Sonate n°2 pour violon et piano « Poème mystique »
Andante moderato
Animato
Tempo I; Animato; Moderato
L’istesso tempo (ma un poco lento)
Moderato Assai « Credo in unum Deum! … »
Piu lento « Gloria in excelsis Deo »
Animato; Moderato; Allegro moderato; Tempo iniziale
Molto quieto
Karol Szymanowski (1882-1937)
Le Roi Roger “Chant de Roxane”
Mythes opus 30
n°2 “Narcisse”
Ottorino Respighi (1879-1936)
Sonate en si mineur pour violon et piano
Moderato
Andante espressivo
Allegro moderato ma energico
Elise Bertrand violon
Gaspard Thomas piano
La passion pour la musique de chambre et l’écriture a rapproché Élise Bertrand et Gaspard Thomas dès 2017 lors de leurs études au CNSM de Paris et fut à la base de la constitution de leur duo.
Très impliqués dans la défense des répertoires méconnus et contemporain, ils ont eu le privilège de participer à la création d’Episode de Wolfgang Rihm pour violon et piano, au festival des Sommets Musicaux de Gstaad en janvier 2022, à l’invitation de Renaud Capuçon. Ils enregistrent aussi des œuvres de compositeurs variés tels que Lekeu, Fauré, Ravel, Szymanowski, Prokofiev et Bacewicz…
Élise, également compositrice, partage avec Gaspard le premier enregistrement de sa Sonate-Poème, Op. 11. Au cours de leur collaboration, ils bénéficient des précieux conseils de Jean-Jacques Kantorow, Roland Daugareil, Gordan Nikolic, Pierre Fouchenneret, Christophe Poiget, Geneviève Laurenceau, Itamar Golan, François Salque et Florent Boffard. Ils sont diplômés d’un master de musique de chambre dans la classe d’Emmanuelle Bertrand et Claire Désert au CNSMDP.
Ils se produisent notamment au festival de La Roque d’Anthéron, au Festival International de Colmar, au Palazzetto Bru Zane de Venise, au Festival d’Auvers-sur-Oise, en Alsace lors de la tournée organisée par l’AJAM, à la Bibliothèque Nationale de France, au festival Nice Classic Live, au festival du Vexin, au Château de Grignan, au Prieuré de Chirens. À l’hiver 2023, ils jouent plusieurs fois à Paris leur programme Première Guerre Mondiale (Respighi-Janacek-Debussy) au Musée Henner et au Musée de l’Armée.
Au cours de la saison 2024-2025, ils se produisent à Neuss en Allemagne, au CRR de Nantes où ils donnent également des masterclasses de musique de chambre et de composition, puis à Rouen et à la Schubertiade de Sceaux, à Saint-Martin de Pallières, Castres, Uzerche pour ne citer que quelques évènements.
Ils sont également en résidence au Festival de La Chaise-Dieu en août 2025 et au Château de Lourmarin en octobre 2025. On les entendra également dans le Concert de Chausson salle Cortot en décembre 2025 aux côtés de l’Orchestre Silmaril. Leur passage à l’Académie Jaroussky dans la promotion Tchaïkovsky ouvre également leur duo à des formations à géométrie variable, mêlant chant et instruments, et depuis mars 2022, ils jouent également avec Hermine Horiot puis Jérémy Garbarg en trio avec piano. Un disque autour de compositrices est prévu prochainement dans cette formation.
Élise et Gaspard obtiennent de nombreuses distinctions sur le plan national (nommée pour les Révélations Solistes Instrumentales des Victoires de la Musique Classique 2024 pour Élise et Talents Classique Adami 2024 pour Gaspard) et international (Concours Szymanowski et Piano Campus pour Gaspard, Ginette Neveu pour Élise entre autres).
Ils sont généreusement soutenus par les Fondations Safran, Banque Populaire, L’Or du Rhin, Fondation Oulmont et Gautier Capuçon, ainsi que la Fondation d’entreprise Société Générale qui prête à Élise un violon Joseph Gagliano de Naples de 1796.
Le duo est entré en résidence à la Fondation Singer-Polignac en 2025.
