Quartetto Eos – 19 octobre 2023

Avant-propos

Depuis la création du quatuor en 2016, nous nous sommes donnés pour but – par notre lecture critique et approfondie de la partition – de transmettre au public des émotions fortes, parfois contrastées, et d’atteindre l’âme du spectateur à travers notre son.

Notre programme se compose de deux pièces dans lesquelles les compositeurs, à la fin de leur vie, ont pioché au plus profond de leurs émotions. L’incipit désespéré du Quatuor opus 80 de Mendelssohn, un motif frénétique, presque une errance dans le chagrin qui, mesure après mesure devient un cri de douleur, crée un remarquable contraste avec le mouvement lent qui suit, duquel se dégagent une lumière et un langage radicalement différents, tendre et plein de recueillement. Le Quatuor n°14 de Schubert « La Jeune fille et la mort » est quelque peu similaire dans sa construction rien qu’avec son premier mouvement où les sections rythmiques contrastent avec les thèmes doux et élégants inspirés de la tradition autrichienne.

C’est là pour nous la mission d’un musicien : transmettre les pages immortelles de la musique, mais à travers elles, inspirer, captiver, impliquer l’auditeur.

Quartetto Eos

Programme

Felix Mendelssohn (1809-1847)

Quatuor à cordes n°6 opus 80 

  • Allegro vivace assai
  • Allegro assai
  • Adagio
  • Finale Allegro molto

Franz Schubert (1797-1828)

Quatuor à cordes n°14 La jeune fille et la mort D.810

  • Allegro 
  • Andante con moto
  • Scherzo. Allegro molto — Trio
  • Presto 

Quartetto Eos

Elia Chiesa, Giacomo Del Papa violon

Alessandro Acqui alto

Silvia Ancarani violoncelle

© Flavio Ianniello

Quartetto Eos

Formé en 2016 au sein du Conservatoire S. Cecilia de Rome, le Quatuor Eos a immédiatement attiré l’attention du monde musical par la fraîcheur et la profondeur de ses interprétations, en remportant en 2018 le Prix Farulli attribué par la Critique musicale italienne.

Le quatuor est actuellement en master de musique de chambre à l’école de musique et de théâtre de Munich au sein de l’académie du Quatuor Ebène et étudie régulièrement auprès d’Alfred Brendel, Corina Belcea (Belcea Quartet), Eckart Runge, Patrick Jüdt (ECMA), Lawrence Dutton (Emerson Quartet), Isabel Charisius (Alban Berg Quartet), Günter Pichler (Alban Berg Quartet) et le Jerusalem Quartet.

Les musiciens ont également bénéficié des cours intensifs pour quatuor à cordes à l’Académie Stauffer de Cremona, dans la salle du Quatuor Cremona.

Le Quatuor Eos est lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux, comme le Concours international Anton Rubinstein de Düsseldorf, le Concours Sergio Dragoni à Milan et a remporté le premier prix du Concours Orpheus en Suisse en 2020.

Le quatuor s’est déjà produit dans de nombreuses salles et festivals italiens (la Società del Quartetto à Milan, à l’Istituzione Universitaria dei Concerti et l’Accademia Filarmonica Romana à Rome…), mais également en Suisse (Festival Musikdorf Ernen et Davos Festival) ainsi qu’à la Philarmonie de Paris.

Les musiciens ont déjà collaboré avec Calogero Palermo (Royal Concertgebouw Orchestra), Gustavo Nuñez (Royal Concertgebouw Orchestra), Jerusalem Quartet, Cremona Quartet, Enrico Pace, Aron Chiesa (Teatro alla Scala) et Enrico Dindo. Ils se produisent régulièrement sur les ondes et la télévision italiennes (Rai Radio3, “SRF 2 Kultur”, Rai 5, Rai 1).

Le premier disque du quatuor Eternal Beauty est paru au printemps 2023 (Da Vinci Records) et se consacre à Janáček, Mendelssohn et Webern.

Le quatuor est membre du Dimore del Quartetto et vient d’être sélectionné pour participer au Concours de Genève 2023.

Les musiciens jouent sur un quatuor d’instruments de Peter Greiner généreusement prêté par Valentin Erben (Alban Berg Quartet).

Le Quatuor Eos est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.

