Camille Saint-Saëns et la musique de chambre

Publié dans Conférences lettres & arts

conçue et présentée par Benoît Duteurtre

Programme

Camille Saint-Saëns (1835-1921)

  • Le Carnaval des animaux (1886)
    • Le Cygne pour violoncelle et piano
  • Trio n°1 pour piano, violon et violoncelle opus 18
    • Allegro vivace
  • Sonate pour violoncelle et piano opus 32
    • Andante
  • Sonate pour violon et piano n°1 opus 75
    • Allegretto moderato
  • Etudes pour piano opus 111
    • Tierces majeures et mineures
    • Les cloches de Las Palmas
  • Fantaisie pour violon et harpe opus 124 (extraits)
  • Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle en mi mineur opus 92
    • Allegro non troppo
Interprètes
  • Marcel Cara harpe
  • David Petrlik violon
  • Volodia van Keulen violoncelle
  • Guillaume Vincent, Jean-Paul Gasparian piano

Biographies

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau (2008), puis Ballets Roses (2009) et Livre pour adultes (2016) explorent une veine plus autobiographique. La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Epoque (2007). Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.


© Yannick Coupannec

David Petrlik violon

En 2015, il obtient son master au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSM) de Paris avec les félicitations et poursuit sa formation dans le cycle d’excellence « Konzertexamen » à l’université des Arts de Essen. La même année, il participe à la Seiji Osawa International Music Academy de quatuor à cordes en Suisse, où il côtoie et joue avec des musiciens tels que Pamela Franck, Nobuko Imaï, Sadao Harada et Seiji Ozawa, son fondateur.

L’année 2016 est une étape importante dans sa jeune carrière : David est sélectionné par Gidon Kremer pour participer au programme « Chamber music connects the world » et joue avec Steven Isserlis, Christian Tetzlaff et Gidon Kremer.

Parallèlement à ses études, David remporte des premiers prix aux concours internationaux Kocian (Répuplique Tchèque), Flame (Paris), il est lauréat du concours Jasha Heifetz (Lituanie), Ginette Neveu (France), avec, à deux reprises, le prix du public, ainsi que du concours Lipizer (Italie), où il obtient le prix spécial pour la pièce virtuose. En 2017, David est lauréat du concours Felix Mendelssohn à Berlin et du prix "André Hoffmann" pour la meilleure interprétation de la pièce de M. Toshio Hosokawa avec Alexandre Kantorow au festival Les Sommets Musicaux de Gstaad. David est aussi le lauréat de la Fondation Safran, de l’Adami et de la bourse Huguet-Bourgeois de la Fondation de France. Il vient récemment d’être nommé « Génération Spedidam ».

Ces différentes distinctions lui permettent de se produire lors de récitals dans plusieurs pays européens et en tant que soliste avec le Prague Radio Symphony Orchestra, le Kremerata Baltica, l’orchestre philarmonique classique de Bonn, le Staatorchester Rheinische Philharmonie, le Mannheim Chamber Orchestra, l’orchestre d’Auvergne, le Moravian Philharmonic Orchestra Olomouc, l’orchestre philarmonique de Pardubice, l’orchestre philarmonique du Maroc, le Kaunas City Symphony Orchestra, l’orchestre lyrique du théâtre d’Avignon et l'orchestre de Caen... David s’est produit en tant que concertiste dans les plus prestigieuses salles de concerts et festivals comme la Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, l'Auditorium du Louvre à Paris, l'Auditorium de La Seine Musicale à Paris, le Victoria Hall à Genève, le Smetana Hall à Prague, la Fondation Louis Vuitton à Paris, le National Philarmonic Hall à Vilnius, le Peterhouse Theatre à Cambridge, le Beethoven Hall à Bonn, lefFestival de la Roque d’Anthéron, le Bratislava Music Festival, le festival de Pâques et l’Août musical de Deauville, le festival de la Chaise-Dieu, le Ffestival Printemps des Alizé et le festival du Périgord Noir.