Grande Fugue en si bémol majeur pour quatuor à cordes, opus 133
Quatuor Lakmé
Elina Buksha, Charlotte Chahuneau violon
Grégoire Vecchioni alto
Caroline Sypniewski violoncelle
Quatuor Lakmé
Le Quatuor Lakmé est né en 2025 du désir de musiciens déjà reconnus dans leurs carrières de solistes et chambristes respectives de se retrouver dans le répertoire du quatuor à cordes. Riches d’expériences diverses au sein de nombreux ensembles primés (Quatuor Mona, Quatuor Van Kuijk, Trio Sypniewski, Capucelli), Elina, Charlotte, Grégoire et Caroline se sont tous formés en quatuor auprès de Günter Pichler à la Escuela Reina Sofia Madrid et nourrissent des liens musicaux importants entre eux qui infusent leur recherche commune. Le quatuor s’est récemment produit à la Philharmonie du Luxembourg, au Festival Hier et Aujourd’hui ainsi qu’au Festival Autour du Quatuor.
Elina, de nationalité lettone, est décrite par le Strad Magazine comme une musicienne avec « une capacité de fantaisie et de narration », « intensément convaincante dans son agilité technique et son individualité ». Elle est lauréate du 2019 Kulturkreis Gasteig Musikpreis à Munich. Elle s’est formée après d’Augustin Dumay à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Christophe Poppen à la Hochschule für Musik und Theater München puis auprès de la célèbre violoniste Midori et Ana Chumachenko. Elle s’est produite notamment au Wigmore Hall London, Auditorium du Louvre Paris, Laeiszhalle Hamburg, Palais de Beaux Arts Brussels, Tchaikovsky Concert Hall Moscou et en tant que soliste avec les orchestres I Virtuosi del Teatro alla Scala, Orchestre Philharmonique Royal de Liège et bien d’autres. Elina est par ailleurs curatrice d’un projet qui s’articule autour de la musique et des parfums.
Charlotte a étudié auprès de Latica Honda-Rosenberg à l’Universität der Künste Berlin et Eberhard Feltz à Hanns Eisler Berlin. Elle est lauréate du prix Villa Musica Stern 2020, a été engagée plusieurs années à la Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboim avant de rejoindre l’Opéra de Paris. Elle joue aussi régulièrement au sein du Mahler Chamber Orchestra et en tant que chambriste dans les grands festivals européens comme Open Chamber Music Prussia Cove, Rencontres Musicales d’Evian, Festival Salon de Provence, Festival d’Aix-en-Provence. Elle a partagé la scène avec notamment Pinchas Zukerman, Jens Peter Maintz, Éric Le Sage, Quatuor Modigliani. Au sein du Quatuor Mona elle s’est par ailleurs produite à la Biennale du Quatuor à cordes Philharmonie de Paris, Elbphilharmonie Hamburg, Philharmonie du Luxembourg. Charlotte est également diplômée d’un master de recherche en Arts Politiques de SciencesPo Paris, dirigé par le philosophe Bruno Latour.
Grégoire, nommé en 2022 1er alto solo de l’Opéra de Paris par Gustavo Dudamel, est reconnu comme un des altistes les plus talentueux de sa génération. Membre fondateur du Quatuor Van Kuijk avec lequel il a remporté notamment le 1er prix du Wigmore Hall String Quartet Competition, il a également partagé la scène avec les quatuors Modigliani, Ebène et Belcea et collabore régulièrement avec Liya Petrova, Alexandre Kantorow, Aurélien Pascal, Béatrice Rana, Adam Laloum. Formé auprès de Françoise Gneri au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et Gérard Caussé et Antoine Tamestit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il enseigne depuis 2023 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en tant que professeur assistant de la classe de Françoise Gnéri.
