Le Groupe des six, 2ème partie - Honegger - Durey - Poulenc

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Une rencontre musicale proposée par Benoît Duteurtre

 

Le Groupe des six de Jacques-Emile Blanche (1861 - 1942)

1922, huile sur toile, 190.5 x 112 cm

Musée des Beaux-arts de Rouen

 

De gauche à droite :

en bas à gauche : Germaine Tailleferre

au-dessus de face : Darius Milhaud

derrière de profil : Arthur Honegger

au fond, debout de profil : Louis Durey

de face : Francis Poulenc

en haut à droite : Jean Cocteau

assis à droite : Georges Auric

 

Au centre : la pianiste Marcelle Meyer

 

Programme

Arthur Honegger (1892 - 1955)

  • Sarabande pour piano

Francis Poulenc (1899 - 1963)

  • Valse en ut pour piano

Arthur Honegger

  • Sonate pour violoncelle et piano
    • Allegro non troppo
    • Andante sostenuto
    • Presto

Louis Durey (1888 - 1979)

  • Le Bestiaire(extraits), poèmes de Guillaume Apollinaire
    • Le dromadaire
    • Le dauphin
    • L'écrevisse
  • Deux poèmesd'Ho Chi Minh
    • Je lis
    • Nuit d'automne

Francis Poulenc

  • Le bestiaire(extraits), poèmes de Guillaume Apollinaire
    • Le dromadaire
    • La chèvre du Tibet
    • La sauterelle
    • Le dauphin
    • L'écrevisse
    • La carpe
  • Quatre poèmesde Guillaume Apollinaire
    • L'Anguille
    • Carte postale
    • Avant le cinéma
    • 1904
  • Sonatepour violoncelle et piano
    • Finale

Présentation

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Biographie

Arthur Honegger (1892 - 1955) compositeur

Arthur Honegger fait partie des compositeurs majeurs du XXe siècle. De nationalité suisse, mais né en France et ayant essentiellement vécu à Paris, il est au croisement des influences françaises et germaniques. Arthur Honegger est né au Havre, où, très jeune, il prend des leçons de violon et découvre l'opéra et les sonates de Beethoven. Dès 1905, il reçoit des leçons d'harmonie de l'organiste de Saint-Michel du Havre, R. Ch. Martin. Après avoir entendu deux cantates de Bach, dirigées par André Caplet, il compose, à quinze ans, un oratorio, le Calvaire. De 1909 à 1911, il étudie la musique au conservatoire de Zurich avec Friedrich Hegar. Rentré au Havre, il se rend chaque semaine au Conservatoire de Paris pour travailler le violon avec Lucien Capet, le contrepoint et la fugue avec André Gédalge. La guerre l'appelle en Suisse dans l'infanterie. Libéré en 1915, il retourne au Conservatoire et suit les classes de composition de Charles Widor et de direction d'orchestre de Vincent d'Indy. Il se fixe à Paris, se lie d'amitié avec Darius Milhaud, fait partie en 1916, autour d'Erik Satie, des « Nouveaux Jeunes », qui sont à l'origine du « groupe des Six », créé en 1920 et patronné par Jean Cocteau.

À partir de 1916-1917, il écrit ses premières œuvres, des mélodies, le premier quatuor, le Dit des jeux du monde (1918). En 1920, le public lui décerne le prix Verley pour sa Pastorale d'été. René Morax, fondateur du théâtre du Jorat en Suisse, lui commande la musique de scène du Roi David, qu'il compose en deux mois (1921). C'est un franc succès l'attend ; il jouit d'une audience internationale, et les commandes affluent : musiques de scène, ballets, opérettes, musiques de film. Il compose Pacific 231, son œuvre la plus célèbre en 1923, c'est le premier de trois mouvements symphoniques dédié à la locomotive à vapeur éponyme. Il compose Antigone (1924-1927) sur un texte de Jean Cocteau.

