Enesco, musicien universel

Posted in Saison 2013-2014

Avant-propos

Les trois compositeurs au programme, ce soir, sont trois grands représentants de ce qu'on appelle la « musique moderne » – si l'on admet ce terme pour caractériser le XXe siècle, dans sa diversité ; mais ils ont aussi en commun d'avoir été, chacun à sa façon, dédaignés par les avant-gardes pour n'être pas assez radicalement novateurs.

Il faut en effet distinguer la notion d'avant-gardisme, caractérisée par son principe de rupture et d'opposition, à la notion de modernisme, caractérisée davantage par son ambition de découverte et d'exploration, dans une continuité subtile avec les générations précédentes. Je me rappelle à ce propos mes conversations avec Manuel Rosenthal, le grand chef d'orchestre, disciple de Ravel, qui me racontait comment dans sa jeunesse, au Conservatoire, les jeunes compositeurs vénéraient les vieux maîtres, tel Gabriel Fauré, comme s'ils s'inscrivaient à la fois dans la continuité et dans le renouvellement de la musique française.

Pourtant, dans le même temps, la logique de rupture avait commencé à s'imposer, notamment en 1918 avec Cocteau et le Groupe des six, balayant dans une posture l'héritage de Debussy et Ravel. Plus tard, après la guerre, l'avant-garde sérielle allait de la même façon prôner le principe de la « table rase », en rejetant certains compositeurs un peu plus âgés, très joués, très prisés des musiciens, mais dénoncés comme trop conservateurs et par là même négligeables. Ce fut notamment le cas de Chostakovitch et Britten – auquel le musicien d'avant garde Luigi Nono devait même refuser de serrer la main durant un voyage en Angleterre pour bien lui signifier son mépris.

Il faut noter toutefois que, si l'avant-garde cherche à imposer, de façon très combative, sa vision de l'histoire, l'histoire réelle finit souvent par imposer une autre hiérarchie. A tort ou à raison, Chostakovitch est aujourd’hui considéré comme le Beethoven du XXe siècle, et Britten est le compositeur d'opéras contemporaines le plus joué dans le monde – alors qu'un Luigi Nono est pour le moins entré au purgatoire. C'est pourquoi il me semble important de dépasser une vision de l'histoire de la musique fondée seulement sur la rupture, et de souligner que, si certains compositeurs apportent quelque chose de radicalement nouveau, d'autres tirent parti de ces nouveautés sans se soucier d'être révolutionnaires, ces derniers n'étant pas toujours moins importants que les premiers : à commencer par Bach et Mozart qui n'apportèrent aucune novation particulière au langage existant, mais surent en tirer parti de façon géniale.

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Cette distinction vaut aussi pour Debussy et Ravel : le premier est, à l'évidence, un pur novateur ; mais le second, plus classique, n'est pas moins éblouissant par son génie. La critique des modernistes s'est donc portée davantage sur ce dernier, et surtout sur les œuvres de Ravel postérieures à la première guerre mondiale – celles que ses détracteurs qualifieront, péjorativement, de « néo-classiques », quand bien même il s'agit plutôt d'une tentative de synthèse entre l'héritage musical et les apports de la modernité du début du siècle.

La sonate pour violon et piano de Ravel, lentement composée entre 1923 et 1927, est à mon sens un sommet de l’œuvre du compositeur, mais aussi une œuvre relativement mal aimée, à laquelle on reproche parfois son côté ingrat, parce qu'elle oppose plus qu'elle ne marie deux instruments que Ravel disait « incompatibles »... D'où l'art qu'il déploie pour explorer une forme de compatibilité dans l'incompatibilité, et composer une œuvre merveilleuse de distance, d'émotion contenue, de foisonnement rythmique, d’originalité harmonique. Je précise au passage que, même si l'on parle aujourd'hui de « sonate n° 2 », il s'agit en réalité de la seule véritable sonate composée et assumée par Ravel, la sonate n° 1 n'étant qu'un fragment de jeunesse secondaire.

Si l'œuvre fut dédiée à la violoniste et amie de Ravel Hélène Jourdan-Morhange, celle ci souffrante au moment de la création fut remplacée par l'immense virtuose George Enesco – dont on va reparler dans quelques instants, Maurice Ravel tenant la partie de piano. Vous remarquerez notamment, dans le premier mouvement, cette opposition sublime entre le chant du violon et le jeu plus sarcastique du piano (Manuel Rosenthal disait qu'il évoquait le gloussement du coq, au moment où Ravel naviguant vers l’Amérique pensait avec nostalgie à son pays natal). Le second mouvement, le plus célèbre, s’intitule Blues et rend hommage au jazz naissant, avec ses accords de piano qui évoquent le banjo, et son chant où Jankélévitch entendait le souvenir de « saxophones neurasthéniques ». Mais le finale tournoyant est d'une qualité musicale aussi élevée que les deux mouvements précédents.