Caroline, nommée Révélation Classique par l’Adami (2017) et Jeune Talent de la Fête de la Musique et du Vin au Clos-Vougeot (2019), elle a reçu le Prix Ginette Neveu de l’Académie Carl Flesch (2015) et Grand Prix de l’Académie Ravel (2018). Elle se produit en tant que soliste et chambriste dans de nombreux festivals tels que le Festival de Pâques Aix-en-Provence, Verbier, Prades, Deauville, Festival Radio-France de Montpellier et dans les grandes salles du Victoria Hall Genève, Opéra Garnier, Philharmonie de Paris, Schloss Elmau. Elle a partagé la scène avec notamment Alexandre Kantorow, Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, Emmanuel Pahud, Quatuor Modigliani. Elle a par ailleurs fondé avec ses deux sœurs le Trio Sypniewski et joue régulièrement au sein de l’ensemble de violoncelles Capucelli de Gautier Capuçon. Elle s’est également produite en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Baden-Baden, l’Orchestre de de Dijon-Bourgogne et bien d’autres. Elle a étudié auprès de Jérôme Pernoo au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis s’est perfectionnée dans la classe d’excellence de Gautier Capuçon à la Fondation Louis Vuitton et auprès de Clemens Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Elle a par ailleurs obtenu des prix de piano et d’accompagnement en parallèle de ses études de violoncelle.
Concert de partenariat, sur invitation, organisé au Collège de France
Avant-propos
Depuis sa création en 1928, la Fondation Singer-Polignac a pour mission de soutenir les arts, les lettres et les sciences, notamment à travers l’organisation d’événements culturels. Depuis le début du XXIe siècle, son mécénat s’adresse plus particulièrement à la musique de chambre et aux jeunes artistes émergents par l’animation d’une résidence artistique qui leur permet de répéter, d’enregistrer et de se produire dans le salon de musique de l’hôtel de la fondation, mais aussi lors de manifestations hors les murs. C’est dans ce cadre que la fondation s’associe au Collège de France pour la quatrième année consécutive afin de proposer son traditionnel concert de fin d’année.
Le Collège de France, établi à Paris depuis 1530, répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. On y enseigne ainsi à tous les publics intéressés, sans aucune condition d’inscription ni de diplôme, « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».
Les deux institutions ont toujours partagé des liens proches que ce soit par leurs membres ou leur volonté commune de soutenir le savoir et la recherche, comme en témoigne la toute première conférence organisée par la fondation qui s’est tenue au sein du Collège de France en 1934.
Cette soirée clôture la série de concerts 2026, en accueillant sur la scène de l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, Les Apaches ! dirigés par Julien Masmondet, qui ont achevé leur résidence au sein de la Fondation Singer-Polignac.
Programme
1ère partie – Dystonia
Piano et ensemble (extraits d’oeuvres pour piano citées dans Dystonia)
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n°29, op 106 « Hammerklavier »
Franz Schubert (1797-1828)
Impromptu n°1 op. 90 D.899
Fabien Touchard (né en 1985)
Dystonia, concertino pour piano et ensemble
2ème partie – Plus fort
Quatuor à cordes et bande electro-acoustique
Ludwig van Beethoven
Quatuor à cordes n°14 & 15 op. 131 & 132(extraits)
Fabien Touchard
Quatuor à cordes et electronique “Ce que nul n’entend” (extrait)
Textes extraits du Testament d’Heiligenstadt et des Carnets de conversations de Ludwig Beethoven ainsi que des esquisses poétiques du livret Le Joueur de flute sur la rivede Jean-Pierre Siméon.
3ème partie – Le joueur de flûte sur la rive
Baryton, récitant, ensemble et bande electro-acoustique
Ludwig van Beethoven
In questa tomba oscura
Lied pour baryton et piano, WoO 133
Fabien Touchard
Le joueur de flûte sur la rive,opéra de chambre
Deux scènes extraites de l’opéra pour baryton, récitant, ensemble et bande-électronique
—
Les Apaches !
Julien Masmondet direction et présentation
Sélim Mazari piano
Thomas Dolié baryton
Récitant – confirmation à venir
Julien Masmondet direction
“Julien Masmondet is a diligent artist with solid musicianship and a keen intellect.”
Paavo Järvi
“Julien Masmondet demonstrates his ability to inspire the musicians in a wide repertoire, from classical style to contemporary music, from chamber ensemble to large symphonic repertoire.”
