Le Groupe des six, 1ère partie : Tailleferre - Milhaud - Auric

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Une rencontre musicale proposée par Benoît Duteurtre

 

Le Groupe des six de Jacques-Emile Blanche (1861 - 1942)

1922, huile sur toile, 190.5 x 112 cm

Musée des Beaux-arts de Rouen

 

De gauche à droite :

en bas à gauche : Germaine Tailleferre

au-dessus de face : Darius Milhaud

derrière de profil : Arthur Honegger

au fond, debout de profil : Louis Durey

de face : Francis Poulenc

en haut à droite : Jean Cocteau

assis à droite : Georges Auric

 

Au centre : la pianiste Marcelle Meyer

 

Programme

Erik Satie (1866 - 1925)

  • La Belle excentrique, pour piano à quatre mains
    • Grande ritournelle
    • Marche "franco-lunaire"
    • Valse du "Mystérieux baiser dans l'oeil"
    • Cancan Grand-Mondain

Georges Auric (1899 - 1983)

  • Sonate en sol majeur pour violon et piano
    • Second mouvement : vif
    • Troisième mouvement : lent

Darius Milhaud (1892 - 1974)

  • Scaramouchepour deux pianos
    • Premier mouvement : vif
  • Sonate pour deux violons et piano, op. 15
    • Animé
    • Modéré
    • Très vif

Germaine Tailleferre (1892 - 1983)

  • Il était un petit navire, suite pour deux pianos
    • Valse "Monsieur, j'ai décidé de partir"
    • Nocturne
  • Intermezzo, pour deux pianos

Darius Milhaud (1892 - 1974)

  • Le Boeuf sur le toit, pour piano à quatre mains

Et quelques documents sonores

Présentation

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Biographie

Georges AuricGeorges Auric (1899-1983)

Georges Auric est né à Lodève en 1899. Il fait ses études au Conservatoire de Paris, puis, à la Schola Cantorum avec Vincent d’Indy, et entre dans l’histoire de la musique dès sa vingtième année avec le Groupe des Six, à la seconde époque des Ballets Russes de Diaghilev. Dès l’âge de quinze ans, il avait fait chanter ses mélodies à la Société Nationale. C’est un des hommes les plus intelligents et les plus cultivés du milieu musical, un véritable humaniste. Son art a de la pudeur et de l’objectivité; mais l’artiste est plus passionné qu’il n’accepte de le montrer, ainsi que le prouve la ligne de son évolution. Pendant une première période, au côté de Francis Poulenc, il sacrifie à l’esthétique impertinente du Groupe des Six et à celle du Coq et l’Arlequin de Jean Cocteau : parenté avec Chabrier, Messager et Satie ; sens aigu de cocasse et de l’acide ; invention mélodique claire et craquante ; langage clair et dépouillé ; harmonie franche, sèche et drue ; inspiration populaire et distinction aristocratique ; volonté de ne pas tomber dans le sublime et d’avoir l’air de ne pas se prendre au sérieux ; goût de la pirouette, voire de la grimace, entre Couperin et Dada.

Dans une seconde tendance, il s’est dégagé de l’esprit du Groupe des Six et se laisse aller à une nature, à un tempérament qui paraissent être les siens en profondeur. Il s’exprime alors avec ampleur, sans retenue, proclamant une esthétique de force, de vigueur, d’affirmation, de certitude, de sérieux, et même de grandeur et d’intensité tragique, dont l’impulsion est digne d’un Strauss, dont le langage est musclé comme chez un Roussel et dont la rythmique a des raffinements et des violences stravinskiennes.

Totalement anticonformiste dans le domaine esthétique, il poursuivit une carrière des plus officielles sur le plan marginal : président de la S.A.C.E.M. depuis 1954, puis Président d'Honneur en 1979, administrateur général de la réunion des théâtres lyriques nationaux (1962-1968) et élu à l’Institut de France (1962). (d'après Claude Rostand)

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Georges AuricDarius Milhaud (1892-1974)

« Musicien français de Provence et de religion israélite » comme il aimait se définir Darius Milhaud est un des grands compositeurs du XXème siècle.

