jeudi, 30 avril 2015 13:15

Paul Valéry, 70 ans après

Introduction

L’année 2015 marque un tournant dans les études valéryennes puisque la parution, chez Gallimard, du treizième et dernier volume des Cahiers 1894-1914 marque l’achèvement du grand projet lancé par Nicole Celeyrette-Pietri, avec Judith Robinson-Valéry, il y a plus de trois décennies. En même temps, cette année 2015, qui est celle du soixante-dixième anniversaire de la mort de Valéry, signifie un nouveau départ : parce que son œuvre entre dans le domaine public, de nouvelles éditions vont voir le jour. Ce colloque accueilli par la Fondation Singer-Polignac est ainsi l’occasion de s’interroger sur les principes qui gouverneront ces nouvelles éditions, comme sur les traductions dont Valéry va continuer d’être l’objet dans le monde ; ces journées d’études sont donc tout naturellement internationales, ce qui est aussi une manière de souligner à quel point la réception et le commentaire de l’œuvre sont redevables à de grands universitaires étrangers, en Europe, bien sûr, mais aussi par exemple au Japon. Lu et relu, Valéry néanmoins ne concerne pas la seule Université : il enrichit de sa pensée et de son écriture les écrivains et philosophes contemporains, et quelques-uns d’entre eux sont invités à témoigner de ce qu’ils lui doivent.


Partenaires              

Programme

JEUDI 26 NOVEMBRE

Ouverture du colloque par Michel Jarrety

Session 1

Écrire et penser avec Valéry, 1 

Présidence : Michel Jarrety

Session 2

Écrire et penser avec Valéry, 2

Présidence : William Marx


VENDREDI 27 NOVEMBRE

 

Session 3

Valéry dans le monde

Présidence : Michel Jarrety

Présidence : William Marx

Session 4

Ecrire et penser avec Valéry (3)

Présidence : Jean-Yves Masson

Session 5

Éditer Valéry

Présidence : Jean-Yves Masson

 


Résumés

Ouverture du colloque par Michel Jarrety et William Marx

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Valéry entre ses diamants extrêmes et ses brisures par Salah Stétié

Salah Stétié poète évoquera l’impact de la poésie de Valéry soixante-dix ans après sa mort.

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Le contemporain capital par Jean-Michel Maulpoix

D’où provient l’espèce d’affection paradoxale qu’un poète français né dans les années 1950 porte à l’œuvre de Paul Valéry, alors que sa propre sensibilité le rapproche bien davantage du lyrisme d’Apollinaire et que son écriture fait une large place aux discordances du contemporain ? Telle sera l’orientation du propos de Jean-Michel Maulpoix pour qui « le contemporain capital », en 2015, n’est ni André Gide ni Michel Houellebecq, mais Paul Valéry.

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Paul Valéry face à la gloire et à l’humilité du monde, par Philippe Delaveau

Le regard d'un poète sur le regard d'un autre poète… Philippe Delaveau essaiera de mesurer de quelle manière l’œuvre de Valéry fait entrer en poésie les choses du monde pour les faire participer à l'instant poétique.

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Valéry, théoricien méconnu de la traduction, par Jean-Yves Masson

Sa traduction des Bucoliques de Virgile, à laquelle il travailla de 1942 à 1944, ¬ est sans doute la plus importante. Si sa publication posthume a été assez remarquée sur le moment, cette traduction a été jusqu’ici très peu étudiée. La préface qui l’accompagne (« Variations sur les Bucoliques ») n’a pas davantage retenu l’attention. Elle représente pourtant une contribution aussi décisive que méconnue à ce que l’on n’appelait pas encore à l’époque la « théorie de la traduction », ¬ mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Jean-Yves Masson se propose de lire avec attention ce texte, de le situer par rapport aux positions d’autres poètes-traducteurs en matière de traduction, mais aussi de l’interpréter, en particulier en confrontant les propositions de Valéry à sa « pratique traduisante » effective : fait-il ou non ce qu’il prétend faire ?

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Valéry viennois, par Jean-Michel Rey

On a rapproché Valéry du second Wittgenstein. On peut l'associer également à un autre « viennois », Robert Musil. Quelques points communs parmi d'autres : le rapport aux sciences, les considérations ironiques sur la philosophie, un goût marqué pour l'essai, une redéfinition de l' « esprit », un apprentissage continuel de la pensée.

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Figure de Valéry, par Benoît Peeters

Paul Valéry m’apparaît comme une incarnation particulièrement frappante de l’idée d’écrivain. Sa trajectoire évoque ces écrivains imaginaires – Pierre Ménard, Herbert Quain et quelques autres – que Borges a fait vivre dans ses Fictions et Henry James dans quelques-unes de ses meilleures nouvelles. C’est comme si le romanesque de Valéry, dont on sait combien il se méfiait des romans, n’avait trouvé matière à se réaliser qu’à travers un seul personnage : Valéry lui-même.

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Paul Valéry n’a écrit que pour moi, par Charles Dantzig

Réflexions sur le sentiment que nous donnent les grands auteurs dont nous nous sentons proches.

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Sur Paul Valéry, par François Taillandier

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Mon toast à Teste, par Valerio Magrelli

A partir d’une sorte de parodie des cartes postales mallarméennes, notre exposé (qui se termine justement avec la traduction en vers italiens rimés d’un quatrain de Valéry) s’interroge sur ce qu’on pourrait définir « l’effet malgré lui ». Il s’agit d’une attitude très bien connue et qui caractérise la poétique de Teste et de son auteur. Elle a été parfaitement résumée dans cet aphorisme: « De ma répulsion à l'égard de la 'Chose littéraire' ». Le but de cette communication est donc de se demander: comment peut-on être écrivain (ou “écriveur”) en dépit de sa propre nature?

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Valéry moderniste : un portrait à travers les revues italiennes européistes, par Antonietta Sanna

C’est surtout à travers le réseau crée par des revues telles que Primo tempo (1922-1923), Baretti (1924-1928) et Solaria (1926-1936), qui s’attachaient à développer une idée de littérature comme lieu et moyen de civilisation de l’esprit, et comme espace de dressage pour l’intelligence, que le portrait de Valéry est libéré des sévères réserves crociennes et restitué, à partir des années Vingt, sous une lumière nouvelle.