Ayant à cœur un désir de qualité et d’expressivité il suit les conseils avisés de Vadim Repin, Léonidas Kavakos, Pinchas Zukerman, Vadim Gluzman, le trio Wanderer et Christian Ivaldi à l’occasion de différentes masterclasses.

Il a joué également en musique de chambre avec des musiciens tels que Nicholas Angelich, Gidon Kremer, Philippe Jaroussky, Steven Isserlis, Christian Tetzlaff, Karine Deshayes, Jean-Frédéric Neuburger, Itamar Golan, Marc Coppey, Claire Désert, Eric Le Sage, Boris Garlitsky, Emmanuel Strosser, François Salque, Jonas Vitaud, Raphaël Sévère, Amaury Coeytaux, Guillaume Bellom, Vassily Sinaïsky, Laurent Martin and Thomas Hoppe... 

En 2016, David reçoit le prix André Boisseaux qui lui permet d'enregistrer son premier disque avec Itamar Golan au piano, ce disque paraîtra au Label Soupir en septembre 2017 avec un programme de musique française composé de C. Debussy, O. Messiaen, P. Boulez et M. Ravel.

David est également le violoniste du trio Messiaen, aux côtés de Volodia van Keulen et Théo Fouchenneret. Le trio a remporté en 2018 le 1er Prix du Concours international de musique de chambre de Lyon, ainsi que cinq prix spéciaux, permettant aux jeunes musiciens d’enregistrer un disque consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen et aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès, paru en 2018 pour le label Mirare.

David est en résidence à la fondation allemande Villa Musica Rheinland-Pfalz qui lui prête l’instrument qu’il joue actuellement : un violon de Petrus Guarnerius de 1702 ex Schubert.

Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Messiaen.

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Volodia Van Keulen violoncelle

Volodia van Keulen entreprend l’étude du violoncelle à l’âge de sept ans au conservatoire à rayonnement régional de Besançon dans la classe d'Emmanuel Boulanger. Il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris et intègre la classe de Roland Pidoux et de Xavier Phillips. Il est ensuite sélectionné par Pieter Wispelwey pour participer à sa masterclass avec orchestre au festival international de violoncelle de Beauvais. En 2017, il obtient le deuxième prix au Concours international de la Societa Umanitaria de Milan.

Volodia s’est déjà produit dans de nombreux lieux, en solo ou avec diverses formations, notamment au festival international de la Roque d'Anthéron, à la Maison de la Radio pour la création mondiale du Voyageur sans bagage de Francis Poulenc sur France Musique, dans la Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, à la Cité de la musique de Paris, aux Folles journées de Nantes, à la Philharmonie de Xi’an (Chine), au Musée impérial de Petrópolis (Brésil), au Théâtre du Châtelet, aux Concerts de l’improbable avec Jean-François Zygel et François Salque, au festival du Périgord Noir, à la Salle Poirel de Nancy, à la Kronberg Academy, à l'opéra-théâtre de Besançon, à la Matinale de France Musique, aux Rencontres de violoncelle de Bélaye, à la Folle journée de Tokyo, à la Maladrerie Saint-Lazare (Beauvais), au festival de Pâques et à l'Août musical de Deauville, à la Grange de Meslay, aux Rencontres musicales de Noyers-sur-Serein, à la Folle nuit de Grenoble avec Claire Désert et Emmanuel Strosser, à l’émission Plaisir du quatuor de Stéphane Goldet sur France Musique.

Il partage son expérience de musique de chambre avec des musiciens tels que Roland Pidoux, Claire Désert, Hae-sun Kang, Pierre Fouchenneret, Marc Coppey, Amaury Coeytaux, Bertrand Chamayou, Guillaume Vincent, Raphaël Sévère, David Petrlik, Théo Fouchenneret, Adrien Boisseau, Léa Hennino, Guillaume Bellom.

Actuellement en 3e cycle supérieur (doctorat) et diplômé d’un Master de violoncelle dans la classe de Marc Coppey et Pauline Bartisol au CNSMD de Paris, il suit les conseils avisés de Steven Isserlis, Garry Hoffman, Young Chang Cho, Peter Bruns, Christian Ivaldi, Boris Garlitsky, Philippe Muller, Claire Désert et du Trio Wanderer.