À partir de 1930, il aborde la symphonie : la première, commandée pour les cinquante ans du Boston Symphony Orchestra ; la seconde (1941), à la demande du chef suisse Paul Sacher, reflet du temps de la guerre, avec l'espoir d'un avenir meilleur grâce au choral du dernier mouvement ; la troisième (1946), dans laquelle il cherche à évoquer la réaction de l'homme devant le monde moderne qui l'étouffe ; la quatrième (1946), paisible et heureuse, rappelant sa Suisse natale ; la cinquième, appelée Di tre re (1950) en raison de chacun des mouvements qui se termine par un ré à la timbale, demandée pour célébrer la mémoire de Natalia Koussevitski. La collaboration avec Paul Valéry pour Amphion (1929) et Sémiramis (1933) se révèle heureuse ; celle qu'il a avec Paul Claudel pour Jeanne d'Arc au bûcher (1935) unit intimement deux artistes qui se complètent. Ils associeront de nouveau leurs talents pour la Danse des morts (1938) et le Soulier de satin, (1943) pour lequel le compositeur écrit la musique de scène. Sa dernière œuvre, Une cantate de Noël (1953), reprend les éléments d'un projet de Passion abandonné depuis 1945.

En marge de sa vie de créateur, Honegger, dès 1924, mène une carrière de chef d'orchestre à Paris et à l'étranger, où il dirige ses compositions avec beaucoup de succès : Europe occidentale, Russie, Pologne, Grèce, Amérique du Sud, États-Unis. En 1941-1944, il est critique musical au journal Comoedia et, durant la même période, il enseigne la composition à l'École normale supérieure de musique de Paris.

En 1953, il est nommé membre étranger de l'Académie des beaux-arts et, l'année suivante, il est fait grand officier de la Légion d'honneur. Il est par ailleurs critique musical et professeur à l'École normale de musique de Paris.

Outre les Six (Georges Auric, Louis Durey, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre), il a fréquenté Paul Claudel, Jean Cocteau, Max Jacob, Pierre Louÿs, Pablo Picasso, Erik Satie, Louis Jouvet et Paul Valéry, dont certains lui ont fourni des sujets pour ses œuvres.

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Louis Durey (1888 - 1979) compositeur

Louis Durey est né à Paris le 27 mai 1888, place Saint-Germain-des-Prés, d’une famille de la bourgeoisie industrielle française spécialisée dans l’imprimerie. Ce n’est qu’aux alentours de sa vingtième année, après la découverte de Pelléas et Mélisande, que le goût qu’il manifestait pour la musique le poussa à faire ses études d’harmonie, contrepoint, fugue et composition, comme élève particulier et en dehors de toute école, sous la direction de Léon Saint-Réquier qui était alors professeur à la Schola Cantorum et chef des Chanteurs de Saint-Gervais.

Ses premières compositions datent de 1914. Elles témoignent de la profonde affinité qui le liait à la musique de Claude Debussy.

Cette même année, le hasard lui fait découvrir une mélodie d’Arnold Schoenberg, extraite du Livre des jardins suspendus. Ce trait de lumière ouvrait la voie à toutes ses recherches ultérieures et c’est plus précisément avec l’Offrande lyrique (Op. 4) que sa personnalité va s’affirmer, se livrant à toutes les ressources de son imagination, premier en France, sans doute, à utiliser un langage musical aussi nettement libéré. En 1917, il compose Éloges (Op. 8), sur trois poèmes de Saint-Léger Léger, qu’il estimera lui-même, en 1977, comme l’une des pages les plus représentatives de sa carrière musicale tout comme de sa personnalité.

Toujours en 1917, il fonde avec Erik Satie, Georges Auric et Arthur Honegger, le petit groupe des «Nouveaux Jeunes» qui, en 1919, devint le «Groupe des Six». Louis Durey se «séparera» de ses camarades du «Groupe des Six» en 1921, sans pour autant rompre les liens de franche amitié qui les avaient toujours unis. En 1920, il écrit les Trois préludes pour le piano (Op. 26), dédiés à la mémoire de Juliette Meerowitch, qui fut sa toute première interprète au concert du 6 juin 1917, Salle Huyghens. Ses aînés l’encourageront : Albert Roussel, Florent Schmitt, Charles Kœchlin et surtout Maurice Ravel, qui d’ailleurs parrainera son entrée à la S.A.C.E.M.. Suivront, en 1921, deux études pour le piano (Op. 29) : Eaux courantes, Eaux dormantes, inspirées de la grande tradition pianistique jalonnée par Liszt, Debussy, Ravel. C’est à Saint-Tropez, en 1923, qu’il composera L’Occasion (Op. 34), comédie lyrique en un acte d’après Prosper Mérimée.

