Vivaldi et la Sérénissime - hors les murs

Publié dans Concerts de saison

Concert à l'église protestante réformée de l'oratoire du Louvre - 145 rue Saint Honoré 75001 Paris

Prologue

Pour ce concert de fin d'année de la Fondation, nous allons retrouver Antonio Vivaldi – dont je n'ai pas besoin de souligner qu'il incarne l'âge d'or de la musique vénitienne, dans tout ce qu'elle a de flamboyant, de lumineux, d'énergique, sans oublier cette merveilleuse clarté et cette perfection de proportions qui la caractérisent et qui, de son vivant, contribuaient à la gloire du compositeur. Il m'a toutefois semblé intéressant de revenir, en préambule, sur la longue histoire de la redécouverte de Vivaldi, musicien que nous avons d'abord cru connaître à travers une petite poignée d’œuvres, avant de découvrir l'ampleur, la diversité et le foisonnement de ses créations.

Pour beaucoup d'entre nous, en effet, Les Quatre Saisons ont été l'une des premières œuvres familières du répertoire classique. Dès les années cinquante, les versions discographiques se sont multipliées, contribuant à la prodigieuse diffusion de cette partition et d'une poignée d'autres concertos comme ceux de l'Estro Armonico. A l'époque, mêmes certains grands orchestres symphoniques n'hésitaient pas à faire entrer cette musique à leur répertoire, tels le Philharmonique de Berlin ou l'orchestre de la Suisse romande, dans des versions qui nous paraissent aujourd'hui quelque peu disproportionnées. Mais les concertos de Vivaldi allaient également favoriser l'essor des orchestres de chambre de plus petite taille qui commençaient simultanément à se développer, avec un répertoire baroque relativement restreint composé d’œuvres de Bach, Vivaldi, ou encore Telemann, joués sur instruments modernes d'une façon roborative.

Quelques mauvaises langues allaient d'ailleurs rebaptiser cette mode "la télémanite", mais on pourrait dire aussi bien la "vivaldite" - dans une forme de dénigrement d'ailleurs assez injuste, car ces formations préfiguraient le renouveau de la musique baroque. Cette vogue, en tout cas, a non seulement contribué à rendre Vivaldi très populaire, mais elle a également contribué à diffuser l'idée qu'il aurait écrit presque exclusivement des concertos, tous fabriqués plus ou moins selon le même modèle – d'où la fameuse formule de Stravinski selon laquelle Vivaldi aurait écrit "450 fois le même concerto" ; une idée qu'on retrouve d'ailleurs de nos jours chez un John Eliot Gardiner pour qui : "Vivaldi est capable d'inventions d'une efficacité prodigieuse, mais il les répète jusqu'à la nausée".

Il ne s'agissait là toutefois que d'une première étape de la redécouverte de ce musicien qui avait l'avantage ou le désavantage d’être l'un des premiers compositeurs baroques à toucher le grand public, en un temps où l'on jouait à peine Monteverdi, Purcell, Lully ou Rameau. Mais en réalité, Vivaldi, après sa mort en 1741, avait lui même connu une longue éclipse et quasiment disparu du répertoire pendant pendant plus d'un siècle, avant de commencer à intéresser les musiciens.

Au début  du XIXe siècle, d'ailleurs, on ne jouait quasiment plus de musique baroque, à l'exception de quelques oratorios de Haendel. Un peu plus tard, à l'époque romantique, le génie de Jean-Sébastien Bach a commencé à ressurgir dans toute sa puissance. Et c'est en fait la redécouverte de ce dernier qui allait attirer l'attention sur le compositeur vénitien puisque Bach, on le sait, s'est largement inspiré de Vivaldi dans plusieurs concertos qui, pour certains, ne sont que des transcriptions, mais de géniales transcriptions, d’œuvres de Vivaldi. Et puisque Bach avait modestement pris le soin de mentionner sur ses partitions le nom de son modèle, un certain nombre de musicologues ont commencé à se demander qui était ce Vivaldi et à vouloir y regarder de plus près.

