Quatuor Zaïde

En résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2014, artiste associé depuis 2019

  • Charlotte Maclet, Leslie Boulin-Raulet violon
  • Céline Tison alto
  • Juliette Salmona violoncelle

Le Quatuor Zaïde est un quatuor à cordes constitué de Charlotte Maclet (premier violon), Leslie Boulin Raulet (deuxième violon), Céline Tison (alto) et Juliette Salmona (violoncelle).

Le quatuor Zaïde a été créé en 2009 et s’est affirmé sur la scène internationale comme l’un des rares quatuor constitué uniquement de femmes. Les nombreux prix de prestigieux concours internationaux obtenus entre 2010 et 2012 notamment à Bordeaux, Vienne et Pekin (*) l’imposent comme l’un des ensembles de musique de chambre incontournables dans le paysage musical classique. Il est aujourd’hui reconnu pour son exigence et son exploration continue du spectre sonore du quatuor.

Le Quatuor Zaïde joue depuis 15 ans dans les plus belles salles du monde et a récemment partagé la scène avec Martha Argerich, Nelson Goerner, Xavier Philips, Michel Portal ou Lise de la Salle. (*)

Excellence et bienveillance

Le répertoire de quatuor est reconnu comme particulièrement exigeant dans le monde classique.

Ainsi le Quatuor Zaïde fonde en 2021 l’ISQA (l’International String Quartet Academy), académie internationale et intergénérationnelle dans laquelle les quatuors peuvent échanger et apporter un soutien technique, musical, physiologique et psychologique nécessaires dans une approche holistique. Des grands maîtres aux jeunes étoiles, tous sont invités pour chercher et jouer ensemble, recevoir de précieux conseils et se perfectionner dans une atmosphère de respect mutuel.

Les musiciennes nourrissent en outre un lien privilégié avec le label NoMadMusic et sa directrice artistique Hannelore Guittet, qui les accompagnent depuis leur premier projet discographique et avec qui elles ont déjà réalisé sept albums.

Le quatuor est également connu pour son répertoire diversifié, qui s’étend des quatuors classiques aux œuvres contemporaines, notamment celles de Iannis Xenakis, Jonathan Harvey, Wolfgang Rihm et Sofia Gubaidulina.

Au fils des ans, le quatuor Zaïde tisse d’étroits liens amicaux et artistiques avec plusieurs compositeurs et compositrices tels que Bryce Dessner, Suzanne Giraud, Francesca Verunelli et Cécile Buchet, à qui il commande plusieurs pièces.

Elles collaborent également avec de grands noms du jazz : Michel Portal, Marion Rampal, Sylvain Rifflet, Yaron Herman et s’associent à différentes compagnies telles le Sydney Dance Company dans le spectacle « Impermanence » sur la musique de Bryce Dessner.

Tout en s’inscrivant dans l’héritage transmis par les grandes figures du quatuor, les quatre musiciennes proposent des interprétations inspirées de leur « laboratoire imaginaire » : la mise en relation du son avec le corps, la prise de risque artistique et l’interaction avec le public.

Le Quatuor Zaïde est «artiste associé » de la Fondation Singer-Polignac et est soutenu par la Ville de Dijon, la DRAC Bourgogne Franche-Comté et Indosuez Wealth Management.

Charlotte Maclet joue un violon Milanais de 1769 de Carlo Ferdinando Landolfi prêté par l’association El Pasito.

Leslie Boulin Raulet joue un violon de Jacques Bocquay de 1715.

Céline Tison joue un alto de Sebastian Rauch de 1720.

Juliette Salmona joue un violoncelle de Claude-Augustin Miremont de 1876.

*Lauréates de nombreux concours internationaux : ARD 2012, Beijing International Music Competition 2011 (1er prix), Charles Hennen 2010, Banff 2010, Bordeaux 2010, Vienne 2012 (1er prix) .

*les salles de concerts : Wigmore Hall de Londres, Philharmonies de Berlin, Cologne et Paris, Concertgebouw d’Amsterdam, Théâtre des Champs-Elysées, Konserthuset de Stockholm, Musikverein et Konzerthaus de Vienne, Jordan Hall de Boston, Merkin Hall de New York, Hong Kong, Corée, Brésil etc…

*Les grands maîtres : Hatto Beyerle, Erbherard Feltz, Goran Gribajecvic, Johannes Meissl, Gordan Nicolic et Gábor Takács-Nagy.

Discographie sélective


Ensemble Desmarest

Ensemble Desmarest , direction : Ronan Khalil

L’ensemble était en résidence de 2013 à 2018.

Ensemble de musique ancienne fondé en 2010 qui doit son nom à un compositeur français du 18e siècle, l’ensemble Desmarest est dédié au répertoire baroque et réunit jeunes musiciens, chanteurs et instrumentistes autour du claveciniste Ronan Khalil.

Sélectionné en 2012 parmi les jeunes ensembles en résidence du centre culturel de rencontre d’Ambronay, l’ensemble collabore avec quelques uns des chanteurs les plus talentueux de la jeune génération tels Rodrigo Ferreira, Camille Poul, Maïlys de Villoutreys, Dagmar Saskova, Manuel Nunez Camelino, Virgile Ancely et Jeanne Crousaud.

Il rejoint également le réseau La Belle Saison – Concert Halls, créé par Olivier Mantei et Jean-François Dubos en collaboration avec le Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

Invité de grands festivals, salles de concerts et émissions de radio, l’ensemble Desmarest se produit en France (opéra de Lille, théâtre de Coulommiers, Chapelle du Méjan, festival de l’Abbaye de Lessay, festival de Pâques de Deauville, salle Cortot à Paris, Philippe Maillard Productions, festival d’Ambronay, théâtre de Villefranche-de-Rouergue, festival et saison Jeunes Talents, festival Lez’arts à l’écoute, auditorium du Louvre en 2016, Chapelle Royale de Versailles, festival Les Ephémères, festival baroque du Pays du Mont-Blanc, etc.) et à l’étranger (Festival Pavia Barocca, Baroque Week de Bucarest, Fringe Oudemuziek Utrecht, etc.).

L’ensemble Desmarest était l’invité de la première édition du festival Les Voix Humaines qui s’est tenue en octobre 2015 à La Havane (Cuba).

En 2016, l’ensemble joue l’opéra Il Giasone de Francesco Cavalli mis en scène par Olivier Lexa ainsi que l’Orféo de Claudio Monteverdi en novembre 2016 sur l’île de La Réunion.

En 2016, l’Ensemble Desmarest enregistre son premier album Il Pianto della Madonna (B-records, distribué par Naïve), album qui a reçu un accueil particulièrement élogieux. Aux côtés de Jordi Savall, les musiciens de l’ensemble Desmarest seront les invités du prochain Classik Festival Langtang sur l’Île de la Réunion.

Ronan Khalil, clavecin et direction

Né en 1986, Ronan Khalil découvre la musique ancienne à la Maîtrise de Bretagne avant d’étudier le clavecin auprès de Pascal Dubreuil au Conservatoire national de région de Rennes puis Sharon Gould à la Chetham’s School of Music de Manchester. Diplômé du Conservatoire royal de La Haye dans la classe de Fabio Bonizzoni, il a également reçu les précieux conseils d’Elisabeth Joyé, Patrick Ayrton, Christophe Rousset, Carole Cerasi, Pierre Hantaï et travaillé le chant avec Peter Kooy, Christiaan Immler et Kees-Jan de Koning. Il poursuit ses études en France au Conservatoire national supérieur de musique et danse de Paris dans les classes d’Olivier Baumont, Blandine Rannou, Kenneth Weiss et obtient le prix de basse continue avec les plus hautes distinctions.