Musique de chambre en Europe centrale #3 : Polonais et Hongrois – 15 juin 2023

conçu et présenté par Benoît Duteurtre

Programme musical

Franz Schubert (1797-1828)

Mélodie hongroise en si mineur pour piano D 817

Frédéric Chopin (1810-1849)

Introduction et Polonaise brillante pour piano et violoncelle, en ut majeur opus 3 

Trio pour piano, violon et violoncelle en sol mineur opus 8

finale, allegretto

Franz Liszt (1811-1886)

Epithalam, S 129, pour violon et piano

La lugubre gondole, S 134 pour violoncelle et piano

Karol Szymanowski (1882-1937)

Mythes, op.30 pour violon et piano

n°3 : Dryades et Pan 

Béla Bartók (1881-1945)

Contrastes pour clarinette, violon et piano Sz 111

n°2 « Piheno »

n°3 « Sebes

Raphaël Sévère clarinette

Shuichi Okada violon

Maxime Quennesson violoncelle

Guillaume Vincent piano

ainsi que la diffusion de documents sonores et audiovisuels

Biographies

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né en 1960 à Sainte-Adresse. Arrière-petit-fils du président René Coty, il grandit au Havre où il commence, adolescent, à se passionner pour la poésie et la musique moderne. En 1977, il entreprend des études de musicologie puis s’installe à Paris. Tout en écrivant beaucoup, il fréquente les milieux de la musique contemporaine, du jazz, et participe comme pianiste à plusieurs spectacles.

Encouragé par Samuel Beckett, il publie en 1982 son premier texte dans la revue Minuit, puis en 1985 son premier roman chez Grasset, avant d’entamer chez Gallimard – dans « l’Infini « puis dans la collection blanche – une série de fictions souvent satiriques sur la France contemporaine : Tout doit disparaîtreDrôle de tempsGaieté parisienneLes Malentendus et Le Voyage en France qui reçoit en 2001 le prix Médicis… Ses goûts littéraires et sa perception du monde le rapprochent d’illustres aînés comme Milan Kundera (qui écrit un avant-propos pour Drôle de temps), Jean-Jacques Sempé (qui dessine les couvertures de ses « Folio »), et d’auteurs de sa génération, en particulier Michel Houellebecq. Il publie également dans la presse littéraire et musicale.

Dans les années 2000, Benoît Duteurtre aborde l’anticipation avec des romans comme Service Clientèle et La Petite Fille et la cigarette (Fayard) – bientôt traduits dans de très nombreux pays. Suivront dans la même veine, chez Fayard et Gallimard, Le Retour du général, L’Ordinateur du Paradis et Dénoncez-vous les uns les autres.

Il entreprend également un cycle de romans autobiographiques : Les Pieds dans l’eau (2008, prix des Écrivains du Sud), L’Été 76 (2011), puis Livre pour adultes (2016)et Ma vie extraordinaire (2021), dans lesquels il mêle souvenirs et fiction. On y retrouve ses paysages familiers : Étretat, Le Havre, Paris, New York, les Hautes Vosges. Ces ouvrages, parus chez Gallimard, figurent dans les sélections des principaux prix littéraires et Benoît Duteurtre obtient, en 2017, le grand prix de littérature Henri Gal, décerné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Depuis son essai Requiem pour une avant-garde (1995, Les Belles Lettres), Benoît Duteurtre a contribué aux débats sur la musique contemporaine, puis soutenu de nombreux compositeurs à travers l’association Musique Nouvelle en Liberté qu’il a fondée avec Marcel Landowski. Mais il adore également la musique légère, la chanson et l’opérette qui, depuis 1999, font le succès de son émission Étonnez-moi Benoît, chaque samedisur France Musique. On lui doit plusieurs documentaires et un spectacle chanté, Le Fantôme de l’Opéra-Comique, créé en 2004 salle Favart. Conseiller de la Fondation Singer Polignac, il y présente régulièrement des soirées musicales.

Parmi ses publications, on peut mentionner encore des recueils de chroniques comme Ma belle époque (Bartillat), Polémiques et Pourquoi je préfère rester chez moi (Fayard) ; mais aussi deux récits à caractère historique : Ballets roses (Grasset) et La mort de Fernand Ochsé (Fayard). Passionné par la France du début du XXe siècle, il achève en 2022 un Dictionnaire amoureux de la Belle époque et des Années folles (Plon).

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans MarianneLe Figaro littéraireClassicaL’Atelier du roman. Repris pour la plupart en collection « Folio », ses romans ont donné lieu à des traductions dans une vingtaine de langues. Il est membre de l’académie Alphonse Allais et commandeur des Arts et des Lettres.


Raphaël Sévère clarinette

Vainqueur du concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé aux Victoires de la Musique « Révélation soliste instrumental » à 15 ans, Raphaël Sévère remporte en novembre 2013 le prestigieux concours des Young Concerts Artists de New York qui lui décerne le 1er Prix ainsi que huit des dix Prix spéciaux. 

Raphaël s’est produit en soliste avec le Deutsche Sinfonieorchester à la Philharmonie de Berlin, l’Orchestra of St. Luke au Alice Tully Hall de New York, l’Orchestre de chambre de Paris au festival de Saint-Denis, l’Orchestre National de Russie au festival de Colmar, le London Philharmonic Orchestra, le Konzerthausorchester de Berlin, les Orchestres Nationaux du Capitole de Toulouse, de Bordeaux-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Lille, de Strasbourg, de l’Ile de France. 