Parmi ces premiers découvreurs de Vivaldi figurait notamment le musicologue français Max Pincherle, dans les premières années du XXe siècle. Mais il a encore fallu attendre les années 1920 pour qu'un professeur de Turin, Alberto Gentili, retrouve enfin un vaste ensemble de manuscrits musicaux de Vivaldi, réunis par le compositeur en 27 volumes, et disséminés après sa mort. C'est alors seulement que ces œuvres ont pu commencer à circuler, grâce à l'enthousiasme de quelques passionnés ; et plus encore après la guerre, grâce à l’initiative de deux jeunes gens, Angelo Ephrikian et Antonio Fanna qui allaient fonder en 1947 l'Instituto Italiano Vivaldi - et entreprendre l'édition systématique de sa musique, avec les éditions Ricordi, sous la houlette du grand compositeur Gianfranco Malipiero.

Les compositions de Vivaldi devaient ainsi commencer à émerger les unes après les autres, en commençant par ces fameux concertos qui furent les premiers à polariser l'attention, non sans raison d'ailleurs. Ces concertos, en effet, par leur équilibre et leur perfection, représentent le véritable moule dont va sortir tout le concerto classique, romantique et moderne : ce que Bach avait probablement pressenti en imitant ce modèle. Avant Vivaldi, en effet, la musique concertante donnait lieu à des tentatives de toute sorte, fondées sur le dialogue entre un petit groupe d'instruments et un plus vaste ensemble, comme chez Corelli, mais sans suivre de structure vraiment préétablie... Dans beaucoup de concertos de Vivaldi, au contraire, la forme devient simple, nette, évidente : trois mouvements, vif/lent/vif, un ou plusieurs solistes nettement détachés de l'orchestre pour faire briller leur virtuosité. Vivaldi met au point une formule dans sa géniale simplicité ; c'est pourquoi sans doute celle ci son œuvre allait si naturellement s'imposer dès qu'on l'a redécouverte.

Mais c'est pourquoi aussi on n'a prêté d'abord qu'un œil distrait au reste de son œuvre, quitte à répéter des idées toutes faites, comme le faisait encore, en 1993, le grand musicologue Howard Robbins Landon, affirmant en 1993 que les opéras de Vivaldi "semblent sans intérêt pour nos oreilles modernes". Les dernières décennies ont prouvé le contraire en ramenant au premier plan quelques uns de ces 94 opéras que Vivaldi disait avoir écrit et dont une vingtaine sont parvenus dans leur intégrité jusqu'à nos jours. Et notre époque a vu également se multiplier les exécutions et enregistrements de sa musique religieuse, cet autre pan fabuleux de l’œuvre de Vivaldi qui s'était longtemps réduit à quelques pages célèbres. Nous en aurons ce soir une belle illustration à travers trois grandes compositions sacrées, alternant avec deux concertos...

Il est également amusant de noter que Vivaldi, bien que prêtre, n'a pas été à proprement parler un musicien d'église. Car, s'il a composé toute sa vie des concertos et des opéras, il n'a écrit de la musique sacrée qu'à certaines périodes précises, sur commande, ou au cours des sortes d’intérims qu'il assurait à la Pietà, l'institution religieuse dans laquelle il exerçait à Venise. Entre le départ d'un maître de chapelle et l'arrivée d'un autre, il se chargeait ainsi d'écrire quelques compositions d'église ; et cette activité allait donner naissance chefs d’œuvres que nous connaissons.