En 2008, il remporte le premier prix et le prix du public au concours international de clavecin de la fondation Marcelle & Robert de Lacour (Festival d’Auvers-sur-Oise Opus 28) puis en 2009, le premier prix du concours international de clavecin de Bologne ainsi que le prix Oriolis-Kriegelstein à Paris. Plus récemment, il remporte le prix du public lors du concours Westfield organisé à l’université de Maryland (USA).

Il a travaillé sous la direction de chefs tels que Christophe Rousset, William Christie, Alessandro de Marchi, Sigiswald Kuijken, Laurence Cummings, Michel Laplénie et Claudio Ribeiro avec qui il enregistre un disque consacré à G.F Haendel (Mr. Haendel’s Delight – ORF Alte Musik). Très sollicité en tant que soliste et continuiste, il est invité à se produire dans toute l’Europe (Festival d’Ambronay, Festival d’Aix-en-Provence, Opéra de Vichy, Handel House Museum à Londres, Festival les Clavecins de Chartres, Théâtre National de Toulouse, Les Concerts Parisiens – Philippe Maillard, Auditorium Lingotto à Turin, Centro Cultural de Belem à Lisbonne, Teatro La Fenice à Venise, Spring Organ Concert Series à Athènes, Grand Théâtre de Bordeaux, Festival Anima Mundi à Pise etc…), en Asie et en Amérique du Sud. En 2011 et de nouveau en 2013, il apparaît dans Le Neveu de Rameau (Diderot) au Théatre du Ranelagh et aux cotés de Nicolas Vaude et Gabriel Le Doze. Depuis 2010, il est directeur musical de l’Ensemble Desmarest, formation vocale et instrumentale consacrée au répertoire du 17ème siècle et du 18ème siècle.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : De la cour à l’église au XVIIe siècle | 20 mai 2014

Ensemble Lunaris

en résidence de 2011 à 2013

 Eva Zaïcik, Mélusine de Pas et Anaïs Bertrand.

 

 

Les trois musiciennes de l’ensemble Lunaris se rencontrent au Jeune Ensemble de la prestigieuse Maîtrise Notre-Dame de Paris. Par la suite, Eva Zaïcik et Anaïs Bertrand intègrent le cycle supérieur d’études vocales de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, sous la direction de Lionel Sow, tandis que Mélusine de Pas intègre de son côté la classe de viole de gambe du Conservatoire de Paris. Depuis septembre 2011, Anaïs et Eva suivent les cours de la classe de chant du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Fortes de l’amitié qui les lie et de leur passion commune pour la musique ancienne, elles mêlent leur voix et instruments depuis bientôt trois ans pour créer des concerts vivants, qui embrassent l’histoire de la musique sacrée et profane de la période médiévale à la fin de la période baroque, en osant parfois le contemporain et la musique traditionnelle. L’Ensemble Lunaris a souvent eu l’occasion d’inviter des instrumentistes et chanteurs à partager la scène. Parmi eux cette année pour le programme baroque, la claveciniste et organiste Myrrha Principiano.

Escadron Volant de la Reine

En résidence de 2012 à 2018

Eugénie Lefebvre soprano, Josèphe Cottet, Marie Rouquié violon, Benjamin Lescoat alto, Antoine Touche violoncelle et viole de gambe, Thibaut Roussel théorbe et guitare baroque, Sanne Depreterre contrebasse, Clément Geoffroy clavecin & orgue.

L’Escadron Volant de la Reine désigne les dames de compagnie recrutées par Catherine de Médicis. Par leur présence et leur conversation, elles étaient chargées de pacifier les relations humaines au sein des Cours européennes. Ce nom évoque une organisation non hiérarchisée alliant rigueur et fantaisie, deux qualités qui tiennent à cœur aux musiciens de l’ensemble dans le travail musical.

Premier Prix et Prix du public du Concours international du Val de Loire (2015, président de jury William Christie) et lauréat de l’International Young Artists Presentation 2013 d’Anvers (Belgique), l’Escadron Volant de la Reine est créé à l’initiative du violoncelliste Antoine Touche. Tous issus des Conservatoires supérieurs européens (Paris, Lyon, La Haye, Bruxelles), les musiciens sont liés par une profonde amitié et c’est naturellement qu’ils se rassemblent en janvier 2012.

L’Escadron compte sur les divers talents qui le composent, partageant une énergie commune et une recherche toujours plus approfondie. En musique de chambre ou en orchestre, l’ensemble se démarque par l’absence de directeur artistique. Cette démarche, mûrement réfléchie, permet à chaque membre de s’impliquer dans la réflexion musicale et l’organisation des projets. Désireux de faire découvrir des œuvres méconnues des XVIIe et XVIIIe siècles, ils concentrent particulièrement leurs recherches sur la musique italienne.

L’ensemble s’est produit dans différents festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), le Festival de Ribeauvillé…

Biographies

Eugénie Lefèbvre soprano

Lauréate au concours international de musique baroque de Froville en 2013, Eugénie obtient son diplôme au Centre de Musique Baroque de Versailles en 2009, et se perfectionne par la suite à la Guildhall School of Music and Drama de Londres auprès de Susan Waters.

On la voit régulièrement avec des chefs d’orchestre tels que Emmanuelle Haïm, René Jacobs, Leonardo Garcìa Alarcòn, Vincent Dumestre, Jean-Claude Malgoire, Olivier Schneebeli, Pierre Cao et Peter Shreier. Sa passion pour la musique baroque lui fait aborder des oeuvres comme Actéon de Charpentier (Hyale), Rinaldo de Haendel (Armida), L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi (Néron, Valetto),Teseo de Haendel (Medea), Les Plaisirs de Versailles de Charpentier (la Conversation), Cadmus et Hermione de Lully (Hymen), Les Amants Magnifiques de Lully (Caliste), le Pouvoir de l’Amour de Pancrace Royer (L’Imagination, Hersilie), Hippolyte et Aricie de Rameau, Giulio Cesare de Haendel, Médée de Charpentier, Orfeo ed Euridice de Gluck, Castor et Pollux de Rameau.

On l’entend également dans de la musique sacré comme La Passion selon Saint-Jean de Bach, les Grands Motets de Pierre Robert, Jephté de Carissimi, le Reniement de Saint-Pierre, la messe de minuit et le Transfige dulcissime de Charpentier, le Maddalena a piedi di Cristo de Bononcini et celui Caldara.

Son plaisir de la scène l’amène à participer à la production et tournée française du Bourgeois Gentilhomme avec l’ensemble la Rêveuse dirigé par Benjamin Perrot. Cette aventure dure près d’un an et demi (de 2011 à 2013) et permet donc à Eugénie de se produire dans de nombreuses salles et théâtres à travers toute la France.

Elle apparaît en concert avec le Concert d’Astrée, l’ensemble Sagittarius, l’ensemble La Rêveuse, Les Symphonistes, le Poème Harmonique et l’Académie für Alte music de Berlin. Eugénie collabore aussi régulièrement avec de jeunes ensembles talentueux tels que L’Escadron Volant de la Reine, Le Vertigo, Stravaganza et Les Surprises.

En 2014 Eugénie enregistre son premier CD en tant que soliste avec l’ensemble Le Vertigo, et participera à l’automne 2015 au nouvel enregistrement de l’ensemble Les Surprises sous le label d’Ambronay. Cette saison on la verra sous la direction d’Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille et de Dijon ainsi qu’au festival de Saint-Michel en Thiérache dans les rôles d’Oenone et Proserpine dans la Descente d’Orphée aux Enfers, et dans le rôle de la Conversation dans les Plaisirs de Versailles de Charpentier.