De 1943 à 1947, il entreprend de nombreux travaux de musicologie : reconstitution de plus d’une centaine de chansons françaises de Clément Janequin, diverses pièces de Costeley, Lassus, Marenzio, grands motets de Josquin-des-Prés...

Cette activité développera en lui le goût de l’écriture chorale. Il réalisera également de nombreuses harmonisations de chants folkloriques français. Ces deux pôles d’attraction vont, à partir de 1944, le guider et déterminer pour lui comme une règle de vie. Avec les Six pièces de l’automne 53 (Op.75), Louis Durey reviendra à la musique «pure», délaissant pour un temps l’expression d’idées par le truchement de la voix chantée. Il venait d’avoir 80 ans lorsqu’il composa Nicolios et la flûte (Op. 111), d’après un épisode du roman de Nikos Kasantzaki, Le Christ recrucifié. Il retrouvait, ici, un bonheur d’expression et une fraîcheur absolument exceptionnels.

Entre 1967 et 1974, il écrira, par intervalles, les Autoportraits, 16 pièces pour le piano (Op. 108), Trois pièces pour le piano (Op. 109) en complément des Autoportraits, et lePoème pour le piano, 116ème et ultime opus, qui constitue le 20ème et dernier volet de la série de ces Autoportraits. L’œuvre de Louis Durey, qui totalise 116 opus catalogués, embrasse tous les genres - le ballet excepté. Il n’aborde que très peu la scène ou l’orchestre symphonique mais compose la musique de plusieurs films documentaires. Il assure également diverses collaborations musicales.

Il ne s’est laissé enfermer dans aucun système, trop jaloux de pouvoir s’exprimer en toute liberté. Cherchant toujours à se renouveler, il s’est défini lui-même comme une continuité vêtue d’aspects variés. Par-delà les différentes bifurcations esthétiques, par-delà les influences reçues, demeure, au travers de toute sa musique, sa grande sensibilité, son humanisme.

(d'après la biographie publiée sur le site de Gérard Billaudot, éditeur)

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Francis Poulenc (1899 - 1963) compositeur

Francis Poulenc est un compositeur français de la première moitié du XXe siècle.

Auteur de près de deux cent mélodies, il s’illustre aussi dans d’autres genres (opéra, musique de chambre, œuvres pour piano, un opus important de musique sacrée), et laisse des écrits qui témoignent de l’attachement qu’il porte à la langue.

Poulenc découvre le piano grâce à sa mère, qui lui parle des classiques, et grâce au pianiste Ricardo Viñes, son mentor spirituel, qui l’initie à la musique de son temps (Claude Debussy, Eric Satie, Manuel de Falla…). Viñes lui permet de s’introduire dans les cercles artistiques du moment, où il fréquente par exemple Jean Cocteau et Max Jacob. C’est notamment la découverte d’Igor Stravinski qui sera déterminante pour sa carrière de compositeur.

Au tout début de sa carrière, Poulenc prend part à la création du Groupe des Six (en référence au Groupe des Cinq russes), composé d’Arthur Honegger, Darius Milhaud, Georges Auric, Louis Durey et Germaine Tailleferre : ces compositeurs s’assemblent pour réagir contre le romantisme, le wagnérisme, et dans une moindre mesure, l’impressionnisme. Même s’il reste autodidacte en grande partie, Poulenc étudie la composition avec Charles Koechlin dans les années 1920, et découvre le style de Gabriel Fauré dont Koechlin était l’élève. Entre commandes et inspirations plus personnelles, Poulenc crée aléatoirement ballets, parfois non dénués d’humour (Les Animaux modèles, 1942), œuvres religieuses (Messe en sol majeur, 1937) ou œuvres instrumentales (Concert champêtre pour la claveciniste Wanda Landowska (1928), Sinfonietta, 1947). Il reste très attaché à la voix qu’il met en avant dans ses nombreuses mélodies mais aussi dans des opéras, comme Les Dialogues des Carmélites (1957) ou La Voix humaine (1958).