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Benjamin Britten, né 1913, était lui-même un admirateur de la musique française du début du siècle, même si cette influence se joint chez lui à celle du romantisme, voire parfois de la modernité schoenbergienne. Cette liberté et cette curiosité face aux différents courants de la musique moderne le conduira à inventer un langage totalement personnel, tant dans ses opéras que dans ses œuvres symphoniques ou instrumentales. Mais ce langage, combinant l'invention et la sensibilité, doit beaucoup aussi à la pratique musicale de Britten, lui même excellent pianiste, et à ses rencontres avec des chanteurs ou des solistes, pour lesquels il aimera écrire sur mesure.

C'est le cas de cette magistrale Sonate pour violoncelle et piano, née de sa fascination pour l'art de Mstislav Rostropovitch, rencontré à Londres en 1960, à l'occasion de la création du Concerto pour violoncelle op 68 de Chostakovitch. Les trois musiciens font connaissance à la suite du concert, le chef d'orchestre Guannadi Rodjestvenski servant de traducteur...Ainsi va naître le projet d'une sonate, créée l'année suivante au festival d'Aldeburgh.

Après la composition, les deux hommes doivent toutefois se retrouver pour la travailler, puisque c'est Britten qui tiendra la partie de piano lors de la création. Les échanges ne sont pas facilités par les le fait que Britten ne connaît pas mieux le russe que Rostropovitch l'anglais. Je cite Britten : « Le téléphone a sonné et qui était-ce ? « Slava » depuis Paris, qui souhaite parler avec « Beninka » ! Nous avons entretenu une conversation complètement loufoque en pidgin allemand (très « pidgin »). Mais il émanait de lui une chaleur et une excitation palpables malgré la mauvaise ligne et le langage délirant. » En tout cas, Rostropovitch dira avoir éprouvé pour cette œuvre un « coup de foudre absolu ». Et nous le comprenons en découvrant, la liberté, les raffinements, l'invention et la diversité de ces cinq brefs mouvements. La femme du violoncelliste, la soprano Galina Vishnevskaïa expliquera : « la sonate est comme lui, tantôt expressive et dans les hauteurs, tantôt grinçant et dans les bas fonds, tantôt joyeuse et sans soucis ».

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Le troisième compositeur du programme, auquel nous rendons ce soir un hommage particulier, n'a sans doute pas subi, de la part des avant-gardes, autant de mépris qu'un Britten ou un Chostakovitch ; mais son œuvre de compositeur, faute d'incarner une forme de modernité radicale, aura simplement été dédaignée – chose d'autant plus facile que ce musicien bénéficiait par ailleurs d'une extraordinaire aura comme interprète. Il fut en effet l'un des plus grands violonistes du XXe siècle, et il aura paradoxalement subi cette gloire de virtuose, un peu comme Mahler ou Busoni, eux mêmes réduits par leurs contemporains à leur art de chef d'orchestre ou de pianiste.

Enesco, du coup, regardait avec un léger dédain cet instrument dont il jouait avec une profondeur inégalée, mais dont il regrettait le côté monodique, alors que sa musique montre au contraire un véritable génie de polyphoniste. Enesco, d'ailleurs, était également un très grand pianiste, admiré de ses pairs comme Alfred Cortot ou Dinu Lipatti. Mais il était d'abord, au sens le plus complet, un musicien de génie, né dans un village de Roumanie, arrivé à sept ans comme enfant prodige au conservatoire de Vienne ; puis à treize ans à Paris où Massenet, son professeur, le décrit dès 1895 comme « un individu exceptionnel ».

Précisons également que la vie d'Enesco, comme celle de nombreux roumains de sa génération, sera entièrement tournée vers la France, où il sera le protégé de la princesse Hélène Bibesco, avant de devenir un personnage central du milieu musical. C'est d'ailleurs à Paris qu'il s'installera définitivement après la seconde guerre mondiale et qu'il mourra en 1955. A cette époque toutefois, il ne reste guère de place pour le langage d'un tel compositeur, à la fois romantique et moderne, influencé tant par l'école allemande que par l'école française et surtout, comme Britten, entièrement libre face aux dogmes esthétiques. Seuls quelques uns, comme Giörgy Ligeti, sauront alors discerner son génie de compositeur.