Josèphe Cottet violon

Après un DEM et un prix de perfectionnement d’alto moderne au CRR de Versailles dans la classe de Jacques Borsarello, Josèphe Cottet poursuit ses études au CRR d’Aubervilliers-la Courneuve dans la classe d’Hélène Houzel en violon et alto baroque où elle obtient un DNSPM. Elle complète sa formation instrumentale par des masters classes avec Odile Edouard, Patrick Bismuth, Amandine Beyer ou Enrico Onofri. Elle se spécialise alors en musique ancienne et joue dans différentes formations orchestrales comme l’ensemble Pygmalion (Messe en si de Bach, Dardanus et Hippolyte et Aricie de Rameau…), les Musiciens du Paradis (Vénus et Adonis de John Blow), le Parlement de Musique de Strasbourg, Opera Fuoco, les Ombres, l’ensemble Correspondances…

Une large pratique de la musique de chambre lui permet d’aborder des répertoires très différents : la musique Renaissance avec « La Bande de violon » et la Compagnie Outre Mesure avec laquelle elle enregistre, le répertoire baroque grâce l’Escadron Volant de la Reine, dont elle est la co-fondatrice depuis 2012, et des styles plus tardifs, classique et romantique avec Les Curiosités Esthétiques.

Elle participe deux fois à l’Académie d’Ambronay ; en 2010 sous la direction d’Hervé Niquet pour Les Indes Dansantes de Jean-Philippe Rameau, puis en 2011, sous la direction de Sigiswald Kuijken. Grâce à ce projet, elle enrichit sa pratique orchestrale en jouant la partie de basse continue de la Messe en si de Johann Sebastian Bach au violoncello da spalla.

Passionnée de recherche en musicologie, elle étudie les musiques anciennes jusqu’en Master à la Sorbonne.


Marie Rouquié violon

Brillamment diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et du Koninklijk Conservatorium de La Haye, Marie Rouquié se spécialise dans l’interprétation des répertoires anciens sur le violon depuis plus de dix ans.

Ses prestations remarquées lui ont valu d’être nommée Lauréate Juventus 2009, aux côtés de musiciens tels qu’Alexandre Tharaud ou encore Benjamin Alard. Elle est invitée à se produire en soliste ou en leader dans de nombreux festivals : Festival Bach à Pâques (Saint Maixent), festival du Haut-Jura, festival d’Ambronay, festival de musique et d’eau fraîche (Brest), Brezice Festival (Slovénie), festival Oude Musik Niew (La Haye), festival Monteverdi-Vivaldi (Venise) ….

Passionnée par la diversité des styles musicaux, leur application sur un instrument aussi complexe que le violon et les multiples techniques d’expression qui en découlent, Marie collabore à plusieurs projets artistiques, chacun lui permettant d’approfondir et d’affiner sa connaissance d’un compositeur ou d’un style.

Elle a d’ores et déjà plusieurs récitals à son répertoire : l’intégrale des sonates pour violon et clavecin de Bach avec Pascal Dubreuil, ou encore un programme centré sur l’œuvre de Joseph Touchemoulin, élève chalonnais du grand Giuseppe Tartini, avec Patrick Ayrton.

Marie est fondatrice de l’ensemble Pointes et Contrepointes au sein duquel elle explore le répertoire italien pour ensemble à cordes. Elle a également, depuis 2011, intégré le Quatuor de Paris, spécialisé dans l’interprétation du répertoire classique viennois, aux côtés de François Fernandez, Gabriel Grosbard et Jérôme Huille.

Chambriste appréciée, elle est régulièrement invitée par de nombreux ensembles spécialisés dans l’interprétation des répertoires anciens : Les Ombres (dir. Margaux Blanchard et Sylvain Sartre) avec qui elle a enregistré l’intégrale des Nations de François Couperin, Concerto Soave (dir. Jean-Marc Aymes), les Musiciens du Paradis (dir. artistique Alain Buet) ou encore l’ensemble Amarillis (dir. Héloïse Gaillard). Elle est membre régulière du Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet), de l’ensemble Pygmalion (dir. Raphaël Pichon) et de Mensa Sonora (dir. Gabriel Grosbard et Matthieu Boutineau).

Marie collabore avec Federico Marri à l’élaboration du catalogue des œuvres de Pietro Nardini, autre grand élève de G.Tartini (à paraître en 2015). Titulaire du C.A. de musique ancienne, elle est professeur référent de violon ancien au Centre d’Études Supérieures de Musique et Danse de Poitou-Charentes depuis 2010.


Benjamin Lescoat alto

Né en 1984 dans sa chère terre picarde, Benjamin Lescoat commence ses études musicales par un heureux hasard avec l’alto au conservatoire d’Amiens. Après avoir obtenu de nombreux premiers prix dans diverses disciplines en France (dans les conservatoires d’Amiens, Rueil-malmaison et Paris) , et voyagé en Espagne, Suède, ou encore en Chine avec l’orchestre philarmonique de l’Orquesta Sinfonica de Galicia et l’Orchestre de Picardie, il décide de rejoindre Mira Glodeanu à Bruxelles avec qui il développe son goût pour la musique ancienne et obtiendra en 2011 un Bachelor d’alto baroque au Conservatoire Royal de Bruxelles. La découverte de ce « monde » lui permettra de se produire avec des artistes comme Hervé Niquet, Leonardo Garcia Alarcon, Peter van Heyghen, Marcel Ponseele, Sigiswald Kuijken, Sophie Gent, au sein d’ensembles tels que Clématis, Pygmalion, Ausonia, la Chapelle Rhénane, Le Concert Spirituel, Octopus Barokorchester, Les Muffatti etc… Mais ne l’empêchera pas de parfaire ce par quoi il débuta la musique, puisqu’il obtiendra en 2012 un Bachelor d’alto moderne dans la classe de Paul de Clerck au Koninklijk Conservatorium Brussel, et continue de se produire sous la direction de Michel Tabachnik, Heinz Holliger, Guy van Waas, Helmut Lachenmann, etc…


Antoine Touche violoncelle

Né en Bretagne, il commence le violoncelle à l’école de musique de St Malo dans la classe d’Aldo Ripoche. Il poursuit ensuite ses études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt dans la classe de Xavier Gagnepain. C’est durant cette période qu’il se découvre une passion pour la musique baroque en participant à divers projets de musique chambre au sein du département de musique ancienne. Après avoir obtenu son DEM à Boulogne, il étudie le violoncelle baroque à la Hoschule de Leipzig dans la classe de Balázs Máté.À son retour, il décide de se consacrer entièrement à la musique ancienne et intègre le conservatoire de Versailles dans la classe d’Ophélie Gaillard. Il participe tout au long de cette période à de nombreux projets avec la maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles. La même année, il commence également l’étude de la viole de gambe avec Emmanuelle Guigues et Guido Balestracci.En 2011, il entre au conservatoire du 7ème arrondissement où il travaille avec le violoncelle avec Emmanuel Balssa et la viole de gambe avec Christine Plubeau. Actuellement, Antoine Touche est au CNSMDP où il étudie avec Christophe Coin et Bruno Cocset. Il se produit régulièrement en concert en région parisienne et en Bretagne avec différentes formations : Pygmalion, Correspondance, Capricio Stravagante, les Surprises…

