de Classica et a été nommé « Editor’s choice » chez Gramophone. Un nouveau disque consacré aux 2emes trios de Schubert et Chostakovitch est sorti en mai 2024 chez le même label.
Après avoir travaillé avec Claire Désert, le Trio Wanderer, François Salque et Luc-Marie Aguera, les trois amis se perfectionnent actuellement à la Chapelle Royale Reine Elisabeth de Waterloo.
Le Trio Zeliha est représenté par Beau Soir Productions, sous l’égide de Renaud Capuçon. Les musiciens sont individuellement lauréats des fondations Banque Populaire, Safran et Charles Oulmont.
Le Trio Zeliha est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.
Artiste City Music Foundation, Artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, membre de l’Ensemble Modern Academy de Francfort et des London Contemporary Soloists, le violoniste français Emmanuel Coppey construit une solide carrière de concertiste.
En tant que soliste, il a collaboré avec Jérémie Rhorer, Vahan Mardirossian, Rachel Podger, Alexei Ogrintchouk, Guy van Waas et Christopher Warren-Green, et il est apparu à la télévision nationale belge pour le concert royal de Noël dans les Quatre Saisons de Vivaldi.
Chambriste recherché, Emmanuel a joué avec Nelson Goerner, Marc Coppey, Augustin Dumay, Emre Şener, Anna Vinnitskaya, Barbara Hannigan, Nicolas Baldeyrou, François Salque, Guillaume Bellom, Martin Beaver, Bertrand Chamayou, Frank Braley, dans certains des plus prestigieux festivals européens de musique de chambre.
Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend toutes les Sonates et Partitas de Bach, avec lesquelles il remporte le concours Bach de New York en 2023.
En tant qu’arrangeur, il a également écrit une pièce de virtuosité basée sur l’Apprenti Sorcier de Dukas.
Emmanuel a reçu l’enseignement des violonistes György Pauk et Augustin Dumay. Il est diplômé de la Royal Academy of Music et du Conservatoire de Paris où il a étudié avec Philippe Graffin et Svetlin Roussev. Son éducation musicale a commencé avec Larissa Kolos.
Emmanuel a été soutenu par la Royal Academy of Music, l’Adami, la Fondation de la Vocation et la fondation d’entreprise Banque Populaire.
Depuis juillet 2024, il est Artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
Il joue un magnifique Guarnerius de 1735, généreusement prêté par la collection Guttman.
photo : Lyodoh Kaneko
Manuel Vioque-Judde alto
Manuel Vioque-Judde s’impose depuis plusieurs années comme l’un des altistes les plus captivants de la scène musicale française et internationale. Reconnu par ses pairs dès son plus jeune âge, il est le premier Français à avoir été double lauréat du Concours Primrose (Los Angeles, 2014) et du Concours Tertis (Île de Man, 2016).
Il se produit en soliste avec de nombreux orchestres à travers le monde, parmi lesquels l’Orchestre royal de chambre de Wallonie, l’Orchestre symphonique Simón Bolívar, le Moravian Philharmonic Orchestra, le Vogtland Philharmonic Orchestra, l’Elbland Philharmonie Sachsen, le Santa Barbara Chamber Orchestra, la Camerata Nordica ou encore le Kansai Philharmonic Orchestra.
Chambriste prisé, Manuel Vioque-Judde a collaboré avec des artistes tels qu’Augustin Dumay, Jonathan Fournel, Gary Hoffman, Liya Petrova, Gidon Kremer, Alexandre Kantorow, Christian Tetzlaff ou encore le Trio Wanderer. Il est membre fondateur du Trio Arnold aux côtés du violoniste Shuichi Okada et du violoncelliste Bumjun Kim.
La saison 2025-2026 est l’occasion de découvrir sa carte blanche « Résonance » au Théâtre de l’Hôtel de Ville du Havre et marque la parution d’un album consacré à la musique pour alto de Dmitri Chostakovitch, enregistré avec l’orchestre suédois Camerata Nordica et le pianiste Nathanaël Gouin (Mirare 2026).