Louis Langrée
Artiste singulier et explorateur musical, Julien Masmondet se distingue par son approche novatrice de la direction d’orchestre. Invité régulier de prestigieux orchestres en France et à l’international, il a dirigé dans des lieux emblématiques tels que Paris, Québec, Varsovie, Vienne, Moscou, Prague, Naples ou encore Riga. Son parcours s’est enrichi par une collaboration marquante avec Paavo Järvi en tant que chef assistant de l’Orchestre de Paris, lui permettant d’élargir son répertoire et de travailler avec des maîtres tels que Herbert Blomstedt, Louis Langrée, David Zinman ou Christoph von Dohnanyi.
Reconnu pour son instinct musical, son énergie contagieuse et sa capacité à fédérer les musiciens, Julien Masmondet excelle aussi bien dans le répertoire symphonique que lyrique. Passionné par la musique contemporaine, il commande et crée régulièrement des œuvres, réinvente les formats de concerts et investit des lieux atypiques, témoignant d’une volonté constante d’ouvrir la musique classique à de nouveaux publics. En 2020, il fonde l’ensemble Les Apaches, avec lequel il instaure un dialogue fécond entre création contemporaine et œuvres du passé, collaborant avec des artistes de disciplines variées. Parmi ses projets récents, Street Art, capté en direct par Arte au Musée d’Orsay, Rave-L Party, créé au Théâtre du Châtelet puis présenté en tournée internationale, Rideau !, créé au Théâtre du Châtelet en mai 2026 ainsi qu’Indefinito, conçu sur-mesure pour le musée du Louvre, en écho à l’exposition Michel-Ange et Rodin.
Sur le plan discographique, Julien Masmondet a enregistré pour des labels prestigieux tels que Sony Music, Warner Classics et Aparté, collaborant avec des orchestres renommés comme l’Orchestre National de France ou le Czech National Symphony Orchestra. Sa récente interprétation de La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt avec Les Apaches, saluée par la critique, a reçu des distinctions telles qu’un Diapason d’Or et un Choc Classica. Avec le label B Records, ils viennent de débuter une « Collection Apaches » marquée par la sortie du single Niviana’s Devil Drop de Fabien Cali et par l’enregistrement en 2026 de l’Histoire du Soldat de Stravinsky avec Didier Sandre, de la Comédie Française.
Julien Masmondet enseigne à l’École Normale de Musique-Alfred Cortot à Paris, où il s’est formé auprès de Dominique Rouits et où il perpétue l’école française de direction d’orchestre héritée de Charles Munch, Jean Fournet et Pierre Dervaux. Il intervient également au CNSMD de Lyon pour des sessions de direction d’orchestre ainsi qu’à l’étranger pour des master-classes autour de la musique française.
Les Apaches !
La généalogie des Apaches remonte à Ravel et au cercle d’artistes, d’amis ou de mélomanes réunis autour de lui à la veille de la Première Guerre mondiale. Un cénacle chahuteur dont les membres, un jour à la sortie d’un café, se firent traiter d’«apaches !», de mauvais garçons. Cette bande composée de musiciens, poètes ou chefs d’orchestre se réunissait chaque semaine chez les uns ou les autres pour partager leurs œuvres. Une célébration artistique aux visions entremêlées, où le feuilleté des genres tenait lieu de structure. Delage, Viñes, Fargue, Klingsor et Inghelbrecht. Tous différents, tous Apaches pourtant, unis puis dissous dans la nuit de la guerre. Un siècle plus tard, l’homme a marché sur la Lune, le phénomène d’amplification musicale existe et l’esprit des Apaches ressuscite. A Paris, dans leur quartier de Belleville ? Non, à travers la France.