Il est membre fondateur de l’ensemble L’ Escadron Volant de la Reine


Thibaut Roussel théorbe

Après des études de guitare et de son, il se spécialise dans l’interprétation de la musique ancienne avec l’étude du théorbe, de la guitare baroque ainsi que du luth au CRR de Versailles dans la classe de Benjamin Perrot et obtient en 2010, un DEM à l’unanimité avec félicitations. Il se produit aujourd’hui en tant que continuiste au sein de plusieurs ensembles tels que Europa Barocca, l’Ensemble du Rosaire, l’ensemble La Rêveuse (dir : Benjamin Perrot, la Canopée (dir: Ruth Unger), la Compagnie du Mage (dir : Jean-Paul Bouron), La Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles (dir : Olivier Schneebeli), Les Fringantes Crapules, l’Ensemble Alcyone, l’Ensemble Opalescences, l’Ensemble Artemis, le Théâtre de l’Incrédule (Benjamin Lazar), le Consort Project, l’Ensemble XVIII-21 (dir : Jean-Christophe Frisch), le Concert Etranger (Itay Jedlin avec Isabelle Desrochers et le conte Poucette (JMF), la Camerata Vocale (dir : Jean-Michel Hasler) et les Festes d’Euterpe (dir. Jean-Miguel Aristizabal), Maîtrise de Radio France (dir : Sofi Jeannin), L’Eclat des Muses (Christine Bayle).


Sanne Depreterre contrebasse

Sanne Deprettere a étudié la contrebasse aux conservatoires de Gent et Bruxelles avec Frank Coppieters et avec Niek de Groot à l’Université de Folkwang où elle obtient un master. Elle a également appris le violone avec Margaret Urquhart au conservatoire d’Amsterdam. Sanne est la contrebassiste de l’Orchestre Symphonique des Flandres (Bruges) et de la Nouvelle Philarmonie d’Utrecht. Elle joue également avec Ausonia, le Bach Orchestra of the Netherlands, Currende, Van Wassenaer ensemble, Concert d’Anvers,….

En 2005 elle est lauréate de la compétition Dexia Classics. Elle a participé à plusieurs mastercalsses telles que le NJO orchestra of the 17th century, Freiburger Barokorchester, le Séminaire International de Musique Ancienne en Wallonie (Namur) et l’académie de musique ancienne de Vannes.


Clément Geoffroy clavecin & orgue

Clément Geoffroy commence le clavecin à 8 ans au CRR de Nantes dans la classe de Jocelyne Cuiller. Après avoir obtenu son DEM, il part étudier à Paris auprès de Bertrand Cuiller et de Frédéric Michel. Il intègre ensuite la classe de clavecin d’Olivier Baumont, de basse continue de Blandine Rannou et de musique de chambre de Kenneth Weiss du CNSMDP. Il obtient son Master en 2013 et se perfectionne actuellement au CRR de Paris dans la classe de chef de chant de Stéphane Fuget.

Curieux par nature, il a étudié la viole de gambe pendant 6 ans, s’intéresse au piano-forte et au clavicorde, et n’hésite pas à monter à la tribune d’un bel orgue quand l’occasion se présente.

En novembre 2011 il remporte le 1er prix au Concours de Clavecin Paola Bernardi de Bologne.

Continuiste très demandé, Clément Geoffroy a déjà eu la chance de collaborer avec plusieurs ensembles comme Le Concert d’Astrée, La Rêveuse, Stradivadia, La Chapelle Rhénane, les Surprises, Les Caractères… il a également joué sous la direction de Paul Agnew, René Jacobs et Lionel Saw. Il est membre fondateur de L’Escadron Volant de la Reine, ensemble actuellement en résidence à la fondation Singer-Polignac, et s’ouvre à de nouveaux horizons en jouant régulièrement à deux clavecins avec Loris Barrucand.

Il est aussi professeur de clavecin aux conservatoires de Vannes et Franconville et accompagnateur au Pôle Sup’93 de La Courneuve.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert d’atelier : L’Escadron Volant de la Reine | 16 juin 2016

Concert d’atelier : Du Stabat au Miserere | 9 octobre 2014

Concert d’atelier : Les larmes de Maddalena | 4 juin 2013

Trio Elégiaque

En résidence de 2011 à 2016

Laurent Le Flécher violon

François Dumont piano

Virginie Constant violoncelle.

Le Trio Élégiaque s’est créé à l’initiative de trois lauréats de Concours internationaux : François Dumont, piano, est lauréat des Concours Reine Elisabeth et Chopin (Varsovie 2010), Virginie Constant, violoncelle, du Concours Maria Canals et Laurent Le Flécher, violon, de l’ARD de Munich. En 2013, Julien Szulman, Lauréat du Concours Long-Thibaud, prend la suite de Laurent Le Flécher et rejoint le Trio.

Les rencontres qu’ils ont eues avec les membres du Beaux-Arts Trio, quatuors Amadeus et Alban Berg leur ont permis de s’ouvrir aux répertoires aussi bien classiques que contemporains. Le Trio a remporté le Prix de la meilleure interprétation d’une œuvre contemporaine au Concours International de Weimar. En tant que Lauréats de la Theo Lieven Chair, ils se perfectionnent avec William G. Naboré au Conservatoire de Lugano, où ils donnent l’intégrale des trios de Beethoven, intégrale qu’ils ont également jouée à Paris à l’Opéra Comique, à Lyon, à Rennes ainsi qu’au Festival de Ljubljana en Slovénie.

Le Trio Elégiaque est régulièrement l’invité de diverses émissions : Génération Jeunes Interprètes de Gaëlle Le Gallic, Plaisir d’amour de Frédéric Lodéon ou, à la télévision, La boîte à musique de Jean-François Zygel. Leur premier enregistrement, paru sous le label Triton et consacré à la création du Trio Rombach de Pascal Dusapin et au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, a été récompensé d’un Diapason d’or, le second, Trios russes, d’un 5 de Diapason. L’enregistrement de trois Trios de Reber est sorti chez Timpani, l’intégrale des Trios de Beethoven est sorti en 2013 chez Brilliant Classics.

Le Trio Élégiaque est conseiller artistique des Concertinos de Pornic ainsi que du festival Pornic Classic.

François Dumont piano

François Dumont est entré au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à l’âge de quatorze ans dans la classe de Bruno Rigutto avant de se perfectionner auprès de personnalités telles que Murray Perahia, Leon Fleisher, Menahem Pressler, Pierre-Laurent Aimard, Paul Badura-Skoda, Fou Ts’ong dans le cadre de la série Piano**** et de l’académie Internationale de Côme, en Italie.

Lauréat du prestigieux concours Reine-Elisabeth à Bruxelles, François Dumont a également remporté le 1er prix du concours international Jean-Françaix, le 1er prix à l’unanimité du concours Steinway, le grand prix de la Spedidam lors du forum musical de Normandie, le prix Déclic de CulturesFrance. Il est lauréat des concours Perlemuter, Clara Haskil, Piano Campus et Hamamatsu au Japon.

Il s’est produit avec de nombreux orchestres tels que l’orchestre national de Belgique, l’orchestre de chambre de Wallonie, le Tokyo Symphony Orchestra, le Fortworth Symphony Orchestra, l’orchestre de chambre de Lausanne, l’orchestre de Trêves, l’orchestre symphonique de Liepaja, l’orchestre de Cannes.

Il fait partie du trio Elégiaque depuis 2004 et a également joué en musique de chambre avec le quatuor Debussy, le violoniste Stéphane Tran Ngoc, la soprano Helen Kearns, le pianiste Bruno Rigutto.

