Le premier Conseil d'administration

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La Fondation est gérée et administrée par un Conseil de onze membres. Selon la volonté de la princesse, huit membres sont désignés à vie et remplacés par cooptation en cas de décès, de disparition ou de démission.

Le premier Conseil se composait ainsi, et en ces termes :

  • Raymond Poincaré, de l’Académie française, ancien président de la République ;
  • Maurice Paléologue, de l’Académie française, ambassadeur de France ;
  • Joseph Bédier, de l’Académie française, professeur au Collège de France ;
  • Robert Estaunié, de l’Académie française, professeur au Collège de France ;
  • Monsieur Guillet, de l’Académie des sciences ;
  • Jean de Polignac ;
  • Monsieur Decazes ;
  • Charles de Polignac.


À leurs côtés, le Conseil d’État désigne un de ses membres, élu pour cinq ans par ses collègues ; le premier fut Georges Maringer.

Enfin, le décret prévoyait que les deux derniers membres seraient choisis parmi les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. Ce furent André Cornu et Paul Léon. C’est aujourd’hui un membre du ministère chargé de la Recherche qui a pris la relève.

Winnaretta, de 1928 à 1939, fut toujours présente aux réunions du Conseil d’administration. En 1930, elle se plaint de la tiédeur des membres du Conseil, et s’inquiète de leur manque d’intérêt pour le développement des activités auxquelles est astreinte la Fondation. Elle invite Maurice Paléologue, ainsi que Joseph Bédier et Paul Valéry, pour aborder cette question, le 14 mars 1930. Nous n’avons malheureusement pas de trace de ce qu’ils se sont dit.

Les débuts

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Le décret pour la création d’un établissement public dénommé Fondation Singer-Polignac passe au Journal Officiel le 6 mars 1928 ; la loi passe au J.O. des 26-27 mars 1928. Winnaretta accompagne cette création d’une dotation de 3 000 000 F. Le décret pour la dotation à l’État est ratifié le 17 octobre 1928 et paraît au J.O. du 4 novembre.

À partir de 1945, la Fondation reçoit de la Royal Trust Cie à Montréal (Canada) une somme variant de 150 000 à 180 000 $ CAN., annoncée comme un don anonyme, « en souvenir de Winnaretta Singer, princesse Edmond de Polignac ».

La donatrice, de nationalité américaine, avait souhaité que ses actifs fussent déposés au Canada. Sa volonté a été respectée.

Les prémisses 1926-1927

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Les conseils de Raymond Poincaré et de Maurice Paléologue.

Le 27 juillet 1926, Winnaretta invite Maurice Paléologue à lui rendre visite au Palazzo Polignac, à Venise. Paléologue y séjourne entre le 3 et le 8 septembre. Winnaretta lui fait alors part de son désir de créer une fondation charitable et un prix académique. Paléologue accueille cette idée avec beaucoup d’intérêt, mais préconise une fondation scientifique en faveur du Collège de France. À la fin de son séjour, Winnaretta évoque l’idée de léguer une partie de sa fortune au Collège de France.

Le 2 janvier 1927, à Paris cette fois-ci, Winnaretta sollicite à nouveau Maurice Paléologue ; le 7 janvier, Maurice Paléologue écrit à Joseph Bédier pour lui demander, pour « un de (ses) amis étrangers », de lui faire connaître « le statut du Collège de France et le mécanisme de son administration intérieure ». Le 11 janvier, il le remercie pour la précision de sa réponse.

Historique de la Fondation

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C’est en 1928 que Winnaretta Singer, princesse Edmond de Polignac, donna une forme juridique à l’activité de mécénat qu’elle menait depuis longtemps en faveur des arts, des lettres et des sciences.

La loi du 25 mars 1928 ratifia la création de l’établissement public dénommé Fondation Singer-Polignac, et le décret du 17 octobre 1928 approuva la dotation de Winnaretta à l’État français en vue de cette création, le revenu de ce capital étant destiné aux activités définies par les statuts de la Fondation.

À la mort de la princesse, la Fondation reçut en legs son hôtel particulier et s’y installa en 1945.

La Fondation ne reçoit aucune subvention ni dotation de l’État, son fonctionnement repose uniquement sur la gestion du fond légué par Winnaretta Singer-Polignac.