Dans ces revues, Emilio Cecchi, Sergio Solmi, Leo Ferrero faisaient partie de la patrouille européiste qui, en dépit des cloisons politiques qui ravageaient l’Europe, travaillait pour dialoguer avec les voix plus originales de la littérature moderne. Leur engagement avant d’être politique était surtout littéraire. Leur Europe était celle de Joyce, de Kafka, de Proust, de Gide, de Valéry, de Ortega y Gasset et de Gogol. Une Europe littéraire qui suggérait aussi une norme de comportement politique. « Valéry, Proust, Eliot recommandaient par leur nature linguistique, ou tout au moins expressive, de ne pas suivre Mussolini », écrira en 1959 Giansiro Ferrata, un des correspondants italiens de Valéry, en considérant ces relations. C’est dans ce courant européiste qu’on essaiera de situer Valéry, pour mieux comprendre la réception de son oeuvre dans le contexte italien et l’influence exercée sur le plan poétique aussi bien que critique.

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Lire Valéry en Allemagne, par Jürgen Schmidt-Radefeldt

La première génération d’intellectuels, de romanistes et de philosophes (Curtius, Adorno, Löwith, etc.) ainsi que la deuxième (Laitenberger, Reckermann, Sloterdijk, etc.) se bornaient à l’étude de certaines œuvres ou de sujets circonscrits ; la génération suivante, au contraire (Blüher, Vogel, etc.) travaille sur l’œuvre entière — manuscrits inclus : c’est une des raisons pour lesquelles l’édition de J. Schmidt-Radefeldt a été si bien accueillie. On peut néanmoins se demander comment lire Valéry aujourd’hui et pourquoi: quels sont les textes et les questions qui ont la préférence des pays de langue allemande? Où en est le savoir sur Valéry et de quelle reconnaissance bénéficie-t-il du côté du public?

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Octavio Paz, lecteur de Valéry, par Rubén Gallo

Octavio Paz, prix Nobel de littérature, fut le plus francophile des poètes latino-américains du XXème. Parmi ses principales références françaises – Mallarmé, Apollinaire, Breton – Valéry prend une place importante. La vision de l’histoire et du passé dans l’œuvre de Paz suit de près les idées de Valéry.

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Symbolisme et « dépassement de la modernité » : la réception de Valéry au Japon, par Atsuo Morimoto

La réception de Valéry au Japon suit l’histoire de la relation intellectuelle des Japonais à l’Occident depuis la restauration de Meiji en 1868, quand commença la modernisation du pays et que le Japon s’efforça de rattraper et d’assimiler les sciences et les institutions occidentales avec l’espoir, si possible, de les dépasser. Dès les années 1920, Valéry représentait pour les écrivains japonais l’essentiel de l’esprit européen. On pensait que la compréhension profonde des œuvres symbolistes et des textes critiques qui y étaient étroitement liés (Baudelaire, Rimbaud, Valéry, Gide...) permettrait de saisir la limite de la modernité et d’entrevoir sinon d’atteindre ce qui se trouverait au-delà. C’est cette aspiration qui explique la passion pour Valéry de deux des critiques littéraires les plus importants de l’époque, Hideo Kobayashi (1902-1983) et Tetsutaro Kawakami (1902-1980), ainsi que de Hajime Tanabe (1885-1962), célèbre philosophe de l’école de Kyoto ; aspiration qui s’est ensuite fourvoyée dans une orientation plus ou moins nationaliste à l’époque de la Guerre sino-japonaise en 1937 et de la Guerre du Pacifique en 1941. Valéry est pour ainsi dire le miroir qui réfléchit les problèmes de la modernité tels que les vécurent les intellectuels japonais.

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La réception scandinave de Valéry, par Øystein Tvede

L’intérêt des Danois, des Norvégiens et des Suédois pour Valéry a connu son apogée à l’occasion des conférences de l’écrivain en Europe du Nord au mois de mai 1931. Des entretiens et témoignages permettent d’enrichir la connaissance que nous avons de cet important voyage, mais, au-delà de lui, Øystein Tvede évoquera la critique valéryenne scandinave ainsi que les raisons qui ont empêché Valéry d’obtenir le prix Nobel qu’il convoitait.

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Comment éditer Valéry ? par Michel Jarrety

Michel Jarrety dirige à la Sorbonne une équipe de recherches internationale qui va mettre en ligne à partir de 2016 l’intégralité des Cahiers de Valéry dont le manuscrit sera proposé en même temps que la transcription annotée. En 2016 encore, il fera paraître dans la collection « La Pochothèque » du Livre de Poche les Œuvres en deux volumes. Sa communication traitera des difficultés particulières que l’on rencontre aujourd’hui lorsqu’il s’agit d’éditer Valéry.

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Variations sur un paradoxe de Valéry : les éditions japonaises de Teste et de Léonard, par Masanori Tsukamoto

Valéry propose aux lecteurs japonais un paradoxe sur la possibilité même de la critique : comment peut-on créer tout en gardant une telle lucidité sur ce que l’on fait ? Jusqu’où la critique peut-elle pénétrer en matière de création ? En dehors de la poésie, ce paradoxe se concentre autour de la réception de deux figures éminemment valéryennes : Monsieur Teste et Léonard de Vinci, le premier incarnant l’esprit critique destructeur, le second l’esprit constructeur. Depuis la parution de Variété (1924), qui contient l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci et Note et digression, les études et traductions japonaises concernant Léonard et Teste se sont multipliées. Pour l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci (LV) et Note et digression (ND), on peut citer les traductions par Tetsutaro KAWAKAMI (LV, Hakuchigun, 1929), Ken.ichi YOSHIDA (LV) et Masaaki SATO (ND, Chikuma-shobô, 1942), Akimasa KANNO et Tôru SHIMIZU (LV) et Tsuyoshi MURAMATSU (ND, Chikuma-shobô, 1967), Kurô YAMADA (LV et ND, Iwanami-bunko, 1977), Hiroaki YAMADA (ND, Chikuma-shobô, 2011), Masanori TSUKAMOTO (LV et ND, Chikuma- gagugeibunko, 2013), Kunio TSUNEKAWA et Tsutomu IMAI (LV et ND, Heibonsha, 2013). Pour le cycle Teste, on a les traductions par Hideo KOBAYASHI (La soirée avec Monsieur Teste, Egawa-shobo, 1932), H. Kobayashi et Mitsuto NAKAMURA (Chikuma-shobô, 1942), Norio AWAZU (Gendai-shichôsya, 1967), Tôru SHIMIZU (Iwanami-bunko, 2004), Kunio TSUNEKAWA (Chikuma-shobô, 2011). La lecture des manuscrits et des Cahiers (traduction japonaise basée sur l’édition de la Pléiade, 9 tomes, Chikuma-shobô, 1980-1983) enrichit aussi la compréhension de l’œuvre. Mais dans quel sens ? Que reste-t-il des interrogations virulentes des premiers critiques et traducteurs, qui par leur lecture de Valéry contribuèrent profondément à la formation même de la critique dans les milieux littéraires au Japon ? On réfléchira ici aux fluctuations autour de ce paradoxe valéryen – lieu commun maintenant presque oublié – sur la relation entre conscience critique et activité créatrice.