En 2014, il fonde le trio Messiaen avec David Petrlik et Théo Fouchenneret, L’ensemble remporte le premier prix du concours international de musique de chambre de Lyon en 2017 et enregistre un disque pour le label Mirare, accompagné du clarinettiste Raphaël Sévère, autour d’un programme composé de Court Studies de Thomas Adès et du Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen.

Volodia joue sur un violoncelle de David Deroy réalisé en 2010 à Vannes. Il est soutenu par la fondation Safran et la fondation Société Générale,

Volodia van Keulen est en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le trio Messiaen depuis 2014.

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Marcel Cara harpe

Étoile montante de la harpe, Marcel Cara est considéré comme l’un des plus talentueux harpistes de sa génération.

Né en 1996, il étudie au conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe d’Isabelle Moretti et reçoit l’enseignement de Germaine Lorenzini. Il fait ses début en tant que soliste et chambriste dans différents festivals, tels que le festival Messiaen au pays de la Meije, Giverny, Ancenis et les musicales de Colmar, auprès de de Bruno Mantovani, Adrien la Marca, Philippe Bernold, le quatuor Métamorphose et Adriana Ferreira pour n'en citer que quelques-uns.

En tant que chambrise, il fait ses débuts avec le Gustav Mahler Jugenorchester en 2015, puis au sein de l’Aspen Music Festival and School (USA) sous la tutelle de Nancy Allen.

Actuellement en résidence à la Cité internationale des arts, il est également lauréat boursier de l’Académie française de l’institut de France, du mécénat Société Générale et de l’Adami.

Pour la saison 2019-2020, Marcel Cara se produira en soliste avec notamment l’orchestre de chambre de Paris et l’orchestre de Picardie.


© Sebastian Ene

Guillaume Vincent piano

Né en 1991 à Annecy, Guillaume Vincent commence à étudier le piano à sept ans et donne ses premiers récitals et concerts avec orchestre dès l'âge de dix ans. Son talent est très vite remarqué par François-René Duchable qui l’amène à se présenter au conservatoire de Paris qu’il intègre à treize ans dans la classe de Jacques Rouvier et Prisca Benoit. Il étudie également auprès de Jean-François Heisser et Marie-Josèphe Jude en piano et Yves Henry en harmonie. En juin 2011, il obtient son diplôme de 3e cycle d’artiste-interprète.

En 2008, Guillaume remporte le premier prix au concours Young Concerts Artists de Leipzig. L'année suivante, il reçoit le troisième grand prix du concours Marguerite Long-Thibaut et le Prix de l'orchestre national de France. Il est ensuite Révélation classique de l'ADAMI et est nommé dans la catégorie « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la musique classique en 2014.

Guillaume s’est produit en soliste sur les scènes les plus prestigieuses comme le Suntory Hall à Tokyo, le Barbican Hall à Londres, le Théâtre des Champs-Elysées, la Salle Pleyel, la Salle Gaveau à Paris, le Palace of Arts à Budapest, le Qatar Opera House à Doha, le Simón Bolívar Hall à Caracas... En outre, il multiplie les collaborations avec des orchestres tels que l’orchestre de la Radio de Francfort, l’orchestre philharmonique de Budapest, l’ensemble orchestral de Kanazawa et l’orchestre philharmonique de Kanagawa, l’orchestre national de Bordeaux, l’orchestre national de Lille, l’orchestre national du Capitole de Toulouse, le BBC Symphony Orchestra ou l’orchestre symphonique Simón Bolívar.

Chambriste reconnu, Guillaume partage régulièrement la scène avec Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Lise Berthaud, Edgar Moreau, Jean-François Heisser, David Kadouch, Adam Laloum, Jonas Vitaud, Virgile Boutellis ou encore les quatuors Hermès et Ardeo.

Parmi les festivals où il est régulièrement invité, on peut citer le Lille Piano Festival, Piano aux Jacobins à Toulouse, l'Esprit du piano à Bordeaux, les festivals de Deauville et de la Roque d'Anthéron.