En récital, il est présent au Théâtre des Champs Elysées, Kennedy Center de Washington et Merkin Concert Hall de New York, Gardner Museum de Boston et de Vancouver, Auditorium du Louvre, KKL de Lucerne, Rheingau Musik Festival, Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, Fondazione La Società dei Concerti di Milano, French May de Hong-Kong, Festival de la Grange de Meslay, Salle Molière à Lyon, Grand Théâtre d’Aix en Provence, Festival de Radio France Montpellier, Folles Journées de Nantes, de Varsovie, de Tokyo. 

En musique de chambre, il a pour partenaires les quatuors Ebène, Modigliani, Prazák, Van Kuijk, les trios Wanderer, les Esprits et Messiaen, également Martha Argerich, Boris Berezovsky, Adam Laloum, Jean-Frédéric Neuburger, Gidon Kremer, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman, Xavier Philips, Victor Julien-Laferrière, François Salque… 

Attiré depuis toujours par la création et lui-même compositeur, il crée en 2016 sa première pièce Obscurs pour clarinette et guitare à la salle Cortot avec Antoine Morinière, éditée par L’empreinte mélodique. En 2019, il compose Sept Miniatures pour piano seul (création en février 2019) et Entre chien et Loup pour guitare seule (création à Vienne en été 2019). En 2020, il créera son premier concerto pour clarinette et orchestre, commande de l’Orchestre de Bretagne.

Ses disques ont été distingués entre autres par Diapason (Diapason d’Or), Classica (Choc), Télérama (évènement FFFF).

En 2017 parait un album consacré au 1er Concerto pour clarinette de Carl Maria von Weber enregistré à la Philharmonie de Berlin avec le Deutsches Sinfonieorchester sous la direction d’Aziz Shokhakimov, couplé à deux œuvres du même compositeur avec le pianiste Jean-Frédéric Neuburger (Mirare).

Complice de toujours avec le Trio Messiaen, ils font paraître en 2018 un album consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès (Mirare).

Raphaël est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant que soliste depuis 2020.


Shuichi Okada violon

Né en 1995 à Bordeaux, Shuichi Okada débute l’étude du violon à l’âge de cinq ans. Shuichi est admis au Conservatoire de Paris à l’unanimité à l’âge de quinze ans dans la classe de Roland Daugareil, Suzanne Gessner et Christophe Poiget. Passionné par la musique de chambre, il intègre la prestigieuse classe du Quatuor Ysaÿe et a la chance de travailler avec des professeurs tels que Claire Désert, François Salque, Jérôme Pernoo ou encore le Trio Wanderer. Il participe souvent à des master-classes, notamment avec Mihaela Martin, Pavel Vernikov, Patrice Fontanarosa, Donk Suk Kang, Sarah Nemtanu, Stephan Picard. Il est membre du trio à cordes Arnold.

Shuichi est sélectionné pour participer à de prestigieuses académies telles que l’Académie Seiji Ozawa (Suisse), l’Académie Carl Flesch (où il obtient le Prix Stennebrüggen ainsi que le Prix Ginette Neveu) ou le Festival de Santander. Il est lauréat de nombreux concours : 2ème prix au Concours international Postacchini, 1er prix au Concours international Ginette Neveu, 1er prix et Prix de la personnalité la plus remarquable au Concours international de Mirecourt et devient plus récemment lauréat du Concours Lipizer (Gorizia) et du Concours Fritz Kreisler (Vienne).

Shuichi est régulièrement invité à des festivals, comme le Festival Les vacances de Mr Haydn, le Festival de la Roque d’Anthéron dans le cadre des ensembles en résidence, le Festival de la Vézère, les Moments musicaux de La Baule, le Festival de Pâques de Deauville, le Festival de Giverny, le Festival Musique à Guéthary, Festival du Palazetto Bru Zane, où il s’est produit avec des artistes tels que Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros, Michel Strauss, Raphaël Pidoux, Jean-Claude Vanden Eyden, Peter Frankl, Philippe Jaroussky, Mathieu Herzog, Antoine Tamestit, Claire Désert, Lise Berthaud, Philippe Bernold, Pierre Fouchenneret, Itamar Golan, Jean-Claude Pennetier. Avec Jean-Paul Gasparian (piano) et Gauthier Broutin (violoncelle), il forme le trio Cantor, en résidence à la fondation Singer-Polignac depuis septembre 2016.