Né le 4 septembre 1892 à Marseille, c’est à Aix en Provence qu’il passe son enfance, au Logis du Bras d'Or, demeure familiale et usine de traitement d’amandes dont son père était négociant.

Fils unique d’un couple de musiciens amateurs (son père fonde la Société Musicale d’Aix en Provence, et sa mère, Sophie Allatini chante les chants traditionnels juifs), Darius Milhaud montre des dons précoces pour le violon et la composition qu’il étudie à Aix-en-Provence. Très jeune il se lie d'amitié avec Armand Lunel qui composera plus tard des livrets de ses opéras comme en 1925 Esther de Carpentras ou les Malheurs d’Orphée. En 1909 Darius Milhaud est admis au Conservatoire de Paris où il est élève de Gedalge, Widor et Dukas. Plusieurs jeunes musiciens, dont Jacques Ibert, Georges Auric Arthur Honegger deviennent ses amis. Dès 1910, il compose des mélodies sur des poèmes de Francis Jammes, puis (en 1913) de Paul Claudel qui lui passe commande afin d'écrire la musique d'Agamemnon. De cette rencontre naît une grande amitié et une longue collaboration avec Claudel qui, plus tard lui propose de l'accompagner au Brésil où il est nommé Ambassadeur de France, en novembre 1916. Atteint de rhumatismes qui le feront souffrir toute sa vie au point de se retrouver sur un fauteuil roulant Darius Milhaud est réformé et ne connaît l’horreur de la guerre que par la mort de son ami d’enfance et poète Léo Latil, tué au front en 1915. Affecté gravement par cette nouvelle Darius compose à sa mémoire un Quatuor à cordes, avec chant (sur des poèmes de son ami), juste avant son départ pour le Brésil comme secrétaire d’ambassade.

Claudel et Darius Milhaud resteront au Brésil jusqu'à la fin de la guerre, période qui marque durablement le compositeur : rythmes et ambiance tropicale, sons de la forêt amazonienne ... C'est là, qu'il trouve son style, un langage musical nouveau qui l'amène à explorer les principes de la polytonalité. A son retour il écrit les fameux Saudades do Brasil. Avant de retrouver la France, Milhaud fait un détour par la Martinique et New York, voyage également marquant pour la suite de son œuvre puisqu’il y entend entre-autre du Jazz pour la première fois.

Après la création de la cantate Le Retour de l'enfant prodigue, il compose successivement L'Homme et son désir, un ballet qui est créé par les Ballets suédois en 1921, la Sonate pour piano, flûte, clarinette et hautbois et son Quatrième Quatuor à cordes. Il entreprend aussi la série des Petites Symphonies pour orchestre de chambre et s'attaque à la création d'un opéra. Il compose également des musiques de film activité qu’il poursuivra toute sa vie. A Paris, il participe aux activités du Groupe des Six ; s'en suivent des œuvres telles que Le Bœuf sur le toit (ballet, 1919) ou Catalogue de fleurs (1920), reflétant gaieté, humour, lyrisme et amour de la nature et Les Mariés de la Tour Eiffel sous la houlette de Cocteau et de Satie avec lesquels il fait partie aussi du Mouvement des Nouveaux Jeunes.

Dans son œuvre foisonnante, abordant toutes les formes musicales (c’est la production la plus prolifique de toute l’histoire de la musique), signalons encore un ballet "jazzy" très connu La Création du monde sur un argument de Blaise Cendrars, créé en 1923 par les Ballets suédois, dans les décors de Fernand Léger. D'autres ballets ont vu le jour : Salade et le Train bleu, ainsi qu'un opéra de chambre : Les Malheurs d'Orphée. En 1925, Darius Milhaud épouse sa cousine, Madeleine Milhaud, mariage qui fut suivi d'un grand voyage autour de la Méditerranée, puis en Russie et à nouveau aux USA, enrichissant encore son activité créatrice et ses contacts humains nombreux sur tous les continents. Leur fils, Daniel, nait le 9 février 1930.