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De quoi Valéry est-il le nom ? par William Marx

Soixante-dix ans après sa disparition, de quoi Valéry est-il aujourd’hui le nom ? Peu d’écrivains ont vu leur image tant changer, ces dernières années, par la publication continue des archives, des Cahiers et des correspondances, qui font chaque jour davantage prévaloir la part privée de l’œuvre sur sa face officielle et publique et exacerbent sans retenue les tensions fondatrices de cette écriture tantôt austère et impersonnelle, tantôt lyrique et voluptueuse. On se propose ici de faire le bilan de soixante-dix ans de réception et d’éditions, et en particulier de l’édition enfin achevée des Cahiers 1894-1914.

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Clôture du colloque par Michel Jarrety et William Marx


Biographies

Michel JarretyMichel Jarrety

Né en 1953, Michel Jarrety est ancien élève de l’École normale supérieure et professeur de littérature française à la Sorbonne depuis 1999. Parmi d’autres ouvrages, il a fait paraître La Critique littéraire du XXe siècle, La Morale dans l’écriture et La Poétique (PUF, 1998, 1999 et 2003) et dirigé un Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours (PUF, 2000). Il est l’auteur de très nombreux travaux sur Valéry dont une biographie parue chez Fayard en 2008

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Salah StétiéSalah Stétié

Né à Beyrouth en 1929, Salah Stétié y a été professeur et y a dirigé L’Orient littéraire et culturel, avant d’entrer dans la diplomatie : d’abord délégué de son pays à l’UNESCO, il a été ambassadeur aux Pays-Bas et au Maroc, puis en 1987 Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères libanais. De nouveau ambassadeur aux Pays-Bas en 1991 et 1992, il se consacre exclusivement depuis lors à son œuvre de poète qui lui a valu de nombreuses récompenses, dont le Grand Prix de la francophonie de l’Académie française en 1995. Auteur de très nombreux livres, il a récemment rassemblé quelques-unes de ses œuvres chez Robert Laffont sous le titre En un lieu de brûlure (2009) et fait paraître des Mémoires, L’Extravagance (2014).

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Jean-Michel Maulpoix

Né en 1952, Jean-Michel Maulpoix est ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et professeur de poésie moderne et contemporaine à l'Université Paris III-Sorbonne nouvelle. Il a fait paraître des études critiques sur Henri Michaux, Jacques Réda, René Char, Rainer Maria Rilke et Paul Celan, ainsi que des essais (La poésie malgré tout, Mercure de France, 1995). Écrivain, il est l'auteur d'ouvrages poétiques, parmi lesquels Une histoire de bleu, L’Écrivain imaginaire et Domaine public (Mercure de France, 1892, 1894 et 1898).

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Philippe Delaveau

Né en 1950, Philippe Delaveau est l’auteur d’une dizaine de recueils de poèmes publiés par les Éditions Gallimard et de nombreux livres d’artistes (Alechinsky, Baltazar, Bertemès, Cortot, Hélénon, Laubiès,Youl, etc.). Ses derniers ouvrages sont Instants d’éternité faillible (2004), Son nom secret d’une musique (2008), Ce que disent les vents (2012) ; Le Veilleur amoureux, précédé d’Eucharis, a paru, avec une préface de Michel Jarrety, dans la collection « Poésie/Gallimard » en 2010. Membre de l’Académie Mallarmé et du PEN Club, Philippe Delaveau a reçu, entre autres, le prix Apollinaire (1989), le prix Max Jacob (1999), le Grand Prix de Poésie de l’Académie française (2000) et celui de la Société des Gens de Lettres, ainsi que le prix international Rainer Maria Rilke (2012).

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Jean-Yves Masson

Né en 1962, Jean-Yves Masson est professeur de littérature comparée à la Sorbonne, traducteur, éditeur, et écrivain.  Il a traduit en français et présenté de nombreux poètes autrichiens, allemands, irlandais, italiens du XXe siècle et quelques poètes de la période romantique. Ses travaux portent essentiellement sur la poésie, le théâtre et l’opéra, ainsi que sur la théorie et l’histoire de la traduction. Il est directeur de collection aux dirige Éditions Verdier, aux Éditions Galaade, et en collaboration avec Jean-René Ladmiral, aux Belles Lettres. Il dirige avec Yves Chevrel une Histoire des traductions en langue française en quatre volumes aux Éditions Verdier (2012-2016).

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Jean-Michel Rey

Né en 1942, Jean-Michel Rey a enseigné la philosophie et l'esthétique à l'Université de Paris VIII. Il est professeur émérite depuis 2008. Il a fait paraître une vingtaine de livres dont les plus récents ont été publiés aux Éditions de L'Olivier : Paul ou les ambiguïtés (2008), L'Oubli dans les temps troublés (2010) – et une trilogie, Histoires d'escrocs : La Vengeance par le crédit ou Monte-Cristo (2013), La Banqueroute en famille ou Les Buddenbrook (2014),  L'Escroquerie de l'homme par l'homme ou The Confidence-Man (2014).  Il est également l’auteur de Paul Valéry. L’aventure d’une œuvre (Le Seuil, 1991).

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Benoît Peeters

Benoît Peeters est né à Paris en 1956. Après une licence de philosophie, il a préparé le diplôme de l’école pratique des Hautes études sous la direction de Roland Barthes. Une longue complicité avec François Schuiten lui a permis de construire avec lui la célèbre série Les Cités obscures ; ces albums ont reçu de nombreux prix et ont été traduits dans le monde entier. Auteur de romans et d’essais, Benoît Peeters est aussi le biographe de personnages aussi différents qu’Hergé, Jacques Derrida et tout récemment Paul Valéry.

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Charles Dantzig

Charles Dantzig est écrivain. Il a publié de nombreux romans (Nos vies hâtives, prix Nimier et prix Freustié, Un film d’amour, Dans un avion pour Caracas), des essais tels que le Dictionnaire égoïste de la littérature française (cinq prix littéraires dont le prix Décembre et le prix de l’Essai de l’Académie française), l’Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (prix Duménil), A propos des chefs-d’œuvre, premier livre sur la notion de chef-d’œuvre en littérature, des livres de poèmes (Que le siècle commence, prix Paul Verlaine, Les nageurs, l’anthologie La diva aux longs cils).  Il a reçu le prix jean Giono pour l’ensemble de son œuvre.

Éditeur chez Grasset, il dirige la collection Le Courage et la revue internationale du même nom (premier numéro : 2015), ainsi que la collection Les Cahiers rouges. Sur France Culture, il produit l’émission « Secret professionnel ».