En musique de chambre, deux CDs paraîtront l’année prochaine : les deux sextuors de Brahms chez B-Records avec Pierre Fouchenneret, Lise Berthaud, Marie Chilemme, François Salque et Yan Levionnois ainsi que l’octuor de Schubert. Il joue un violon italien de Sanctus Séraphin (1735) prêté par la Fondation Zilber.

Shuichi est soutenu par les fondations Safran et Or du Rhin. Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Arnold depuis 2019.


Maxime Quennesson violoncelle

C’est à seulement six ans que Maxime Quennesson débute son apprentissage du violoncelle. En 2011, il entre au Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) de Paris dans la classe d’Hélène Dautry avant de poursuivre sa formation en 2014 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris dans la classe de Michel Strauss et Guillaume Paoletti. Maxime y obtient son Master en 2019, mention « très bien » avec les félicitations du jury. La même année, il entre à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction de Gary Hoffman et Jeroen Reuling.
Membre fondateur du Trio Zeliha, Maxime est lauréat de nombreux concours internationaux, parmi lesquels Barbash Bach, Louis Rosoor, Edmond Baert, PMC, Flame … En 2021, il est demi-finaliste du concours de Genève. En 2022, il remporte le 3ème prix au concours Trio di Trieste, Italie, (avec Kojiro Okada), et 2ème prix du International Bucchet International Cello Competition, à Bruxelles.
Il s’est produit en soliste, avec orchestre (Orchestre du Concert de la Loge, Stuttgart Kammerorchester, Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Belgian National Orchestra, Orchestre national des Pays de la Loire…) et en récital (Festival Radio France Montpellier-Occitanie, les Folles Journées, la Roque d’Anthéron, Rencontres Musicales d’Evian, Sommets Musicaux de Gstaad, Festival de Pâques d’Aix-en-Provence et de Deauville…)
Maxime joue sur un violoncelle fabriqué par Jean-Baptiste Vuillaume (1863), généreusement mis à disposition par Bruno Delepelaire, et est soutenu par SAFRAN, l’ADAMI et l’Or du Rhin, et intègre la Fondation Banque Populaire en 2022.

Maxime Quennesson est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Zeliha depuis 2022.

Guillaume Vincent piano

Guillaume Vincent naît en octobre 1991 à Annecy. Il commence à étudier le piano à l’âge de 7 ans. Il donne ses premiers récitals et ses premiers concerts avec orchestre dès 10 ans. Son talent est très vite remarqué par François-René Duchable, qui l’amène à se présenter au Conservatoire de Paris qu’il intègre à 13 ans dans la classe de Jacques Rouvier et Prisca Benoit. Trois ans plus tard, il y obtient son Prix de piano à l’unanimité du jury et son diplôme de formation supérieure. Il y poursuit ensuite sa formation auprès de Jean-François Heisser et Marie-Josèphe Jude en piano et avec Yves Henry en harmonie. Il reçoit son diplôme de Master de piano ainsi que son Prix d’harmonie à 18 ans. En juin 2011, il obtient son diplôme de 3e Cycle d’artiste-interprète. Depuis septembre 2018, Guillaume est élève à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique dans la classe de Louie Lortie.


Guillaume Vincent est lauréat de nombreux prix : Prix Drouet-Bourgois, Premier Prix au concours de Leipzig « Young Concert Artists », Prix de l’Académie Ravel et Prix des Mélomanes Côte Sud à Saint-Jean-de-Luz, Troisième Grand Prix au concours Marguerite Long – Jacques Thibaud, Prix de la SACEM, Prix de la Fondation Lacroix, et Prix de l’Orchestre National de France, Premier Prix du concours Adelia Alieva et Révélation classique de l’ADAMI, Prix Jeunes Talents, Prix de la Fondation Safran pour la Musique, lauréat de la Fondation d’entreprise de la Banque Populaire. En 2014 il est nommé dans la catégorie « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la musique classique.

Il se produit en soliste sur les scènes les plus prestigieuses comme le Suntory Hall à Tokyo, le Barbican Hall à Londres, le Théâtre des Champs-Élysées, la Salle Pleyel et la Salle Gaveau à Paris, le Palace of Arts à Budapest, le Qatar Opera House à Doha, le Simón Bolívar Hall à Caracas ou encore St Martins-in-the-Fields à Londres. En outre, il multiplie les collaborations avec des orchestres tels que l’Orchestre de la Radio de Francfort, l’Orchestre philharmonique de Budapest, l’Ensemble orchestral de Kanazawa, l’Orchestre philharmonique de Kanagawa, l’Orchestre national de Bordeaux, l’Orchestre Lamoureux, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique du Qatar et l’Orchestre symphonique Simón Bolívar. Ces rencontres lui permettent de travailler avec d’éminents chefs d’orchestre dont Marc Minkowski, Tugan Sokhiev, Seikyo Kim, Fayçal Karoui, Olari Elts, Joshua Dos Santos, Arie Van Beek, et Joshua Weilerstein.