Yehudi Menuhin qui fut son élève, son protégé, et qui disait tout devoir à Enesco ajoutait que son œuvre serait probablement « une des grandes découvertes du XXIe siècle ». De son côté, Bela Bartok ne cachait pas son admiration ni son amitié pour cet artiste très librement nourri de musique populaire. Enesco, en tout cas, laisse un catalogue très important dont émergent son opéra Oedipe, mais aussi diverse pages symphoniques (la plus célèbre étant la première Rhapsodie roumaine), et un abondant corpus de musique de chambre incluant sa première Sonate pour piano, sa troisième Sonate pour violon et piano, son Dixtuor à vent et sa Symphonie de chambre.

Trop peu connu, trop rarement joué, le Quintette opus 29 pour piano et cordes vous donnera une idée de la densité du langage d'Enesco et de la force expressive de son art. Composée en 1940 à Sinaia, l'œuvre comporte quatre mouvements, regroupés en deux grands volets. La composition joue notamment sur l'utilisation d'éléments cycliques qui apparaissent dans l’écriture extraordinairement touffue de la première partie, puis resurgissent et se transfigurent dans l'éblouissant finale. Il ne semble pas toutefois que l’œuvre ait été jouée du vivant d'Enesco, et sa création eut lieu en 1964, à Bucarest. Elle ne peut que contribuer à nourrir notre curiosité et notre fascination pour ce personnage que Pablo Casals n'hésitait pas à qualifier de « plus étonnant génie musical depuis Mozart ».

Benoît Duteurtre

Programme

Oeuvres

Benjamin Britten (1913-1976)

  • Sonate pour violoncelle et piano en ut majeur opus 65
    • Dialogo (Allegro)
    • Scherzo
    • Elegia
    • Marcia
    • Moto perpetuo

 Victor Julien-Laferrière violoncelle

Jonas Vitaud piano

 

Maurice Ravel (1875-1937)

  • Sonate n°2 pour violon et piano en sol majeur
    • Allegretto
    • Blues
    • Perpetuum mobile

Mi-Sa Yang violon

Jonas Vitaud piano

 

George Enesco (1881-1955)

  • Quintette pour cordes et piano en la mineur opus 29
    • Con moto molto moderato
    • Andante sostenuto e cantabile
    • Scherzo, vivace ma non troppo
    • Finale più tranquillo

Mi-Sa Yang, David Petrlik violon

Léa Hennino alto

Victor Julien-Laferièrre violoncelle

Jonas Vitaud piano

Interprètes

Biographies

Léa HenninoLéa Hennino alto

Léa Hennino obtient en 2011 son diplôme national supérieur professionnel de musicien avec mention «Très bien» à l'unanimité du jury (Première nommée). Elle est actuellement en deuxième année de master au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Sabine Toutain. Lors de sa première année, elle a effectué un échange Erasmus dans la classe de Nobuko Imai à Genève. Egalement titulaire du diplôme d'éducation musicale avec un premier prix à l'unanimité avec les félicitations du jury du Conservatoire à rayonnement régional de Paris, Léa s'est vue décerner le second prix au concours national des jeunes altistes en France en 2007. Elle est aussi lauréate 2010 de la Yamaha Music Fondation of Europe et remporte le premier prix mention «Excellent» avec les félicitations à l'unanimité du jury ainsi que le prix 2010 de la SACEM au concours européen pour jeunes solistes au Luxembourg quelques mois plus tard. La même année, elle gagne le troisième prix à la Marschner International Competition en Allemagne.

Cette année, Renaud Capuçon l’invite dans son programme «Génération @ Aix» et à une «Carte blanche à Renaud Capuçon» pour son nouveau festival de Pâques d'Aix-en-Provence et participera également à une «Carte blanche» du quatuor Modigliani au festival Les Moments Musicaux de La Baule.

Léa Hennino a également été sélectionnée pour participer à de prestigieuses académies comme le Verbier Festival Academy l'été dernier, la Kronberg academy, l’Aurora Chamber Music Festival (Suède), Santander (Espagne), International Orchestra Institut of Attergau (Autriche) qui l'amènent à se produire dans diverses formations.

Léa est aussi une musicienne d'orchestre investie. Elle a été reçue à l'académie de l'orchestre philharmonique de Radio France pour l'année 2010-2011, et est aussi apparue au sein de l'orchestre national de France, l'orchestre de chambre de la nouvelle Europe, l'orchestre de la Suisse Romande, L’Atelier de musique du festival de Pâques de Deauville ou encore l'orchestre du conservatoire de Paris.