Manuel est membre senior de l’Académie internationale Seiji Ozawa, artiste associé de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, soliste lauréat de la Fondation Banque Populaire et Révélation Classique Adami. Depuis 2018, il est directeur artistique du Just Classik Festival à Troyes. Il joue deux altos du luthier allemand Stephan von Baehr.
Manuel est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Arnold.
Trois œuvres pour autant de quêtes : atteindre les sommets, sonder l’âme, saisir la lumière.
Le Trio n°2 de Brahms ouvre le concert. Sa puissance expressive naît de la construction elle-même. Les motifs se développent dans une architecture rigoureuse, et le rythme, parfois d’influence hongroise, insuffle une énergie qui mène vers des sommets d’une intensité libératrice.
Avec Tristia de Liszt, d’après le roman Obermann de Sénancour, la quête devient intérieure. « Que veux-je ? Que suis-je ? Que demander à la nature ? » y lit-on. Traversée par le doute et le silence, l’œuvre progresse comme un cheminement introspectif.
Pour finir, le Trio d’Olivier Kaspar s’inspire du phénomène de réfraction solaire dont le Trio Parhélie tire son nom. Son écriture repose sur la circulation, la fusion ou la diffraction des timbres, ainsi que sur des rythmes asymétriques, oscillants comme les couleurs d’un kaléidoscope.
Trio Parhélie
Johannes Brahms (1833-1897)
Trio pour piano et cordes no 2 en ut majeur opus 87
Allegro
Andante con moto
Scherzo
Allegro giocoso
Franz Liszt (1811-1886)
Tristia (La Vallée d’Obermann) pour trio avec piano S. 378c (S. 723)
Olivier Kaspar (né en 1962)
Trio (commande du Trio Parhélie et de ProQuartet)
Trio Parhélie
Ivan Foucher piano
Lilya Chifman violon
Enguerrand Bontoux violoncelle
Trio Parhélie
Le Trio Parhélie tient son nom d’un phénomène météorologique rare et fugace, qui se produit lorsque les rayons du soleil, bas à l’horizon, traversent un nuage de cristaux de glace ; grâce à un phénomène de réfraction lumineuse, trois astres semblent apparaître dans un halo solaire. Le Trio Parhélie intègre cette idée fondatrice comme matrice de son esthétique ; il interprète les œuvres en termes d’éclairages, de couleurs, de réverbérations, ce qui le pousse à questionner sans cesse son interprétation et son regard sur le répertoire.
Repéré en 2023 lors de la finale du Concours international de Lyon, le trio est invité par Vincent Coq (Trio Wanderer) à participer à une résidence au festival international de La Roque d’Anthéron. Depuis, il est régulièrement amené à jouer dans des festivals et salles renommés comme La Chaise-Dieu, la Salle Cortot, Festival Jeunes Talents, les Pianissimes, les Automnales du Château de Compiègne … Le trio a fait ses débuts en Chine en août 2025 lors d’une tournée de trois semaines.
Le Trio Parhélie est résident du Centre Européen de Musique de Chambre ProQuartet. Il est issu des CNSM de Paris et Lyon, et a pu étudier auprès de grandes personnalités du milieu de la musique de chambre comme Louis Rodde, Claire Désert, François Salque, Yovan Markovitch, Luc-Marie Aguera et Pierre Colombet. En 2023, le Trio Parhélie obtient le 1e prix du Concours Européen de la FNAPEC, le prix du Trio avec piano au festival ISA (Autriche) et est finaliste du Concours international de musique de chambre de Lyon. Le trio est également Lauréat boursier de la Fondation Société Générale « C’est vous l’avenir » pour les années 2024 et 2025.
L’ensemble est soutenu par le fonds de dotation Talents & Violon’celles, pour le prêt d’un violon Claude Pierray de 1714 ainsi qu’un violoncelle Bernardel Père de 1840.