Sous l’impulsion du chef Julien Masmondet, le nouveau mouvement, en hommage autant qu’en prolongement, se donne pour ambition de présenter des spectacles pluridisciplinaires avec une bande ad hoc. Selon les formats, dans la fosse ou sur scène, jusqu’à une trentaine de musiciens, rompus au contemporain, chambristes, tous solistes, associent la souplesse de la jeunesse à l’expérience de la maturité. Et, derrière les partitions, les Apaches du XXIe siècle se sont adjointes les collaborations de compositeurs installés mais aussi de jeunes talents représentatifs d’une esthétique variée. Leurs spectacles s’intéressent entre deux portées à ce qui fait vibrer notre société. C’est le dispositif Ça vous dérange ?, où la formation, rebondissant sur le vote en 2021 de la loi pour la protection du patrimoine sensoriel des campagnes, donne carte blanche à des compositeurs pour une déambulation immersive agrémentée d’un débat sonore. C’est l’ambitieux Street Art, où dialoguent la musique d’aujourd’hui et les performances d’un free-runner et d’un danseur-acrobate sur des partitions de Steve Reich et de trois compositeurs associés. C’est la Rave-L Party, imaginée pour l’anniversaire de Maurice Ravel, qui transforme la salle de concert en un vaste complexe industriel, puis en un club électro. C’est aussi Rideau !, créé en 2026 au Théâtre du Châtelet autour d’Erik Satie et John Cage, qui conduit le public d’un bazar sonore et visuel aux rivages du silence ; et Indefinito, conçu sur-mesure pour le musée du Louvre, en écho à l’exposition Michel-Ange & Rodin.
Pour chaque projet, l’ensemble s’associe à des créateurs d’univers artistiques complémentaires (vidéastes, chorégraphes, scénographes, metteurs en scène, écrivains, poètes, danseurs et free-runners) – afin de concevoir des formes scéniques hybrides et singulières. Ce qui les unit et ce qui soude leurs énergies : une profonde envie de bousculer les habitudes culturelles, de révolutionner le regard du public sur la musique classique et la création contemporaine. Les Apaches, donc. Où l’engagement de faire se rencontrer tous types d’art sur le même territoire scénique.
Les Apaches étaient en résidence à la Fondation Singer-Polignac de 2019 à 2026.
arrangements pour l’Ensemble Daphnis par Adrien Gey et Quentin Duigo
Lula Cotton-Frapier comédienne
Iris Daverio, Perrine Chapoutot flûte
Coline Moreau alto
Alec Fukuda violoncelle
Martin Jaspard piano
Ensemble Daphnis
Le groupe se forme en 2018 lors d’un concert à l’Opéra de Tours, réunissant des musiciens animés par une même quête d’excellence musicale et un objectif commun : sortir des conventions pour toucher de nouveaux publics et explorer des répertoires variés.
Spécialisé dans la transcription d’œuvres majeures du répertoire classique pour leur formation, l’Ensemble Daphnis se distingue par sa volonté d’élargir le champ du possible, tant au niveau des répertoires que des styles. Il se produit sur les scènes françaises, et en 2020, fonde le Festival Daphnis à Tours. La cinquième édition, dédiée à la musique française et à ses influences espagnoles, a vu le jour en novembre 2024.
En 2021, l’Ensemble Daphnis crée un spectacle musical autour des Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski, dirigé par le metteur en scène Jean-Michel Fournereau. En 2022, le groupe poursuit son perfectionnement en entrant en Master de musique de chambre au CNSM de Lyon, où il travaille aux côtés de Franck Krawczyk, Fabrice Bihan et Yovan Markovitch.
De 2021 à 2023, l’ensemble bénéficie du soutien de la Société Générale pendant deux saisons consécutives, puis de la Fondation Safran.
L’Ensemble Daphnis a depuis eu l’opportunité de se produire dans des lieux prestigieux tels que l’Auditorium National de Lyon, l’Opéra de Tours, le magnifique Théâtre de Fontainebleau, et dans divers festivals à travers la France.
En 2023, il crée un nouveau spectacle musical, Rachmaninov, l’exil d’une âme slave, en collaboration avec l’actrice et comédienne Lula Cotton-Frapier. Ce projet retrace la vie du compositeur à travers des transcriptions soignées de ses deux Suites pour deux pianos, opus 5 et 17, accompagnée de textes écrits par Adrien Gey, pianiste du groupe, évoquant la vie de Rachmaninov et son lien avec sa Russie natale. Des partitions inédites que l’ensemble a enregistrées au début de l’année 2026.
Le groupe est en résidence artistique à la Fondation Singer-Polignac depuis juillet 2025.
