Quatuor Lakmé – 14 janvier 2027, 20h

concert sur invitation

György Ligeti (1923-2006)

Quatuor n°1 Métamorphoses Nocturnes 

  • Andante cantabile
  • Allegretto poco capriccioso

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Quatuor à cordes no 13 en si bémol majeur opus 130

Grande Fugue en si bémol majeur pour quatuor à cordesopus 133

Quatuor Lakmé

Elina Buksha, Charlotte Chahuneau violon

Grégoire Vecchioni alto

Caroline Sypniewski violoncelle

Quatuor Lakmé

Le Quatuor Lakmé est né en 2025 du désir de musiciens déjà reconnus dans leurs carrières de solistes et chambristes respectives de se retrouver dans le répertoire du quatuor à cordes. Riches d’expériences diverses au sein de nombreux ensembles primés (Quatuor Mona, Quatuor Van Kuijk, Trio Sypniewski, Capucelli), Elina, Charlotte, Grégoire et Caroline se sont tous formés en quatuor auprès de Günter Pichler à la Escuela Reina Sofia Madrid et nourrissent des liens musicaux importants entre eux qui infusent leur recherche commune. Le quatuor s’est récemment produit à la Philharmonie du Luxembourg, au Festival Hier et Aujourd’hui ainsi qu’au Festival Autour du Quatuor.

Elina, de nationalité lettone, est décrite par le Strad Magazine comme une musicienne avec « une capacité de fantaisie et de narration », « intensément convaincante dans son agilité technique et son individualité ». Elle est lauréate du 2019 Kulturkreis Gasteig Musikpreis à Munich. Elle s’est formée après d’Augustin Dumay à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Christophe Poppen à la Hochschule für Musik und Theater München puis auprès de la célèbre violoniste Midori et Ana Chumachenko. Elle s’est produite notamment au Wigmore Hall London, Auditorium du Louvre Paris, Laeiszhalle Hamburg, Palais de Beaux Arts Brussels, Tchaikovsky Concert Hall Moscou et en tant que soliste avec les orchestres I Virtuosi del Teatro alla Scala, Orchestre Philharmonique Royal de Liège et bien d’autres. Elina est par ailleurs curatrice d’un projet qui s’articule autour de la musique et des parfums.


Charlotte a étudié auprès de Latica Honda-Rosenberg à l’Universität der Künste Berlin et Eberhard Feltz à Hanns Eisler Berlin. Elle est lauréate du prix Villa Musica Stern 2020, a été engagée plusieurs années à la Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboim avant de rejoindre l’Opéra de Paris. Elle joue aussi régulièrement au sein du Mahler Chamber Orchestra et en tant que chambriste dans les grands festivals européens comme Open Chamber Music Prussia Cove, Rencontres Musicales d’Evian, Festival Salon de Provence, Festival d’Aix-en-Provence. Elle a partagé la scène avec notamment Pinchas Zukerman, Jens Peter Maintz, Éric Le Sage, Quatuor Modigliani. Au sein du Quatuor Mona elle s’est par ailleurs produite à la Biennale du Quatuor à cordes Philharmonie de Paris, Elbphilharmonie Hamburg, Philharmonie du Luxembourg. Charlotte est également diplômée d’un master de recherche en Arts Politiques de SciencesPo Paris, dirigé par le philosophe Bruno Latour.


Grégoire, nommé en 2022 1er alto solo de l’Opéra de Paris par Gustavo Dudamel, est reconnu comme un des altistes les plus talentueux de sa génération. Membre fondateur du Quatuor Van Kuijk avec lequel il a remporté notamment le 1er prix du Wigmore Hall String Quartet Competition, il a également partagé la scène avec les quatuors Modigliani, Ebène et Belcea et collabore régulièrement avec Liya Petrova, Alexandre Kantorow, Aurélien Pascal, Béatrice Rana, Adam Laloum. Formé auprès de Françoise Gneri au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et Gérard Caussé et Antoine Tamestit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il enseigne depuis 2023 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en tant que professeur assistant de la classe de Françoise Gnéri.