Le Trio Parhélie est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
À l’image du Nouveau Monde, ce programme célèbre une musique américaine façonnée par les croisements, les métissages et les trajectoires inattendues. De Dvořák à Gershwin, de Florence Price à Bernstein, les folklores se réinventent, les frontières se brouillent et les héritages dialoguent. Les saxophones du Quatuor Zahir – métisses par essence, alliages de métaux et d’esthétiques – s’emparent de ces couleurs multiples aux côtés du pianiste Jorge González Buajasan, également résident de la fondation avec le Trio Zeliha. Après avoir partagé les bancs du Conservatoire de Paris et mené des parcours animés, les artistes se retrouvent ici pour explorer des univers sonores inédits. Hommage à l’essor de leurs instruments outre-Atlantique, ce concert est une traversée vers les origines de Broadway et ses influences afro-cubaines, où l’écriture classique embrasse les rythmes populaires. Cette soirée clôture la résidence de six ans du Quatuor Zahir au sein de la Fondation Singer-Polignac.
Antonín Dvořák (1841-1904)
Quatuor à cordes n° 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) « Américain »
Allegro ma non troppo
Ernesto Lecuona (1895-1963)
Danses Afro-cubaines
Florence Price (1887-1953)
Folksong in counterpoint n°3
Drink to Me Only with Thine Eyes
Ignacio Cervantes (1847-1905)
Danses cubaines
George Gershwin (1898-1937)
Rhapsody in blue
Florence Price
Adoration
Leonard Bernstein (1918-1990)
West side story
Ouverture de Candide
Quatuor Zahir
Guillaume Berceau saxophone soprano
Etienne Boussard saxophone alto
Florent Louman saxophone ténor
Joakim Ciesla saxophone baryton
Jorge Gonzalez Buajasan piano
Quatuor Zahir
Bernard Martinez
Quatre saxophonistes qui ont pour eux une merveilleuse complicité, perceptible jusque dans le choix des couleurs, des phrasés, des respirations.
Le Monde
Une idée qui surgit, une personne que l’on rencontre, et subitement cela nous apparaît comme évident. C’est l’essence même du Zahir, ce mot arabe qui désigne « ce qui est apparent, explicite », ou encore une chose qui, une fois connue, occupe toutes nos pensées.
Née en 2015, cette jeune formation se produit déjà dans de nombreux festivals, en France et dans le monde mais c’est en 2017 que le Quatuor Zahir se distingue en remportant le 9ème Concours International de Musique de chambre d’Osaka (Japon), acquérant ainsi une reconnaissance sur la scène internationale. Ils ont depuis été invités au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Paris et au Konzerthaus de Vienne, ainsi qu’aux Folles Journées de Nantes, au Festival de Radio France à Montpellier, aux festivals des forêts et de Sully, à l’Acropolis de Nice ou encore au Toppan Hall à Tokyo.
Issu du Conservatoire de Paris où il a suivi les conseils du Quatuor Ébène et du Quintette Moraguès, le Quatuor Zahir est actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Parrainé par le pianiste Jean- François Zygel depuis son passage sur France 2 dans l’émission « La Boîte à Musique », il est également lauréat du concours international de musique de chambre de la FNAPEC 2016 et a remporté les médailles d’or aux Manhattan, Vienna et Berliner International Music Competitions de 2019. Après un premier disque en 2018, le Quatuor entame une collaboration discographique avec le label Aparté et produit « L’Heure bleue » parue en 2024. On retrouve dans ces enregistrements les valeurs qui unissent cet ensemble : le partage d’une même sensibilité, d’une exigence aiguë et le désir de renouveler le paysage musical.
