A la découverte de Fernand Ochsé (1879-1944)

Publié dans Conférences lettres & arts

Fernand Ochsé (1879-1944)
Autoportrait
Huile sur toile, collection privée

A la découverte de Fernand Ochsé (1879-1944), portrait d'un artiste oublié, des salons à l'opérette

à l'occasion de la sortie du livre de Benoît Duteurtre La Mort de Fernand Ochsé (Fayard)

jaquette livre Benoît Duteurtre

Programme

Rencontre conçue et présentée par Benoît Duteurtre

Reynaldo Hahn (1874-1947)

  • Venezia
    • La Barchetta

Fernand Ochsé (1879-1944)

  • Odelettes sur des poèmes de d'Henri de Régnier
    • Un petit roseau pour soprano et piano
  • Le Parc sur des poèmes de Verlaine
    • A la promenade

Arthur Honegger (1892-1955)

  • Poèmes d'Appolinaire pour soprano et piano
    • Clotilde
    • Automne

Fernand Ochsé

  • Ménage moderne pour soprano et piano
  • Ce que je préfère pour ténor et piano

Arthur Honegger

  • Sonate pour alto et piano
    • Allegro moderato

Fernand Ochsé

  • Le Parc sur des poèmes de Verlaine
    • Les Ingénus pour ténor et piano
  • Stevens pour soprano, violon et piano

Florent Schmitt (1870-1958)

Biographies

B DuteurtreBenoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau (2008), puis Ballets Roses (2009) et Livre pour adultes (2016) explorent une veine plus autobiographique. La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Epoque (2007). Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.

Benoît Duteurtre vient de publier La mort de Fernand Ochsé (Fayard, 2018).

En voici quelques lignes :

« ...le nom de Fernand Ochsé s’est plus particulièrement imposé à moi. Il a pourtant laissé dans l’histoire musicale une trace extrêmement ténue, réduite à quelques recueils de mélodies – son unique opérette ayant disparu dans la tourmente. Mais, comme je glanais quelques informations sur sa vie, celle-ci m’est apparue de plus en plus étonnante, riche et poétique. Personnage proustien des années 1900, proche de Reynaldo Hahn et d’Henri de Régnier, il avait aimé l’art pour l’art et voyagé entre Paris et Venise à la recherche d’objets rares. Aussi doué pour la peinture que pour la musique, il avait participé aux créations flamboyantes du Théâtre des Champs-Élysées en 1913. Dans les années 1920, il avait encouragé les compositeurs d’avant-garde et d’abord le jeune Arthur Honegger, tout en constituant d’étonnantes collections de peinture et d’automates. Il avait également conçu les décors et les costumes d’opérettes à succès, comme Trois Valses en 1938. Artiste complet, passeur de talents, il résumait une époque et sa légèreté raffinée, ce qui rendait d’autant plus vertigineuse la tragédie de ses derniers mois : son arrestation, puis son départ pour Auschwitz, en juillet 1944, à l’âge de soixante-cinq ans, et son basculement d’une vie enchantée à une mort atroce. »


Fiona McGown photo

Fiona McGown mezzo-soprano

Fiona McGown a fait ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi qu’à la Musikhochschule de Leipzig. Elle a bénéficié de l'enseignement de Malcom Walker, Elène Golgevit, Regina Werner, Bernarda Fink, Véronique Gens, Christoph Prégardien, Anne Le Bozec, Susan Manoff, Vincent Vittoz, Emmanuelle Cordoliani, Christophe Rousset et Hervé Niquet.

En 2016-2017, on a pu l'entendre notamment au théâtre des Champs Elysées avec l'orchestre Lamoureux, au théâtre de l'Athénée dans Le Pierrot lunaire de Schoenberg, à la Cathédrale Notre Dame de Paris dans le Magnificat de Vivaldi avec l'orchestre de chambre de Paris ainsi qu'au Festival européen Jeunes Talents pour un concert de maître aux côtés de Karine Deshayes. Elle a donné un récital autour de Shakespeare au musée de la Cité de la Musique avec Simon-Pierre Bestion puis a interprété le rôle de la deuxième Camériste dans Le Nain de Zemlinsky à l'Opéra de Lille.