C'est en particulier durant le premier de ces "intérims", entre 1713 et 1719 qu'allaient naître ses plus belles pages de musique sacrée, et notamment ce Credo et ce Gloria avec lesquels nous allons commencer et terminer ce concert. Vous noterez également que le Credo qui ouvrira ce programme, tout comme le motet pour soprano et orchestre In furore iustissimae irae sont des pages tendues, dramatiques, privilégiant les tons mineurs, qui tranchent sur la vision restrictive d'un Vivaldi solaire et qui nous montrent la diversité de son inspiration. Contrairement à ces deux œuvres, le Gloria qui refermera ce concert, a joui d'une popularité assez extraordinaire dès sa redécouverte et sa recréation à Sienne en 1939, dans une version pour orchestre moderne arrangée par le compositeur Alfredo Casella. Il s'agit du Gloria de la liturgie catholique, longuement développé en douze sections contrastées par le ton, l'instrumentation, le tempo et les formes vocales - autant d'épisodes où éclate le génie de Vivaldi, si bien que cette partition est restée longtemps l'une des plus emblématiques de son catalogue religieux, à travers quantité d’enregistrements.

Entre ces pièces vocales, nous entendrons deux compositions orchestrales, d'abord le Concerto Ripieno en do majeur, une œuvre en deux mouvements qui n'est pas qui n'est pas un concerto au sens moderne du terme, puisqu'il n'y a pas à proprement parler de soliste. Au contraire, ce terme de "ripieno" caractérise la masse de l'orchestre qui joue ici pour elle même. Inversement, le concerto pour deux violons extrait de l'Estro Armonico est une de ces œuvres qui ont établi très tôt la gloire de Vivaldi comme maître du genre concertant. J'ajoute que parmi ce concerto en la mineur est aussi l'un de ceux dont s'est inspiré Jean-Sébastien Bach, en le réécrivant à sa façon dans une version pour clavier et orchestre. Aujourd'hui, on appellerait cela du plagiat. Pour Bach il s'agissait d'un hommage qui, nous l'avons vu, allait contribuer à faire sortir Vivaldi d'un long oubli.

                                           Benoît Duteurtre

 

Programme

Antonio Vivaldi (1678-1741)

Credo pour choeur et orchestre RV 591

Concerto ripieno en do majeur PV 27

Motet pour soprano et orchestre « In furore Iustissimae » RV 626

L’Estro Armonico Concerto en la mineur opus 3 n° 8 pour deux violons et cordes RV 522

Gloria pour choeur et orchestre RV 589

Interprètes
  • Danaé Monnié soprano
  • Le Concert de la Loge
    • Orchestre
      • Julien Chauvin, Anne Camillo, Lucien Pagnon, Anaïs Perrin violon I
      • Solenne Guilbert, Nathalie Cannistraro, Karine Crocquenoy, Laurence Martinaud violon II
      • Marie Legendre, Maria Mosconi alto
      • Hendrike Ter Brugge, Pierre-Augustin Lay violoncelle
      • Gautier Blondel contrebasse
      • Laura Duthuillé hautbois
      • Nicolas Isabelle trompette
      • Frédéric Rivoal clavecin et orgue
    • Choeur
      • Clémence Carry, Anne-Claire Baconnais, Maud Gnidzaz, Anne-Marie Jacquin, Cécile Pierrot soprano
      • Aurore Bouston, Camille Merckx, Laura Muller, Lorraine Tisserant alto
      • Kaëlig Boché, Pierre Antoine Chaumien, Arnaud Le Dû, Stéphane Robert ténor
      • Simon Bailly, Laurent Bourdeaux, Julien Clément, Benoît Descamps basse
  • Julien Chauvin direction

Biographies

Danaé Monnié soprano

Danaé commence ses études de chant lyrique au conservatoire à rayonnement régional de Bordeaux dans la classe de Sharon Coste. Elle obtient son diplôme d’études musicales en 2015.

Parallèlement, elle fait partie des chœurs de l'opéra national de Bordeaux. Demi-finaliste du concours international de musique sacrée de Rome en 2013, elle est finaliste du concours des amis du Grand théâtre en 2014, et est admissible au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 2014. Elle entre au Centre de musique baroque de Versailles en 2015 et  obtient le prix d'excellence en juin 2017. Passionnée de musique baroque, elle rejoint l'ensemble Mascherina en 2017.