À l’image du héros romanesque du Zahir de P. Coelho qui part en quête d’un idéal romantique, ces quatre saxophonistes ont à cœur de faire évoluer le genre du quatuor. Que ce soit en interprétant le répertoire original, grâce à leurs rencontres avec de nombreux compositeurs comme Bruno Mantovani, Fabien Waksman, Ichiro Nodaïra et Graciane Finzi ou en collaborant avec de nombreux artistes : Félicien Brut, Jean-Charles Richard, Jorge Gonzales Buajasan, Adèle Charvet, Les Chanteurs d’Oiseaux, ces musiciens montrent là leur curiosité et leur créativité.
Complicité entre musiciens, chatoiement des coloris, raffinement du jeu, équilibre des quatre instruments, maîtrise totale de l’interprétation ou excellence, rien n’est négligé.
Classica
Jorge Gonzalez Buajasan piano
J. Glassberg
Né à La Havane, Jorge Gonzalez Buajasan commence ses études de piano à Cuba avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Hortense Cartier-Bresson. Lauréat du 1er Prix et du Prix du Public au concours KlavierOlymp de Bad Kissingen en 2015, il reçoit ensuite le Prix Coup de Cœur de la Jeune Critique au Concours Clara Haskil en 2019. En 2021, il remporte le 1er Prix ainsi que quatre Prix spéciaux au Concours International de Musique de Chambre de Lyon avec la violoniste Manon Galy. Ses débuts en trio ont lieu à la Salle Pleyel en prélude à l’Orchestre de Paris. Il se produit ensuite à la Fondation Louis Vuitton aux côtés de Boris Berezovsky. Ses distinctions à Bad Kissingen le conduisent à jouer en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Marseille sous la direction de Lawrence Foster, dans le cadre du festival Kissinger Sommer. Il est également invité au Beethovenfest de Bonn, à la Herkulessaal de Munich pour un récital retransmis par la Bayerische Rundfunk, et au festival « Stars and Rising Stars » aux côtés d’Elisabeth Leonskaja. Depuis, il a été invité à de nombreux festivals, parmi lesquels La Roque d’Anthéron – où il a notamment participé au concert de clôture avec Renaud Capuçon et l’Orchestre de Chambre de Lausanne en 2022 -, les Folles Journées de Tokyo, Piano aux Jacobins, le Festival de Gstaad, le Festival de Lucerne et le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence avec le Quatuor Dutilleux. En tant que soliste, il s’est produit avec l’Orchestre National de Lettonie dirigé par Vassily Sinaïski, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Stanislav Kochanovsky, l’Orchestre National de France sous la direction de Felix Mildenberger, et l’Orchestre de Chambre de Lausanne avec Renaud Capuçon. Depuis 2018, Jorge Gonzalez Buajasan forme le Trio Zeliha avec Manon Galy et Maxime Quennesson. L’ensemble s’est produit à la Grange au Lac du Festival d’Évian, à La Roque d’Anthéron, dans la saison de musique de chambre de l’Orchestre de Monte-Carlo, au Festival Al Bustan et au Festival Berlioz, entre autres. Le trio interprète régulièrement le Triple concerto de Beethoven avec des orchestres tels que l’ONPL dirigé par Gabor Takacs-Nagy, l’Orchestre de Chambre de Lausanne en tournée avec Renaud Capuçon, ainsi qu’avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Bertrand de Billy. Le premier enregistrement du trio, paru en 2020 chez Mirare, a reçu l’éloge d’Alfred Brendel et Menahem Pressler, ainsi que 5 Diapasons, 5 Étoiles de Classica, et le « Editor’s Choice » du magazine Gramophone.
En 2023, Jorge enregistre un disque avec Manon Galy distingué d’un Diapason d’Or de l’année. Puis le trio fait paraître un deuxième enregistrement en 2024, consacré à Chostakovitch et Schubert. Jorge Gonzalez Buajasan a bénéficié des conseils de musiciens tels que Jean-Frédéric Neuburger, Elisabeth Leonskaja, Menahem Pressler et Radu Lupu. Il est actuellement soutenu par la Fondation Banque Populaire.
Jorge est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Zeliha.