Son dernier roman : Histoire de l’amour et de la haine (Grasset, septembre 2015).

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François Taillandier

Romancier, François Taillandier est notamment l’auteur d’Anielka (1999, Grand Prix du roman de l’Académie française) et d’une suite en cinq volumes, La Grande Intrigue (Stock, 2005-2010). Avec L’Écriture du monde et La Croix et le Croissant (Stock, 2013-2014), il a commencé un cycle romanesque où il entreprend de faire revivre les lointaines origines de la civilisation européenne moderne. Il a été administrateur, puis président de la Société des gens de lettres en 2006.

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Valerio Magrelli

Naissance à Rome 1957, études en Italie et en France, poèmes publiés à vingt ans dans Periodo Ipotetico ou Action Poétique, premier recueil (Ora serrata retinae) en 1980 chez Feltrinelli présenté par Enzo Siciliano : la carrière de Valerio Magrelli commence sous le signe du prodige, continue par la consécration universitaire et se poursuit par des parutions régulières (Nature e venature, Esercizi di tiptologia, Disturbi del sistema binario), y compris d’essais et de romans, jusqu’au prosimètre Geologia di un padre (Einaudi 2013) dont l’essentiel des parties en vers a été présenté par le site ‘poezibao’ à la même date. Récemment invité de la Mél (avec Pierre Bergounioux), il s’impose comme l’une des voix représentatives de la poésie italienne « post-lyrique ».

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Antonietta Sanna

Antonietta Sanna enseigne la littérature française à l’Université de Pise. Elle a consacré ses premiers travaux à l’étude de l’œuvre poétique de Paul Valéry et elle s’est intéressée ensuite aux recherches des poètes symbolistes et à l’étude du monologue dans le théâtre français du XVIIe siècle. Elle a publié de nombreux essais sur la génétique des textes, les rapports entre texte et image et sur le multilinguisme dans le processus créateur. Elle est membre de diverses équipes de recherche (en Italie, France, Canada, Brésil) et collabore avec des maisons d’édition et des institutions pour la promotion de la culture française.

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Jürgen Schmidt-Radefeldt

Né en 1939, Jürgen Schmidt-Radefeldt a soutenu en 1965 un doctorat en philosophie sur Valéry linguiste dans les « Cahiers » (Klincksieck, 1970) ; il est également titulaire de l’agrégation de linguistique romane. Professeur émérite de linguistique à l’université de Rostock, il a reçu en 1990 le prix Paul Celan du Deutscher Literaturfonds pour l’édition et la traduction des Cahiers et des Œuvres de Valéry (Éditions Fischer et Insel, Francfort s. M., 13 vol.).

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Rubén Gallo

Rubén Gallo, Professeur de Littérature à Princeton University, et l’auteur de plusieurs études sur la littérature latino-américaine et ses rapports avec la culture européenne: Freud au Mexique (Campagne Première, 2014), et Les latino-américains de Marcel Proust.

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Atsuo Morimoto

Atsuo Morimoto, né en 1970 au Japon, maître de conférences à l’Université Hitotsubashi (Tokyo) et correspondant de l’équipe Valéry de l’Institut des Textes et Manuscrits modernes (CNRS), travaille sur les problèmes de la modernité littéraire et la réception du symbolisme français au Japon. Il est l’auteur et le traducteur de nombreux livres, parmi lesquels La Logique de Hideo Kobayashi : le beau et la guerre (Jimbun Shoin, 2002, en japonais), Paul Valéry : l’imaginaire et la genèse du sujet. De la psychologie à la poïétique (Lettres Modernes Minard, 2009), le tome III (Recherches en poétique) des Œuvres de Valéry (traduction en japonais avec Tatsuya Tagami, Chikuma Shobo, 2011), Mallarmé : la politique de la sirène de Jacques Rancière (traduction en japonais avec Kôji Sakamaki, Suiseisya, 2014), les 189 premières lettres des Correspondances à trois voix de Gide, Louÿs et Valéry (traduction en japonais avec Hironori Matsuda, Masanori Tsukamoto, Hiroaki Yamada, Suiseisha, à paraître)

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Øystein Tvede

Né en 1977, Øystein Tvede a soutenu à Oslo en 2011 une thèse sur Paul Valéry à paraître aux Éditions Garnier. Depuis 2012, il est membre de la rédaction du Dictionnaire de l’Académie de langue et de littérature norvégiennes.

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Masanori Tsukamoto

Masanori Tsukamoto, ancien pensionnaire étranger de l’École normale supérieure, docteur ès lettres de l’université Paris 12 (sous la direction de Nicole Celeyrette-Pietri), est professeur de littérature française à l’université de Tokyo (Institut des sciences humaines et sociales). Il a notamment publié :

— « Littérature et langage indirect chez Valéry », Valéry et l’idée de littérature, Sous la direction de William Marx, Fabula  : la recherche en littérature, « Colloques en ligne », 2011 (http://www.fabula.org/colloques/document1418.php)

— « « La bêtise n’est pas mon fort » — la notion de bêtise chez Valéry et chez Flaubert », Bulletin de la section française, Faculté des Lettres, Université de Rikkyo, n° 40, 2011, p.67-79.

— « La conscience comme événement — une relecture de L’Ange », Forschungen zu Paul Valéry, n° 24, 2011 p.53-70

— « Gradi del disegno. Per una poetica del sogno in Paul Valéry » (traduit par Benedetta Zaccarello), Atque, Nuova serie n.8/9, annno 2011, p.161-181.

— « La modernité et la simulation chez Valéry — les puissances de l’inachèvement », Paul Valéry : « Regards » sur l’histoire, 2008, p.327-334.

— « Les Paradis artificiels et Monsieur Teste : la théâtralisation de la conscience », La Licorne : « Baudelaire et les formes poétiques », n° 83, 2008, p.193-203.

—« Le récepteur productif — Pour une esthétique de la simulation chez Valéry », Forchungen zu Paul Valéry, n° 16, Christian-Albrechts-Universität Kiel, 2006, p.105-118.

— « Le langage du rêve, le langage d’images », Image, Imagination, Imaginaire autour de Paul Valéry, Textes réunis et présentés par Sang-Tai KIM, Minard, 2006, p.119-128.

— « «L’éternellement provisoire» — une poétique du fragment chez Paul Valéry », Littérature, n° 125, 2002, p.73-79.

— « Valéry et les choses vagues », Paul Valéry : dialogue Orient & Occident, Textes réunis et présentés par Kunio TSUNEKAWA, Minard, 1998, p.307-319.

— « Le souvenir de ce qui n'a jamais été », Paul Valéry : «Ovide chez les Scythes», Textes réunis par Huguette LAURENTI, Université Paul-Valéry, 1997, p.93-99.