Caroline, nommée Révélation Classique par l’Adami (2017) et Jeune Talent de la Fête de la Musique et du Vin au Clos-Vougeot (2019), elle a reçu le Prix Ginette Neveu de l’Académie Carl Flesch (2015) et Grand Prix de l’Académie Ravel (2018). Elle se produit en tant que soliste et chambriste dans de nombreux festivals tels que le Festival de Pâques Aix-en-Provence, Verbier, Prades, Deauville, Festival Radio-France de Montpellier et dans les grandes salles du Victoria Hall Genève, Opéra Garnier, Philharmonie de Paris, Schloss Elmau. Elle a partagé la scène avec notamment Alexandre Kantorow, Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, Emmanuel Pahud, Quatuor Modigliani. Elle a par ailleurs fondé avec ses deux sœurs le Trio Sypniewski et joue régulièrement au sein de l’ensemble de violoncelles Capucelli de Gautier Capuçon. Elle s’est également produite en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Baden-Baden, l’Orchestre de de Dijon-Bourgogne et bien d’autres. Elle a étudié auprès de Jérôme Pernoo au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis s’est perfectionnée dans la classe d’excellence de Gautier Capuçon à la Fondation Louis Vuitton et auprès de Clemens Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Elle a par ailleurs obtenu des prix de piano et d’accompagnement en parallèle de ses études de violoncelle.

photo : Thomas O’Brien

« RENDEZ-VOUS A PARIS » – Le Balcon

Pierre Boulez (1925-2016)

Messagesquisse pour violoncelle solo et six violoncelles (1976)

Le Balcon

Jean-Guihen Queyras violoncelle solo

Elisa Huteau, Louis Rodde, Myrtille Hetzel,

Askar Ishangaliyev, Caroline Sypnewski, Juliette Salmona violoncelle

Maxime Pascal direction

Carlo Gesualdo (1566-1613)

Madrigali del principe di Venosa a cinque voci

Le Balcon

Norma Nahoun soprano

Julien Abbes, Anaël Bournel-Bosson, Rafael Angster, Victor Dutot basson

Giani Caserotto guitare électronique

Clara Izambert harpe

Maxime Pascal direction

Gérard Grisey (1946-1998)

Vortex Temporum I, II, III (1996), pour piano et cinq instruments

Le Balcon

Alphonse Cemin piano

Julie Brunet-Jailly flûte

Joséphine Besançon clarinette

Eun-Joo Lee violon

Elsa Seger alto

Clotilde Lacroix violoncelle

Maxime Pascal direction

avec la participation des robots-sculptures de Pedro Garcia-Velasquez et Marion Flament

en partenariat avec

Soutenez l’Institut Pasteur et participez à la lutte contre la pandémie de Covid-19 en donnant ici

Le Balcon

Fondé en 2008 par des étudiants du Conservatoire de Paris, Le Balcon rassemble au départ trois compositeurs, un chef d’orchestre, un ingénieur du son, un pianiste et chef de chant, et un ensemble de musiciens ouverts aux répertoires du XXe et XXIe siècle. Le Balcon, nommé d’après la pièce de Jean Genet, se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif, de l’identité visuelle et scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique. 

Après cinq années riches en expérimentation au sein de l’église Saint-Merry, Le Balcon entre en résidence en 2013 à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, où il présente ses premiers opéras, dont Ariadne auf Naxos de Strauss (2013), Le Balcon de Eötvös (2014) et La Métamorphose de Michaël Levinas (2015). Il crée les œuvres de compositeurs de son temps, tels Juan-Pablo Carreño (Garras de Oro, Punto Muerto…), Pedro Garcia-Velasquez (InitioLieux Perdus…) et Arthur Lavandier (libre adaptation de la Symphonie Fantastique, l’opéra Le Premier Meurtre…). 

Le Balcon défend un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, permettant un dialogue entre quelques grandes figures des siècles passés – Gesualdo, Monteverdi, Strauss, Berlioz, Messiaen, Boulez, Stockhausen… – avec les techniques du présent. 