Darius compose un opéra minute Le Pauvre Matelot, sur un livret de Jean Cocteau, puis un grand opéra Christophe Colomb, sur un livret de Claudel créé en 1930 à l’opéra de Berlin avec grand succès triomphal. Milhaud compose d’autres musiques de scène puis La Suite provençale (1936) et Scaramouche (1937) une de ces partitions les plus connues. Suivent encore Les Quatrains valaisans, La cheminée du Roy René (1939), puis le Voyage d'été (1940). Mais la période de paix et de bonheur touche à sa fin.

Inscrit à la fois par les Nazi sur les deux listes noires de Juif et de compositeur d’« Art Dégénéré », il doit quitter le vieux continent et après l'armistice de 1940, s'embarque avec sa femme et son fils pour les Etats-Unis où il avait donné des concerts en 1922. Au Mill's College d’Oakland en Californie, une chaire de composition et un logement lui sont proposés. Pendant sept ans, il compose un nombre impressionnant d'œuvres, dont Bolivar, La Suite française, le Service sacré , la Muse Ménagère dédié à Madeleine qui non seulement s’occupe de tout le quotidien mais tient aussi le rôle de récitante dans ses œuvres (elle est comédienne). Ensemble ils sont une cheville ouvrière du Festival annuel d'Aspen (Colorado) . De retour en France, Darius est nommé en 1947 professeur de composition au Conservatoire de Paris où il a Betsy Jolas et Gilbert Amy entre autres pour élèves. Il continue aussi ses va- et- vient pour enseigner aux USA jusqu’en 1971. Philip Glass, Dave Brubeck, Steve Reich suivent ses cours.

Entre 1952 et 1962, il écrit près de 70 œuvres, dont certaines à la mémoire des déportés. Pour célébrer le centenaire de la fondation de la Croix-Rouge, il composte la Cantate de la croix de charité.

Malgré un long épisode de santé défaillante, Darius continue à écrire jusqu'à sa mort, le 22 juin 1974, à Genève. (d'après l'association des amis de Milhaud)

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Germaine TailleferreGermaine Tailleferre (1892 - 1983)

Née le 19 avril 1892, Germaine Tailleferre débute sa formation musicale en 1904 au Conservatoire de Paris, sous la tutelle de Madame Eva Meyer (solfège), en dépit d'une très sérieuse objection paternelle. Plus tard, elle étudiera avec Dallier (harmonie), Caussade (déchiffrage) et Estyle (accompagnement). Elle obtient de nombreux prix. Elle écrit plusieurs compositions pendant ses années au conservatoire, tout en continuant à étudier le piano, alors qu'elle ne commencera que bien plus tard à étudier la composition. En 1917, Éric Satie entend Jeux de Plein Air pour deux pianos et la déclare "sa fille musicale". Elle devient alors l'un de ces "nouveaux jeunes", plus tard baptisés par Henry collet "Les Six Français", plus communément connus sous le nom de "Groupe des Six" dont le guide spirituel fut Cocteau. Il se composait de Poulenc, Milhaud, Honegger, Auric et Durey. Le Groupe tout en ayant donné plusieurs concerts de ses œuvres n'a produit officiellement qu'un album comprenant des cours musicaux pour piano, et un ballet (sans Durey) Les Mariés de la Tour Eiffel, évoquant toujours "la joie de vivre".

Germaine Tailleferre continuera l'étude de la composition, d'abord avec Koechlin, puis de façon plus informelle avec Ravel. Lorsque Germaine Tailleferre part en Amérique en soliste pour ses propres œuvres, elle rencontre à New-York le caricaturiste américain Ralph Barton. Très vite, ils se marient. Mais Barton devient jaloux du succès grandissant de Germaine Tailleferre et la décourage de composer à nouveau. Toutefois, elle arrive à écrire quelques œuvres importantes. Le couple s'installe plus tard à Paris pour divorcer peu de temps après.