— « Aux limites de l'"implexe" — La notion de l'implexe dans le cahier n° 240 », Paul Valery : Se faire ou se refaire : Lecture génétique d'un cahier (1943), Université Blaise-Pascal Clermont -Ferrand II, Centre de Recherches sur les Littératures Modernes Contemporaines, 1996, pp.97-107.

— « L'écriture et la simulation dans Agathe», Rémanences ("Paul Valéry : L'avenir d'une écriture"), N°4/5, juin 1995, pp. 131-140.

Edited with htmlg.com

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William Marx

William Marx, né en 1966, critique et professeur de littératures comparées à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris 10), fellow du Wissenschaftskolleg zu Berlin, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, travaille sur l’histoire des discours critiques, des théories esthétiques et de l’idée de littérature depuis l’Antiquité. Il a dirigé l’équipe Valéry de l’Institut des textes et manuscrits modernes (École normale supérieure – CNRS) de 2007 à 2014, et a codirigé avec Nicole Celeyrettte-Pietri le tome XIII et dernier de l’édition des Cahiers 1894-1914 de Paul Valéry chez Gallimard, dont la parution est prévue à l’automne 2015. Il est l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels Naissance de la critique moderne : la littérature selon Eliot et Valéry (1889-1945) (Artois Presses Université, 2002) ainsi que quatre essais publiés aux Éditions de Minuit et traduits en plusieurs langues : L’Adieu à la littérature : histoire d’une dévalorisation (xviiie-xxe siècle) (2005), Vie du lettré (2009, prix Montyon de l’Académie française), Le Tombeau d’Œdipe. Pour une tragédie sans tragique (2012) et La Haine de la littérature (2015).

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Publié dans Colloques 2015-2016

Introduction

Le Prix du roman de l’Académie française, dont le projet de création date de mars 1914, a été décerné pour la première fois en juillet 1915. Il résulte d’une transformation du Grand Prix de littérature, avec lequel il est alors décerné, et consacre – tardivement – la reconnaissance académique du genre romanesque. Cent ans après, il est le plus connu des prix de l’Académie auprès du public et ouvre la saison des grands prix littéraires d’automne.

La journée de table ronde, accueillie par la Fondation Singer-Polignac, sera l’occasion de parcourir ces cent années de Prix du roman et d’évoquer les ouvrages des cent deux lauréats, en prenant pour articulation l’année 1961 au cours de laquelle l’attribution du prix passa du printemps à l’automne. Il s’agira de s’interroger sur les éventuelles modifications induites par ce changement dans la vocation du prix. La matinée sera donc consacrée à la période qui va de 1915 à 1960, pour cerner les enjeux de la création du prix et examiner le rapport du roman aux genres académiques. L’après-midi, consacrée à la période qui débute en 1961, s’intéressera davantage au lien du Prix du roman à la rentrée littéraire et à la question du succès littéraire.

Pour croiser les points de vue, la journée de table ronde fera dialoguer des Académiciens, membres de la Commission du Prix du roman ou membres d’un autre grand jury littéraire, des universitaires spécialistes du roman (Jean-Yves Tadié, professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne, Bruno Blanckeman, professeur à l’Université de la Sorbonne nouvelle) ou des prix littéraires (Sylvie Ducas, professeur à l’Université Paris Ouest-Nanterre), des romanciers anciens lauréats (François Taillandier, Joël Dicker), des éditeurs (Bernard de Fallois, Richard Ducousset pour Albin Michel, Alban Cerisier pour Gallimard), et des critiques (Pierre Assouline, Olivier Barrot).

Partenaires AF

Programme

9h30 - Accueil et inscription des participants

10h - Ouverture

Par Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française et M. Yves Pouliquen, de l’Académie française, président de la Fondation Singer-Polignac.

10h15 - Matinée : De 1915 à 1960
Modérateur : M. Frédéric Vitoux, de l’Académie française

13h - Buffet-déjeuner

14h - Après-midi : De 1960 à nos jours
Modérateur : M. Jean-Marie Rouart, de l’Académie française

17h - Clôture du colloque

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Vidéos

Ouverture du colloque par Hélène Carrère d'Encausse et Yves Pouliquen

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Table ronde 1 - La création du Prix du Roman

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Table ronde 2 - Romans de l'Académie et littérature académique

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Table ronde 3 - Des romans de rentrée littéraire

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Table ronde 4 - Prix du Roman et succès littéraire

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Biographies

Hélène Carrère d'Encausse, de l’Académie françaiseHélène Carrère d'Encausse, de l’Académie française

Née à Paris dans une famille que l’esprit cosmopolite et la révolution russe ont de longue date dispersée à travers l’Europe. Compte parmi ses ancêtres de grands serviteurs de l’Empire, des contestataires du même Empire, le président de l’Académie des sciences sous Catherine II et trois régicides. Cette hérédité la prédisposait naturellement à l’étude de l’histoire et de la science politique, qu’elle a enseignées à la Sorbonne avant de transférer sa chaire professorale – l’esprit nomade de la famille aidant – à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle a aussi enseigné durant plusieurs années au collège d’Europe de Bruges. Professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, en Amérique du Nord et au Japon surtout, elle est docteur honoris causa des universités Laval et de Montréal au Canada, de l’université de Louvain et de l’université de Bucarest. Président de Radio Sorbonne-Radio France de 1984 à 1987, membre de la Commission des sages pour la réforme du Code de la nationalité en 1986-1987. Durant l’année 1992, elle occupa le poste de conseiller auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, participant ainsi à l’élaboration d’une politique d’assistance à la démocratisation des anciens États communistes. Élue au Parlement européen en juin 1994, elle fut vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense. Vice-président de la commission des Archives diplomatiques françaises ; elle a aussi présidé la commission des Sciences de l’homme au Centre national du livre de 1993 à 1996. Nommée en 1998 membre du Conseil national pour un nouveau développement des sciences humaines et sociales. En 2004, elle devient président du conseil scientifique de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration.

Elle a reçu le prix Aujourd’hui pour L’Empire éclaté en 1978, le prix Louise Weiss en 1987, le prix Comenius en 1992 pour l’ensemble de son œuvre, et le prix des Ambassadeurs en 1997 pour Nicolas II. Elle est membre associé de l’Académie royale de Belgique, membre étranger de l’Académie des sciences de Russie, membre d’honneur de l’Académie des beaux-arts de Russie, de l’Académie de Géorgie et de l’Académie de Roumanie.
Élue à l’Académie française, le 13 décembre 1990, au fauteuil de Jean Mistler (14e fauteuil).
Élue secrétaire perpétuel le 21 octobre 1999.