Il est régulièrement invité par de nombreux festivals en France pour se produire en solo et en musique de chambre. Citons notamment le Lille Pianos Festival, le Festival Piano Jacobins à Toulouse, le Festival Chopin à Paris, le Festival Pianos en Valois à Angoulême, le Festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le Festival international Piano Classique à Biarritz, le Festival les Grands Crus Musicaux et l’Esprit du Piano à Bordeaux, le Printemps musical de Saint-Cosme, le Nohant Festival Chopin, la Folle Journée de Nantes, le Festival de la Roque d’Anthéron…

Parmi ses nombreux partenaires de musique de chambre, on peut nommer Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Alexandra Soumm, Déborah Nemtanu, Antoine Tamestit, Lise Berthaud, Adrien La Marca, Edgar Moreau, Yan Levionnois, Jean-François Heisser, David Kadouch, Jonas Vitaud, Adam Laloum, Paul Meyer, Michel Lethiec, Sabine Devieilhe, Caroline Casadesus, les quatuors Ardeo, Zaïde, Varèse et Hanson, l’Ensemble Initium et le choeur Aedes.

Outre ses nombreuses collaborations discographiques notamment avec Warner, Guillaume Vincent enregistre deux projets solos pour le label Naïve : un double disque avec les Préludes de Rachmaninov paru en novembre 2012 et Black Liszt en décembre 2019, autour d’œuvres méconnues de Franz Liszt.

En décembre 2019, il crée le spectacle La Traversée avec la comédienne Valentine Jongen à la Ferme du Biéreau en Belgique, en coproduction avec Le Volcan – Scène nationale du Havre où Guillaume est artiste associé depuis 2019. 

Guillaume Vincent est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.

Quatuor Akilone – 19 janvier 2023

Franz Schubert (1797-1828)

Quatuor n°13 en la mineur D.804 opus 29 « Rosamunde » 

  • Allegro ma non troppo
  • Andante
  • Menuetto – Allegretto – Trio
  • Allegro moderato

Leoš Janáček (1854-1928)

Quatuor à cordes n°1 « Sonate à Kreutzer » (1923)

  • Adagio. Con moto
  • Con moto
  • Con moto – vivo – andante
  • Con moto (adagio) – più mosso

Quatuor Akilone

Magdalena Geka, Elise De-Bendelac violon

Perrine Guillemot alto

Lucie Mercat violoncelle

Quatuor Akilone

Le Quatuor Akilone est le fruit d’une aventure musicale et humaine née en 2011 à Paris. Un jeu élégant, un son généreux et un esprit éveillé animent cet ensemble pour apporter poésie et profondeur aux œuvres qu’il aborde. Quatre personnes, quatre caractères et quatre pensées différentes pour ne former qu’un instrument à 16 cordes… et 40 doigts ! L’impossible devient réel quand l’écoute, la persévérance et une rigueur tout en souplesse sont au service de l’imagination.

Faire des choix en connaissance de cause, rendre ces partitions vivantes, comprendre leur essence et les incarner, tel est le pari du quatuor Akilone. La rencontre avec Hatto Beyerle, avec qui ces musiciennes continuent d’échanger, s’est révélée fondamentale et sa vision philosophique et rhétorique de la musique leur permet maintenant de grandir tout en s’interrogeant. D’éminents chambristes tels Vladimir Mendelssohn, Johannes Meissl, Xavier Gagnepain, Jean Sulem, Miguel Da Silva, le Quatuor Ebène et Mathieu Herzog les ont guidées et continuent de les soutenir. L’ECMA, dont elles sont membres alumni, a été également un fabuleux terreau d’apprentissage.

Fort de ces fabuleuses rencontres, le Quatuor Akilone, après un semestre en échange Erasmus à Vienne, remporte en mai 2016 le Premier Grand Prix du 8ème Concours international de Quatuor à cordes de Bordeaux et le prix ProQuartet. Depuis cette date, il s’est envolé au Japon et dans toute l’Europe ; sur des scènes prestigieuses comme le Munetsugu Hall à Nagoya, le Wigmore Hall à Londres, le Teatro Comunale de Treviso, la salle Cortot et la Philharmonie de Paris, les Muziekgebouw d’Amsterdam et d’Eindhoven et la Liszt Academy à Budapest. Depuis 2017, ce jeune ensemble est distingué « génération Spedidam » et lauréat de la Fondation Banque Populaire. Il fait également partie du projet Le Dimore del Quartetto qui les soutient en Italie.

