Rachel C. Walker

compositrice

en résidence depuis 2025

Riche de ses nombreuses années passées en Chine, Rachel C. Walker s’inspire de la musique traditionnelle chinoise, de son langage et de ses évolutions pour écrire. Elle s’engage dans des collaborations longues au contact d’écrivains contemporains, en explorant les liens philosophiques entre transcription et traduction au sein de syntaxes musicales abstraites. 

On a pu entendre sa musique au Festival Mujeres en Música Nueva, PASIC, Hangzhou Contemporary Music Festival (杭州现代音乐节), Kuandu Arts Festival, Svensk Musikvår, Kalv Festivalen, Sound of Stockholm, Warsaw Autumn, Bludenzer Tage zeitgemäßer Musik, Festival de Royaumont, Beethovenfest Bonn, KLANGZEIT Münster, NOW! Festival Essen, Weimarer Frühjahrstage, Unerhörte Musik, Sommer in Stuttgart and Tage Neuer Musik Regensburg. Certaines de ses œuvres ont été diffusées à la radio: Deutschlandfunk (Atelier Neuer Musik), NDR, SWR2 et Radio France (Création Mondiale).

De récentes commandes et collaborations incluent des oeuvres pour L’Instant Donné/Radio France, the Tianjin Symphony Orchestra (天津交响乐团), Trio recherche, Departure Duo, Trio Abstrakt, Ensemble Adapter, Ictus, Spółdzielnia Muzyczna, Ensemble Temporum, Ensemble Ascolta. Elle mène actuellement différents projets avec les poètes Autumn Tsai, Ruan Xuefang, Zheng Xiaoqiong et Nadeem Al-Aloosi. 

En tant que bénéficiaire de différentes bourses en Chine et à Taïwan, Rachel a étudié et écrit sur la musique contemporaine et traditionnelle tout en composant de nouvelles œuvres pour les instruments chinois et occidentaux. Ses compositions ont été publiées par Palgrave Macmillan, NewMusicBox, Southwest China Normal University Press et le journal Music, Multimedia and Culture de l’Université de Sofia St. Kliment Ohridski (Bulgarie). Elles ont également fait l’objet de conférences lors de la Conférence annuelle de la Société Coréenne de musique Électroacoustique, à l’Université d’Harvard, à l’Australian National University,

McGill University, Hong Kong Baptist University, Hochschule für Musik Carl Maria von Weber Dresden Hybrid Music Lab, Tsinghua University, Shandong University, l’Université chinoise de Hong Kong Shenzhen, the Central Conservatory of Music, le Conservatoire chinois, et al. Scholarships from Neustart Kultur, Forschungszentrum Musik und Gender Hannover. Une bourse de recherche de premier cycle du Conseil de recherche de l’Université de Cincinnati a contribué à soutenir son travail.

Rachel a étudié au Conservatoire de musique de l’Université de Cincinnati avec Allen Otte et Joel Hoffman, au Conservatoire de musique de Chine (中国音乐学院), où elle était chercheuse invitée par Gao Weijie (高为杰). Elle a été boursière Schwarzman à l’Université Tsinghua de Pékin (M.S.), et a poursuivi son M.M. avec Ming Tsao à la Hochschule für Musik, Theater und Medien d’Hanovre. Elle a été en résidence au Banff Centre for the Arts and Creativity, à la Fondation Royaumont (Académie Voix Nouvelles), Britten-Pears Arts, Lisboa Incomum (Culture Moves Europe) et à l’Elektronmusik Studion Stockholm. Elle a aussi reçu des bourses de l’Akademie Schloss Solitude (2022), the Kulturstiftung des Freistaates Sachsen (Max Uhlig Reisestipendium, 2023) et Künstlerhof Schreyahn (2024, 2025). 

Elle est la directrice artistique de la nouvelle organisation de médias et de musique neuMERZ.