Germaine Tailleferre rencontre plus tard un avocat français Jean Legeat et se remarie en 1931. Elle donnera naissance à son unique enfant, Françoise qui deviendra pianiste de concert. Une fois de plus, Germaine Tailleferre sera découragée de composer par son deuxième mari. Malgré cela, elle réussit tout de même à terminer l'extraordinaire Cantate de Narcisse (1937) en collaboration avec Paul Valéry pour le texte.

Ils émigrent en Amérique en 1942, pour revenir quatre ans plus tard sans qu'elle ait composé. Germaine Tailleferre et Jean Legeat deviennent des étrangers l'un pour l'autre. Alors elle écrit plusieurs œuvres, notamment des opéras La petite sirène et Le Maître, plusieurs opéras bouffes La fille d'opéra, des chansons Chansons du folklore de France, et des musiques de films, télévision et radio. Sa musique, joyeuse bien que sophistiquée, reste toujours accessible.

Germaine Tailleferre continuera de composer dans des genres différents, préférant cependant la musique de chambre. L'ensemble, marqué de fraîcheur, est d'une incontestable maturité.

Entre autres récompenses, elle reçoit la Médaille de la Ville de Paris, le Prix Italia. Professeur à la Schola Cantorum, et plus tard à l'École Alsacienne, elle continue d'enseigner la musique jusqu'à 90 ans.

Son Concerto de la fidélité fut donné en grande première à l'Opéra de Paris en 1982.

Germaine Tailleferre meurt à Paris le 7 novembre 1983. (d'après Robert Saphiro)

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Benoît DuteurtreBenoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et surtout La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau en 2008, puis Ballets Roses (2009), explorent une veine plus autobiographique. Le Retour du Général, sorti en 2010, est une fantaisie qui imagine le retour du Général de Gaulle, âgé de 120 ans dans la France d'aujourd'hui. Il est suivi par deux nouveaux romans à caractère autobiographiques : L’Été 76 (2011), inspiré par l'adolescence de l'écrivain, et A nous deux Paris ! (2012) qui évoque le début des années 1980.

Son dernier texte, Polémiques paru en 2013 est une série de chroniques, certaines originales, d'autres déjà parues, sur des sujets aussi différents que la France déprimée ou le roman contemporain en pleine forme.

La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Époque. Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.

Benoît Duteurtre est un des conseillers musicaux de la Fondation Singer-Polignac.

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Guillaume Bellom pianoGuillaume Bellom piano

Né en 1992, Guillaume Bellom débute conjointement l'étude du piano et du violon à l'âge de six ans au Conservatoire à rayonnement régional de Besançon. Il y obtient en 2008 ses prix de piano, de violon et de musique de chambre. En 2009, il est admis à l’unanimité au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de piano de Nicholas Angelich et Romano Pallottini et a également suivi les enseignements de Franck Braley, Marie-François Bucquet, Dominique Merlet, Dany Rouet, Denis Pascal, Leon Fleisher ou encore Jean-Claude Pennetier.Il poursuit actuellement ses études de Master dans la classe d'Hortense Cartier-Bresson. En 2011, il est reçu à l’unanimité au concours d’entrée en violon du Conservatoire national de musique de Paris dans la classe de Roland Daugareil. Il remporte le concours de piano des Jeunes Musiciens à Besançon en 2008, grâce auquel il a joué avec l'orchestre philharmonique de Besançon dans le concerto de Grieg, puis l'année suivante dans le 1er concerto de Brahms. Il est notamment invité aux émissions de Phillipe Cassard et Arièle Butaux sur France musique. Son grand intérêt pour la musique de chambre le pousse à se produire au sein de diverses formations, notamment au festival de Pâques et à l'Août musical de Deauville. Il est membre fondateur du quatuor Abbegg, avec lequel il se produit notamment à Bruxelles, Chambéry. Il est régulièrement invité à jouer à la fondation Singer-Polignac où il est pianiste résident depuis 2012, à la Banque de France, au festival des claviers de Bel-Air à Chambéry, aux journées Ravel de Monfort l'Amaury, au festival « Orgue en ville » de Besançon ou encore au Printemps Musical de Saint-Côme. Il crée en février 2013 le trio Danse encore du pianiste et compositeur Jean-Frédéric Neuburger à la chapelle du Méjan à Arles, avec Amaury Coeytaux et Victor Julien-Laferrière. Son premier disque, enregistré en compagnie du pianiste Ismaël Margain, et consacré aux œuvres de Schubert pour quatre mains, est paru sous le label Aparté. Il a été récompensé d'un ffff dans Télérama. Un deuxième disque à quatre mains, consacré aux oeuvres de Mozart, paraîtra au printemps 2014.