Sa deuxième spécificité est son maniement de la sonorisation : chaque musicien est doté d’un micro projetant le son dans l’espace de concert d’une manière radicale et nouvelle. Les interprètes apprennent au fil des années à adapter leur technique de jeu en relation à l’objet microphonique, permettant de proposer une expérience de concert immersive. 

La troisième grande caractéristique de la compagnie est l’éclatement de l’espace de concert tel que l’entend la tradition, en mobilisant tous les espaces – couloirs, escaliers, balcons, rue… – d’un lieu de représentation. 

Le Balcon est désormais un collectif transdisciplinaire – un orchestre, une troupe de chanteurs, des compositeurs, vidéastes, danseurs, metteurs en scène -, un label discographique et un éditeur musical. De plus, il développe des actions pédagogiques avec ses partenaires et notamment l’association Le Tréteau, en permettant aux enfants des conservatoires d’Île-de-France de découvrir la musique d’aujourd’hui, les instruments, et d’improviser au cours d’ateliers. Enfin, Le Balcon s’attache à développer ses activités de recherche en partenariat avec le CNRS et l’IRCAM, autour de la question des interactions en temps réel entre partition et interprète. 

En 2018, à l’occasion de son dixième anniversaire, Le Balcon démarre la production de l’intégralité du cycle Licht de Karlheinz Stockhausen, au rythme d’un opéra par an jusqu’en 2024. Donnerstag aus Licht, le premier du cycle, a été donné en novembre 2018 à l’Opéra Comique, avant d’être repris au Southbank Centre de Londres en mai 2019. Donnerstag puis a été suivi par Samstag aus Licht, en juin 2019 à la Philharmonie de Paris. 

2019 est également l’année de la première édition du festival Le Balcon à l’Athénée, avec de nombreux concerts, ateliers éducatifs, projections, installations et une grande soirée-anniversaire pour souffler les dix bougies de la compagnie. 

Le Balcon est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2010 et artiste associé depuis 2016.


Maxime Pascal direction

Dès l’âge de cinq ans, Maxime Pascal apprend plusieurs instruments, dont le piano, la batterie et le violon. Il découvre l’orchestre au conservatoire de Tarbes, puis intègre le Conservatoire de Paris où il étudie l’écriture, l’analyse musicale et l’orchestration. Avec cinq élèves du Conservatoire il crée en 2008 Le Balcon, un ensemble à géométrie variable réunissant instrumentistes, chanteurs, compositeurs, techniciens et artistes pluridisciplinaires. En 2015-2016, Maxime Pascal effectue ses débuts avec l’orchestre et le ballet de l’Opéra national de Paris. Il y dirige le Gala d’ouverture de la saison et un ballet de Jerome Robbins repris par Benjamin Millepied, Opus 19/The Dreamer. En mai 2017, il dirige à l’Opéra un programme ravélien à l’occasion du spectacle Robbins/Balanchine/Cherkaoui et l’année suivante, L’Heure espagnole (Ravel) et Gianni Schicchi (Puccini) mis en scène par Laurent Pelly. 

Récemment, Maxime Pascal a dirigé les opéras Pelléas et Melisande (Debussy) au Staatsoper Unter den Linden (Berlin) et Quartett de Luca Francesconi au Teatro alla Scala de Milan ; il a également dirigé le Hallé Orchestra au BBC Proms, l’Orchestre de la Rai, l’Orchestre symphonique de Tokyo, Les Siècles, l’Orchestre du Teatro Regio Torino, l’Orchestre symphonique national de Colombie et l’Orchestre Simon Bolivar. En 2018, il lance avec Le Balcon la production de l’intégralité du cycle Licht de Karlheinz Stockhausen (sept opéras), en commençant par Donnerstag aus Licht en 2018 et Samstag aus Licht en 2019. Parmi ses futurs projets figurent le Kammerkonzert de Berg (Kanazawa, Japon, janvier 2020), l’opéra Lulu de Berg (Tokyo Nikikai, juin 2020), la deuxième symphonie de Mahler (Mahler Chamber Orchestra, septembre 2020) ainsi que plusieurs créations, d’Arthur Lavandier (Opéra de Rouen, mai) et Pedro Garcia Velasquez (Festival de Saint-Denis, juin). 

© OLG/CLP - 2025