Imsu Choi

en résidence depuis 2024

Née en Corée du Sud, Imsu Choi étudie à l’Université d’Ewha (Séoul) où elle obtient une Licence de composition. Elle poursuit ses études en France et intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) en écriture, composition et Ondes Martenot. Elle participe au programme Cursus de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM en 2023-2024.
Elle est lauréate de plusieurs prix et de bourses tels que ceux de la Fondation de France (Prix Monique Gabus, Prix Marthe Depelsenaire), du Legs Edmond Jabès, du Mécénat Musical Société Générale et du Centre International Nadia et Lili Boulanger.
Ses partitions ont été jouées par plusieurs ensembles et orchestres parmi lesquels l’Ensemble Intercontemporain (Dir. Léo Margue, Simon Proust), l’Orchestre de Picardie (Dir. Arie van Beek), le Divertimento Ensemble (Dir. Sandro Gorli, Dir. Viktoriia Vitrenko), l’Ensemble TM+ (Dir. Laurent Cuniot), Quatuor Maurice, Klangforum Wien, l’Ensemble Meitar, l’Ensemble TIMF et l’Ensemble Imaginaire. Comme Ondiste, elle a présenté Ondes Martenot au Musée de la musique de Paris – Philharmonie de Paris lors de la Nuit européenne des musées 2022. Elle a également joué à la cathédrale Notre-Dame de Paris, au Théâtre de Chaillot et à la cathédrale de Berne. Elle a également été ondiste solo pour jouer Trois petites Liturgies de la Présence Divine d’Olivier Messiaen avec l’Orchestre du CNSMDP à l’église Saint-Eustache à Paris, dirigé par Léo Warynski. En 2024, elle fait ses débuts dans Turangalîla Symphonie d’Olivier Messiaen au Royal Festival Hall de Londres avec le pianiste Thomas Kelly et le Royal College of Music Orchestra sous la direction du maestro Jac van Steen.
Pour la saison 2023/2024, elle écrit une nouvelle partition pour Ondes Martenot et électronique qui sera créée par Nathalie Forget au Centquatre-Paris, une nouvelle partition pour Trio Catch au Bludenzer Tage zeitgemäßer Musik et une nouvelle partition pour l’International Contemporary Ensemble (ICE) en Suisse.
Pour la saison prochaine (2024/25), une nouvelle composition est programmée pour le Festival Présences à la Maison de la Radio.


Corentin Apparailly

Photo : Didier NGuyen

en résidence depuis 2024

Le compositeur français Corentin Apparailly, altiste de formation et membre fondateur du Quatuor Arod, s’est révélé comme une figure montante de la nouvelle génération depuis qu’il se consacre pleinement à la composition. Passionné par la narratologie, il puise ses inspirations principales dans les récits littéraires, cinématographiques, les mythes, contes et légendes.

Compositeur en résidence de l’Orchestre de Chambre de Toulouse pour les trois prochaines saisons (2024-27) et honoré du Prix des Arts 2023 de l’Académie d’Occitanie, son catalogue compte déjà une quinzaine de commandes. En 2022, son premier quatuor à cordes Athanor traverse l’Atlantique grâce au Quatuor Agate qui l’interprète au concours international de Banff au Canada. Particulièrement soutenue par les interprètes, sa musique est présente sur deux albums parus en 2020 et salués par la critique : BEETHOVEN SUITES de Julien Martineau (Naïve) et NEUF de Félicien Brut (Mirare). Il est également compositeur associé du Katok Ensemble depuis sa création en 2019.
Corentin Apparailly collabore régulièrement avec des orchestres comme l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté (création et enregistrement de son concerto pour mandoline et orchestre La Cinquième Saison), l’Orchestre National des Pays de la Loire (création de In Memoriam pour orgue et orchestre en 2023), l’Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise (création de Ex Machina pour ensemble de violons en 2023), l’Orchestre National Avignon-Provence ou encore l’Orchestre National d’Auvergne avec lequel il remporte le prix de la meilleure musique de fiction lors de l’OST Challenge en 2019.

Vainqueur du Concours international Carl Nielsen de Copenhague et du Concours international de musique de l’ARD de Munich, nommé BBC New Generation Artist et ECHO Rising Star, c’est d’abord pour ses qualités instrumentales qu’il se fait connaitre au sein du Quatuor Arod, avec qui il donne plus de deux cents concerts autour du monde de 2013 à 2018 et enregistre un album Mendelssohn pour le label Warner Classic. Il continue aujourd’hui de s’impliquer comme ancien quartettiste en donnant des masterclass et vient de terminer l’écriture d’un livre (à paraître) qui retrace son expérience.