En 2018, le Quatuor signe son premier enregistrement consacré à Haydn, Mozart et Schubert, sous le label Mirare. Et en 2019, le film documentaire « A quatre ou rien » est réalisé par Chloé Perlemuter sur le quatuor Akilone autour des trois quatuors op.59 de Beethoven avec la participation de Hatto Beyerle (altiste fondateur du quatuor Alban Berg) et Mathieu Herzog (altiste fondateur du quatuor Ebène). Ce film est produit par Héliox Films et l’Association les Amis du Quatuor Akilone en association avec France Télévisions et Medici.tv.

Le Quatuor Akilone est également membre de l’association Proquartet et bénéficie à ce titre d’une résidence au conservatoire du 15e arrondissement à Paris. Grâce à cette association, le quatuor a fait la rencontre de la compositrice chinoise Xu Yi, ouvrant la voie d’un riche échange autour de la création d’Aquilone Lontano qui leur est dédiée. La création mondiale de cette oeuvre, inspirée du son et du nom du quatuor, a eu lieu à la Philharmonie de Paris en février 2018.

Partager la scène avec d’autres musiciens est essentiel pour ce jeune quatuor qui a déjà eu la chance de jouer aux côtés de Vladimir Mendelssohn, Tabea Zimmermann, Jérôme Pernoo, David Walter, Sharon Kam, Pavel Gililov et Jean François Heisser. A chaque musicien rencontré, c’est une immense joie dans l’échange qui permet de rester l’esprit ouvert.

Bien ancré dans son temps et grâce à sa collaboration avec les associations Musethica et les Concerts de Poche, le Quatuor Akilone s’engage musicalement auprès de prisonniers, de réfugiés, ou de personnes handicapées. Cette démarche est fondamentale pour ces jeunes musiciennes pour qui le lien tissé auprès de publics divers est vital. Un fil conducteur les guide : permettre à tous ceux qui en ont besoin et qui le souhaitent, de s’échapper l’espace d’un instant dans un monde sonore poétique et libérateur.

Akilone sur un fil, un jeu tout en couleur, qui permet d’avoir la tête dans les nuages tout en gardant les pieds sur terre…

Le Quatuor Akilone est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis juillet 2022 en tant qu’artiste résident.

Trio Zadig

Présentation du concert

Nous entendrons, ce soir, deux œuvres phares du répertoire de musique de chambre et deux compositeurs qui ont en commun la spontanéité, la fraîcheur d’inspiration, un romantisme nourri par la musique populaire. En ce sens, Franz Schubert et Anton Dvorak sont presque cousins – même ce sont aussi deux œuvres très différentes que nous invite à redécouvrir le trio Zadig.

Franz Schubert se situe encore à la limite du classicisme et du romantisme. Il reprend les schémas des sonates, quatuors et symphonies de Haydn, Mozart et Beethoven, mais il y fait passer une expression nouvelle : un ton de confidence personnelle, une inspiration poétique, voire même élan tragique qui fascineront la plupart des compositeurs du XIXe siècle. Et ce caractère préromantique de Schubert apparaît spécialement dans les grands chefs d’œuvres de musique de chambre qui voient le jour durant les derniers mois de sa vie, en 1827-1828.

Schubert est alors âgé d’à peine trente ans. Il a déjà produit nombre de quatuors à cordes, dont certains très personnels comme La jeune fille et la mort en 1824. Mais ces œuvres sont restées cantonnées dans des concerts ente amis, tout comme le quintette La Truite, et Schubert doit plutôt sa relative notoriété à ses recueils de lieder. C’est alors qu’il va composer plusieurs œuvres immenses : deux trios avec piano et le quintette à deux violoncelles. Trois partitions assez proches par leurs amples dimensions, leur expressivité bouleversante mêlée à une forme de simplicité.

Le Quintette qu’on a déjà joué ici sera la dernière de ces œuvres, composée durant l’été 1828, juste avant la mort de Schubert. Les deux trios avec piano voient le jour quelques mois plus tôt, à la fin de l’année 1827 : d’abord le trio en si bémol, op.99, puis le trio en mi bémol op.100 que nous allons entendre. Il est créé en décembre 1827 au Musikverein, la salle de la « Société des amis de la musique de Vienne » (qui n’est pas encore située dans le célèbre bâtiment actuel). Selon Schubert lui-même, le concert semble avoir séduit le public, sans toutefois que les journaux mentionnent cette création. L partition sera éditée peu après.

Le trio opus.100 est une des œuvres qui vont alors établir la gloire de Schubert après sa mort, notamment en France, premier pays étranger à s’intéresser vraiment au compositeur. Il est édité à Paris quelques mois à peine après Vienne, et sera joué régulièrement en concert à partir de 1832. Les réactions sont toutefois contrastées, comme en témoigne cette critique parue en 1833 dans la revue Le Pianiste qui ne manque pas de nous surprendre : « Le Trio de Schubert est un ouvrage bien froid dans son ensemble, et long outre mesure. C’est une pâle copie de l’école allemande. Nous excepterons cependant l’adagio, où quelques passages largement écrits ont plusieurs fois excité une vive sensation. Peut-être sous les doigts de Liszt eut-il un peu plus entraîné l’auditoire ».