Son premier disque solo, consacré aux Préludes de Rachmaninov, est paru en 2012 chez Naïve. Le disque Warner réalisé avec Camille et Julie Berthollet est Disque d'Or 2015. Plus récemment, il a enregistré avec le contre-ténor Théophile Alexandre le disque ADN baroque (Klarthe, 2018) dans lequel ils offrent une relecture des classiques baroques en les adaptant en piano-voix.

Guillaume Vincent est artiste associé, en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

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Gasparian Jean-Baptiste-MillotJean-Paul Gasparian piano

Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son master en 2015. Ses professeurs sont Olivier Gardon, Jacques Rouvier, Michel Béroff, Laurent Cabasso, Bertrand Chamayou et Tatiana Zelikman. Actuellement, il se perfectionne auprès d’Elisso Virsaladze en Italie et dans le cadre d’un 3ème cycle au CNSMDP avec Michel Dalberto et Claire Désert.

Il est le vainqueur du prestigieux concours européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France) et Hastings (Angleterre) en 2013, ainsi que demi-finaliste au concours Géza Anda (Suisse) en 2015. Il remporte le prix de la fondation Cziffra en 2014 et devient lauréat de la fondation l’Or du Rhin en octobre 2016. Par ailleurs le 1er prix de philosophie au concours général des lycéens de France lui est attribué en 2013.

Parmi les orchestres qui l’ont accompagné en soliste, citons l’orchestre national d’Île-de-France, l’orchestre philharmonique de Brême, Musikkollegium de Winterthur, l’orchestre de l’opéra de Rouen, l’orchestre régional de Normandie, l’orchestre de la Garde Républicaine, l’orchestre de la Radio-Télévision Serbe, l’orchestre symphonique du Monténégro, l’orchestre symphonique de Murcia, l’orchestre de Valence, l’orchestre symphonique de Caen, l’orchestre de l’Alliance, l’ensemble orchestral Mosan de Liège, l’orchestre Ostinato, dans les concertos de Mozart, Beethoven, Chopin, Liszt, Mendelssohn, Saint-Saëns, Tchaïkovski, Rachmaninov, Gershwin.

Il s’est produit en récital ou avec orchestre à la Salle Gaveau, Salle Cortot, Fondation Louis Vuitton (concert diffusé en direct par Radio Classique), Tonhalle de Zürich, Die Glocke de Brême, Mozarteum de Salzbourg, Museum of Modern Art de Tel-Aviv, Kolarac de Belgrade, et dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, Les Flâneries de Reims (diffusion live par Medici.tv), Piano Folies du Touquet, Festival Chopin de Nohant, Piano en Valois, Automne Musical de Taverny, Nancyphonies, ainsi que par deux fois dans l’émission Génération jeunes interprètes de Gaëlle Le Gallic sur France Musique.

Début 2017, il a fait partie de la saison de l’opéra de Rouen, s’est produit avec l’orchestre symphonique du Monténégro dans La Rhapsodie de Rachmaninov, puis entamé une série de récitals en Allemagne et en Italie. En été de la même année il fera ses débuts en récital au festival Chopin de Bagatelle, au festival de La Roque d’Anthéron, au festival Radio-France de Montpellier, ainsi qu’à l’Août musical de Deauville, aux Midi-Minimes de Bruxelles et aux Lisztomanias de Châteauroux. Plusieurs dates avec orchestre sont également prévues, notamment une tournée avec l’orchestre de chambre de Toulouse dans des concertos de Bach et Mozart.

Par ailleurs, le festival Chopin de Nohant vient de publier un album d’archives consacré à Aldo Ciccolini, dans lequel est incluse la Sonate en sol mineur de Schumann enregistrée en live par Jean-Paul Gasparian (festival 2015). Le Magazine Classica a décerné à l’album son Choc du Mois et placé Jean-Paul parmi les 10 pianistes les plus prometteurs de la jeune génération. Un large portrait est également paru dans Pianiste du mois de mars.

Jean-Paul est depuis septembre 2016 artiste résident à la Fondation Singer-Polignac, en compagnie de Shuichi Okada et Gauthier Broutin, avec qui il a fondé le Trio Cantor.