Fiona McGown donne des récitals de mélodie et lied avec Célia Oneto Bensaïd et Tanguy de Williencourt (auditorium du Petit Palais, Église Saint Louis des Invalides). Elle a remporté avec Célia Oneto Bensaïd le Grand Prix du Xe Concours international Lied et Mélodie de la ville de Gordes.
Fiona McGown est créatrice et dédicataire d’oeuvres contemporaines telles Chamber music de Camille Pépin, Le silence tombe en moi comme un fruit de Fabien Touchard et La frontière, Now close the windows and hush all the fields et L'été de nuit d’Othman Louati.

En 2017, Fiona a enregistré 1623, Larmes de Résurrection avec l'ensemble La Tempête (Alpha).

Parmi ses engagements à venir, citons Coro de Berio à la Philharmonie de Paris, une tournée en Inde avec Le Poème Harmonique, Swing Lenny avec l'orchestre de Paris, la reprise du Nain de Zemlinsky à l'Opéra de Rennes, Fanfares Liturgiques de Tomasi à la Halle aux grains de Toulouse avec le Toulouse Wind Orchestra, un enregistrement chez Évidence Classic de Chamber Music de Camille Pépin ainsi qu'un récital avec Anne Le Bozec au festival Messiaen au pays de la Meije. 

Fiona est lauréate de la fondation Royaumont et reçoit le soutien de la fondation Meyer.

 


Martial Pauliat ténor

Martial Pauliat commence enfant ses études musicales par le biais de la manécanterie des Petits chanteurs limousins et du conservatoire de Limoges. A l’âge de 16 ans, il entre à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris dirigée par Lionel Sow. Il participe à des masterclasses avec Margreet Hönig, Udo Reinemann et Alain Buet. Il suit l’enseignement d’Yves Sotin, de Marguerite Modier et de Sylvain Dieudonné. En 2012, il est le lauréat du prix de chant de l’académie Maurice Ravel de Saint Jean de Luz. Passionné de musique ancienne, il travaille avec Dominique Vellard et Gerd Türk, tous deux professeurs à la Scola Cantorum de Bâle.

En 2008, Martial Pauliat crée avec Igor Bouin et Yann Rolland le Trio Musica Humana qui se consacre à l’interprétation des musiques de la Renaissance.

En 2014 il obtient un prix de fin de cycle spécialisé de basse continue au conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt dans la classe de Frédéric Michel. La même année, il crée Hybris, un ensemble de musique baroque.
Martial se produit régulièrement  avec le Concert Spirituel, l’ensemble Clément Janequin, l’ensemble Doulce mémoire, l’ensemble Aedes ou encore avec l'ensemble Pygmalion.
On a pu l'entendre récemment en soliste dans la petite messe solennelle de Rossini à la Philharmonie de Paris sous la direction de Lionel Sow, dans l'oratorio Die Auferstehung und Himmelfahrt Jesu de Carl Philipp Emanuel Bach sous la direction d'Hervé Niquet ou encore dans La Première nuit de Walpurgis de Mendelssohn avec l'orchestre de Picardie sous la direction d'Arie Van Beek.
On pourra l'entendre très prochainement dans la messe de minuit de Marc-Antoine Charpentier sous la direction de Dominique Visse, dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy dans le rôle de Pelléas sous la direction de Victor Jacob, dans Mass de Leonard Bernstein à la Philharmonie de Paris sous la baguette de Wayne Marshall, dans un concert consacré à Jean-Philippe Rameau aux côtés de Stéphane Degout et sous la direction de Raphaël Pichon ou encore dans le rôle d'Apollon dans l'opéra Issé d’André Cardinal Destouches qui sera dirigé par Louis-Noël Bestion de Camboulas.


@Natacha Colmez

Guillaume Bellom violon et piano

Guillaume Bellom a un parcours atypique, menant des études de violon parallèlement au piano, depuis le conservatoire de Besançon jusqu’au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. C’est au contact de personnalités musicales marquantes, telles que Nicholas Angelich et Hortense Cartier-Bresson, qu’il développe pleinement son activité de pianiste.