Il est vrai que ce second trio, tout comme le premier et le quintette, est une composition en quatre mouvements très développés. Chacun présente cependant une unité et même une simplicité formelle saisissante, fondée sur quelques motifs qu’on n’oublie jamais et sur ces beautés très schubertiennes qui sont l’ambiguïté du majeur et du mineur, le côté populaire de certains thèmes, l’aspect envoûtant et répétitif des accompagnements.

C’est le cas notamment du premier mouvement où, après une interdiction énergique et presque beethovenienne, s’élève un second thème d’une grâce irrésistible – comme le second thème du quintette à cordes – qui va se combiner au premier dans un vaste développement. Le second mouvement, Andante, est un des plus célèbres mouvements lents de Schubert avec son thème emprunté à un violoniste suédois entendu à Vienne, mais dont Schubert tire un parti extraordinairement personnel, aux allures de marche funèbre. Suivront le scherzo, mouvement purement rythmique plus resserré ; puis le vaste allegro final qui semble moins tendu que les deux premiers mouvements – mais qui fait soudain réapparaître le thème de l’andante, comme un rappel mélancolique avant la conclusion, soulignant l’unité de l’œuvre désignée par Schumann comme « un phénomène du ciel par dessus les agitations de la musique d’alors ».

J’ajoute que j’aurai ce soir, en écoutant cette musique bouleversante, une pensée pour notre ami Nicholas Angelich, ce merveilleux pianiste que nous avons pu entendre ici à plusieurs reprises, et qui vient de nous quitter à l’age de 51 ans. Nicholas était un poète de la musique, une personnalité profonde et fantasque, à la fois très grand pianiste et très grand chambriste que nous ne sommes pas près d’oublier.

*

Après ce monument, c’est dans un monde poétique un moins sombre que va nous conduire la seconde œuvre du programme : le merveilleux trio pour piano et cordes n°4, dit trio « dumky » d’Anton Dvorak, composé soixante-quatre ans après celui de Schubert et qui reste une des œuvres les plus jouées du compositeur.

Je rappelle que Dvorak est né en Bohème, 1841, dans un milieu modeste ; qu’il a travaillé d’abord comme altiste dans les petits orchestres praguois, avant de se consacrer pleinement à la composition, d’être remarqué et encouragé par Brahms ; puis enfin de devenir une des gloires musicales de la toute fin du XIXe siècle, avec la Symphonie du nouveau monde ou le Concerto pour violoncelle et orchestre.

Son œuvre, pourtant ne se résume pas là, car Dvorak a laissé un immense catalogue encore largement méconnu du grand public. Il comporte neuf symphonies, dix opéras, quatre concertos, des poèmes symphoniques, de la musique vocale sacrée et profane, de la musique pour piano. Rien que dans le domaine de la musique de chambre, on lui doit quatorze quatuors à cordes, quatre trios avec piano, deux quatuors et deux quintettes avec piano, mais aussi des trios, quintettes et sextuor à cordes.

Depuis quelques décennies, les chambristes se penchant davantage sur son oeuvre et, parmi les compositions les plus admirées, figure ce quatrième et dernier trio pour violon, violoncelle et piano, dit trio « Dumky », qui fut créé en 1891 à Prague avec le compositeur au piano, puis joué quarante fois dans toute la Bohème… juste avant le départ de Dvorak pour les États-Unis où il allait prendre la direction du conservatoire de New York.

Ce trio Dumky est une œuvre singulière dans le répertoire pour trio avec piano : genre qui suit généralement – on vient de le voir avec Schubert – l’architecture générale des formes classiques en trois ou quatre mouvements. Ici, au contraire le compositeur a opté pour une forme en six mouvements relativement brefs : chacun d’entre eux étant une sorte d’improvisation aux humeurs et aux élans contrastés, hors des schémas habituels de la forme sonate.

Le terme « dumky », plus précisément, renvoie dans la langue tchèque à un sentiment de méditation, de pensée intérieure dans l’ombre du soir. Il peut être tour à tour sombre, rêveur, fantasque, dansant, mélancolique, ce qui fait le côté très libre et très varié de cette partition.

Vous y retrouverez la poésie slave si particulière de ce musicien aimé de Brahms. Ce dernier a d’ailleurs lui-même corrigé les épreuves du trio, alors que Dvorak se trouvait déjà aux États-Unis. Une preuve supplémentaire de l’admiration que le maître allemand portait à son cadet tchèque, tout comme il avait été fasciné par sa découverte de Schubert. Car, chez l’un comme chez l’autre, il retrouvait ce naturel et cette poésie d’inspiration populaire qui sont un des traits fondamentaux du romantisme.