Elle joue un alto d’Etienne Vatelot


 

Victor Julien-LaferrièreVictor Julien-Laferrière violoncelle

Né à Paris en 1990, Victor Julien-Laferrière débute le violoncelle avec René Benedetti, puis étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (2004-2008) avec Roland Pidoux, avant de devenir en 2009 l'élève d'Heinrich Schiff à l'université de Vienne. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l'International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. Victor Julien-Laferrière remporte le 1er prix ainsi que les deux prix spéciaux au concours international du Printemps de Prague 2012 en jouant le concerto de Dvořák en finale. De ces prix découlent des concerts avec l'orchestre philharmonique de Radio France au festival du Printemps de Prague (concerto de Saint-Saëns), au festival Olympus de St Pétersbourg avec le State Hermitage Orchestra (concerto de Schumann), au Central European Music Festival avec le Slovak Radio Symphony Orchestra (Concerto de Chostakovitch n°1) ainsi qu'avec divers orchestres tchèques dans les concertos de Dvořák et Elgar (Czech Chamber Orchestra Pardubice, Pilsen Radio Philharmonic Orchestra, South Bohemian Chamber Philharmonic Orchestra). Il est par ailleurs l'invité de l'auditorium du Louvre et la Cité de la musique à Paris, des Sommets musicaux de Gstaad, de l'opéra de Dijon, des festivals de Kuhmo (Finlande), Berne, Besançon, Pâques et Août musical de Deauville, de l'orangerie de Sceau, des Serres d’Auteuil, de l'Epau, de l'Autunno Musicale di Caserta, EuroArt à Prague, Ticino Musica à Lugano, notamment. Il joue aux côtés d'Augustin Dumay, Renaud Capuçon, David Grimal, Christian Ivaldi, Alain Planès, parmi d'autres, et prend part à de nombreuses émissions pour France Musique, Mezzo TV, Radio Classique, la BBC à Londres, la radio tchèque.

Il a fondé en compagnie d'Adam Laloum et Mi-Sa Yang le trio avec piano Les Esprits, qui est apparu cette année entre autres à la Folle Journée de Nantes et aux festivals de Deauville et Menton, et qui se produira durant la saison 2013-2014 au Théâtre des Champs-Elysées, ainsi que dans le triple Concerto de Beethoven salle Gaveau et aux Invalides à Paris (avec l’orchestre de la Garde Républicaine).

Victor Julien-Laferrière est soutenu par le Fonds instrumental français, est lauréat de la fondation d'entreprise Banque Populaire, et s'est vu décerner le prix de la fondation Safran pour la Musique 2013. Il a fait partie des nominés aux Victoires de la musique classique 2013 dans la catégorie “révélation soliste instrumental”.

Prochainement, il apparaîtra aux festivals de Besançon, à la Folle Nuit à Marseille, à Arras, Compiègne, Nantes, aux festivals de Pâques d’Aix en Provence et Deauville, au théâtre de Bienne en Suisse, à l’auditorium du Louvre, à l’opéra de Dijon, et à la Maison de la Radio à Paris.

Victor Julien-Laferrière est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Les Esprits.


David PetrlikDavid Petrlik violon

Né à Clermont-Ferrand en 1995, David débute le violon à l’âge de six ans avec Andrej Porcelan de Saint-Pétersbourg et continue sa formation au Conservatoire à rayonnement régional de Clermont-Ferrand dans la classe de Hélène Friberg-Chenot. Il est admis à quatorze ans à l’unanimité au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Boris Garlitsky et d’Igor Volochine, il poursuit également une formation de musique de chambre dans la classe de Itamar Golan et François Salque ainsi que dans celle de Marc Coppey. Parallèlement à ses études, David Petrlik remporte plusieurs prix dans des concours internationaux, un 2e prix au concours Jasha Heifetz, ainsi qu’au concours Ginette Neveu, avec, à deux reprises, le prix du public. Il vient d’obtenir le 3e prix au concours Rodolfo Lipizer, ainsi que le prix spécial pour la pièce virtuose. David est aussi le lauréat de la bourse Huguet-Bourgeois de la fondation de France.

Ces différentes distinctions lui permettent de se produire lors de différents récitals dans plusieurs pays européens et en soliste avec le Kremerata Baltica, l’orchestre d’Auvergne, l’orchestre philharmonique de Pardubice, l’orchestre philharmonique d’Olomouc et l’orchestre lyrique du théâtre d’Avignon.