François Dumont s’est produit dans des salles prestigieuses telles que le théâtre du Châtelet, la salle Pleyel, le musée d’Orsay, la salle Gaveau, aux festivals Radio France de Montpellier, Chopin de Bagatelle.

François Dumont est soutenu par la fondation Groupe Banque Populaire, a reçu le prix de la fondation Charles Oulmont en 2008 sous l’égide de la fondation de France, et est en résidence à la fondation Singer-Polignac avec le trio Elégiaque. Sa discographie comprend l’intégrale des sonates de Mozart (Anima Records), récompensé par le «Maestro» de la revue Pianiste.

Laurent Le Flécher violon

Après avoir reçu les 1ers prix à l’unanimité en violon et en musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Laurent Le Flécher a suivi le cycle de perfectionnement en musique de chambre dans la classe de Jean Mouillère.

Parallèlement, il s’est perfectionné auprès de Veda Reynolds au Curtis Institute (Philadelphie), du quatuor Amadeus, du quatuor Alban Berg et du Beaux-Arts Trio.

Il a obtenu de nombreux prix et récompenses, tels que le 3e prix au concours international de musique de chambre de l’ARD de Munich, le 1er grand prix au concours international Pierre Lantier.

Laurent Le Flécher a joué dans de nombreuses salles et festivals, tels que le festival Radio France de Montpellier, au Capitole de Toulouse, au festival des sept chapelles, à Salzbourg, à Prague, et dans toute l’Europe. Il a participé à de nombreuses émissions radios à France Musique et France Inter, ainsi qu’à la radio Suisse-Romande.

Laurent Le Flécher a joué en compagnie de nombreux musiciens et ensemble tels que Michel Dalberto, Andre Cazalet, Juliette Hurel, Benoit Fromanger, le trio Archipel. Il joue au sein du trio Elégiaque, en résidence à la fondation Singer-Polignac et est également directeur artistique des Musicales de Pontivy.

Il a enregistré les trios de Maurice Ravel et d’Ernest Chausson, avec le trio Archipel (Musica Numéris), ainsi que les Souvenirs imaginaires de Serge Kaufmann (Frémeaux et associés).

Virginie Constant violoncelle

Virginie Constant a reçu les 1ers prix de violoncelle et de musique de chambre dans les classes de Michel Strauss et de Christian Ivaldi au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, avant d’y suivre un cycle de perfectionnement en musique de chambre,. Elle a obtenu parallèlement le certificat d’enseignement et s’est distinguée lors des concours internationaux de Weimar, Guérande, Fnapec, Florence, Barcelone.

Elle a joué dans de nombreux festivals en France, en Inde, au Brésil, au Maroc, au Danemark, en Italie, en Slovénie, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, au Luxembourg. Elle a également fréquemment participé à des émissions télévisés et radiophoniques.

Virginie Constant se produit au sein du duo Goyescas avec le guitariste Benoît Maurel, et au sein du trio Elégiaque, en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Elle a également joué avec Cédric Tiberghien, Roland Pidoux, le quatuor Psophos, l’ensemble Ourkouzounov.

Elle dirige avec Benoît Maurel une collection de musique de chambre pour violoncelle et guitare aux éditions Dobermann Ypann (Canada). Ils dirigent ensemble le festival les Intermusicales du Lavoir dans le 18e arrondissement de Paris.

Ont déjà paru en disque Traverses avec son duo Goyescas (Mandala/Harmonia Mundi), Contes des Balkans avec l’ensemble Ourkouzounov (Klee), un disque des trios de la 1ère école de Vienne (Tamino, distribution E.D.N), Souvenirs imaginaires de Serge Kaufmann (Frémeaux et associés).

Nathalie Stutzmann

Artiste associée de 2011 à 2023

Nathalie Stutzmann compte parmi les personnalités musicales les plus marquantes de notre époque : l’une des rares authentiques voix de contralto mais également l’une des grandes révélations de ces dernières années en tant que chef d’orchestre.

Elle a créé l’ensemble Orfeo 55 en 2009, et leur nouvel album d’airs italiens, Quella Fiamma, vient de paraître chez Warner/Erato. Sont déjà sortis Prima Donna (2011), dédié aux grands contraltos vivaldiens et Une Cantate imaginaire (2012), dédié à Bach, chez Deutsche Grammophon, et Heroes from the shadows (2014), consacré aux grands héros de l’ombre handéliens, chez Warner/Erato. Ces enregistrements ont été couronnés par de nombreuses récompenses telles que Diapason d’Or, Melómano de Oro et Editor’s Choice de Gramophone.

Comme chef, elle a pour mentors les grands Seiji Ozawa et Sir Simon Rattle qui dit d’elle : « Nathalie est un chef d’orchestre exceptionnel et rare. Tant d’amour, d’intensité et une technique impeccable. Elle nous est indispensable ». Ses récents débuts de chef avec le London Philharmonic Orchestra, le Philadelphia Orchestra, le Rotterdams Philharmonisch Orkest, le Washington National Symphony Orchestra ou encore le Royal Stockholm Philharmonic Orchestra lui ont valu des réinvitations immédiates cette saison et les suivantes. Suite à son succès unanime avec Tannhaüser de Wagner à l’Opéra de Monte-Carlo en 2017, elle a été invitée à diriger Mefistofele de Boito en ouverture des Chorégies d’Orange en 2018.

A compter de la saison 2018/2019, elle occupera le poste de Chef Principal du Kristiansand Symfoniorkester en Norvège. Elle est également Chef Principal Invité du RTÉ National Symphony Orchestra of Ireland de Dublin et Artiste Associé Principal de l’Orquestra Sinfônica do Estado de São Paulo dans le cadre d’une collaboration centrée sur la direction d’orchestre.

Nathalie Stutzmann a une formation de pianiste et bassoniste. Pour le chant, elle a reçu l’enseignement de sa mère, Christiane Stutzmann, avant d’étudier à l’école d’art lyrique de l’Opéra de Paris avec Michel Sénéchal. Également élève de Hans Hotter, elle a été formée à la direction d’orchestre par Jorma Panula qu’elle retrouvera à ses côtés dans le jury du 4ème Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov à Radio France en septembre 2018. Elle est Officier des Arts et des Lettres et Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Officier du Mérite Culturel de Monte-Carlo.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert hors les murs : Bach – Dévotion à voix basse | 13 décembre 2018

Concert d’atelier : Orfeo 55 – Nathalie Stutzmann, concert de résidents | 25 février 2012

Les Paladins

Artistes associés de 2012 à 2023

En 1760, Jean-Philippe Rameau compose Les Paladins, ultime chef-d’œuvre de l’esprit baroque français, délibérément placé sous le signe de la fantaisie et de l’imaginaire. C’est dans cet esprit que Jérôme Correas fonde en 2001 son ensemble vocal et instrumental qui explore principalement le répertoire musical dramatique italien et français des XVIIème et XVIIIème siècles.

L’interprétation des Paladins est résolument théâtrale. Grâce à sa double formation de chanteur et de claveciniste, Jérôme Correas développe un style et un son particuliers. C’est là toute la genèse du travail sur le « Parlé-Chanté » qui caractérise nombre des projets de l’ensemble, en particulier l’opéra italien du XVIIème siècle et l’opéra-comique : approche interprétative fondée non sur l’écriture seule de la partition mais sur la recherche de libertés expressives et théâtrales liées à la langue et à ses rythmes, travail sur le rubato, l’improvisation, la réflexion sur les couleurs de la voix et de l’instrument, le passage de la voix chantée à la voix parlée…

Les Paladins se produisent régulièrement en France (Théâtre des Champs Elysées, Théâtre du Châtelet, Philharmonie, Théâtre de l’Athénée, opéras de Nice, Reims, Rennes, Metz, Massy, Fondation Royaumont, Festival de La Chaise-Dieu, d’Ambronay) et à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, au Japon, dans les grands festivals en Europe.