 

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Portrait Clément LefebvreClément Lefebvre piano

Après avoir obtenu son prix de piano avec les félicitations du jury puis le prix de musique de chambre et le prix de perfectionnement en piano au Conservatoire de Lille, Clément Lefebvre rejoint la classe d’Hortense Cartier-Bresson au Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne Billancourt, obtient le 1er prix à l’unanimité puis entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Roger Muraro. Lauréat du concours Yamaha en janvier 2006, Clément Lefebvre obtient le Prix du meilleur interprète de la création contemporaine au Concours international André Dumortier. Chambriste passionné, il est membre fondateur du Quatuor Abegg. Parallèlement au piano, Clément Lefebvre obtient, en 2008, son Prix de percussions au Conservatoire à rayonnement régional de Lille, dans la classe de Béatrice Faucomprez.

 

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Portrait Amaury CoeytauxAmaury Coeytaux violon

En 2006, Amaury Coeytaux remporte le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux lors du fameux concours Lipizer en Italie. En 2007, il est récompensé par le prix Eisenberg-Fried, la plus haute distinction du concours pour la meilleure interprétation d’un concerto à la Manhattan School of Music of New York. Il est par ailleurs lauréat de la fondation d’entreprise Banque Populaire-Natexis, de l’ADAMI et du programme Lavoisier. Pendant ses études, il est aussi boursier de la Manhattan School. En 2004, Amaury Coeytaux fait ses débuts au Stern Auditorium – la plus grande salle de Carnegie Hall – dans le concerto de Brahms.

Depuis ce succès, il est invité à se produire sur les scènes les plus prestigieuses – Weill Hall (New York), Kennedy Center (Washington), Ottawa Center (Canada), salle Gaveau tant en récital qu’en soliste, avec notamment, l’orchestre du Capitole de Toulouse, l’orchestre philharmonique de Kiev et l’orchestre ORTVE de Madrid sous la baguette de Tugan Sokkhiev, Arie Van Beek, Jean-Jacques Kantorow.

Son expérience et sa réelle passion pour la musique de chambre l’amènent à collaborer régulièrement avec de grands solistes tels que Pinchas Zukerman, Joseph Silverstein, François Salque, Joseph Kalischtein, Michael Tree, Nicholas Angelich.

Amaury Coeytaux est né en 1984 et commence le piano à l’âge de quatre ans puis le violon à sept ans auprès de Micheline Lefebvre au Conservatoire national de région de Bordeaux. Son interprétation de la 3ème sonate d’Ysaÿe alors qu’il n’a que onze ans est particulièrement remarquée.

Récompensé d’une médaille d’or en musique de chambre à douze ans, il reçoit l’année suivante celle en violon et entre quelques mois plus tard au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean-Jacques Kantorow.

En 2003, il s’installe à New York où il se perfectionne pendant quatre années auprès de Pinchas Zukerman. Durant ces années, il recevra également les conseils d’éminents musiciens tels que Zakhar Bron, Bernard Greenhouse et Tibor Varga.

En 2008, il devient violon solo de l’orchestre d’Auvergne où il bénéficiera d’une totale confiance de la part du chef Arie Van Beek et de tout l’orchestre. Il est d’ailleurs amené à interpréter plusieurs œuvres concertantes de Beethoven, Chausson, Ravel ainsi qu’à diriger lui-même l’orchestre du violon dans les concertos de Bach, Vivaldi, Haydn et Mendelssohn.