Il suit également les conseils avisés de Vadim Repin, David Grimal et Pinchas Zukerman à l’occasion de différentes masterclasses.

Il joue actuellement sur un violon de Giovanni Baptista Guadagnini de 1750 prêté par le Conservatoire national supérieur de musique et de Paris.


 

Jonas VitaudJonas Vitaud piano

Né en 1980, Jonas Vitaud commence le piano à six ans et l'orgue à onze ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient au Conservatoire national supérieur de musique de Paris quatre 1ers prix  en piano, musique de chambre, accompagnement au piano, harmonie. Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en soliste qu'en chambriste (Lyon, ARD de Munich, Trieste, Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals : Roque d'Anthéron, Lille Piano(s) Festival, Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, Pâques et Août musical à Deauville, festival de la Chaise Dieu, Fêtes musicales de Nohant, festival Chopin de Bagatelle, Richard Strauss Festival en Allemagne, Automne Musical de Caserta en Italie, iDans d’Istanbul, Summer Festival de Dubrovnik, French May à Hong Kong.

Il joue dans toute l’Europe mais aussi en Russie, en Chine, en Turquie, au Japon, aux Etats-Unis. Jonas Vitaud se produit avec des orchestres comme celui de Mulhouse, Toulouse (orchestre du Capitole et orchestre de chambre), l'orchestre des Pays de Savoie, l'orchestre philharmonique de Moravie, l'orchestre de la radio de Munich, et avec des ensembles vocaux (Sequenza ou les Solistes de Lyon). Il réserve une place privilégiée pour la musique de chambre et joue avec des artistes tels Janina Baechle, Bertrand Chamayou, Henri Demarquette, Thierry Escaich, Christian-Pierre La Marca, Geneviève Laurenceau, Jean Ferrandis.

Passionné par les musiques actuelles, Jonas Vitaud a travaillé avec des compositeurs tels que Henri Dutilleux, Thierry Escaich, György Kurtag, Philippe Hersant. Il crée plusieurs pièces de Christian Lauba dont son triple concerto avec l'orchestre de Mulhouse.

En novembre 2011 paraît chez Orchid Classics son premier disque solo consacré à Brahms, un album salué par la critique (Supersonic Pizzicato award, ****).

Jonas Vitaud est artiste associé, en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


Mi-Sa YangMi-Sa Yang violon

Violoniste d’origine coréenne, Mi-Sa Yang est née et a grandi au Japon. Elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en musique de chambre après avoir terminé ses études avec Olivier Charlier et Jean-Jacques Kantorow.

Mi-Sa est primée de divers concours internationaux : 1er prix au concours international Yehudi Menuhin pour jeunes violonistes en 2000, 3e prix et prix spécial du jury au concours international de musique de Sendaï en 2001, 1er prix au concours international de musique Maria Canals de Barcelone en 2009.

Depuis que Mi-Sa a fait ses débuts avec orchestre à l’âge de douze ans au Japon, elle joue avec de nombreuses formations (Suk Chamber Orchestra, London Mozart Players, Sendaï Philharmonic Orchestra, Tokyo Symphony Orchestra, New Japan Philharmonic, Osaka Philharmonic Orchestra, Kyôto Symphony Orchestra, Kansai Philharmonic Orchestra, Century Orchestra Osaka), tout en se produisant également en récital.

En mars 2008, elle a fait ses débuts de soliste en Europe en interprétant le concerto de Reynaldo Hahn avec l’Orquesta Ciudad de Granada.

Son talent de chambriste s’épanouit par sa participation à divers festivals : l’Académie Maurice Ravel, Fêtes musicales en Touraine, la Roque d’Anthéron, musique de chambre à Giverny, Musique sur Ciel à Cordes-sur-Ciel, le festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le festival de l’Epau, Kuhmo Chamber Music en Finlande, La Folle Journée à Tokyo, la saison musicale du musée de l’armée à l’hôtel national des Invalides.

Elle a fondé avec Adam Laloum et Victor Julien-Laferrière le trio avec piano Les Esprits avec lequel elle se produit au théâtre des Champs Elysées, à la Folle Journée de Nantes, au théâtre d’Arras, au théâtre de la Criée à Marseille, à Radio France dans le cadre de l’émission de Stéphane Goldet « Lettres Intimes », au théâtre de Saint Nazaire, aux soirées musicales de Tours, au festival de Menton, aux nuits musicales du Morbihan. Leur premier disque paraîtra en 2014 pour le label Miraré.

Mi-Sa Yang est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Les Esprits..