    Lucas Fagin

    en résidence depuis 2023

    Lucas Fagin est né en 1980 en Argentine. Il étudie la composition avec Daniel Montes et Ricardo Martinez à Buenos Aires.
    En 2003, il s’installe en France afin d’élargir ses horizons et étudie la composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris avec Marco Stroppa, Stefano Gervasoni et Luis Naon. Actuellement, il vit et travaille à Paris et à Buenos Aires.
    Les axes de recherches de Lucas sont : les moyens électroniques et instrumentaux, l’architecture spatiale ou spatialisation, le bruit, le traitement du son comme une matière plastique, les contrastes et les articulations radicales, les longs processus croisés, la polytemporalité, le temps pulsé, l’intégration des instruments acoustiques et électroniques, la psychédélie, les mondes hallucinatoires, le sci-fi. Ils tendent à créer un monde sonore abstrait, méta-instrumental et vital, ouvrant une expérience du son différente, identitaire et attachée au présent.
    Il a exploré le champ des relations entre le théâtre, la littérature, l’opéra et la vidéo dans son œuvre La Liberté totale en travaillant avec l’écrivain Pablo Katchadjian.
    Lucas a travaillé avec les chefs Guillaume Bourgogne, Matthias Pintscher, Zsolt Nagy, Frank Ollu, Jordi Francés, Rut Schreiner, Tetsuji Honna ou Maxime Pascale ainsi qu’avec les ensembles Cairn, L’instant donné, Ensemble InterContemporain, le Quatuor Danel, Irvine Arditti, Nicolas Crosse, Tropi Ensemble, Camerata Aberta, Tokyo Philarmonique Orchestra, Multilaterale, Vortex, Reinhold Friederich-Robyn Julkowsky, Squillante, l’Orchestre de Lauréats du Conservatoire de Paris, Le Balcon, Kenichi Nakagawa, Orchestre du Conservatoire de Paris, L’Itinéraire, Quatuor Tana, Nuntempe, McGill Contemporary Music Ensemble, NFM Leopoldinum Orchestra, Orchestr Berg…
    Au cours des dernières années, il a reçu notamment les commandes de l’Ensemble Intercontemporain (en 2011 et 2021), du Festival Ars Musica, Festival Nouveaux Horizons/Renaud Capuçon),Teatro Colón (en 2003 et 2018), de l’Etat Français (en 2012 et 2018), du Théâtre Argentino de La Plata, du Trio KDM, de Radio France (en 2015 et 2019), de la SACEM-Ensemble Multilatérale, de Rte Lyric FM (Irlande), du Teatro San Martín (Argentine), de la Casa de Velázquez, d’Atmusica et du Groupe de Recherches Musicales (GRM, INA Paris).

    Lucas Fagin et l’artiste visuel Boris Labbé viennent de créer le spectacle Glass-House en collaboration avec l’Ensemble Cairn.
    Il a reçu une vingtaine de prix nationaux et internationaux.

    Sungwon Shin

    en résidence depuis 2023

    Née à Séoul en 1995, Sungwon Shin étudie la composition avec Hyun-Min Kim et Seung-Hyun Yoon à l’Université pour femmes Ewha ainsi que la littérature et la linguistique française. Installée en France depuis 2019, elle étudie la composition au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt avec Jean-Luc Hervé, Yan Maresz et Roque Rivas. Elle poursuit sa formation en composition et en analyse théorique et appliquée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris avec Frédéric Durieux et Claude Ledoux. Elle a également participé à plusieurs Masterclass avec des compositeurs tels que Clara Iannotta, Jérôme Combier, Clemens Gadenstätter, Tristan Murail, Dmitri Kourliandski ou Georges Aperghis.

    Depuis ses premières partitions, Sungwon Shin est très influencée par la philosophie et la littérature, notamment la poésie. Son univers musical est aussi marqué par les arts visuels, créant des moments d’espaces flous et des paysages sonores qui induisent des atmosphères constituées de résonances et de couleurs qui infusent dans sa musique une dimension plastique. Sa façon de travailler les sons et les résonances suggère ainsi une conception sculpturale de l’écoute.

    Boursière de la Fondation Meyer et Lauréate de l’Académie Voix Nouvelles 2022 de la Fondation Royaumont, sa prochaine création sera en juillet 2023 lors du festival Les Nuits d’été à l’Abbaye de Royaumont.

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