Finaliste et prix “Modern Times” de la meilleure interprétation de la pièce contemporaine lors du concours Clara Haskil en 2015, il se révèle lors de cet événement dédié à la pianiste roumaine, elle-même violoniste à ses heures. La même année, il remporte le premier prix du concours international d’Épinal et devient lauréat de la fondation L’Or du Rhin, avant de remporter le prix Thierry Scherz des Sommets musicaux de Gstaad l’année suivante. Le grand public le découvre lors des Victoires de la Musique 2017, où il est nommé dans la catégorie “révélation soliste instrumental”.

Guillaume s’est produit en soliste avec l’orchestre de chambre de Lausanne, la Camerata du Léman, l’orchestre national de Lorraine, sous la direction de Jacques Mercier et Christian Zacharias. Par ailleurs, il joue régulièrement dans le cadre du festival de Pâques d’Aix-en-Provence, du festival international de piano de la Roque d'Anthéron, de Piano aux Jacobins, des festivals de Pâques et de l’Août Musical de Deauville, du festival des Arcs, des Vacances de Monsieur Haydn, du Palazzetto Bru Zane à Venise, ou encore du Centre de Musique de Chambre de Paris à la salle Cortot, avec des artistes tels  Renaud Capuçon, Amaury Coeytaux, Nicolas Dautricourt, Philippe Cassard, Paul Meyer, Yan Levionnois, Victor Julien-Laferrière ou encore Antoine Tamestit.

Sa discographie comporte deux albums dédiés aux œuvres pour quatre mains de Schubert (ffff Télérama) et Mozart, enregistrés avec Ismaël Margain pour le label Aparté, un disque en sonate avec le violoncelliste Yan Levionnois, paru en 2017 pour Fondamenta, et un disque en solo paru chez Claves la même année, consacré à Schubert, Haydn et Debussy.


Mathis Rochat photo

Mathis Rochat alto

Altiste franco-Suisse, Mathis Rochat commence le violon à l'âge de sept ans au sein de l'Academia d’archi

En 2006 il vit à Cologne (Allemagne) et y découvre sa passion pour l'alto en pratiquant la musique de chambre. À quinze ans il est admis à la haute école de musique de Cologne dans la classe d’Antoine Tamestit puis poursuit ses études auprès de Tatjana Masurenko à la haute école de musique de Leipzig.
Il participe également aux masterclasses de Tabea Zimmermann, Nobuko Imai, Lars Anders Tomter, Thomas Riebl et Garth Knox. De 2011 à 2013 Mathis Rochat a été alto solo de l'orchestre des jeunes d'Allemagne avec lequel il s'est produit dans les grandes salles européennes mais aussi en Amérique du Sud et en Chine sous la baguette de chefs d'orchestre tels Sir Simon Rattle, Michael Sanderling, Markus Stenz et Sebastian Weigle.

Mathis Rochat a été premier prix du concours national allemand Jugend Musiziert à plusieurs reprises entre 2007 et 2010, il remporte également le prix Maria Pajmanns Kania en 2008 et est lauréat du concours international Cecil Aronowitz (Birmingham, 2014) et du 53e Beethoven International Competition (Hradec, 2015).
Mathis est l’invité du Xiamen chamber music festival en Chine, l’Août musical de Deauville et Musique à Marsac en France et les Mecklenburg Vorpommern Festspiele en Allemagne où il se produit en soliste accompagné par la Norddeutsche Philharmonie avec le concerto de Walton.

Soliste invité de l’ensemble DaCapo, il interprète avec eux le concerto de Hoffmeister ainsi que la symphonie concertante de Mozart avec le violoniste David Castro-Balbi.
En 2016 Mathis est sélectionné par Gidon Kremer pour participer au projet de la Kronberg Academy Chamber Music Connects the World où il partage la scène avec Antje Weithaas, Christian Tetzlaff et Gidon Kremer.

Mathis Rochat est actuellement boursier de la fondation Villa Musica Rheinland-Pfalz.