CREATIONS SCENIQUES

Parmi les événements scéniques marquants de ces dernières années, citons la recréation de La Fausse magie, opéra-comique de Gretry avec la Fondation Royaumont, les opéra de Metz, Rennes et Reims avec une mise en scène de Vincent Tavernier, Le Couronnement de Poppée de Monteverdi avec l’Arcal, mis en scène par Christophe Rauck, salué par la critique et représenté 44 fois. En 2011, Les Paladins recréent le premier opéra donné en France : L’Egisto de Mazzocchi et Marazzoli (Fondation Royaumont et théâtre de l’Athénée), mis en scène par Jean-Denis Monory ; suivent Le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Monteverdi avec l’Arcal, mis en scène par Christophe Rauck, Les Indes Galantes de Rameau (mise en scène Constance Larrieu) mêlant chanteurs et marionnettes et poursuivant le travail de rencontre avec d’autres modes d’expression artistique. Les Paladins créent ensuite Molière à l’Opéra, spectacle retraçant la collaboration entre Molière et Lully et dont l’enregistrement a paru en 2016.

En 2017, Les Paladins créent deux nouveaux spectacles : Viva Espana, au CDBM du Perreux, avec la chorégraphe Ana Yepes, voyage musical et chorégraphié à la recherche des danses et musiques du Siècle d’Or espagnol ; et l’opéra de Monteverdi Le Combat de Tancrède et de Clorinde, au Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper, avec le metteur en scène Dan Jemmett. Ces deux dernières créations sont en tournée en 2018 et 2019.

 En janvier 2019, Les Paladins ont créé au Théâtre-Sénart, Scène Nationale de Lieusaint, l’opéra de Georg Friedrich Haendel Amadigi, dans une mise en scène contemporaine de Bernard Levy, centrée autour d’un dispositif vidéo. Le spectacle aura été joué tout au long du 1er trimestre 2019, pour une quinzaine de représentations.

Début novembre 2019, Les Paladins créeront au Théâtre de Corbeil Le Code Noir, opéra-comique de Louis Clapisson, dans une mise-en-scène de Jean-Pierre Baro. Œuvre « oubliée » depuis sa création en 1842, Le Code Noir abordera dans une scénographie et une adaptation contemporaine, le toujours d’actualité sujet de l’esclavage. Du jamais vu à l’Opéra !

Le spectacle partira pour une tournée de 7 représentations, avant une reprise prévue sur la saison 2020-21.

ENREGISTREMENTS PHONOGRAPHIQUES

Les Paladins ont enregistré une dizaine de disques récompensés à de nombreuses reprises : Cantates de Haendel avec Sandrine Piau, Lamentations de Porpora avec Karine Deshayes (Arion), Les Serpents de feu dans le désert de Hasse, Soleils baroques, sur des musiques de Luigi Rossi et Marco Marazzoli (Ambronay), Jephté de Carissimi, L’Ormindo de Cavalli (Pan Classics), Tenebris (Cyprès), Le triomphe de l’amour avec Sandrine Piau (Naive), Molière à l’opéra (Glossa).

Dernier opus sorti en novembre 2018, Leçons de Ténèbres de Couperin est une version inédite pour deux voix de haute-contre du chef d’œuvre du répertoire religieux français (EnPhases).

Jérôme Correas direction

Jérôme Correas débute l’étude du piano dès l’âge de cinq ans puis très vite se passionne pour le clavecin. Il devient l’élève du grand claveciniste et musicologue Antoine Geoffroy-Dechaume dont l’enseignement, basé sur l’improvisation et la souplesse rythmique, le marque durablement.

Sa curiosité pour le chant l’amène à se présenter au CNSM de Paris où il obtient un Premier Prix d’Art lyrique dans la classe de Xavier Depraz, et de chant baroque dans celle de William Christie. Remarqué par ce dernier, il débute au festival d’Aix-en-Provence sous sa direction dans The Fairy Queen de Purcell et devient membre des Arts Florissants de 1989 à 1993.

Jérôme Correas diversifie ses goûts et ses activités en suivant l’enseignement de René Jacobs au Studio Versailles Opéra, puis entre à l’école de chant de l’Opéra de Paris sur la recommandation de Régine Crespin, entre 1992 et 1994. Il travaille ensuite sous la direction de nombreux chefs, dans les répertoires lyrique ou baroque : William Christie, Sylvain Cambreling, Christophe Coin, Michel Corboz, Philippe Entremont, Marco Guidarini, Emmanuelle Haim, Jean-François Heisser, Marek Janowski, Sigiswald Kuijken, Jesus Lopez-Cobos, Jean-Claude Malgoire, Hervé Niquet, Donato Renzetti, François-Xavier Roth, Christophe Rousset, Jean-Christophe Spinosi, Arie Van Beek…

Dans son parcours, il privilégie l’interprétation de la mélodie française qu’il chante en Europe et dans de nombreuses tournées aux Etats-Unis aux côtés de Jean-Claude Pennetier, Claude Lavoix, Philippe Bianconi, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, Jeff Cohen ou Philippe Cassard.

En 2001, Jérôme Correas se tourne vers la direction d’orchestre et fonde Les Paladins, ensemble vocal et instrumental dédié à l’exploration des oeuvres lyriques des XVIIème et XVIIIème siècle, de Monteverdi à Mozart.

Avec les metteurs en scène Dan Jemmett, Christophe Rauck, Vincent Tavernier, Vincent Vittoz, Irène Bonnaud, Mireille Larroche ou Jean–Denis Monory, il crée de nombreux opéras français, italiens ou anglais, de Monteverdi, Cavalli, Rossi, Marazzoli à Haydn et Paisiello, en passant par Purcell, Marin Marais, Destouches ou Rameau et Gretry. Il enregistre une trentaine de disques et se produit dans de nombreux théâtres et festivals en France et à l’étranger.

Sa double expérience de claveciniste et de chanteur lui permet de présenter une interprétation toute personnelle fondée sur la théâtralité, la respiration et le rubato, mais aussi une recherche sur l’art du « Parlé-Chanté », particulièrement bienvenue dans l’opéra italien du XVIIème siècle et l’opéra-comique, deux genres qu’il affectionne particulièrement.

Il transmet aussi cette recherche artistique en tant que chef invité : Orchestre de l’opéra de Rouen (La Vera Constanza de Haydn, mise en scène de Elio de Capitani), Orchestre de chambre Israël Camerata (Stabat Mater de Pergolesi), Moscow Chamber Orchestra (Haendel, Mozart), Orchestre Baroque de St Petersbourg (Acteon de Charpentier), Orchestre symphonique des Baléares (Vivaldi, Haendel, Gluck), Orchestre de l’Opéra de Catane (recréation de Fedra de Paisiello pour la réouverture du Teatro Massimo Bellini), Orchestre du CNSM de Paris, Maîtrise de Notre-Dame de Paris, Chœur de chambre de Namur…

Il intervient régulièrement pour des Master classes au CNSM de Paris, au CRR de Toulouse, de Paris, de Nice, du Pôle supérieur de Dijon, l’atelier lyrique de l’Opéra de Paris et à l’Ecole Normale de Musique.