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Yves PouliquenYves Pouliquen, de l’Académie française

Né à Mortain le 17 février 1931. Études secondaires au lycée Littré, à Avranches. Études médicales à Paris. Interne des hôpitaux en 1956 ; docteur en médecine, spécialisé en ophtalmologie en 1963. Professeur agrégé, ophtalmologiste des hôpitaux en 1966. Professeur d’ophtalmologie et chef du service d’ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu de Paris de 1980 à 1996. Directeur de l’unité de recherches en ophtalmologie de l’INSERM de 1979 à 1998. Professeur consultant en 1996. Président de la Banque française des yeux de 1985 à 1998. Président de l’Organisation pour la prévention de la cécité de 1997 à 2010. Ex membre du Conseil de l’ordre national du Mérite. Président de la Fondation Singer-Polignac.

Yves Pouliquen a reçu plusieurs prix scientifiques, pour ses travaux sur le kératocône (Paul Reiss, Paris, 1971, Doyne Lecture, Oxford 1986, Neeley Award Lecture, Los Angeles en 1999), sur la structure de la cornée normale et pathologique (prix Chauvin-Blache, Paris, 1971, prix Cas-troviejo, Atlanta, 1984, Award Lecture de l’Association for Eye Research, Palma de Majorque, 2000), pour l’ensemble de son œuvre scientifique le prix Claude Bernard de la Ville de Paris (1999). Il a reçu une médaille de l’Académie française en 1992 et le prix littéraire du Rotary en 1996 pour des ouvrages d’intérêt général. Il a reçu le prix mondial Cino del Duca en 1994 et en 2000 celui de la Fondation Hassan II pour ses activités dans la prévention de la cécité au Maroc. Il a présidé le XIIIe Congrès international de recherche en ophtalmologie à Paris en 1998. Docteurhonoris causa de l’université de Conception du Paraguay, et de l’université Laval de Québec. Membre honoraire de l’Academia Ophtalmologica Internationalis et du Concilium international d’ophtalmologie, il est membre associé de l’Académie royale de médecine de Belgique et de l’Académie du Royaume du Maroc.

Élu membre de l’Académie nationale de médecine en 1992 et de l'Académie française, le 29 novembre 2001, au fauteuil de Louis Leprince-Ringuet (35e fauteuil).

PRINCIPAUX TRAVAUX

Les travaux d'Yves Pouliquen furent consacrés à la pathologie de la cornée et à l'identification des mécanismes d'altération de sa transparence dans les cicatrices et les dystrophies héréditaires dont il a décrit maints aspects.

Ses travaux sur le kératocône lui ont valu : le Prix Paul Reiss (1971), la Doyne lecture (1986), le Neeley Award (1999), le World Conceal Medal (2005).

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Frederic VitouxFrédéric Vitoux, de l’Académie française

Après des études de lettres, Frédéric Vitoux a soutenu une thèse sur Céline, publiée en 1973 sous le titre Louis-Ferdinand Céline. Misère et parole. Devenu journaliste critique, à la fois littéraire et cinématographique, il est dans le même temps devenu essayiste et romancier. Il est notamment l’auteur des romans Cartes postales, Sérénissime, Charles et Camille,La Comédie de Terracina (Grand Prix du roman de l’Académie française en 1994), Esther et le diplomate, L’Ami de mon père, Villa Sémiramis ou, plus récemment, Jours inquiets dans l’île Saint-Louis et Les Désengagés. Il a été élu à l’Académie française le 13 décembre 2001, au fauteuil de Jacques Laurent.

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Jean-Yves TadiéJean-Yves Tadié

Jean-Yves Tadié, professeur émérite de littérature française à l’université de Paris-Sorbonne, est également directeur de la collection Folio classique et de la collection Folio théâtre chez Gallimard. Spécialiste de Proust sur lequel il a fait paraître de nombreux ouvrages (Lectures de Proust ; Proust et le roman ; Études proustiennes ; Marcel Proust. Biographie ; Proust. La cathédrale du temps ; Marcel Proust. La culture et les arts ; De Proust à Dumas ; Le Lac inconnu. Entre Proust et Freud), éditeur d’À la recherche du temps perdu dans la Bibliothèque de la Pléiade, il est aussi l’éditeur de Nathalie Sarraute, d’André Malraux et de Walter Scott. Il a publié des études fondamentales sur le récit et le roman : Le Récit poétique, Le Roman d’aventures, Le Roman au xxe siècle et, en collaboration avec Blanche Cerquiglini, Le Roman d’hier à demain.

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BernarddeFalloisBernard de Fallois

Bernard de Fallois est d’abord l’éditeur qui établit les textes de Jean Santeuil et du Contre Sainte-Beuve de Proust. Il est aussi l’auteur d’une étude sur Georges Simenon qui a fait date pour la reconnaissance littéraire du romancier. Entré dans le monde de l’édition, il s’est occupé du livre de poche chez Hachette, est devenu directeur d’Hachette Livre puis directeur général des Presses de la cité. Il a fondé en 1987 sa propre maison d’édition, où il a publié Alain Peyrefitte, Raymond Aron ou Mgr Lustiger mais aussi un grand nombre de romanciers, de Marcel Pagnol à Françoise Chandernagor, Vladimir Volkoff, François Taillandier. Trois ouvrages édités par ses soins ont obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française : ceux d’Henriette Jelinek en 2005, de Marc Bressant en 2008 et de Joël Dicker en 2012.

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PierreAssouline2Pierre Assouline

Pierre Assouline, membre de l’Académie Goncourt depuis 2012, est écrivain et journaliste. Biographe de Simenon, Hergé, Gallimard, Kahnweiler, Cartier-Bresson, Albert Londres et de quelques autres, il est l’auteur de plusieurs romans (>La Cliente, Lutétia, Le Portrait, Les Invités, Sigmaringen). Il est actuellement chroniqueur à L’Histoire et critique au Monde des Livres et au Magazine Littéraire.Les émissions qu’il a consacrées sur France Culture, en 2013, aux débats de la Société littéraire des Goncourt ont été enrichies et publiées sous le titre suivant : Du côté de chez Drouant. Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt.

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Dominique BonaDominique Bona, de l’Académie française

Agrégée de lettres, Dominique Bona s’est engagée dans le journalisme et a été critique littéraire au Quotidien de Paris, au Figaro littéraire, etc. L’écriture, à laquelle elle s’est parallèlement consacrée, suit deux voies : le roman (Les Heures volées, Argentina, Malika, Le Manuscrit de Port-Ébène, La Ville d’hier) et la biographie (Romain Gary, les sœurs Heredia, Stefan Zweig, Camille et Paul Claudel, les sœurs Rouart, Jean Voilier notamment). Elle est membre du jury du prix Renaudot depuis 1999. Elle a été élue à l’Académie française le 18 avril 2013, au fauteuil de Michel Mohrt.