Poulenc fait alterner dans ses pièces un grand sérieux, qui semble aller de pair avec sa foi profonde, et un sens prononcé de l’amusement et de la fantaisie. La diversité de ses créations souligne un style assuré et inspiré, qui rend compte de l’éclectisme esthétique dans le traitement de l’orchestre et de la voix, tout en restant bien ancré dans la tonalité/modalité.

En 1932, Poulenc écrit le Concerto pour deux pianos en ré mineur, une commande de la princesse Edmond de Polignac pour le festival de Venise de 1932 ; À cette époque « rares étaient […] les concertos pour deux pianos. […] Désirant nous faire jouer à Venise, Jacques Février et moi, la princesse eut l'idée d'un double concerto. Cette commande m'enchanta et je l'écrivis très rapidement, en deux mois et demi. » (Francis Poulenc, Entretiens avec Claude Rostand, René Julliard, 1954 p. 82-83).

L'idée de mouvement perpétuel des deux pianos provient d'une démonstration de gamelan balinais entendue par Poulenc à l'Exposition coloniale de 1931. Le concerto est aussi influencé par le Concerto en sol de Maurice Ravel, joué pour la première fois en janvier 1932. Le mouvement central évoque quant à lui les concertos n° 20 (Romance), 21 (Andante) et 26 (Larghetto) de Mozart.

« Voulez-vous savoir ce que j'avais sur mon piano durant les deux mois de gestation du Concerto ? Les concertos de Mozart, ceux de Liszt, de Ravel et votre Partita.» Lettre de Poulenc à Igor Markevitch (Myriam Chimènes, Francis Poulenc : Correspondance (1910-1963), Fayard, 1994, p.368, 376-377)

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Benoît DuteurtreBenoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et surtout La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau en 2008, puis Ballets Roses (2009), explorent une veine plus autobiographique. Le Retour du Général, sorti en 2010, est une fantaisie qui imagine le retour du Général de Gaulle, âgé de 120 ans dans la France d'aujourd'hui. Il est suivi par deux nouveaux romans à caractère autobiographiques : L’Été 76 (2011), inspiré par l'adolescence de l'écrivain, et A nous deux Paris ! (2012) qui évoque le début des années 1980.

Son dernier texte, Polémiques paru en 2013 est une série de chroniques, certaines originales, d'autres déjà parues, sur des sujets aussi différents que la France déprimée ou le roman contemporain en pleine forme.

La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Époque. Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.

Benoît Duteurtre est un des conseillers musicaux de la Fondation Singer-Polignac.

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Jean-Christophe LanièceJean-Christophe Lanièce baryton

Jean-Christophe Lanièce découvre le chant à l'âge de sept ans au sein de la Maîtrise de Caen. Il y fait toute sa scolarité grâce à des horaires aménagés. Après le bac, il entre dans la classe de chant de Martine Postel au Conservatoire de Caen. En 2009, il est admis à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris où il suit une formation très complète auprès d’Yves Sotin et de Lionel Sow. Après avoir obtenu son diplôme, il entre en 2013 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Il chante régulièrement au sein de diverses formations telles que la Maîtrise de Caen, l'ensemble vocal Apostroph', le trio Musica Humana, l’ensemble vocal et instrumental Il Ballo, la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, l'ensemble vocal Mellisme(s) ainsi que le chœur de l'opéra de Rennes.

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Lucas DebargueLucas Debargue piano

Né en 1990, Lucas Debargue commence le piano à onze ans. Il se passionne rapidement pour le répertoire virtuose mais ce n'est que dix ans plus tard, une fois titulaire d’un baccalauréat scientifique et d'une licence de Lettres et Arts (Université Paris 7 Diderot), qu'il décide d'envisager sincèrement l'étude du piano.