Lula Cotton-Frapier comédienne
Lula Cotton-Frapier est une comédienne franco-belge née à Paris. Elle se fait connaître du grand public ainsi qu’à l’international grâce aux séries Skam et Mixte (Amazon).
En 2026, elle porte les rôles principaux dans plusieurs films et séries évènements : Nourrices (France 2), La Relève (France 2) et Bugarach (France 3). Au cinéma, elle apparaît également dans La Nuit du 12 de Dominik Moll (César du meilleur film). Elle joue le personnage de Solange dans Les Enchantés de Stanislas Carré de Malberg (Arte) et tient le rôle principal dans Le jour de ma mort de Jérôme Cornuau.
En 2027, elle apparaîtra dans plusieurs projets : parmi ceux-ci, on peut déjà citer Nature Humaine de Denis Imbert aux côtés de Victor Belmondo. En parallèle de ses activités de comédienne, elle est l’une des marraines de l’association En avant toutes.
En réunissant les deuxièmes trios de Mendelssohn et de Rachmaninov, nous avons souhaité mettre en regard les différentes facettes de deux chefs-d’œuvre romantiques habités par la passion, l’urgence et la nostalgie, mais pourtant d’esthétiques et d’expressions bien différentes.
Le Trio opus 66 de Mendelssohn regorge d’atmosphères variées et de contrastes, et plonge l’auditeur dans des paysages obscurs, vacillant entre angoisse, passion, nostalgie et héroïsme.
Rachmaninov écrit quant à lui son Trio opus 9 sous le coup de l’émotion suscitée par la mort de Tchaïkovsky, qu’il considérait comme un maître — et qui avait lui-même écrit son Trio opus 50 en hommage à son ami Nikolaï Rubinstein. Cette œuvre construite comme une arche nous transporte dans toutes les étapes du deuil : peine intérieure, douce mélancolie, désespoir insoutenable et fatalisme résigné.
Trio Nebelmeer
Felix Mendelssohn (1809-1847)
Trio pour piano n°2 en do mineur opus 66
Allegro energico e con fuoco
Andante espressivo
Scherzo. Molto Allegro quasi Presto
Finale. Allegro appassionato
Sergueï Rachmaninov (1873-1943)
Trio élégiaque no 2 opus 9 en ré mineur
Moderato – Allegro vivace
Quasi variazione
Finale : Allegro risoluto – moderato
Trio Nebelmeer
Loann Fourmental piano
Arthur Decaris violon
Florian Pons violoncelle
Trio Nebelmeer
Inspirés par les grandes pages romantiques réservées à leur formation, Arthur Decaris, Florian Pons et Loann Fourmental ont choisi le nom de leur trio en référence à Caspar David Friedrich et à son emblématique Voyageur au-dessus de la mer de nuages (Der Wanderer über dem Nebelmeer).
Formés auprès du Trio Wanderer, de Claire Désert et de Louis Rodde, les trois musiciens ont eu la chance de bénéficier également dans leur cursus et lors d’académies, de l’enseignement des quatuors Ébène et Modigliani, mais aussi de Johannes Meissl, Olivier Charlier, Emmanuel Strosser et Lise Berthaud. Les trois musiciens sont rapidement remarqués par leur sonorité chaude et expressive et invités à jouer dans de grands festivals tels que La Roque d’Anthéron, La Folle Journée de Nantes, Les Folles Journées en Région des Pays de la Loire et La Folle Journée de Varsovie.
Le trio est depuis septembre 2022 artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique sous la direction de Corina Belcea, Miguel da Silva et Jean-Claude Vanden-Eynden.
Soutenu par le théâtre et le conservatoire de Caen, son premier CD, consacré à Chausson et Saint-Saëns, est sorti au printemps 2023 chez Mirare et est salué par la critique française et allemande.
En 2024, le trio fait ses débuts à la grande salle de Bozar à Bruxelles pour le programme « Bozar Next Generation » ainsi qu’au festival de l’abbaye de l’Epau. Il remporte le premier prix au concours international Premio Trio Di Trieste en 2024 et se produit en Italie en 2025 et 2026, ainsi qu’au ConcertGebouw d’Amsterdam, à la Salle de Musique de La-Chaux-de-Fonds et aux Sommets Musicaux de Gstaad. Le trio Nebelmeer est lauréat de la Fondation Banque Populaire.