@Etienne Gaume

Philippe Hattat piano

Né en 1993, Philippe Hattat entame ses études musicales à l’âge de huit ans au Conservatoire de Levallois-Perret. Il entre dès 2003, au Conservatoire à rayonnement régional de Paris en classe de piano, puis en 2006 en classe d’accompagnement (avec Ariane Jacob, Jean-Marie Cottet et Philippe Biros) et passe parallèlement un baccalauréat littéraire. Il est parallèlement l'un des « disciples » de Jean-Marc Luisada qui lui ouvre de nombreuses voies d’interprétation. En 2011, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de piano de Jean-François Heisser et dans celle d’accompagnement de Jean-Frédéric Neuburger. En 2013, il suit le cursus supérieur d’écriture et obtient le prix d’harmonie avec Jean-François Zygel, le prix de contrepoint avec Pierre Pincemaille et le prix d’écriture XXe-XXIe avec Alain Mabit. En 2014 il entre en Master de musique de chambre dans la classe d’Itamar Golan, en trio avec François Pineau-Benois (violon) et Nil Kocamangil (violoncelle).

Philippe Hattat s’est produit dans de nombreux festivals en tant que soliste : Les Nuits musicales de Pise ; Musique au moulin (Moulin d’Andé) ; Musique et Terroir à Caunes-Minervois ; Le Brulhois musical ; l’Heure musicale au Marais (Paris) ; Festival Chopin (Paris) ; l’Orangerie de Sceaux ; Festival du Palazzetto Bru Zane (Paris) ; Musica da Casa Menotti (Spoleto, Italie) et La Roque d’Anthéron. En tant que chambriste, il participe aux Journées Ravel de Monfort-l’Amaury ; Musiques sur Ciel de Cordes-sur-Ciel ; Moments musicaux de Chalosse ; Printemps de l’Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz ; Gümüşlük Klasik Müzik Festivali en Turquie. Avec  l'orchestre de chambre tchèque Camerata bohemia (direction Rémi Gousseau) et l’orchestre Bel’Arte (direction Richard Boudarham), il participe en tant que soliste aux Estivales en Puisaye-Forterre. En tant que clavier d’orchestre, il participe aux Folles Journées de Nantes 2013 avec l’orchestre Poitou-Charentes (direction : Jean-François Heisser) ainsi qu'au 32ème festival Aspect des Musiques d’Aujourd’hui (Caen) avec l’ensemble Multilatérale (direction Kanako Abe). Philippe Hattat est souvent sollicité pour l’accompagnement vocal avec chœur (accompagnement occasionnel des chœurs Francis Bardot) ou avec chanteurs solistes. Il a également été chef de chant pour l’opéra Les Contes de la lune vague après la pluie de Xavier Dayer (coopération entre la Fondation Royaumont, l’ensemble Linea, l’opéra de Rouen et l’Opéra Comique).

Compositeur, Philippe Hattat a suivi l’enseignement de Michel Merlet à Levallois-Perret (2005- 2011) en composition et orchestration. Il pratique le clavecin et l’orgue depuis 2008 avec Benjamin Steens. Il joue également du violoncelle. En octobre 2014 il entre dans la classe d’improvisation à l’orgue de Pierre Pincemaille au Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur-des-Fossés et obtient son prix dans cette même discipline en juin 2016. Très impliqué dans la création contemporaine, il a dernièrement participé à deux premières mondiales : le cycle de mélodies Imago Mundi d’Olivier Greif avec le baryton L’Oiseleur des Longchamps en mai 2016 puis la création mondiale partielle des Études pour piano de Philippe Manoury, avec Jean-Frédéric Neuburger au Festival Berlioz (2016). Attaché tant au répertoire qu’à la création contemporaine où à la redécouverte de compositeurs moins connus (Séverac, Durosoir, etc), son horizon musical s’est élargi à l’étude et la pratique de la musique médiévale (chant grégorien, polyphonies vocales improvisées) et des musiques traditionnelles extra-européennes (pratique du gamelan de Java central, étude des polyphonies vocales géorgiennes avec l’ethnomusicologue Simha Arom, etc).

Philippe Hattat est lauréat du concours international de piano Claude Bonneton de Sète (2010 ; 1er prix et prix du public), du concours international de piano d’Orléans (2016 ; Prix Mention Spéciale Ricardo Viñes, Prix Mention Spéciale Alberto Ginastera, et Prix de composition André Chevillon – Yvonne Bonnaud), et du Concours international Giorgio Cambissa (2016).

Outre ses activités musicales et pour satisfaire son ouverture d’esprit et son insatiable curiosité, il s’intéresse à de nombreux autres domaines du savoir (sciences physiques, géologie, philosophie, archéologie, anthropologie, etc.), avec une prédilection certaine pour la linguistique comparative. et les origines du langage.