Concert de partenariat, sur invitation, organisé au Collège de France
Avant-propos
Depuis sa création en 1928, la Fondation Singer-Polignac a pour mission de soutenir les arts, les lettres et les sciences, notamment à travers l’organisation d’événements culturels. Depuis le début du XXIe siècle, son mécénat s’adresse plus particulièrement à la musique de chambre et aux jeunes artistes émergents par l’animation d’une résidence artistique qui leur permet de répéter, d’enregistrer et de se produire dans le salon de musique de l’hôtel de la fondation, mais aussi lors de manifestations hors les murs. C’est dans ce cadre que la fondation s’associe au Collège de France pour la quatrième année consécutive afin de proposer son traditionnel concert de fin d’année.
Le Collège de France, établi à Paris depuis 1530, répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. On y enseigne ainsi à tous les publics intéressés, sans aucune condition d’inscription ni de diplôme, « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».
Les deux institutions ont toujours partagé des liens proches que ce soit par leurs membres ou leur volonté commune de soutenir le savoir et la recherche, comme en témoigne la toute première conférence organisée par la fondation qui s’est tenue au sein du Collège de France en 1934.
Cette soirée clôture la série de concerts 2025, en accueillant sur la scène de l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, l’ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano, actuellement artiste associé de la Fondation Singer-Polignac.
Programme
Anonyme
Es ist ein Ros entsprungen (Allemagne) – arrangement de Michael Praetorius
Healey Willan (1880-1968)
Hodie Christus Natus est – (Angleterre / Canada)
Traditionnel
Twas in the moon of winter time (Canada) – arrangement de John Rutter
Traditionnel
Mu süda, ärka üles (Estonie) – arrangement de Cyrillus Kreek
Francis Poulenc (1899-1963)
Quatre motets pour le temps de Noël
n°1 O Magnum mysterium (France)
Serguei Rachmaninov (1873-1943)
Bogoroditse Devo (extrait des Vêpres) (Russie)
Jan Sandström (né en 1954)
Es ist ein Ros entsprungen (Suède) – d’après Michael Praetorius (1571-1621)
Gospel
Joshua Fit the Battle of Jericho (États-Unis)
Francis Poulenc
Un Soir de neige (France)
Gustaf Nordqvist (1886-1949)
Jul, jul, strålande jul (Suède)
Hugo Distler (1908-1942)
Die Weihnachtsgeschichte (Choral IV) (Allemagne)
Irving Berlin
Noël blanc (France) – arrangement de Victor Jacob
Sally Beamish (née en 1956)
In the Stillness (Angleterre)
Traditionnel
Chtchedryk (Ukraine) – arrangement de Maykola Leontovych
Nicolae Ursu (1905-1965)
Vine Craciunu pe sara (Roumanie)
Traditionnel
We wish you a merry Christmas (Angleterre) – arrangement d’Arthur Warrell
Traditionnel
Deck the hall (Pays de Galles) – arrangement de John Rutter
Traditionnel
Jingle Bells (États-Unis) – arrangement de Goldon Langford
Emile Desamours (né en 1941)
Noel Ayisyen (Haïti)
Ensemble Aedes
Agathe Boudet, Roxane Chalard, Laura Holm, Clémence Olivier soprano
Julia Beaumier, Pauline Leroy, Charlotte Milbéo, Mathilde Rossignol alto
Fabrice Foison, Anthony Lo Papa, Nicolas Rether, Florent Thioux ténor
Frédéric Bourreau, Sorin Adrian Dumitrascu, Pascal Gourgand,
Maxime Saïu, Dominic Veilleux basse
Mathieu Romano direction
Biographies
Ensemble Aedes
Considéré comme « l’un des meilleurs chœurs de France » (Le Figaro), capable de « tout faire, chanter et jouer à la perfection » (Le Monde), Aedes figure parmi les grands ensembles européens, acclamé pour la justesse et l’intensité de ses interprétations.
Fondé en 2005 par Mathieu Romano, l’ensemble à dix-sept voix a forgésous sa direction une sonorité unique, à la fois précise, charnelle et puissante, d’une vibrante énergie qui va droit au cœur.