Le Trio Nebelmeer est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
Arthur Decaris joue sur un violon Seraphin de 1735, prêté par Monsieur Zilber, à l’initiative du fonds de dotation TALENTS & VIOLON’CELLE.
Florian Pons joue un violoncelle du XVIIIe siècle attribué à Ambroise de Comble, disciple de Stradivarius.
Ce programme peut se lire comme un parcours placé sous le signe de la foi, entendue dans ses multiples dimensions : foi religieuse, foi en l’art, foi en l’humanité.
La Pavana Lachrymae de Dowland ouvre ce chemin dans une méditation empreinte de gravité et de nostalgie. Trois siècles plus tard, la Pavane pour une infante défunte de Ravel semble lui répondre comme un écho lointain. Dédiée à Winnaretta Singer, princesse de Polignac, elle rappelle, ainsi que les trois Nocturnes de Fauré qui suivent, le rôle essentiel de cette mécène dont les salons furent un foyer exceptionnel de la création musicale.
Les Deux Légendes de Liszt mettent en lumière la foi dans sa dimension spirituelle la plus explicite, à travers les figures de saint François d’Assise et de Saint François de Paule dans deux fresques musicales d’une infinie poésie mystique. Enfin, la Sonate opus 110 de Beethoven conduit ce parcours vers une foi profondément humaine. Des ténèbres à la lumière, cette œuvre testamentaire est une ode à la vie qui, après avoir traversé l’abîme, s’affirme avec une force bouleversante.
Gabriel Durliat
William Byrd (c.1539-1623)
Pavana Lachrymae, d’après « Flow my tears » de John Dowland (1563-c.1626)
Maurice Ravel (1875-1937)
Pavane pour une infante défunte
Franz Liszt (1811-1886)
Deux Légendes S. 175
Saint François d’Assise : La prédication aux oiseaux
Saint François de Paule marchant sur les flots
Gabriel Fauré (1845-1924)
Nocturne n° 6 opus 63
Nocturne n° 9 opus 97
Nocturne n° 11 opus 104
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n°31 en la bémol majeur opus 110
Gabriel Durliat piano
Gabriel Durliat
Désigné parmi les 200 qui feront la France de demain par le Figaro Magazine, Gabriel Durliat trace un sillon singulier dans le paysage musical français entre piano, direction d’orchestre et composition.
Lauréat du Concours Général des lycées (1er Prix d’histoire de la musique), il entre la même année, à l’âge de 16 ans, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il est l’élève d’Hortense Cartier-Bresson, Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Alain Altinoglu. Après y avoir obtenu six prix avec les plus hautes distinctions (piano, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, orchestration), il est admis en septembre 2022 en 3e cycle – Diplôme d’Artiste Interprète tout en se perfectionnant auprès de Cédric Tiberghien au sein de l’Académie Jaroussky. Formé en parallèle à la Malko Academy for Young Conductors de Copenhague (Danemark), Gabriel Durliat a notamment dirigé le Danish National Symphony Orchestra, le Meininger Hofkapelle, l’Orchestre Philharmonique de Marseille… Il est nommé sur concours chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain à compter de janvier 2026. Après avoir remporté le concours international Piano Campus en février 2022, Gabriel Durliat obtient en mai 2023 le 2e prix au Hans von Bülow International Conducting from the Piano Competition, rare concours consacré à la direction depuis le piano. Il se produit régulièrement en soliste, avec orchestre et en musique de chambre dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Palais Garnier, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Auditorium de Radio France et répond à l’invitation de programmations prestigieuses telles que la Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, le Festival Radio France de Montpellier, le Festival de Pâques de Deauville, Piano à Lyon, les Sommets Musicaux de Gstaad… Son premier disque solo, associant la musique de Bach à celle de Fauré, paru en 2024 pour le label Scala Music a été chaleureusement accueilli par la critique. Un second en hommage à Maurice Ravel paraîtra en 2026. Lauréat de la fondation Banque Populaire, Gabriel Durliat est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2024.
photo : Thomas O’Brien
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