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Alban CerisierAlban Cerisier

Alban Cerisier est archiviste-paléographe. La thèse qu’il a soutenue à l’École des Chartes est consacrée aux clubs de livres dans l’édition française de 1946 à la fin des années 1960. Entré aux éditions Gallimard en 1995, il y est chargé de la conservation et de la mise en valeur des fonds patrimoniaux ainsi que du développement numérique. Il en est aujourd’hui secrétaire général. Il a publié divers ouvrages et études qui relèvent de l’histoire de l’édition, de l’histoire du livre et de l’histoire littéraire, notamment Gallimard, un éditeur à l’œuvre et Une histoire de « La NRF ».

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François TaillandierFrançois Taillandier

François Taillandier est romancier, auteur notamment des Nuits Racine (prix Roger-Nimier), d’Anielka qui a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999, et du cycle romanesque en cinq volumes La Grande Intrigue. Plus récemment il s’est penché sur l’histoire antique et médiévale avec L’Écriture du monde, La Croix et le croissant, Solstice. Il a consacré par ailleurs des essais à Louis Aragon, Jorge Luis Borges, Balzac. En 2009, il a publié La Langue française au défi, une réflexion sur l’avenir de notre langue.

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Jean-Marie Rouart, de l’Académie françaiseJean-Marie Rouart, de l’Académie française

Jean-Marie Rouart est romancier, essayiste et journaliste, auteur d’une trentaine d’ouvrages. Il a travaillé au Magazine littéraire et au Figaro, a dirigé les pages littéraires du Quotidien de Paris, puis Le Figaro littéraire. Il collabore aujourd’hui à Paris Match. Son premier roman, La Fuite en Pologne, est suivi de La Blessure de Georges Aslo, Les Feux du pouvoir, Le Mythomane, Avant-guerre, Le Cavalier blessé, La Femme de proie, Le Voleur de jeunesse, Le Goût du malheur, L’Invention de l’amour. Il est membre du jury du prix Interallié depuis 1981. Il a été élu à l’Académie française le 18 décembre 1997, au fauteuil de Georges Duby.

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Jean d’Ormesson, de l’Académie françaiseJean d’Ormesson, de l’Académie française

Jean d’Ormesson, normalien et agrégé de philosophie, s’est tourné vers le journalisme et l’écriture. Chroniqueur au Figaro, il en a été le directeur général de 1974 à 1977. Il a été secrétaire général à partir de 1950 puis, en 1992, président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO. Son œuvre de romancier a commencé en 1956 avec L’amour est un plaisir et s’est poursuivie avec de nombreux titres comme Au plaisir de Dieu ou La Douane de mer ; La Gloire de l’Empire a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1971. Il a été élu à l’Académie française le 18 octobre 1973, au fauteuil de Jules Romains.

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Sylvie DucasSylvie Ducas

Sylvie Ducas est maître de conférences en littérature française à l’université Paris-Ouest et est rattachée au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’université de Versailles-Saint-Quentin ; elle dirige le master Métiers du livre à Saint-Cloud.

Elle place au cœur de ses recherches, qui portent plus généralement sur le monde du livre et de l’édition à l’époque contemporaine, l’histoire des prix littéraires. Sa thèse était intitulée La Reconnaissance littéraire. Littérature et prix littéraires : les exemples du Goncourt et du Femina et elle a publié en 2013 La littérature à quel(s) prix ? Histoire des prix littéraires.

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Bruno BlanckemanBruno Blanckeman

Professeur de littérature contemporaine à l'université de la Sorbonne nouvelle, Bruno Blanckeman est spécialiste de la littérature narrative postérieure à 1968. Il a notamment publié Les Récits indécidables : Jean Echenoz, Hervé Guibert, Pascal Quignard ; Les Fictions singulières, étude du roman contemporain ; Le Roman depuis la Révolution française ; Lire Patrick Modiano et a dirigé deivers ouvrages collectifs sur le roman aux xxe et xxie siècles, sur Marguerite Duras ou Marguerite Yourcenar.

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Danièle Sallenave, de l’Académie françaiseDanièle Sallenave, de l’Académie française

Normalienne et agrégée des lettres, Danièle Sallenave a consacré son enseignement à l’université de Nanterre à la poétique du récit en littérature et au cinéma. Entrée elle-même en littérature avec Paysages de ruines avec personnages, elle a publié une trentaine d’ouvrages qui abordent tous les genres, traduction, essai, théâtre (elle a assuré une collaboration artistique auprès d’Antoine Vitez), récit de voyage, roman (Les Portes de Gubbio, La Vie fantôme, Les Trois Minutes du diable, La Fraga). Elle est membre du jury du prix Femina depuis 1988 et du jury du Prix du roman historique de Blois. Elle a été élue à l’Académie française le 7 avril 2011, au fauteuil de Maurice Druon.

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Joël DickerJoël Dicker

Joël Dicker est un jeune écrivain suisse de langue française. Après un premier roman (Les Derniers Jours de nos pères), il a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2012 pour son second ouvrage, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert. Le livre a obtenu un immense succès en France et dans le monde ; il est traduit en 38 langues.

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BarrotOlivier Barrot

Journaliste, producteur et animateur de télévision, Olivier Barrot, qui a commencé sa carrière dans le domaine du cinéma et de l’image, a par la suite privilégié celui du livre et de la littérature. Créateur en 1991 de l’émission Un livre, un jour, il est le producteur de divers magazines audiovisuels relatifs à la littérature française ainsi qu’à la littérature anglophone, et l’animateur de conférences sur le théâtre. Les rencontres qu’il organise à la Maison française de l’université de New York lui ont valu le Prix Hervé Deluen, prix de francophonie de l’Académie française. Olivier Barrot a également écrit un certain nombre d’ouvrages d’histoire littéraire et cinématographique, d’essais et de romans.

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Richard DucoussetRichard Ducousset

Ancien diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Richard Ducousset a été conseiller du groupe France éditions auprès de Pierre Lazareff, puis directeur du marketing de Régie-presse et Publicis. Il rentre en 1977 chez Albin Michel. Il en a été le vice-président jusqu’en 2011. Il est depuis cette date conseiller éditorial et membre du Conseil de surveillance.