De la renaissance à la création contemporaine, en passant par des incursions dans d’autres univers, Aedes aime surprendre, inventer, brouiller les frontières : la danse, le théâtre, les arts visuels se mêlent au chant, ouvrant sans cesse de nouveaux horizons.
Invité des plus grandes scènes françaises et européennes, Aedes est également le partenaire d’orchestres prestigieux dans l’interprétation des chefs-d’œuvre du répertoire choral. Sa riche discographie, essentiellement consacrée à la musique des XXe et XXIe siècles, est récompensée de nombreux prix.
Ancré en région Hauts-de-France, reconnu « pôle culturel ressource » dans le département de la Somme et en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Aedes place la transmission au cœur de son engagement. L’ensemble forme les chefs de chœur de demain, chante pour les publics les plus divers et sensibilise élèves et enseignants à la pratique du chant.
Au cours de la saison 2025/2026, Aedes célèbre ses 20 ans d’existence autour de deux projets phares : la sortie de l’intégrale des œuvres a cappella de Francis Poulenc (Aparté) et une vaste tournée de son programme « Résonances » qui retrace vingt années d’une aventure chorale hors du commun.
Aedes bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France au titre de l’aide aux compagnies conventionnées. Il est soutenu par la Région Hauts-de-France ainsi que par le Conseil départemental de la Somme dans le cadre du dispositif « Pôle culturel ressource ». Il est également en résidence à l’Atelier Lyrique de Tourcoing.
Fondation d’entreprise Société Générale est le mécène principal de l’ensemble. Aedes bénéficie du soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et reçoit des aides du Centre National de la Musique.
Aedes est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant qu’artiste associé. Il est Lauréat 2009 du Prix Bettencourt pour le chant choral, membre de la FEVIS, de Scène Ensemble et de Tenso (réseau européen des chœurs de chambre professionnels).
Mathieu Romano direction
Mathieu Romano place l’expressivité et le partage au centre de sa direction : unir les musiciens dans une même émotion pour mieux la transmettre au public.
Nourrie par la recherche historique mais tournée vers une interprétation vivante et intense, son approche met toujours en lumière le sens et la force émotionnelle des textes musicaux.
Il travaille tout autant avec les voix qu’avec l’orchestre ; cette versatilité, cette connaissance intime de la voix, ainsi que la clarté de son geste et son écoute lui permettent d’être aussi familier sur une scène qu’en fosse d’opéra.
Personnalité en quête perpétuelle d’expériences nouvelles, son répertoire s’étend ainsi de la musique baroque jusqu’aux créations d’aujourd’hui. Il s’empare également régulièrement de projets transdisciplinaires : électronique en temps réel, ciné-concerts, théâtre musical, performances in-situ…
Ces dernières saisons, il a collaboré avec des orchestres et ensembles comme Les Siècles, l’Orchestre de Chambre de Paris, L’itinéraire, l’Orchestre National de Lille, le Yellow Socks orchestra, L’Orchestre National de Pays de la Loire, l’Orchestre de l’Opéra de Genova, l’orchestre symphonique de la Garde Républicaine, Les Frivolités Parisiennes, le Chœur de Radio France, le RIAS Kammerchor, le Netherlands Chamber choir.
Dans le domaine de l’opéra, il a entre autres dirigé Breaking the waves (Mazzoli) à l’Opéra-Comique, Don Giovanni (Mozart) au Théâtre des Champs-Élysées, et dirige cette saison Orphée aux enfers (Offenbach) au CNSMD de Paris et L’Arche de Noé (Britten) à l’Atelier Lyrique de Tourcoing avec Les Siècles.
Avec Aedes, dont il est fondateur et directeur artistique, il se produit dans les plus grandes saisons musicales. Cet ensemble et sa riche discographie sont salués par le public et la critique.
Pour ses réalisations en tant qu’artiste, il est nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2020.
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