Sa rencontre avec la pianiste Rena Shereshevskaya a été déterminante. Elle lui permet d'entrer à l'unanimité au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean-François Heisser et à l'Ecole Normale de musique de Paris où il étudie toujours auprès de madame Shereshevskaya.

Il s'est déjà produit depuis à Rio de Janeiro, Moscou et à Paris. Il a également participé aux festivals de Colmar et d'Angoulême en 2013. Les hôtels Westminster et Shangri-La, le bistrot du Chat-Noir l'ont également invité comme pianiste de jazz où il a joué seul, en duo et en trio.

Lucas est boursier de la Fondation de France et de la Fondation Zaleski.

En juin 2014, il remporte le 1er prix du 9e concours international de piano Adilia Alieva.

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Victor Julien-LaferrièreVictor Julien-Laferrière violoncelle

Né à Paris en 1990, Victor Julien-Laferrière débute le violoncelle avec René Benedetti, puis étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (2004-2008) avec Roland Pidoux, avant de devenir en 2009 l'élève d'Heinrich Schiff à l'université de Vienne. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l'International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. Victor Julien-Laferrière remporte le 1er prix ainsi que les deux prix spéciaux au concours international du Printemps de Prague 2012 en jouant le concerto de Dvořák en finale. De ces prix découlent des concerts avec l'orchestre philharmonique de Radio France au festival du Printemps de Prague (concerto de Saint-Saëns), au festival Olympus de St Pétersbourg avec le State Hermitage Orchestra (concerto de Schumann), au Central European Music Festival avec le Slovak Radio Symphony Orchestra (Concerto de Chostakovitch n°1) ainsi qu'avec divers orchestres tchèques dans les concertos de Dvořák et Elgar (Czech Chamber Orchestra Pardubice, Pilsen Radio Philharmonic Orchestra, South Bohemian Chamber Philharmonic Orchestra). Il est par ailleurs l'invité de l'auditorium du Louvre et la Cité de la musique à Paris, des Sommets musicaux de Gstaad, de l'opéra de Dijon, des festivals de Kuhmo (Finlande), Berne, Besançon, Pâques et Août musical de Deauville, de l'orangerie de Sceau, des Serres d’Auteuil, de l'Epau, de l'Autunno Musicale di Caserta, EuroArt à Prague, Ticino Musica à Lugano, notamment. Il joue aux côtés d'Augustin Dumay, Renaud Capuçon, David Grimal, Christian Ivaldi, Alain Planès, parmi d'autres, et prend part à de nombreuses émissions pour France Musique, Mezzo TV, Radio Classique, la BBC à Londres, la radio tchèque.

Il a fondé en compagnie d'Adam Laloum et Mi-Sa Yang le trio avec piano, Les Esprits, qui est apparu cette année entre autres à la Folle Journée de Nantes et aux festivals de Deauville et Menton, et qui se produira durant la saison 2013-2014 au Théâtre des Champs-Elysées, ainsi que dans le triple Concerto de Beethoven salle Gaveau et aux Invalides à Paris (avec l’orchestre de la Garde Républicaine).

Victor Julien-Laferrière est soutenu par le Fonds instrumental français, est lauréat de la fondation d'entreprise Banque Populaire, et s'est vu décerner le prix de la fondation Safran pour la Musique 2013. Il a fait partie des nominés aux Victoires de la musique classique 2013 dans la catégorie “révélation soliste instrumental”.

Prochainement, il apparaîtra aux festivals de Besançon, à la Folle Nuit à Marseille, à Arras, Compiègne, Nantes, aux festivals de Pâques d’Aix en Provence et Deauville, au théâtre de Bienne en Suisse, à l’auditorium du Louvre, à l’opéra de Dijon, et à la Maison de la Radio à Paris.

Victor Julien-Laferrière est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Les Esprits.

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Interprètes

Jean-Christophe Lanièce © FSP JFT

Lucas Debargue & Victor Julien-Laferrière © FSP JFT

Jean-Christophe Lanièce baryton

Lucas Debargue piano

Victor-Julien Laferrière violoncelle

Dernière modification le mardi, 22 juillet 2014 13:11