Jérôme Correas est chevalier des Arts et Lettres depuis 2011.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert de saison hors les murs : Molière à l’opéra | 15 décembre 2016

Concert d’atelier : Le roi danse | 5 mars 2015

Amaury Coeytaux

En résidence de 2012 à 2016

Amaury Coeytaux est né le 22 novembre 1984. Il commence le piano à l’âge de quatre ans puis le violon à l’âge de huit ans. Il étudie dans la classe de Micheline Lefebvre au Conservatoire à rayonnement régional de Bordeaux. À douze ans il obtient une médaille d’or à l’unanimité avec les félicitations du jury en musique de chambre et à treize ans un 1er prix à l’unanimité en violon décerné par la ville de Bordeaux. Cette même année, il rentre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il étudie avec Jean-Jacques Kantorow. Il en ressort à l’âge de seize ans avec un 1er prix et un diplôme de formation supérieure. Il poursuit ses études à Rotterdam avec ce même professeur jusqu’en 2003, puis il part aux États-Unis dans les classes de Pinchas Zukerman et de Patinka Kopec.

Il participe à de nombreuses master classes de violonistes et chambristes célèbres tels que Zakhar Bron, Tibor Varga, Pierre Amoyal, Gérard Poulet, Michel Strauss, Bernard Greenhouse. Sa première apparition en public eut lieu à l’âge de neuf ans, il joue alors la troisième sonate d’Ysaÿe à Radio France. Depuis lors, il donne beaucoup de concerts et récitals en tant que soliste ou chambriste dans différents pays (France, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche, Pays-Bas, Canada, États-Unis, Corée du Sud, Japon), dans de grandes salles telles que Gaveau, Olivier-Messiaen, Carnegie Hall, National Arts Center, avec des artistes de renommée internationale comme Pinchas Zukerman, Joseph Silverstein, Joseph Kalischtein, Michael Tree, Marielle Nordmann.

Il s’est illustré dans de nombreux concours : 1er prix au 25e concours international Rodolfo-Lipizer en 2006, 1er prix au concours international de cordes Julius-Stulberg en 2004, 1er prix au concours Rosalind and Joseph Stone Berg Philharmonic en 2004, 1er prix au concours Waldo Mayo en 2004, prix du musée Bonnat pour la meilleure performance en musique de chambre décerné par l’académie Ravel en 2002, 1er prix au concours du Royaume de la musique en 1997. En 2003, le gouvernement français lui décerne la bourse Lavoisier, puis en 2004, l’Adami lui permet de partir aux États-Unis où il fait ses débuts dans le Stern Auditorium du Carnegie Hall avec le concerto de Brahms.

Après quatre années passées au sein de l’orchestre d’Auvergne en tant que violon solo, il vient d’être nommé violon solo – super-soliste à l’orchestre philharmonique de Radio France avec qui il débutera la saison prochaine sous la direction de Myung-Whun Chung,

Amaury Coeytaux joue un violon italien Guadagnini de 1773.

Concerts à la Fondation Singer-Polignac

Concert de saison : Métamorphose printanière | 13 avril 2017

Concert de saison : L’enfant magique | 26 janvier 2017

Rencontre musicale : César Franck et son école | 24 novembre 2016

Concert d’atelier : Quatuor Ulysse | 25 février 2016

Concert d’atelier : 150e anniversaire de la naissance de Winnaretta Singer-Polignac | 5 novembre 2015

Concert d’atelier : Autour de Roland Barthes | 4 juin 2015

Concert de saison : L’Atelier heureux | 17 avril 2014

Rencontre musicale : Autour du Groupe des six, première partie | 10 avril 2014

Concert de saison : Virtuosité à la française | 20 février 2014

Causerie : L’école de Paris | 13 juin 2013

Concert de saison : Wagner intime | 23 mai 2013

Concert de saison : Mozart, l’oiseleur illuminé | 25 avril 2013

Concert de saison : Ces belles heures reviendront… | 8 avril 2011

Concert de saison : 31 mars 1931 chez la princesse Edmond de Polignac | 16 avril 2010

Les Cris de Paris

Artistes associés depuis 2012

Créés et imaginés par Geoffroy Jourdain, Les Cris de Paris interprètent principalement le répertoire vocal et instrumental du début du XVIe siècle à nos jours. Leur démarche artistique est le reflet de la richesse et de la variété des parcours des artistes qui participent à leurs productions ; ils peuvent être quatre comme quatre-vingt, avec parmi eux des compositeurs, des arrangeurs, des comédiens, des metteurs en scène, des instrumentistes, des danseurs, des directeurs d’ensembles, des chefs de chœur, des plasticiens, des créateurs sonores, des pédagogues…

Curieux et passionnés, ils s’investissent avec la même audace dans la redécouverte d’œuvres méconnues que dans l’exploration des potentialités de la voix au sein de la création contemporaine. Leurs projets musicaux prennent place dans le cadre de concerts, de performances, mais également au sein de productions scéniques mêlant plusieurs formes artistiques (théâtre, danse, lecture..). La plupart des créations qui jalonnent les saisons culturelles des Cris de Paris mêlent la musique contemporaine à la musique ancienne, les musiques actuelles à la musique baroque et romantique…

Pour l’ensemble de leurs activités, Les Cris de Paris sont aidés par le Ministère de la Culture et de la Communication/Direction Régionale des affaires culturelles d’Ile-de-france au titre de l’aide aux ensembles conventionnés, ainsi que par la Ville de Paris. Les activités des Cris de Paris sont soutenues par la Fondation Bettencourt Schueller et par Mécénat Musical Société Générale. Les Cris de Paris bénéficient également d’un soutien annuel de la Sacem, de l’association musique nouvelle en liberté et du soutien ponctuel de la Fondation Orange, de l’Onda, de la Spedidam, de l’Adami, du FCM et de l’Institut Français.

Ils sont membres du réseau Futurs Composés, de la Fevis, et du Profedim. Depuis le mois de mars 2012, ils sont « artistes associés » de la Fondation Singer-Polignac. En 2015/2016, ils entament deux nouvelles résidences artistiques en Champagne-Ardenne, via l’Opéra de Reims, ainsi qu’à la Salle Ravel de Levallois. A compter de la saison 2016/2017, ils débutent une résidence artistique, pédagogique et technologique au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains.

Geoffroy Jourdain direction

Parallèlement à des études de musicologie en Sorbonne et à des recherches dans les fonds musicaux italiens de plusieurs bibliothèques européennes, Geoffroy Jourdain s’implique très tôt dans la direction d’ensembles vocaux et fonde, alors qu’il est encore étudiant, les Cris de Paris, rapidement reconnu pour l’audace de son projet artistique, et pour son investissement en faveur de la création contemporaine.

Il s’intéresse à la mise en œuvre de dispositifs de création de spectacles musicaux novateurs, en compagnie de metteurs en scène, de comédiens, de chorégraphes et de plasticiens. Aux côtés de Benjamin Lazar, il crée de nombreuses formes lyriques et de théâtre musical. Il est invité par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris à diriger des ouvrages lyriques (Orphée et Eurydice puis Iphigénie en Tauride de Gluck, Orfeo de Monteverdi), mais également par des ensembles, comme Capella Amsterdam ou le chœur de l’Orchestre Symphonique de Sao Paulo ; François-Xavier Roth lui confie son orchestre Les Siècles (Israël in Egypt de Haendel)… Il a suscité et créé des œuvres de Beat Furrer, Mauro Lanza, Marco Stroppa, Francesco Filidei, Oscar Strasnoy (dont l’opéra Cachafaz), Ivan Fedele, mais se passionne également pour le répertoire des XVIIème et XVIIIème siècles et à l’ethnomusicologie. Sa curiosité pour des répertoires variés et l’originalité de la démarche avec laquelle il les aborde l’ont amené à se produire aussi bien à l’Opéra Comique qu’à l’IRCAM ou à la Cité de la Musique, au festival Présences de Radio-France comme à la Biennale de Venise, à être accueilli en résidence à l’abbaye de Royaumont, aussi bien qu’à l’opéra de Reims, à être un artiste privilégié du festival de Beaune ou de celui de la Chaise-Dieu.