Danaé travaille la musique de chambre baroque avec Kévin Manent et Aurélien Delage, et participe aux masterclasses de Damien Guillon. Elle s’intéresse néanmoins aux autres répertoires : musique sacrée, mélodie française et opéra.

Lors d’une tournée en Corée, elle interprète successivement les rôles d’Ancilla puis Judith dans Judith Sivae Bethulia de Charpentier en mai 2016.

En juin 2016, elle est invitée par l’opéra de Bordeaux pour se produire dans le cadre d’un récital.

Elle obtient en 2017, le diplôme d’études musicales de chant baroque mention excellent au Centre de musique baroque de Versailles où le violoniste et chef d’orchestre Julien Chauvin, membre du jury, la remarque et décide de l’engager pour une tournée de concerts avec son orchestre Le Concert de la Loge.

 


© Franck Juery

Le Concert de la loge

En janvier 2015, le violoniste Julien Chauvin fonde un nouvel ensemble sur instruments anciens avec l’ambition de faire revivre un chaînon de l’histoire musicale française : Le Concert de la Loge Olympique.

Cet orchestre, créé en 1783, est resté célèbre pour sa commande des Symphonies parisiennes à Joseph Haydn, qui aurait été réalisée par l’inter­médiaire du Chevalier de Saint-George.

Le Concert de la Loge Olympique était considéré comme l’un des meilleurs orchestres d’Europe, et il donna ses premiers concerts à l’Hôtel de Bullion, puis aux Palais des Tuileries, grâce à la protection de Marie-Antoinette.

À l’époque, la grande majorité des musiciens étaient francs-maçons et de nombreuses sociétés de concerts étaient liées à des loges maçonniques. Des valeurs comme l’harmonie sociale et l’égalité par le mérite, trouvaient alors dans la musique, un terrain idéal où s’incarner et s’illustrer dans de nouveaux genres comme celui de la symphonie concertante.

De nos jours, ce nouvel orchestre à géométrie variable est construit sur un modèle inédit en France qui fait une large place à l’invitation de grands solistes et de chefs d’orchestre.

Il propose des programmes de musiques de chambre, symphonique ou lyrique, dirigés du violon ou de la baguette et défend un large répertoire, allant de la musique baroque jusqu’au tournant du début du XXe siècle.

Le projet de cette recréation est aussi d’explorer de nouvelles formes de concerts, qu’elles s’inspirent des usages de la fin du XVIIIe siècle (mêlant différents genres et artistes lors d’une même soirée), ou conçoivent des passe­relles avec d’autres disciplines artistiques.

Dans le prolongement d’une démarche menée depuis plus de dix ans par Julien Chauvin en faveur de la musique française, l’ensemble s’emploie à redécouvrir et recréer des œuvres oubliées de notre répertoire en partenariat avec le Centre de Musique Baroque de Versailles et le Palazzetto Bru Zane.

Le Comité National Olympique Sportif Français s’étant opposé à l’usage de l’adjectif « olympique », l’ensemble est contraint en juin 2016 d’amputer son nom historique pour devenir « Le Concert de la Loge ».

Le Concert de la Loge s’est déjà produit en tournée sur de nombreuses scènes lyriques françaises avec l’opéra Armida de Haydn mis en scène par Mariame Clément, mais également en concert aux côtés des artistes Karina Gauvin, Sandrine Piau, Edwin Crossley-Mercer, Eduarda, Melo, Jean Rondeau et Justin Taylor. Parmi les projets à venir, on retiendra notamment : une tournée avec le contre-ténor Philippe Jaroussky en Europe et en Amérique du Sud, l’opéra Le Cid de Sacchini, mis en scène par Sandrine Anglade en tournée en France et l’opéra Phèdre de Lemoyne dans une mise en scène de Marc Paquien à l’Opéra de Caen et au Théâtre des Bouffes du Nord.