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Les cent deux lauréats
  • 1915 Paul ACKER
  • 1916 AVESNES
  • 1917 Charles GÉNIAUX
  • 1918 Camille MAYRAN, Récits de l’invasion ( Histoire de Gotton Connixloo et L’Oubliée )
  • 1919 Pierre BENOIT, L’Atlantide
  • 1920 André CORTHIS, Pour moi seule
  • 1921 Pierre VILLETARD, Monsieur Bille dans la tourmente
  • 1922 Francis CARCO, L’Homme traqué
  • 1923 Alphonse de CHÂTEAUBRIANT, La Brière
  • 1924 Émile HENRIOT, Aricie Brun ou les Vertus bourgeoises
  • 1925 François DUHOURCAU, L’Enfant de la Victoire
  • 1926 François MAURIAC, Le Désert de l’amour
  • 1927 Joseph KESSEL, Les Captifs
  • 1928 Jean BALDE, Reine d’Arbieux
  • 1929 André DEMAISON, Le Livre des bêtes qu’on appelle sauvages
  • 1930 Jacques de LACRETELLE, Amour nuptial
  • 1931 Henri POURRAT, Gaspard des montagnes
  • 1932 Jacques CHARDONNE, Claire
  • 1933 Roger CHAUVIRÉ, Mademoiselle de Boisdauphin
  • 1934 Paule RÉGNIER , L’Abbaye d’Évolayne
  • 1935 Albert TOUCHARD, La Guêpe
  • 1936 Georges BERNANOS, Journal d’un curé de campagne
  • 1937 Guy de POURTALÈS , La Pêche miraculeuse
  • 1938 Jean de LA VARENDE, Le Centaure de Dieu
  • 1939 Antoine de SAINT-EXUPÉRY, Terre des hommes
  • 1940 Édouard PEISSON, Le Voyage d’Edgar
  • 1941 Robert BOURGET-PAILLERON, La Folie Hubert
  • 1942 Jean Blanzat, L’Orage du matin
  • 1943 Joseph-Henri LOUWYCK, Danse pour ton ombre
  • 1944 Pierre LAGARDE, Valmaurie
  • 1945 Marc BLANCPAIN, Le Solitaire
  • 1946 Jean ORIEUX, Fontagre
  • 1947 Philippe HÉRIAT, Famille Boussardel
  • 1948 Yves GANDON, Ginèvre
  • 1949 Yvonne PAGNIEZ, Évasion 44
  • 1950 Joseph JOLINON, Les Provinciaux
  • 1951 Bernard BARBEY, Chevaux abandonnés sur le champ de bataille
  • 1952 Henry CASTILLOU, Le Feu de l’Etna
  • 1953 Jean HOUGRON, Mort en fraude (tome iv de La Nuit indochinoise )
  • 1954 Pierre MOINOT, La Chasse royale
  • Paul MOUSSET, Neige sur un amour nippon
  • 1955 Michel de SAINT-PIERRE, Les Aristocrates
  • 1956 Paul GUTH, Le Naïf locataire
  • 1957 Jacques de BOURBON BUSSET, Le Silence et la Joie
  • 1958 Henri QUEFFÉLEC, Un royaume sous la mer
  • 1959 Gabriel d’AUBARÈDE, La Foi de notre enfance
  • 1960 Christian Murciaux, Notre-Dame des désemparés
  • 1961 Pham VAN KY, Perdre la demeure
  • 1962 Michel MOHRT, La Prison maritime
  • 1963 Robert MARGERIT, La Révolution ( L’Amour et le Temps ; Les Autels de la peur ; Un vent d’acier )
  • 1964 Michel DROIT, Le Retour
  • 1965 Jean HUSSON, Le Cheval d’Herbeleau
  • 1966 François NOURISSIER, Une histoire française
  • 1967 Michel TOURNIER, Vendredi ou les Limbes du Pacifique
  • 1968 Albert COHEN, Belle du Seigneur
  • 1969 Pierre MOUSTIERS, La Paroi
  • 1970 Bertrand POIROT-DELPECH, La Folle de Lituanie
  • 1971 Jean d’ORMESSON, La Gloire de l’Empire
  • 1972 Patrick MODIANO , Les Boulevards de ceinture
  • 1973 Michel DÉON , Un taxi mauve
  • 1974 Kléber HAEDENS, Adios
  • 1975 non décerné
  • 1976 Pierre SCHOENDOERFFER, Le Crabe-Tambour
  • 1977 Camille BOURNIQUEL, Tempo
  • 1978 Alain BOSQUET, Une mère russe
  • Pascal JARDIN, Le Nain jaune
  • 1979 Henri COULONGES, L’Adieu à la femme sauvage
  • 1980 Louis GARDEL, Fort Saganne
  • 1981 Jean RASPAIL, Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie
  • 1982 Vladimir VOLKOFF, Le Montage
  • 1983 Liliane GUIGNABODET, Natalia
  • 1984 Jacques-Francis ROLLAND, Un dimanche inoubliable près des casernes
  • 1985 Patrick BESSON, Dara
  • 1986 Pierre-Jean RÉMY, Une ville immortelle
  • 1987 Frédérique HÉBRARD, Le Harem
  • 1988 François-Olivier ROUSSEAU, La Gare de Wannsee
  • 1989 Geneviève DORMANN, Le Bal du dodo
  • 1990 Paule CONSTANT, White Spirit
  • 1991 François SUREAU, L’Infortune
  • 1992 Franz-Olivier giesbert, L’Affreux
  • 1993 Philippe BEAUSSANT, Héloïse
  • 1994 Frédéric VITOUX, La Comédie de Terracina
  • 1995 Alphonse BOUDARD, Mourir d’enfance
  • 1996 Calixthe BEYALA, Les Honneurs perdus
  • 1997 Patrick RAMBAUD, La Bataille
  • 1998 Anne WIAZEMSKY , Une poignée de gens
  • 1999 Amélie NOTHOMB, Stupeur et Tremblements
  • François TAILLANDIER , Anielka
  • 2000 Pascal QUIGNARD, Terrasse à Rome
  • 2001 Éric NEUHOFF, Un bien fou
  • 2002 Marie FERRANTI, La Princesse de Mantoue
  • 2003 Jean-Noël PANCRAZI, Tout est passé si vite
  • 2004 Bernard du BOUCHERON, Court Serpent
  • 2005 Henriette JELINEK, Le Destin de Iouri Voronine
  • 2006 Jonathan LITTELL, Les Bienveillantes
  • 2007 Vassilis ALEXAKIS, Ap. J.-C.
  • 2008 Marc Bressant , La Dernière Conférence
  • 2009 Pierre MICHON, Les Onze
  • 2010 Éric FAYE, Nagasaki
  • 2011 Sorj CHALANDON, Retour à Killybegs
  • 2012 Joël Dicker , La Vérité sur l’affaire Harry Quebert
  • 2013 Christophe ONO-DIT-BIOT, Plonger
  • 2014 Adrien BOSC, Constellation
Publié dans Colloques 2015-2016