Avec Olivier Michel, administrateur des Cris de Paris, il co-dirige depuis le mois de mars 2015 La Pop (Quai de Loire, Paris).

Discographie sélective


Le Poème Harmonique

Photo : Jean-Baptiste Millot

En résidence depuis septembre 2010 et actuellement artiste associé

Depuis 1998, le Poème Harmonique fédère autour de son fondateur Vincent Dumestre, des musiciens passionnés dévoués à l’interprétation des musiques des XVIIe et XVIIIe siècles.

Leur champ d’action ? Les pages connues ou méconnues rythmant vie quotidienne et cérémonies à Versailles (Lully, Couperin, Charpentier…), dans l’Italie baroque de Monteverdi à Pergolèse, ou encore l’Angleterre de Purcell. Des programmes inventifs et exigeants qui retissent les liens entre le profane et le sacré, la musique savante et les sources populaires, mais qui associent également à la musique le théâtre, la danse ou le cirque. À l’opéra l’ensemble est reconnu comme une référence mondiale pour ses interprétations des œuvres de Lully, Cavalli ou Monteverdi et la collaboration avec le metteur en scène Benjamin Lazar a donné lieu à des spectacles unanimement salués par la critique et le public.

Le Poème Harmonique ne cesse de surprendre le public en révélant des trésors oubliés (à l’automne 2024 L’Homme-Femme, irrésistible comédie du genre de Galuppi dans la mise en scène par Agnès Jaoui – Opéra de Dijon, Théâtre de Caen et Opéra royal de Versailles ), en proposant une approche inédite des plus grands chefs d’œuvre (Il Nerone ou L’Incoronazione di Poppea avec l’Académie de l’Opéra National de Paris), ou encore en intégrant aux concerts des processions et des effets de spatialisation saisissants.

Avec une soixantaine de représentations données chaque année, Le Poème Harmonique est familier des plus grands festivals et salles du monde entier – Opéra-Comique, Opéra Royal de Versailles, Philharmonie de Paris, Théâtre des Champs-Élysées, Festivals d’Ambronay, de Beaune et de Sablé, Teatro Real (Madrid), Wigmore Hall (Londres), NCPA (Pékin), Philharmonie de Berlin, Wiener Konzerthaus, Concertgebouw de Bruges, BOZAR (Bruxelles), Oji Hall (Tokyo), Université Columbia (New York), Teatro San Carlo (Naples), Accademia Santa Cecilia (Rome), Philharmonie de Saint-Pétersbourg, ou encore les BBC Proms.…  Le Poème Harmonique demeure très engagé en Normandie, sa région de résidence, berceau de ses nombreuses créations et terrain privilégié de ses actions pédagogiques, sociales ou encore d’insertion de jeunes musiciens professionnels.

La discographie du Poème Harmonique compte aujourd’hui une cinquantaine de références régulièrement distinguées par la critique et de nombreux succès publics. Chez Alpha Classics, la sortie de Mon Amant de Saint-Jean, tour de chant du baroque aux années folles avec Stéphanie d’Oustrac est paru en août 2023.  Après la première mondiale de L’Egisto de Cavalli récompensée par un Choc de Classica et par le prestigieux Preis der deutschen Schallplattenkritik, Château de Versailles Spectacles publie au printemps 2024 Armide de Lully. La saison 2024-2025​ sera ponctuée par la sortie de deux​ chefs-d’œuvre de la musique chorale : Monteverdi Testamento – Vespro della Madonna 1643, en novembre​, ainsi que Hail !Bright Cecilia de ​Henry Purcell​, en avril.

Vincent Dumestre direction

Vincent Dumestre est né en mai 1968. Après des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre et de guitare classique à l’École Normale de Musique de Paris, il se consacre au luth, à la guitare baroque et au théorbe qu’il étudie avec Hopkinson Smith, Eugène Ferré, Rolf Lislevand, puis intègre divers ensembles et orchestres (Ricercar Consort, La Simphonie du Marais, La Grande Écurie et la Chambre du Roy, Le Centre de Musique Baroque de Versailles…), avec lesquels il participe à de nombreux concerts et réalise une trentaine d’enregistrements.

C’est en 1998 qu’il fonde le Poème Harmonique – ensemble musical spécialisé dans le répertoire baroque – dont il définit les orientations artistiques et assure la direction. L’ensemble est immédiatement remarqué, et la revue Diapason élit Vincent Dumestre « jeune talent de l’année 1999 ».

Son parcours artistique se confondant essentiellement avec celui du Poème Harmonique, il occupe une place tout à fait singulière sur la scène baroque internationale : défricheur insatiable d’œuvres inédites à l’opéra (Caligula, Egisto, Cadmus & Hermione…), de musiques sacrées (Lamentations de Cavalieri, Grands Motets de Lalande…) et de musique de chambre (Briceno, Belli, Tessier…). Il est également, à partir de la création de son Bourgeois Gentilhomme en 2004, l’un des rares musiciens dirigeant une compagnie un ensemble directement impliqué dans la production de spectacles scéniques de grandes dimensions, contribuant ainsi à une nouvelle perception des rapports entre musique et théâtre. Cette approche artistique suscite un immense engouement tant de la part des critiques que du public.

Parallèlement au développement de son activité de chef d’orchestre, il continue à prendre part comme instrumentiste avec ses chanteurs et musiciens aux programmes de musique de chambre de l’ensemble. Ces dernières années, la renommée de Vincent Dumestre et du Poème Harmonique a connu un développement spectaculaire, l’ensemble étant désormais accueilli par les programmateurs les plus prestigieux sur tous les continents (Philharmonie de Paris, Opéra Comique, Théâtre des Champs-Élysées, Opéra Royal de Versailles, Wiener Konzerthaus, Concertgebouw à Amsterdam, Festival d’Utrecht, Kölner Philharmonie, Wigmore Hall de Londres, BBC Proms, National Center for Performing Arts de Beijing, Oji Hall de Tokyo, Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, Columbia University de New York…).

Soutenu par la Région Normandie pour les activités du Poème Harmonique, Vincent Dumestre est également le directeur artistique des Saisons Baroques : une série de concerts et événements culturels rouennaise intégrant un concours international de musique baroque, programmés dans le cadre historique de la Chapelle Corneille, et directeur artistique du Festival du Haut Jura. Il s’est vu confier en 2017 la programmation de la 14e édition du festival Misteria Paschalia de Cracovie. En 2004, le Ministre de la Culture nomme Vincent Dumestre Chevalier des Arts et des Lettres, et en 2009 Chevalier de l’ordre national du Mérite.

Partenaires

Le Poème Harmonique est soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC Haute-Normandie), la Région Haute-Normandie et la Ville de Rouen.

Pour ses actions éducatives, le Poème Harmonique bénéficie du soutien de Safran.

Le Poème Harmonique est en résidence à l’Opéra de Rouen Normandie.

Pour ses répétitions, Le Poème Harmonique est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


© OLG/CLP - 2025