La saison prochaine, Amaury Coeytaux créera le concerto de Wissmer avec l’orchestre philharmonique de Kiev sous la direction de Fabrice Gregorutti pour le label Naxos.

En 2012, il est nommé violon solo de l’orchestre philharmonique de Radio-France sous la direction de Myung-Whung Chung.

Amaury Coeytaux joue un violon Guadagnini de 1773.

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Portrait Sullimann AltmayerSullimann Altmayer violon

Né en 1981, Sullimann Altmayer commence le violon à l'âge de six ans. Il poursuit ses études au conservatoire supérieur de Paris-CNR, où il obtient un premier prix de violon en 1999. Il est admis ensuite dans le département soliste chez Bertrand Cervera, et dans la classe de violon solo de Luc Héry. En 1998, il fonde le Trio Con Fuoco dans la classe de Paul Boufil. Il se perfectionne avec Véda Reynolds, Eric Le Sage, Paul Meyer, György Kurtág, Gabor Takacs, et Mstislav Rostropovitch. En 2002, il est admis à la Musikhochschule de Bâle (Suisse) dans la classe de Raphaël Oleg pour un solistendiplom. Primé à de nombreux concours internationaux (Illzach, Florence, Gorizia, Paris, Heerlen), il se produit aussi bien en soliste qu'en tant que chambriste en France à Paris (aux théâtres du Châtelet, Champs-Elysées, salles Pleyel, Gaveau, Cité de la musique, auditorium du Louvre), en province (à la Roque d’Anthéron, aux Grand théâtre de Provence, de Toulouse, du Jeu de Paume, et à l’auditorium de Dijon) ainsi qu'à l'étranger (Europe, Afrique du Nord,Israël, Liban, Inde, Amérique Centrale, Russie, China, Asie du sud-est, Brésil, Argentine)avec des musiciens tels qu’Augustin Dumay, James Campbell, Nicolas Bone, Yehonathan Berrick, Gil Sharon, Carrie Denis, Henri Desmarquette, Marc Desmons, Michel Strauss, Olivier Patey, Romain Descharmes, Eric Lesage. Durant l’été 2008, il travaille avec les solistes du Berliner Philarmoniker au Festival d’Aix en Provence et devient lauréat de la Fondation HSBC. De septembre 2008 à juin 2010, il se perfectionne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique, dans la classe du quatuor Artémis. Ses prestations sont régulièrement diffusées sur les ondes (France musique) et la télévision (Arte, France 2, France 3, Mezzo). Depuis 2011, il est un membre régulier de l'ensemble les Dissonances de David Grimal.

Né le 6 mai 1987 à Villeneuve St Georges, Benjamin Thabuy débute la contrebasse à dix ans et poursuit en parallèle ses études scolaires, sportives (sport-études) et musicales à Sens avant de partir à Troyes au Conservatoire national Marcel Landowski à l’âge de quatorze ans. C’est aux côtés de son professeur, Nicolas Marty (quatuor Caliente) qu’il s’ouvre au répertoire du jazz, tango et musique du monde.

A dix huit ans son baccalauréat en poche, il part pour St-Maur-des-Fossés afin de poursuivre sa formation auprès de Thierry Barbé où il obtient une médaille d’or à l’unanimité en 2007. C’est aussi cette année là qu’il est reçu au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean-Paul Celea, avec qui il développe l’approche de la musique contemporaine, du jazz ainsi que la technique instrumentale. Fort de cet enseignement, il se tourne aujourd’hui vers l’orchestre et joue, dans le cadre d’une formation avec l’Orchestre de Paris. Benjamin participe depuis, régulièrement, aux Orchestres du philharmonique de Radio France, de l’Opéra de Rouen et l’Orchestre de Chambre de Paris; mais aussi dans de plus petits ensembles, tant en musique de chambre qu’en jazz. Depuis 2010, il participe régulièrement aux spectacles de la compagnie d’opérette « Les Brigands ».

Interprètes

Dernière modification le jeudi, 10 juillet 2014 10:30