Benoît Duteurtre

Programme

Franz Schubert (1797-1828)

Trio pour piano et cordes nᵒ 2 en mi bémol majeur D.929 opus 100

Allegro

Andante con moto

Scherzando. Allegro moderato

Allegro moderato

Antonín Dvořák (1841-1904)

Trio pour piano et cordes n° 4 en mi mineur « Dumky » opus 90 B. 166

Lento maestoso-allegro quasi doppio movimento 

Poco adagio-Vivace non troppo

Andante-Vivace non troppo 

Andante moderato (quasi tempo di marcia) – Allegretto scherzando

Allegro 

Lento maestoso-Vivace 

Trio Zadig

Ian Barber piano

Boris Borgolotto violon

Marc Girard Garcia violoncelle

Biographie

Trio Zadig

Récompensé par onze prix internationaux, le Trio Zadig captive le public par sa virtuosité, son élégance, et son enthousiasme irrésistible.

C’est dans l’amitié que le Trio Zadig puise toute sa force et son authenticité. Boris Borgolotto et Marc Girard Garcia, véritables amis d’enfance, ont étudié ensemble au Conservatoire National Supérieur de Paris, puis à l’Université de musique de Vienne. De retour en France, leur route croise celle d’Ian Barber, pianiste américain issu de la classe d’André Watts à l’Université d’Indiana. Entre eux, le courant passe immédiatement, et ils décident d’unir leurs talents pour fonder le Trio Zadig.

Le nom du trio a été choisi d’après le personnage éponyme de Voltaire : Zadig (de l’Hébreu « le juste » et de l’Arabe « le vrai »). L’énergie et la jeunesse que met le trio à interpréter la musique de chambre ressemblent à ces aventures de Zadig, tour à tour amusantes et sérieuses, toujours captivantes.

Le succès du Trio Zadig ne se fait pas attendre. En quelques années, il remporte de nombreuses distinctions, dont le Premier Prix du Concours de la Fnapec – dans les pas d’ensembles renommés comme le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Ebène et le Trio Wanderer – et le Deuxième Prix du Concours Fischoff aux Etats-Unis. Aujourd’hui résident « artiste associé » de la Chapelle Reine Elisabeth, il est aussi résident de ProQuartet, de la Fondation Singer-Polignac à Paris et de « Le Dimore del Quartetto » en Italie.

Le Trio Zadig se produit aujourd’hui dans le monde entier, des Etats-Unis à Taïwan, dans des salles prestigieuses comme le Wigmore Hall, le Shanghai City Theater, l’Eslite Hall de Taipei, la Salle Cortot et la Philharmonie de Paris, le Bozar de Bruxelles, le Bridgewater Hall de Manchester… En parallèle, le Trio rencontre de grands artistes qui contribuent à l’épanouissement de son expression musicale : Ivry Gitlis et Menahem Pressler.

Suite à ses débuts remarqués, le Trio est diffusé sur Mezzo TV et Culturebox/France TV, et il devient l’invité de nombreuses émissions radiophoniques : France Musique, France Inter, Musiq’ 3 RTBF, RTS2.

Le Trio Zadig sort en mars 2019 son premier album « Something in Between » (ffff Télérama) en hommage à ses racines franco-américaines, en collaboration avec Benjamin Attahir et Bruno Fontaine. Il profitera de la fin du premier confinement dû à la pandémie de 2020 pour enregistrer son deuxième album en version digitale consacré aux Saisons de Tchaikovsky et enregistré dans le Salon de musique de la Fondation Singer-Polignac. Puis, en septembre 2021 paraît son dernier album Orpheus en hommage au compositeur Camille Saint-Saëns avec des pièces arrangées pour trio – les Concerts de pièces 1 et 5 de Rameau et Orphée de Liszt – qui encadrent l’Opus 92.

Plein de fraîcheur et d’audace, le Trio Zadig redonne de la vitalité au répertoire du trio, de Haydn aux compositeurs de notre temps. La profondeur et la sincérité de son interprétation, son jeu tantôt poétique ou éclatant, en font l’auteur de prestations remarquées. Tout comme le héro de Voltaire, la vie du Trio Zadig s’annonce longue et pleine d’aventures.

Boris Borgolotto joue un violon de 1750 du célèbre luthier italien Carlo Antonio Testore. Marc Girard Garcia joue un violoncelle de Frank Ravatin qui lui est généreusement prêté par l’association El Pasito.

Le Trio Zadig est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.

Photo : Antonin Menichetti

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