Au disque, l’ensemble commence l’intégrale des Symphonies Parisiennes de Haydn en proposant chaque saison un programme construit au format de l’époque avec un artiste invité. Le premier enregistrement La Reine paru chez Aparté en octobre 2016 avec Sandrine Piau a été salué par la critique (Diamant d’Opéra Magazine, Grand Prix Charles Cros…). Le deuxième, La Poule, enregistré avec le pianofortiste Justin Taylor, est également paru chez Aparté en octobre 2017.

L’ensemble bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de la Caisse des Dépôts (mécène principal), de la Fondation Orange, de la Caisse d’Epargne Ile-de-France, de la Banque de France et du Fonds de dotation F. Kahn-Hamm. Il  est en résidence au Conservatoire Jean-Baptiste Lully de Puteaux et est artiste associé en résidence à la Fondation Singer Polignac.


Julien Chauvin violon et direction

Julien Chauvin, premier Prix du Concours Général à Paris en 1997, a étudié avec Vera Beths au Conservatoire Royal de La Haye, ainsi qu’avec Wilbert Hazelzet, Jaap ter Linden et Anner Bylsma pour l’interprétation des œuvres des périodes baroque et classique.

En 2003, il est lauréat du Concours International de musique ancienne de Bruges et se produit depuis en soliste en Géorgie, en Amérique du sud, en Afrique du sud, aux festivals de Pâques de Deauville ainsi qu’au Concertgebouw d’Ams­terdam. Sa formation l’amène à jouer au sein d’ensembles baroques tels que Concerto Köln, Les Musiciens du Louvre, le Concert d’Astrée, l’Ensemble baroque de Limoges.

Il interprète également les répertoires roman­tique et moderne, en étroite collaboration avec Steve Reich, György Kurtág, Thierry Escaich, Thomas Adès et Philippe Hersant. Il se produit en compagnie de Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros, Bertrand Chamayou, Jean-François Heisser, Christophe Coin, Patrick Cohen ou Alain Planès.

Après dix années passées au sein de l’ensemble Le Cercle de l’Harmonie qu’il dirigeait avec le chef d’orchestre Jérémie Rhorer, Julien Chauvin fonde en 2015 un nouvel orchestre : Le Concert de la Loge. Parallèlement, il poursuit sa collaboration avec le Quatuor Cambini-Paris créé en 2007.

Julien Chauvin assure la direction musicale de productions lyriques telles que le spectacle Era la notte mis en scène par Juliette Deschamps avec Anna Caterina Antonacci, Le Saphir de Félicien David et Atys de Piccini dans des productions du Palazzetto Bru Zane. Il dirige également Le Concert de la Loge dans plusieurs productions d’opéras dans des mises en scène de Mariame Clément (Armida de Haydn), Marc Paquien (Phèdre de Lemoyne) ou Sandrine Anglade (Le Cid de Sacchini).

Il est également invité à diriger du violon : l’orchestre Esterházy Hofkapelle, l’Orchestre régional d’Avignon Provence, l’Orkiestra Historyczna de Katowice et l’Orchestre Français des Jeunes.

Récemment, Julien Chauvin a commencé à développer ses activités en Amérique du Nord, avec le Folger Consort à Washington, mais aussi avec l’orchestre symphonique de Québec.

Il se produit régulièrement en récital avec Olivier Baumont et enregistre à ses côtés au château de Versailles le disque « À Madame » pour le label Aparté. 

Sa discographie avec le Cercle de l’Harmonie, comprend des œuvres concertantes de Haydn, Beethoven et Berlioz pour les labels Eloquentia et Ambroi­sie-Naïve, et il entame en 2016 l’intégrale des Symphonies Parisiennes de Haydn avec le Concert de la Loge pour le label Aparté.

Depuis septembre 2017, il est artiste résident à l’Institut d’Études Avancées de Paris à l’Hôtel de Lauzun.